LE CODEX BEZAE ET LA DALLE ( partie 1 )

* Les parchemins

Depuis quelques années, nous connaissons le texte de base qui fut utilisé lors de la création du petit parchemin, je parle bien entendu du codex Bezae. Et depuis cette date nous savons que le grand parchemin n’a pas été réalisé à partir de ce même codex, mais a été créé à son image, c’est-à-dire en imitant l’écriture onciale. C’est une des raisons qui font que je pense qu’ils ne furent pas crée par la même personne .De plus, l’analyse du petit parchemin nous conduit au même lieu, alors que le grand parchemin nous propose un codage complexe impossible à résoudre sans connaître chaque étape, et dont la solution n’est qu’une nouvelle énigme. Ceci dit, l’évangile qui fut choisi pour élaborer ce dernier ( Jean XII ) n’est pas quelconque, car dans le codex Bezae on le trouve associé à quelques mots grecs :

ΑΝΝΑΓΝΟC/ΜΑΠΕΡΗ/ΤHΚΥΡΙΆKH/ΤωΝΠΡΟΦ(ΟΥ)ΤΗC/ΜΑΤωΝ

et symboles qui nous rappellent l’énigme de la dalle ( https://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/270 ) et c’est à ceux-ci que nous allons nous intéresser.

Mais dans un premier temps, rappelons l’historique du codex.

* Le codex Bezae

Ce codex bilingue ( grec-latin ) est probablement la copie d’un texte plus ancien apporté en Gaule par Irénée dans les années 170. Selon F.Scrivener il fut crée dans le Sud de la France, mais d’autres origines sont proposés par différents chercheurs. Il fut retrouvé à Lyon lors des guerres de religion et sauvé par Théodore de Beze qui l’envoya ensuite en Angleterre, ce qui lui vaudra le nom complet de « Codex Bezae Cantabrigensis ».

Cet ouvrage possède deux types d’annotations réalisées essentiellement sur les pages Grecques.

Les premières plus récentes ( probablement entre le IV et le XI siècle ) ont pour but de repérer des lectures qui seront faites à des temps liturgiques particuliers. Les spécialistes ( Scrivener, Harris, Parker… ) estiment qu’elles furent écrites par une dizaine de personnes différentes. Identifiées par les premières lettres de l’alphabet, ils sont appelés correcteurs ou annotateurs. Ces scripteurs préparent le codex qui devient ainsi un lectionnaire.

Les secondes plus anciennes furent réalisées dans un but peu connu, que les spécialistes appellent PROSERMENEIAI ou HERMENEIAI . Ce sont des sentences divinatoires destinées à répondre à des intentions précises. En cela elles ressemblent aux réponses des oracles que l’on venait interroger dans la Grèce antique ( https://brill.com/view/book/edcoll/9789004379916/BP000006.xml ).

* Notions de grec ancien

Afin de comprendre la suite de cette étude, il faut connaître quelques notions de cette langue que j’ai découverte récemment. Pour les traductions, j’ai bénéficié de l’aide de deux spécialistes en grec ancien sans lesquels je n’aurai pas pu avancer dans mes recherches, et je les en remercie de nouveau.

Le grec ancien ( comme le latin ) est une langue flexionnelle qui se décline, c’est-à-dire que dans une phrase, la fonction d’un mot est précisée par une terminaison appelée désinence, ce qui a pour conséquence que la place du mot dans la phrase n’a pas d’importance. En français il n’y a pas de déclinaison, car l’ordre des mots précise la fonction. Nous commençons par exemple une phrase par un sujet, suivi du verbe puis du ou des compléments d’objet pour les verbes transitifs.

Ainsi en grec ancien chaque mot se décline en fonction de son rôle. Il existe trois déclinaisons, et chacune possède cinq cas que l’on peut expliquer sommairement :

– Le nominatif qui représente le sujet

– l’accusatif qui est le complément d’objet direct

– le génitif ou complément du nom.

– Le datif ou complément d’objet indirect,

– Enfin le vocatif utilisé dans une conversation pour interpeller quelqu’un . Ce dernier cas ne nous intéressera pas dans l’étude qui va suivre.

Dans un dictionnaire grec on vous indique en premier lieu le nominatif, suivi de la désinence du génitif, ce qui permet de décliner le mot.

Par exemple « le nom » se dit en grec ancien τὸ ὄνομα ( on cite le nominatif ) et dont la translittération en français donne « to onoma » .On peut décomposer ce mot en deux parties, son radical ὄνο suivit de la désinence caractéristique des mots neutres : μα .

C’est un mot qui obéit à la troisième déclinaison, et particulièrement à celle des noms neutres ( ni masculin, ni féminin ) au thème consonantique. On retrouve la racine dans le mot onomatopée ( ou littéralement « création de mot » ) .

Pour information le mot commence par omicron ( o court , prononcé brièvement, à la différence de ω oméga ou o long ), il est surmonté d’un accent aigu ( donc on prononce plus fortement sur cette voyelle ) et d’un esprit doux ( donc pas d’aspiration ).

Chaque article subit aussi la déclinaison comme on peut le constater dans le tableau suivant :

τὸ ὄνομα, –ατος = le nom

Singulier

Pluriel

Nominatif

τὸ ὄνομα

τὰ   ὀνόματα

Vocatif

ὄνομα

ὀνόματα

Accusatif

τὸ ὄνομα

τὰ   ὀνόματα

Génitif

τοῦ ὀνόματος

τῶν ὀνομάτων

Datif

τῷ ὀνόματι

τοῖς ὀνόμασι[ν]

Pour le datif pluriel on rajoute si nécessaire un ν (nu ) pour éviter un hiatus, soit deux voyelles qui se suivent, rendant ainsi la lecture difficile.

Par exemple si je commence une phrase par : Les noms sont faciles à écrire…,alors « Les noms » forme le groupe sujet, donc il sera mis au nominatif soit τὰ  ὀνόματα ( ta onomata ) et il pourra être placé n’importe où dans la phrase.

On retrouve la même chose en latin, et souvent le verbe est rejeté à la fin de la phrase, ainsi on peut dire : Et in arcadia ego ivi, « moi aussi je suis allé et je suis en Arcadie ». arcadia peut être le nominatif, le vocatif ou l’ablatif selon l’accent que l’on place sur la dernière lettre « a ». In est une préposition qui s’emploie à l’accusatif et à l’ablatif, donc arcadia est à l’ablatif.

Mais revenons aux annotations grecques de la page 150v…

LA STÈLE DE LA TOMBE DE MARIE DE NEGRI D’ABLES

PRÉSENTATION

C’est l’un des documents les plus importants de cette affaire. Il fait partie de ceux que je considère comme principaux, car son authenticité ne peut pas être remise en cause. Cette stèle est décrite dans le bulletin de la société d’études scientifiques de l’Aude de 1905.

Beaucoup se sont demandé si le texte était « codé ». Certains ont tenté d’expliquer que les lettres décalées ou modifiées, étaient simplement le fait d’un ouvrier graveur peu scrupuleux.

Cette proposition ne résiste pas à l’analyse du document, car quel serait le nombre de chance que seul le hasard fasse que trois alignements de lettres soient le fruit de ces erreurs ?

Pour le vérifier, il suffit « de parcourir les cimetières » et d’analyser les textes d’un nombre important de stèles afin d’y retrouver cette même particularité. Je suis persuadé que si vous entreprenez ce travail maintenant, vous ne serez pas prêts à terminer la lecture de ce livre !

( idem si vous faites l’expérience sur des textes extraits de livres divers …)

ÉTUDE

mon approche

Pour ma part cette stèle est la représentation simplifiée d’une carte, car le seul sens que l’on peut donner au souhait de créer des alignements de lettres dans un texte, est d’indiquer des directions.

Ce seront des droites et aucun autres tracés, car la petitesse du texte n’autorise pas, à mon sens, d’autres tracés géométriques.

Ensuite le Lieu que l’on souhaite indiquer est relativement proche. Quand on souhaite indiquer un lieu, on le fait en utilisant une référence évidente et à proximité. Donc tout village se trouvant à l’extrémité d’une direction donnera une limite ( car si le lieu se trouvait plus proche de ce dernier, c’est lui qui logiquement devrait être pris comme référence ).

Enfin le codage doit être cohérent. Si une direction est indiquée par rapports à un lieu, une autre direction le sera par un lieu ayant les mêmes caractéristiques. En d’autre termes, si la première direction trouve son origine dans le cimetière près d’une église, alors l’autre direction a de grandes chances de posséder cette caractéristique.

Les deux alignements principaux

* La lettre « T »

Le premier alignement concerne la lettre « T ». Sur les six lettres T présentes dans le texte, trois se trouvent alignées. Le premier « T » est obtenu par la transformation d’une lettre « I » et un quatrième « T » est évoqué dans le nom « DHAUPOUL » qui accepte deux orthographes dont l’une est « HAUTPOUL », ce qui est remarquable.

On en déduit qu’il y a bien une intention de construire cette droite qui part d’ici (CT), c’est-à-dire du cimetière de Rennes-le-Château, et qui se prolonge vers le Sud-Est. Cette diagonale fut identifiée par plusieurs chercheurs bien avant moi. Elle conduit au mot CATIN que l’on peut en effet interpréter comme étant une cache.

En ce qui concerne le choix de cette lettre, je pense pour ma part qu’elle fait référence avant tout à une Tombe .

* La lettre « M »

J’ai eu la chance d’être le premier à décrire cet alignement de trois lettres et à expliquer qu’il représente la direction Sud-Ouest passant par Arques, mais aussi et surtout par Rennes les Bains .Ce village proche de Rennes-le-château se trouve à l’Est , comme l’est la première lettre M par rapport à la première lettre T.

Cette ligne se compose donc des trois et uniques lettres « M » du texte. Elle n’est possible que par le décalage à droite et en dehors du texte de la première lettre M que l’on trouve à la fin de la première ligne. Il n’y a donc ici aucune place au hasard. Enfin elle traverse l’ensemble des lettres « VII » qui constitue pour ma part la clé de cette énigme qui sera souvent évoquée dans différents documents ( M = I V I ), mais ce dernier point peut être pour l’instant, considéré comme une simple interprétation de ma part.

Les autres lettres

* La lettre « P » décalée

Ici aussi d’autres chercheurs ont remarqué qu’elle se trouve à la verticale de la croix située en haut de la stèle. Certains ont expliqué qu’elle représente un chrisme quand elle est associée aux deux diagonales et je les rejoins sur cette analyse, mais cela reste une interprétation. Pour ma part je pense qu’elle représente la Pique de LavalDieu car c’est le seul amer qui se trouve proche de cette direction Sud-Est.

* Les lettres « E »

On observe deux alignements de quatre lettres « E » situées pour le premier à la fin des quatre premières lignes et au milieu des quatre lignes suivantes pour le deuxième.

Pour le premier alignement, deux des lettres sont en majuscule et situées en exposant par rapport à la ligne. J’interprète ces deux « E » comme le souhait de l’auteur de ce texte d’évoquer « DI-EU », mais ce n’est qu’une interprétation qui peut ne pas être prise en compte.

Le petit « e » de la première ligne est quant à lui probablement en relation avec DIEU, c’est pour ma part l’évocation « de son fils » c’est-à-dire le Christ, mais nous vérifierons au cours de cette étude si ces propositions sont judicieuses.

En ce qui concerne le deuxième, il se trouve à l’intersection des deux directions T et M, ce qui voudrait dire que ce qui est évoqué par le premier alignement de lettre E se trouve à cette intersection.

* La lettre « O »

Elle se trouve à la suite du dernier M et pourrait signifier que la direction M passe par « deux cOls » ( col d’Al Pastre au Nord-Est et pas de la Roque au Sud-Ouest )

* Le « B » transformé en « R »

Déjà en 1633, Rennes les Bains était connu sous le nom de Baings de Règnes . Étant donné que la diagonale de M commence sur la première lettre de Marie de Negri d’ABles, il est logique que l’on trouve dans le reste du nom un élément qui permette d’identifier les Baings de Règnes. C’est donc un R qui est mis à la place du B dans le mot aBles. De plus Arles est une ville qui possède un blason sur lequel figure un Chrisme ( XP ), ce dernier se retrouve dans le tracé des trois alignements de lettres ( T , M et E ).

CONCLUSION

Ce qui me semble être certain :

Le texte de la stèle représente une carte sur laquelle sont indiquées deux directions. La première est une direction Sud-Est partant du cimetière (ICI) , c’est l’alignement de lettres « T ».La deuxième est une direction Sud-Ouest qui part de Rennes-les-Bains. Ces deux villages sont deux lieux ayant les mêmes caractéristiques ( église avec cimetière ). Le lieu indiqué doit très probablement se trouver à l’intersection de ces deux directions.

La stèle désigne une zone ( hachure violette sur la carte ), mais qui n’est pas encore assez précise. La dalle associée à la stèle apportera cette précision.

Ce qui se réfère plus au domaine interprétatif :

La direction symbolisée par les lettres « M » se retrouvera précisée sur la dalle ( P-S Prae-cum ).

Cette dernière traverse « la clé historique » de l’énigme, à savoir la combinaison de trois lettres (VII ) qui dans un ordre particulier forme le palindrome IVI ou LVL ( «I » étant la minuscule de « L ») soit en réunissant ces trois lettres en une seule, la lettre « M ».

Les lettres « E » précisent le contenu…

Nous retrouverons la même logique quand nous étudierons le petit parchemin qui fut réalisé à l’image de la stèle.

* Les deux tombes de RLB

Si l’existence du texte de la stèle ne fait aucun doute, il en est pas de même pour celui de la dalle. C’est P.Plantard qui nous le proposa, et donc nous pouvons légitimement nous interroger sur l’intérêt de ce document. Cependant il ne faut pas oublier que ce dernier a su par moment nous fournir d’autres sources qui se sont révélées très intéressantes. Il serait donc tout aussi stupide de tout accepter que de tout refuser.

C’est sur Rennes les Bains que nous allons trouver des arguments qui accréditent son existence.

Je veux parler de deux tombes qui se trouvaient dans le cimetière accolé à l’église.

La première est celle de Jean Vié où l’on peut lire :

ICI REPOSE

Jean Vié

né en 1808

Nommé Curé en 1840

Mort le 1er 7bre 1872

_______

PRIEZ POUR LUI

Jean Viè est décédé un 31 aout, et donc cette date a été modifiée de façon à pouvoir créer un lien avec la tombe de RLC. Je pense qu’un décès le 2 septembre aurait aussi pu convenir, ce qui fait que 3 jours sur 365 offrent une probabilité d’environ 1 chance sur 122 pour avoir la possibilité d’effectuer cette manipulation. L’intelligence d’un « codeur » est d’observer tout les évènements qui peuvent amener à réaliser un codage et de les choisir, en fait d’être simplement opportuniste.

Nombreux sont ceux qui constatèrent que cette stèle faisait référence à une autre, celle de Marie de Négri d’Ables ( 17 Janvier ) et que les trois dates permettaient de faire deux calculs :

1872 – 1840 = 1840 – 1808 = 32

Nous obtenons deux fois 32 qui pourrait correspondre aux nombres de cases noires et blanches présentes sur un échiquier.

Mais il existe aussi une autre tombe « double », celle de Paul Urbain de Fleury, né en 1778 et mort en 1836 .

La plus ancienne portait un texte sur chaque face, reproduit ci-dessous :

CI GIT PA

UL URBAIN

DE FLEURY

NE LE 3 MAI

1776

CI GIT PA

UL URBAIN

DE FLEURY

DECEDE LE

7 AOUT

1836

Sur la deuxième il est question des restes transférés ( photo 1967 ). Certains chercheurs ont précisés que ce transfert eu lieu en 1936, à la fin de la concession, mais l’erreur sur la date de décès pose toujours question.

Restes Transférés

de Paul-Urbain comte de FLEURY

décédé le 7 aout 1856

à l’age de 60 ans

On peut constater que sur la première tombe la coupure du mot « PAUL » a permis de faire apparaître sur chaque face, trois lignes composées de huit caractères. Mais il en est de même pour la première ligne qui commence par un mot incomplet (CI ) et qui complétée (ICI) donnerait quatre lignes ayant chacune huit caractères soit 32 cases blanches pour l’inscription relative à la naissance et 32 cases noires pour l’inscription relative à la mort.

Deux des dates proposées sont fausses, mais elles présentent une particularité. L’une est un multiple de 8 ( 222*8 = 1776 ) et l’autre beaucoup plus rare, est un multiple de 64 ( 29*64 =1856 ) car il faut attendre l’année 1920 pour retrouver une telle particularité.

Notons aussi que cette date se retrouve sur la croix dans l’entrée de l’église à l’initiative de Jean Vié , curé du village et de P Delmas le maire ( cf étude Léa Rossi ) .

Nous trouvons à nouveau une référence à l’échiquier qui se compose de 8*8 = 64 cases.

* En conclusion

Deux tombes initialement orientées vers Rennes-le-château ( Jean Vié et Paul Urbain de Fleury ) évoquent la tombe de Marie de Negri d’Ables pour l’une d’elles, et chacune fait référence aux 64 cases d’un échiquier.

Maintenant si l’on s’intéresse à la tombe de Rennes-le-Château, La stèle ne fait référence ni à ce nombre, ni à l’échiquier.

Par contre si l’on envisage la présence d’une dalle sur laquelle sont gravés deux lignes verticales composées chacune de huit caractères, ainsi que quatre mots en relation avec les échecs, alors les informations données sur les deux tombes présentes dans le cimetière de Rennes-les-Bains, prennent tout leur sens.

Nous allons donc pouvoir, à la lumière de ces constatations, étudier ce que pourrait raisonnablement indiquer le texte inscrit sur la dalle, en utilisant les informations apportées par l’analyse de la stèle et de LVL Celtique.

Ces trois croix possèdent deux points communs . D’abord elles sont toutes plantées à LavalDieu. La croix principale s’y trouve encadrée par les deux autres. N’oublions pas que l’auteur du livre est un abbé, il va donc coder en s’aidant de ses connaissances religieuses.

Mais il existe un deuxième point important que certains d’entre vous ont pu constater pour deux des trois croix. Elles sont associées à une pierre en forme de parallélépipède.

La « croix des sommets » possède la pierre du Bazel dont l’orientation pointe sur LavalDieu. La « croix du petit cromleck » est en relation avec la pierre carrée connue sous le nom de « dé »,dont la représentation est donnée dans l’ouvrage. Ces deux croix associées à leur pierre de section carrée vont permettre de comprendre qu’il en est de même pour la « croix de Dieu ». Elle aussi possède sa pierre parallélépipédique de section carrée qui se trouve au lieu d’intersection des trois croix sur le terrain de LavaLDieu. L’idée est simple, le dolmen où se trouve l’entrée du Lieu se trouve à la base d’une petite paroi à l’arrière de cette pierre ( voir page 244 ).

En fait, dans l’absolu, il n’y a pas trois mais quatre croix qui se rejoignent à LavalDieu car les deux diagonales du carré forment la dernière des croix.

* Le dolmen et les croix Grecques

L’abbé explique qu’il a deux groupes de dolmen. L’un est composé de deux dolmens et se trouve aux Roukats et l’autre est composé de cinq dolmens se trouvant au Serbaïrou. Dans cette affirmation il met en évidence deux symétries dolmens/croix. Les cinq croix ( représentées six fois sur la carte ) du cap de l’homme sont symétriques aux cinq dolmens du roukats par rapport au centre de symétrie du grand cromleck. Les deux croix de l’Illète sont symétriques aux deux dolmens du roukats par rapport au centre de symétrie du petit cromleck.

Mais en fait un seul dolmen est représenté sur toute la carte, c’est celui qui se trouve au-dessus de la plus grande croix, pas loin de la pierre ronde en forme de pain.

* Le phonème « OU »

Où cela devient intéressant, c’est que la croix et le dolmen se trouve dans l’alignement des deux marques-repères que l’on trouve aux extrémités de la carte, et que l’ensemble est associé au phonème « ou ».

Commençons par tracer ce premier axe. Celui-ci est parallèle à un deuxième axe situé plus à l’Ouest. Plusieurs lieux contenant la lettre « K » se retrouvent sur ce dernier tracé mais surtout il est déterminé par l’utilisation faite par l’abbé, de mots-relais particuliers. On trouve les mots « pointe et aiguë », « tête et arête », enfin les « assises » qui représentent la forme d’un banc, c’est le symbole utilisé pour représenter le dolmen, dolmen associé aux « croix grecques »,comme nous venons de voir précédemment.

Vous trouverez à la fin de ce chapitre les pages qui contiennent deux de ces mots ( pointe et aiguë ). Je vous invite à parcourir le livre à la recherche des autres mots-relais pour constater les associations. Un sous-chapitre, celui qui concerne les Kjoekken-moeddings où l’on retrouve le mot-relais -jeter- ( voir page 135 ) est particulièrement concerné .

Pour revenir au phonème « ou », avez-vous remarqué comment certains lieux du cromleck avaient changé de nom ?

Le Cardaussel est devenu CardaOUssel par l’addition d’une lettre « O », le Roko Forkado est devenu Roko FOUrkado par l’addition d’une lettre « U ». Constatez maintenant que les axes qui viennent d’être tracés coupent des mots où se trouve ce « OU ».

Tout en bas l’abbé précise étrangement sur la carte GOUndhill OU Sarrat plazent, juste au-dessus l’axe passe par le SeirbaïrOU ; puis la fOUcilhe. Nous verrons que ce son « OU » est repris dans le livre sous une autre forme qui est « OO » avec cette même prononciation.

Il y a l’axe CugulhOU – Haum-mOOr (mOUr en page 61 ) puis celui qui passe par les rOUlers, enfin celui qui passe par le rOUcats et la fontaine des HOUnds.

En haut de la carte se trouve l’axe CardaOUssel, CardOU , Roko fOUrkado et dessous celui qui passe par le cugulhOU et le ruisseau du bOUsquet.

Même l’axe qui passe par le Tribé possède cette caractéristique dans sa définition qui ne correspond pas à la réalité, car le Tribé se trouve bien loin du ruisseau de la cOUme  :

page 290

le vallon dans lequel cOUle le ruisseau de la cOUme.

* Quatre croix et quatre dolmens

Ce tracé est symbolique, il n’a pas la précision des autres tracés que l’on a vu précédemment. Il permet probablement d’expliquer, c’est du moins mon opinion, ce que l’on trouve en partie dans le Lieu.

Comme vous pouvez le remarquer ce tracé est symétrique, il représente deux fois la marque en forme de double croix que l’on trouve en haut et en bas de la carte.

Mais on peut voir aussi le symbole du dolmen représenté de façon symétrique quatre fois.

 

Le ruisseau de la FOUrest ( ou FOUR- REST soit quatre tombes ) résumerait-il ce que l’on trouve en partie dans le Lieu car les quatre croix et les quatre dolmens représentent quatre tombes, selon les explications données par l’abbé dans son livre ? Probablement mais pas uniquement…Nous pouvons aussi constater que cette figure symétrique  possède un centre de symétrie qui se trouve très proche de l’église (ekklèsia ) de Rennes les bains .

* Les directions cardinales

Souvent l’abbé fait référence dans son livre à la direction Orient-Occident, mais aussi à la direction Nord-Sud. C’est le cas quand il parle des cours d’eau qui parcourent son cromleck, particulièrement la Sals. Il fait d’ailleurs le parallèle avec la rivière Aude dans le chapitre qui précède ceux qui concernent la carte.

À l’Orient de ce tracé se trouve l’étang de Leucate où vivent des anguilles, au Sud il y a le village de Gincla, dernier village Sordes où l’on produisait le fer, mais c’est d’abord à l’Ouest que nous allons nous intéresser.

Les huit axes horizontaux vont couper la commune d’Espéraza. L’abbé va nous expliquer à sa façon qu’il est ici question de Dualité. C’est en page 222 qu’une faute est commise sur un nom, car Calixte ne possède qu’un seul « L » . Il est question de la buLLe de caLLixte II sur la page 222, pape élu au pontificat un 2 Février

Mais le plus intéressant est au Nord, où l’on trouve le village de Serres et son église à la double croix. Dans le prochain chapitre nous parlerons de -Serre- et d’-assemblée-, du Christ, d’Ambroise, de Saint Augustin et de Saint Jean-Baptiste mais aussi de l’Arche d’Alliance.


Pointe

Page 5

depuis la pointe septentrionale de la presqu’île Cimbrique « (Danemark) jusqu’aux Apennins, depuis les trois Finisterre(s ? ) de Bretagne, de Gaule et d’Espagne

Page 59

A la pointe du jour, les anges pressaient Lot de quitter la ville en lui disant : levez-vous, emmenez votre femme et vos deux filles

Page 159

Les Agnotes, qui occupaient, au nord des Corisopites, la pointe armoricaine appelée le cap Finisterre

page 166

Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité,

page 181

Lactora, situé sur le sommet d’une montagne escarpée, au pied de laquelle coule le Gers, indique manifestement l’éminence où il est assis, et aussi la préférence déclarée des Celtes pour les hauteurs lorsqu’ils fondaient une ville, – to like (laike), aimer, goûter, – tor, (torr), hauteur terminée en pointe –.

page 228

A l’ouverture du cromleck, sur la rive droite de la Sals, apparaît une montagne appelée Cardou : vers le sommet, commencent à se dresser des pointes naturelles, connues dans le pays sous le nom de Roko fourkado.

Page 230-231

Sur la rive gauche de la Sals, le cromleck commence au rocher de Blancfort. La pointe naturelle de ce roc a été enlevée , dans le moyen-âge, pour permettre la construction d’un fortin servant de poste d’observation. Il reste encore quelques vestiges de maçonnerie témoignant de l’existence de ce fortin. Cette roche blanche qui frappe les yeux tout d’abord, est suivie d’une assise de rochers noirâtres, s’étendant jusqu’à Roko Négro.

page 231

En suivant ces roches du regard, l’œil est bientôt arrêté par un ménir isolé, dont la pointe se montre au-dessus des chênes verts qui l’entourent. Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës. Cette dernière roche, séparée de Cardou et offrant plusieurs pointes réunies par la base, a présenté à nos ancêtres l’idée des petits êtres composant une famille et retenus encore auprès de ceux qui leur ont donné le jour, et ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos.

Page 236-237

A côté du premier de ces deux roulers, un petit ménir dresse sa pointe émoussée : deux autres ménirs sont renversés à droite et à gauche. Ils étaient simplement posés sur le sol et non point enfoncés dans la terre, car le plan de leur base

Page 237

Tout près de l’endroit où Trinque-Bouteille déverse ses eaux dans la Blanque, de nombreuses pointes devaient s’élever sur les grandes roches bordant la route de Bugarach :

Page 238

Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque. Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme

aiguë

page 210

claw (clâu), griffe, serre, – to tear (tér), déchirer, mettre en pièces –. Il était bien juste que les Franks stigmatisassent cette action criminelle en comparant le meurtrier à un oiseau de proie, déchirant de ses serres aiguës une victime sans défense.

Page 166

Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), principal, – ear (ir), épi de blé.–

page 231

Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës. Cette dernière roche, séparée de Cardou et offrant plusieurs pointes réunies par la base, a présenté à nos ancêtres l’idée des petits êtres composant une famille et retenus encore auprès de ceux qui leur ont donné le jour, et ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos

page 238

Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque. Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées

page 239

une dénomination aussi agréable que celle de Goundhill. Cette colline, hérissée de roches aiguës,

OP

bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes.

LA CROIX DU PETIT CROMLECK OU CROIX DE L’OSTIE

Cette dernière croix ( enfin presque …) est la croix la moins évidente à trouver. À la différence des deux autres, c’est plus une notion de « forme ronde » qui fait le lien entre les différents lieux permettant de la construire. Malgré cette différence, elle n’en reste pas moins bien réelle, avec ses mots-relais, comme vous aurez l’occasion de le vérifier. C’est la croix du petit cromleck, donc elle n’a pas la même signification que les deux autres. C’est aussi la plus grande des croix.

* Le tracé

Il va commencer grâce à une expression que l’on ne trouve que trois fois dans le livre, et dont deux concernant les paragraphes VII et VIII relatifs à la carte. Cette expression parle de « grosses pierres rondes »

page 167

Le cercle de pierres, ordinairement de forme ronde, représente le pain : Cromleck, en effet dérive de Krum (Kreum), mie de pain et de to like (laïke), aimer, goûter. Dans le Cromleck de Rennes-les-Bains, on voit de fortes pierres rondes, figurant des pains, placées au sommet de roches énormes.

page 232

Sur ce point très élevé, on aperçoit une réunion de fortes roches portant le nom de Cugulhou. Cette masse n’est point en entier naturelle ; le travail des Celtes y apparaît fort clairement dans les huit ou dix grosses pierres rondes transportées et placées sur le sommet du mégalithe.( 1 )

page 244-245

Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche. Ce dolmen, fermé à une extrémité, offre l’image d’une grotte. En se plaçant sur le chemin conduisant à Sougraignes, l’œil distingue aisément la structure de toutes ses parties. Tout à fait dans le haut, directement au-dessus du dolmen, une roche de la crête porte une croix grecque gravée dans la pierre : c’est la plus grande de toutes celles qui nous a été donné de reconnaître.

Les deux pages avec les images : Les Roulers et la Pierre levée

En se rapprochant de l’ancien chemin de Bugarach, à la même hauteur que celle du dolmen, une roche énorme est ornée d’une pierre assez forte présentant la forme ronde du pain.( 6 )

Mais avant cela, commençons par tracer les contours du petit cromleck. La description faite par l’abbé n’est pas très précise pour déterminer sa forme exacte mais grossièrement il ressemble à un triskell celtique. La forme n’a pas vraiment d’importance par contre il commence puis se termine au cercle et son centre est le roucats. C’est par ce lieu que passe notre première droite.

page 244

Un second cromleck, d’une moindre étendue, est enfermé dans celui que nous avons tâché de retracer. Partant du hameau du Cercle, vers le milieu du flanc de la montagne, il suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque-Bouteille, se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend au Roukats, pour se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ.

Le roukats est un lieu particulier. Il possède dans ce livre deux orthographes anglaise et française :

– en français l’une est avec un « k » et l’autre avec un « c ».

– en anglais il est question de ronghcast, ( page 293 ) mot qui n’existe pas dans le Sadler, par contre il est correctement orthographié en page 19 : to Roughcast (reuffcast), tailler grossièrement.

Le but est double, il permet d’indiquer que ce lieu fait partie de deux figures ( l’arc et la croix ) mais aussi d’évoquer le son « ron », car dans cette croix il sera question de « rondeur ».

Sur cette première branche, quatre lieux y sont associés, les pierres rondes du Cugulhou (1 ) du couchant, la pierre ronde du Serbaïrou ( 6 ), la forme trois fois arrondie du petit cromleck qui commence et finit au Cercle ( 4 ) de forme ronde et enfin le Roucats ( 5 ) ou plutôt doit-on dire le Ronghcast ..

Passons à l’autre branche, ici il sera question de trou, c’est-à-dire de petit cercle, qui comme tout le monde le sait, possède une forme ronde. Il faut relire la page 246 quand l’abbé définit le Cercle pour comprendre comment il relie le petit cercle avec le grand.

Une nouvelle fois, tout est dans la phonétique. Ainsi hole et hall se prononcent de la même façon. Simplement la traduction choisie dépendra de la fonction première du lieu. Si le but est d’évoquer la forme carrée ce sera hall, sinon pour la forme arrondie ce sera hole .

Voyons ce que Sadler nous apprend sur le mot hole :

HOLE, [hôle] s. trou, m.; creux, m.flache, f. caverne, f.: petit logement.

Pour ce qui est de la définition de hall, elle ne fait pas référence à une habitation ou à une maison qui ne sont en fait qu’une interprétation faite par l’abbé, de la définition que l’on trouve dans le Sadler et qui est la suivante :.

HALL, s. salle, f.; salle d’assemblée ; vestibule, m. palais, m.- Town hall, hôtel de ville , m.-Common hall, conseil municipal.

J’en profite pour vous donner d’autres définitions que l’abbé utilise dans son livre et qui sont en relation avec notre propos, car elles contiennent le son [hôle]. La première est un synonyme de « hole », la deuxième un dérivé du mot, enfin les troisième et dernière sont des homonymes:

HOLLOW, s. creux, m. fosse, f. trou, m. cavité, f. passage, m. canal, m.

HOLY, -adj. saint ,pieux , religieux, pur , Holy water , eau bénite.-,holy Thursday, l’Ascension, f. The holy writ, la sainte Écriture.

To HALLOO, va. et m. exciter les chiens par des cris, encourager par des cris ; appeler quelqu’un en criant.

To HALLOW, va. Consacrer, sanctifier, bénir.

Mais n’oublions pas une définition du Sadler où il est question de « tuile », et qui fait le lien entre les mots hall et hole :

lMBRICÉE, adj . F .hallow.-Une tuile imbricée , a gutter tile, a hollowed tile.

L’ancien mot « imbricée » qui veut dire en fait « imbriquée » c’est-à-dire « emboîtée », a pour racine le mot -brique- qui un mot-relais utilisé par l’abbé. Dans le dictionnaire universel de la langue Francaise de Gattel en 1827 on trouve :

IMBRICÉE, adj. fém. Une tuile imbricée, une tuile concave, creuse.

Donc Hole et Hall sont bien deux logements ayant la même prononciation, le premier est petit et l’autre est plus grand. C’est aussi une caverne, nous en reparlerons. Enfin c’est un creux, un trou comme celui que l’on trouve dans la pierre du même nom et qui se trouve sur notre trajectoire. Nous allons pouvoir descendre le long de cette deuxième branche et constater :

Scarrajols ( 7 ): page 291, Hall en lien avec la page 87 ( les constructions des Numides de la campagne, oblongues et couvertes de briques arquées (tuiles à canal) sont appelées par eux mapalia.)

Rajole ( 7 ): page 290– hole, petit logement – , qui désigne aujourd’hui la brique.

Siala ( 9 ) qui fait partie du Roucats ( 5 ) : page 292 , – to see (si), voir,hall, maison –

Après le Roucats c’est-à-dire après le centre du cromleck que nous avons déjà étudié, il y a les deux roulers , deux grosses pierres rondes ( en fait une seule roche tremblante comme cela est expliqué dans le rapport de la SESA, mais nous y reviendrons dans le prochain chapitre ), et enfin le territoire de l’homme mort où se trouve la pierre au trou . Cette dernière est polie, émoussée à la différence du silex taillé que nous avions trouvé dans le tracé de la croix de Dieu. Nous sommes sur un terrain tout près du Lieu et c’est pour cela que les croix s’y rejoignent.

Enfin il y a au bout de cette branche LavalDieu où se trouve le Lieu, sous l’aspect de la kaïrolo ( page 166 et 295 ) dont la définition contient le mot Hole.

La kaïrolo, comme les Cugulhous et le Fangallots ont une particularité, celle d’être définie deux fois dans le livre. La raison est que chacun de ces lieux appartiennent à deux tracés et c’est de cette façon que l’abbé nous le fait comprendre.

Le Cugulhou du couchant se retrouve sur « la croix de Dieu » et la « croix du petit cromleck ».

Le Fangallots, mot qui se termine par un « s » car il fait référence à deux tracés, est le point d’intersection de la « croix de Dieu » et la « croix des sommets ».

La kaïrolo se trouve sur le Lieu à LavalDieu mais aussi sur son lieu symétrique, le long de la diagonale du carré, au niveau de la Salasse ( page 295 ). Nous l’expliquerons dans un autre chapitre.

Nous venons de décrire une branche possédant aux extrémités des grosses pierres rondes, même si l’on y trouve aussi sur le parcours un petit trou ( Gléizole :Hall ), puis une branche formée par l’alignement de plusieurs petits trous , même si on y trouve une forme ronde plus grosse évoquée par la forme d’une meule dont le rôle est de moudre le blé, qui sera utilisé pour fabriquer un pain ( au-dessous de Borde-Neuve où il est question d’une meule légèrement concave ).

Mais d’autres mots-relais vont mettre en relation ces deux branches dont un particulier…

* Le mot -mouss-

Ce mot relais n’est présent que trois fois dans tout le livre. Il y a :

* la pierre polie ( page 256 ) toujours émoussée présente sur le terrain de l’homme mort ( 11 )

* les petites croix ( page 293 ) couvertes de mousse présentes au roucats (5 ).

* le petit menhir ( page 237 ) qui dresse sa pointe émoussée près des roulers ( 10 ).

En fait « émoussé » veut aussi dire aussi ébauché ,mal taillé ou taillé grossièrement, polie ou arrondie. On retrouve sur certaines pages, des associations de mots qui permettent de le vérifier :

page 258

ébauche la plus grossière jusqu’à l’arme parfaitement polie

page 293

Le Roucats, – (to ronghcast), ébaucher –, que nous avons cité en parlant du Siala, s’étend jusqu’à la rive droite de la Sals, est rempli de ménirs ébauchés

page 19 :

to Roughcast (reuffcast), tailler grossièrement.

En fait la « croix du petit cromleck » est une croix mal taillée. Elle passe par l’homme-mort, le roucats et les roulers. Elle est en relation avec la « croix de Dieu » taillée correctement, mais aussi avec les pierres levées liées à la résurrection comme nous le découvrirons dans un autre chapitre.

* Une très grande croix…la plus grande de toutes ( page 245 )

Vous allez pouvoir vérifier que cette croix passe par tous les lieux cités.

La branche qui passe par Alet et Bugarach.

En page 241, en note de bas de page, l’abbé explique que le fragment de meule trouvé sous Borde-Neuve est maintenant à Alet. De la même façon qu’en page 234, la tête du Sauveur enlevé de l’extrémité du menhir ( émoussé car ayant perdu son extrémité ..) se trouve aussi à Alet.

Cette ville concerne une erreur réalisée au niveau du sommaire présent à la fin du livre. Au lieu d’indiquer la page 249 du sous-chapitre III, l’abbé la remplace par la page 24 ( relative à Aleth ). Nous verrons que dans « la scène bretonne », Aleth figure le Lieu. Cette erreur met aussi en évidence le sous-chapitre relatif aux sacrifices tellement important aux yeux de l’abbé.

C’est en page 245, après avoir parlé de la plus grande des croix qu’il cite le village de Bugarach juste avant de décrire la grosse pierre en forme de pain. Il le fait aussi en page 293 quand il décrit le Roucats. Enfin la troisième et dernière fois, c’est en page 237 quand il explique qu’un menhir fut émoussé, car comme il le dit dans une périphrase, il a perdu l’acuité de son sommet.

La branche qui passe par Quillan et juste au Nord de Mouthoumet

Je vous invite à relire la page dont voici un extrait :

Page 221

…en effet, Roucafort équivaut au celtique roughcast forth, tailler grossièrement à l’extérieur. Les arbres, dépouillés de leur écorce et de leurs branches, étaient traînés jusqu’à l’Aude, dont les eaux les amenait à Quillan et à Espéraza.

Voici une allusion très claire au roucats, avec la même définition, mais ce n’est pas tout.

L’Aude passe par Quillan que l’abbé connaît bien pour y être né. Il sait qu’entre 1790 et 1794, la commune de Laval a fusionné avec la commune de Quillan et qu’à l’époque où il écrit son livre, Laval est devenu un hameau rattaché à Quillan.

Enfin juste au Nord de Mouthoumet un ruisseau prend sa source, il se nomme Laval et se jette plus loin dans l’Orbieux, qui lui-même se jette dans l’Aude. De Laval à Laval, ce tracé passe par Laval-Dieu

* Les deux images

Vous comprenez maintenant pourquoi l’abbé a inséré ces deux images ensembles, dans la partie qui concerne le petit cromleck. C’est tout simplement parce qu’elles font partie du même tracé , celui d’une croix dont chaque branche est représentée par une image. Chacune a une fonction, les roulers ( symétriques à son église par rapport au cercle, centre de symétrie du carré ) sont symboliques, alors que « la pierre levée » permet de localiser précisément le Lieu.

* En résumé

C’est à l’aide d’une forme ronde que l’abbé a codé cette fois-ci une croix. C’est la « croix du petit cromleck » c’est-à-dire du petit rond dans le grand rond, et c’est donc très logiquement qu’il a utilisé cette métaphore. Il n’en a pas moins oublié les mots-relais car c’est avec -hole- qu’il construit la branche principale passant par le Lieu, et c’est avec -émousser- qu’il fait le lien avec les deux branches.

Dans ce cas particulier, cette croix est en relation avec « la croix de Dieu » car elle est taillée mais grossièrement. Elle est aussi la croix qui nous parle d’un pain rond et des dolmens, c’est-à-dire des monuments qui représentent la distribution du pain et du blé. On peut facilement comprendre le symbole ici proposé par un prêtre : c’est « la croix de l’Hostie », le pain de messe qui représente le corps du Christ. Enfin elle indique la nature du lieu recherché, une caverne, une cavité, une grotte donc un lieu situé sous la terre.

On constate que les deux croix possèdent deux points communs que l’on retrouvera aussi pour la troisième croix.

  • Il y a d’abord leur intersection sur le terrain des Fangallots.
  • Ensuite comme une des diagonales du carré, elles sont implantées sur LavalDieu.

On constate que La Vraie Langue Celtique est bien en relation avec LaVaLDieu. Mais il y a autre chose, un autre point commun bien particulier qui pour l’instant n’est pas mis en évidence. Il sera donné après le tracé de la troisième croix.

 

C’est la croix la plus importante aux yeux de l’abbé car c’est la croix de la résurrection.

Mais commençons par le tracé. Cette fois-ci retrouvons deux mots identiques indiqués sur la carte, je veux parler des cugulhous. Celui du couchant est facile à repérer par contre celui du levant est moins évident.On pourrait confondre ce que l’abbé appelle le cugulhou du Levant avec le haut des Meniès où l’on trouve les quatre menhirs disposés en forme de losange, mais ce n’est pas le cas. D’abord parce que le mot cugulhou n’est pas inscrit juste dessous des quatre menhirs. Ensuite l’abbé précise bien en page 243 « les trois points de Cugulhou » soit les trois menhirs situés au-dessus des trois lettres « lho » du mot.

Nous avons vu dans la croix des sommets, l’utilisation des quatre points. Leurs dispositions nous fait penser à l’action de se signer, ce qui est plutôt logique et c’est ce que nous allons vérifier dans le texte, car nous sommes dans une zone où deux croix vont être tracées. Il y a peut être une allusion au tracé du carré, mais la disposition des quatre points ne porte pas à le croire.

* Le tracé

Comme nous l’avons fait précédemment nous relions ces deux éléments semblables entre eux par une droite. Nous constatons que cette dernière passe par l’église de Rennes-les-Bains. Étant donné que l’abbé nous explique qu’il y a DES croix dans son cromleck, faisons une perpendiculaire qui passe par son église afin de former une nouvelle croix. Cette dernière traverse au Nord-Est un terrain appelé les Crossés, passe par Montferrand, et se prolonge vers le Sud-Ouest en passant près du Cercle, puis par la maison gauloise et enfin par LavalDieu.

 

Nous allons maintenant à nouveau vérifier que le codage de ce livre repose sur l’utilisation de mots-relais que l’abbé n’utilise que pour un seul tracé.

* Le texte de LVL Celtique

Voyons dans un premier temps ce que dit le texte sur ces lieux.

Page 233 et 242

car le nom même de cugulhou (1) fait la lumière sur ce sujet. Ces roches sont de vrais ménirs, mais vilains et ne présentant point la forme ordinaire des autres pierres levées, to cock, relever, redresser, – ugly (eugly), laid difforme, vilain, – to hew (hiou), tailler –.

Page 238

bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque.( 2 ) Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme

Page 243-244

Les derniers ménirs complétant le cromleck du côté du levant, se voient sur l’arête dont la partie la plus élevée a soutenu le châteaufort de Montferrand.( 3 ) Les pierres, taillées d’après l’angle déterminé par l’inclinaison du soulèvement de la masse rocheuse, y sont en grand nombre. Du reste, toute cette partie de montagne jusqu’au ruisseau du Coural, est pleine de ces grandes pierres, les unes encore levées, les autres gisant misérablement sur le sol. Ce terrain est connu sous le nom de lés Crossés.– cross, croix – ( 4 ) Cette indication nous a amené à rechercher sur quel point de l’arête les croix étaient gravées.

De la page 257 à 263 ( sous-chapitre IV : un seul lieu du cromleck évoqué : homme mort.)

Page 257

Nous avons en notre possession un silex de quatorze centimètres de longueur sur trois centimètres de largeur, offrant de nombreuses dentelures sur les bords, trouvé dans le terrain de l’Haum-moor,( 5 ) tout près de l’emplacement d’une ancienne maison gauloise. Ce n’est point là, pour nous, une pierre de Trou. Les pierres polies de jade, n’étant pas très connues partout, il est fort possible que l’idée religieuse attachée à la pierre de Trou ait aussi affecté le simple silex taillé, qui de son côté, aurait représenté encore à l’esprit les croyances religieuses essentielles.

Page 258

En outre, ils ne sont jamais retaillés…

Page 259

Elle représente ce qu’il faut croire, c’est-à-dire, les enseignements nécessaires inscrits dans les grandes pierres levées – to trow (trô),croire –. Remarquons que ces silex étaient fabriqués chez les Turones, et le nom seul de cette tribu – tour, voyage, – hone, pierre taillée –, indique déjà qu’ils étaient taillés d’après une forme déterminée et dans le but de les emporter avec soi dans les voyages.

Page 260

Pressigny-le-Grand, la localité de Pressigny disons-nous, déclare ouvertement ce que n’expriment pas les Turones, c’est-à-dire, que la pierretaillée des voyages, faite à Pressigny, représente, signifie la demande et la prière s’élevant vers les hauteurs des cieux – to pray (pré), prier, demander, – to sign, représenter, signifier, – high (haï), haut, élevé –.

Page 262

à ces époques éloignées chacun façonnait son offrande, taillait un silex, et le portait lui-même.

Page 263

de ces belles pièces qui ornent les collections ; seulement, les grandes haches taillées brutes,

Page 292

taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole,( 6 ) – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison

Page 305

et les Romains avaient bâti un temple dans la vallée de la Sals...( 7 ) débris de statues taillées dans le marbre blanc, chapiteaux et socles de colonnes sculptés, inscriptions consulaires gravées dans la pierre

Page 306

que les respects dont on entourait ces pierres taillées ou levées ….

Alors, à l’arête du cap dé l’Hommé sur le haut d’un ménir, en face du temple païen, converti en église chrétienne détruite plus tard par l’incendie, fut sculptée une belle tête du Sauveur regardant la vallée

Comme dans le cas de la première croix, vérifions que le mot -taillé- n’est utilisé que pour ce seul tracé. Il est présent dans les chapitres VII et VIII relatifs au cromleck, aux pages 233 ,238 ,242 ,243 ,257 ,258 ,259 ,260 ,262 ,263 ,292 ,305,306:

A nouveau vous pouvez constater que tous les mots -taillé- sans exception, concernent le tracé de cette croix.C’est bien le mot-relais qui impose ce tracé. Je ne fais pas le choix d’un tracé avec la liberté de prendre ce qui m’arrange dans le texte pour aboutir à cette conclusion.

* Les Cugulhous

Revenons au « cugulhou » et cherchons les définitions complètes dans le Sadler.

Cock: coq, mâle de la poule et des oiseaux, girouette, robinet, entaillure d’une flèche, le chien d’un fusil, une meule de foin, la forme d’un chapeau, le style d’un cadran, l’aiguille d’une balance

to cock : relever , redresser , retrousser, marcher d’un air fier.

Hew : occuper, tailler ( abattre, couper )

ugly : laid, difforme, vilain.

Nous avons vu que les principaux lieux ( l’église , les Crossés, les cugulhous et le terrain de l’homme mort ) auxquels se rattachent les définitions de Trow et Pressigny, mettent en évidence une notion importante aux yeux de l’abbé qui se rapporte à la croix et à la religion. On trouve -croire, prier- et surtout -se signer – , c’est-à-dire faire le signe de la croix. Nous retrouvons ce signe dans l’une des définitions, plus précisément dans celle de la girouette toujours associée à la croix des directions.

On y trouve aussi pour les mots hew et cock la même notion de tailler ( hew ) et d’entaille, qui se prononce en anglais [ iou ](hew ).C’est le mot-relais associé à ce tracé. Nous verrons qu’il trouve son origine dans le mot anglais « YOU » et qu’il est directement en lien avec DIEU qui est le nom sacré composé de quatre lettres .

La notion de voyage est aussi présente, mais pour l’instant je laisse de côté ce mot-relais.

Seul le terme « ugly » semble n’avoir aucun rapport …

En fait il l’est, mais pour le comprendre il faut savoir que le codage de l’abbé repose en grande partie sur le « jeu de mot » c’est-à-dire sur l’utilisation de synonyme et d’homonyme anglais ET français.L’abbé est aussi un linguiste et c’est pour cette raison que les tracés et le mode de codage repose sur la phonétique.

Pour la croix précédente il y avait le mot-relais sommet , attaché à la prononciation [omm]

Ici le mot relais est taillé(hew) , attaché à la prononciation [iou]

Nous retrouverons au cours du décodage, l’importance du « phonème » à l’origine des mots relais.

Ainsi pour l’abbé -eat ,heat , hit- représente une même notion, idem pour -pâle-palepall-pale-etc.…

Donc pour ugly, il faut s’intéresser à l’homonyme anglais du mot « laid » qui est Lay .

C’est un des mots-relais les plus importants de ce livre même si on le trouve qu’une fois sous cette écriture dans le livre ( page 75 ) et dont la définition non exhaustive est :

lay : mettre , placer , poser , coucher , peindre , calmer , apaiser , projeter , former , tramer , renverser , montrer, se coucher , se reposer, mettre bas ,amasser , thésauriser ,distribuer ,saccager , etc …

Je vous invite à parcourir une nouvelle fois LVL Celtique pour comprendre l’importance de ce mot.

* En résumé

Concluons sur cette deuxième croix. D’une façon générale, nous observons qu’à nouveau un mot-relais principal va lier les différents lieux entre eux ( ici -taillé- -Hew-iou ). Il n’est utilisé que pour un seul et unique tracé.Le mot-relais peut être en français et/ou en anglais. Enfin il peut être lié à d’autres mots-relais n’exprimant pas la même notion comme « l’est le mot lay ». Dans ce dernier cas ils auront une autre fonction que nous découvrirons après.

Dans le cas particulier de cette « croix de Dieu » nous constatons qu’elle se trouve à nouveau plantée au Sud-Ouest du cromleck à Laval-Dieu, le seul mot du cromleck qui ne semble pas être définit par l’abbé. Elle est importante aux yeux de l’abbé pour deux raisons. D’abord pour la notion qu’elle véhicule ( la croyance, la prière ) mais aussi parce qu’il connaît l’histoire de cette recherche. En effet la branche verticale est une direction importante évoquée dans différents documents de l’énigme.C’est la direction Sud-Ouest qui passe par le château d’Arques , l’église de RLB , le lieu recherché et LavalDieu. On la retrouve sur la stèle, c’est la direction symbolisée par l’alignement des trois lettres M, mais c’est aussi la direction évoquée dans deux autres documents qui se voient « réhabilités » par ces déductions, je veux parler de la dalle et du petit parchemin.

LES LIEUX CITES DANS LES DEUX DERNIERS CHAPITRES

avec définitions anglaises/ sans définitions

double définition/simple définition

erreurs

Chapitre VII

I

Description du Drunemeton ou Cromleck des Redones du sud gaulois,– ménirs, dolmens, roulers ou roches branlantes. – le Goun–dhill ou Sarrat plazént

224

Rialsès , Sals , Blanque , Station thermale , Cardou , Roko Fourkado , ( Serres ) , Cap de l’Hommé , Bazel , Blancfort , Roko Négro , Roc Pointu , Lampos , Bousquet , Cugulhou du couchant, Coustaussa , Carlat , Trinque-Bouteille , église paroissiale , Pla de la Coste , Las Breychos , illète , Roulers , Homme Mort , Bugarach , SerbaÏrou , Sarrat Plazent ou Goundhill , Garosse , Ferrière , Borde neuve , Sougraignes , ( Alet , Milizac , Millas ),Cugulhou « du levant », Meniès , Fajole , Montferrand , Coural , Lés Crossés , Hammeau du cercle , Roukats

II

Signification religieuse du cromleck, des ménirs, dolmens et roulers

245

Cercle , Roulers

III

Les sacrifices humains dans la Gaule

24

Fangallots , Bains-doux

IV

La pierre de trou ou hache celtique

255

Haum-moor

V

Signification secondaire des pierres levées.–

Les Eubates

263

Roulers

VI

L’art de guérir chez les druides. – les eaux Thermales et minérales de Rennes-les-Bains.Sources ferrugineuses froides du Cromleck

266

Bains Forts , Reine , Bains Doux , escatados , Madeleine-gode , Pont , Cercle

VII

Fontaine de Notre-Dame de Marceille

276

( Marceille , Notre-Damme du Cros )

VIII

La rivière salée et les mollusques fossiles

280

( Leucate ) , Sals

IV

Le guy sacré

282

( Lectoure ) , ( Blois )

Chapitre VIII

I

Les habitations celtiques.– La route pour les Chariots.

289

Sals , Artigues , Tribé, MontFerrand , Alby , Coume , Rajole , Bugat , Scarrajols , Cardou , Station thermale , Bazel , Hammeau du cercle , Gleizole , Borde neuve , Foucilhe , Roucats , Siala , Salasse.

II

Nourriture des Celtes. –Boissons Gauloises

* p166

294

Kaïrolo* , Montferrand , (Campbelle , Berke , Grauzilhou , Rotomage , Vindomage , Sostomage , Bilomacho )

III

La chasse au Sanglier

298

Coume das Houns , Haum moor , Rouler , Clos das Hources ou Loubatière , Borde neuve , pijoulets au Sud des roulers au Serbaïrou. Saint André à Chalabre , Matine. Fangallots , Caucolibéris , Illibéris.

IV

Les Romains et la source thermale de la Reine. La croix dans le cromleck des Redones

304

Source de la Reine, Villanova au Nord Est , Crossés , Roukats , Serbaïrou , Pla de la coste , las Brugos , Cugulhou du couchant , Cap de l’Hommé , église.

PRÉSENTATION

Ce livre écrit puis publié en 1886 par l’abbé Boudet est pour ma part le document le plus important à étudier. À sa sortie, il fut critiqué dans les milieux scientifiques de l’époque. L’abbé Boudet y affirme que l’anglais moderne est à la base de toutes les langues et qu’il permet d’expliquer étymologiquement différents mots ou lieux, ce qui est absolument inconcevable.

Alors comment se fait-il que ce prêtre réputé très intelligent nous explique que « Locmariaguer » signifie « un lac qui empêche les chasseurs » ,sachant pertinemment que ce lieu se réfère à Marie, ou qu’en 1896 il traduise « Cugulhou » par « haute colline » ( page 186 « Alphabets Solaire » JP Chaumeil et J Rivière ) alors que dans LVLC, ce lieu signifie « menhir vilain » ! ?

La réponse évidente que nous aurons mainte fois l’occasion de vérifier est que ce livre est codé.

Pour l’avoir étudié pendant des années, je peux vous affirmer que ce codage vraiment remarquable, fut réalisé par un prêtre très intelligent, et c’est pour cette raison que je lui ai dédicacé mon roman. Vous trouverez à la fin de cet ouvrage plusieurs Qrcodes qui vous permettront d’acquérir des documents ( dont le dictionnaire Saddler, version poche ) utilisés et cités par l’abbé .

INTRODUCTION

Quand on lit pour la première fois cet ouvrage, il faut le faire en plusieurs fois tellement la lecture est difficile et déconcertante. On a notamment l’impression d’avoir lu plusieurs fois des mots identiques dans des chapitres traitant de sujets différents, ce qui à priori n’a pas de sens.

Ce que je veux dire c’est qu’il est tout à fait normal de retrouver sur une même page d’un ouvrage quelconque, des mots traitant du même sujet alors que le contraire est très peu probable. Par exemple il y a de fortes chances de voir associés dans un même paragraphe relatif à la production vinicole les mots « vigne, raisin, bouteille » car ils se rapportent au même sujet. Par contre il est peu probable de retrouver le mot boulon associé au mot vigne dans des paragraphes traitant de la pêche ou de la chasse. C’est à partir de ce constat qu’il m’est venu l’idée que l’abbé Boudet utilisait des mots que j’ai qualifié de « mots-relais » qui se rattachent à une même notion ou un même tracé.

De prime abord, ce que je viens d’expliquer peut apparaître difficile à comprendre pour certains, et c’est pour cette raison que nous allons découvrir progressivement ce codage. Je vous engage à être acteur de cette découverte et je vous propose donc de vérifier ce que je vais vous présenter en traçant les lignes au fur et à mesure qu’elles seront proposées, et surtout de vérifier dans les paragraphes concernés que les mots-relais ne sont utilisés que pour ce tracé.

LA CROIX DES SOMMETS

* La carte, porte d’entrée de l’énigme

La partie la plus simple à aborder dans cet ouvrage est la carte que l’on trouve à la fin du livre ainsi qu’au deux derniers chapitres du livre qui se réfèrent à cette carte. C’est à partir de ce document que nous commencerons notre étude.

Si vous l’observez attentivement, certains détails doivent vous interpeller. Par exemple en bas à droite de la carte, au niveau du cugulhou on observe un alignement de menhirs couchés dessinés au-dessous de ce mot ainsi qu’un regroupement de quatre menhirs disposés en losange juste au-dessus.

Nous allons dans un premier temps nous intéresser à ces derniers, mais il faut d’abord préciser que ces dispositions de pierres n’existent pas sur le terrain. On peut donc légitiment se demander pourquoi l’abbé Boudet les a représentés sur sa carte.

Si vous poursuivez vos observations vous constaterez qu’un deuxième regroupement de quatre menhirs disposés de la même façon est dessiné en haut à droite de la carte. Il encadre en amont le ruisseau du Carlat situé au-dessous du deuxième cugulhou.

* La hache : un tracé d’axe et d’arc

Comme beaucoup d’entre vous l’ont constaté, l’abbé écrit constamment les mots menhirs et cromlech sans la lettre « H ». Étant donné que le mot anglais axe signifie Hache ( H ) en français, et surtout que je connais comment l’abbé procède pour avoir lu et étudié cet ouvrage des centaines de fois, il est possible que l’abbé nous indique à sa façon qu’il faille par moment tracer des axes reliant des lieux entre eux. Enfin la forme de la hache évoque parfaitement le tracé d’un arc de cercle, plus tard nous aurons l’occasion de nous servir aussi de cette information.

Vous n’êtes pas obligé d’admettre cette théorie qui paraît en effet très légère pour l’instant, mais admettez qu’il n’est pas absurde de relier par un trait deux regroupements de menhirs disposés de façon identique .

Alors tracez une ligne qui relie ces deux groupements de quatre menhirs par une droite et constatez. Le trait passe par deux sommets, celui des Méniès et celui situé à gauche des Cugulhous du Nord-Ouest, mais aussi par un terrain appelé Fangallots. L’abbé nous explique par deux fois sa signification :

page 255 et 203 :

C’est le Fangallots des Redones – to faint (fént) disparaître, – Gallows (Galleuce),potence, gibet. Le mot anglais le plus intéressant à étudier ici est Gallows, il signifie aussiépouvanter, terrifier, effrayer –

Vous trouvez ici, dans le reste de la définition non proposée par l’abbé, un ensemble de mots souvent évoqués dans le livre mais revenons sur la potence.

Les romains utilisaient trois types « de support » pour le supplice de la crux . Il y avait le pal ( in crucem suffigere: mettre sur un pal ), la croix ( cruci affigere : attacher à une croix ) et la potence ( pendere in cruce : pendre à une potence ).

En latin le mot crux désignait un gibet ou une potence.

Cela pouvait être un simple pieu ou le timon d’un char auquel on attachait la victime les mains liées derrière le bois .Cette technique était connue sous le nom de crux simplex.

Mais il y avait aussi :

– la croix en forme de lettre « T » qui était appelée crux commissa ou crux summissa

– la croix que l’on connaît tous avec sa barre horizontale appelée crux capitata ou immissa

– la croix en forme de X appelée crux decussata .

Pour conclure, les mots potence-gibet représentent aussi la crux , c’est-à-dire la croix.

Ce mot Fangallots serait-il une invitation à tracer une croix dont le centre se trouverait à cet endroit? Cela ne nous coûte rien d’essayer …

Prenons une équerre et constatons : à nouveau deux sommets se trouvent alignés, celui du Cardou et celui du Bazel. La droite longe la pointe du cap de l’hommé , passe sur le terrain de LavalDieu et se termine au Pas de la Roque .La direction de cette droite est celle de la pierre parallélépipédique décrite en page 230 ( inclinée dans une direction voulue ). Mais si l’on regarde une carte de l’époque on peut constater que celle de l’abbé a été déformée afin d’obtenir ce tracé. Normalement un axe passant par le sommet du Cardou et celui du Bazel doit se trouver plus à l’Est .

Nous avons donc quatre lieux, en fait quatre sommets qui sont reliés par ce tracé qui forme une croix. Il est temps de s’intéresser aux textes qui en font référence.

Page 228 :

À l’ouverture du cromleck, sur la rive droite de la Sals, apparaît une montagne appelée Cardou : vers le sommet, (1)

Page 230 :

Au sommet(2) du Bazel, on aperçoit des pierres levées fort étranges, qui contribuent à former le cercle du cromleck du côté du levant. Il est à peu près impossible de décrire en détail ces grandes pierres ; elles sont en nombre considérable, et leur somme peut aisément être portée à trois ou quatre cents arrangées en ordre sur la crête ou gisant confusément sur la pente regardant le sud. Une de ces pierres mesure plus de huit mètres de longueur, sur deux de largeur et autant de hauteur : cette masse d’environ trente-deux mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue, et calée à une de ses extrémités afin que son poids énorme ne l’entraînât point sur la pente raidede la montagne.

Page 232 -233 :

En arrivant au ruisseau du Bousquet, l’assise de roches disparaît, et va reprendre dans la montagne vers la source de ce ruisseau. Sur ce point très élevé, on aperçoit une réunion de fortes roches portant le nom deCugulhou. Cette masse n’est point en entier naturelle ; le travail des Celtes y apparaît fort clairement dans les huit ou dix grosses pierres rondes transportées et placées sur le sommet(3) du mégalithe…

À partir de Cugulhou, reparaît une assise de roches de grès grossier, se dirigeant vers le ruisseau du Carlat. Ce ruisseau dont les bords sont abruptes, est rempli de blocs de pierre qui barrent son cours et forment des chutes multipliées.

Page 235 :

Les ménirs n’ont pas été renversés, mais on a placé à leur sommet(4)le signe du salut.Une sixième croix grecque dans une large roche, se trouve assez loin du cap dé l’Hommé, (4) sur le bord de la crête du sud, en tête du terrain

Page 237 :

Tout près de l’endroit où Trinque-Bouteille déverse ses eaux dans la Blanque, de nombreuses pointes devaient s’élever sur les grandes roches bordant la route de Bugarach : un seul ménir y existe sur pied, ayant perdu l’acuité de son sommet ( 6).

Page 239 :

C’est bien là, en effet, un travail de géants, et on n’est guère surpris que les Grecs aient inventé, au sujet de ces énormes pierres, dont ils ignoraient la signification et placées sur le sommet (7) des collines.

Page 242 :

A ce point, la courbe du cromleck se dirige vers le nord en passant par les mégalithes disposés sur le flanc des Méniès et remontant vers le haut de l’éminence. Les roches naturelles existant au sommet (5) de ce lieu élevé, sont brusquement interrompues dans leur soulèvement, et forment une arête fort vive, arrangée par les Celtes pour figurer dans la construction de leur drunemeton.

Puis la page qui nous parle des Fangallots :

Page 254 :

Le supplice ordinaire réservé aux criminels, est écrit sur le sol celtique, et nous le retrouvons dans le terme Fangallots, désignant un terrain situé à Rennes-les-Bains, dans la pente abrupte au bas de laquelle (6) est bâti l’établissement thermal du Bain Doux.

Le mot relais -sommet- est cité treize fois dans l’ouvrage dont sept fois à partir de la page 228 dans la partie finale du livre qui concerne la carte ( pages 19, 49, 52, 75, 167, 181 puis chapitres VII et VIII : 228, 230, 232, 235, 237, 239, 242 ).

Pour l’instant cinq des sept pages font le lien entre le mot-relais -sommet- et les différents lieux présents sur ce tracé( sommets de 1 à 5 ).

En ce qui concerne la page 237, le mot -sommet- (6) est évoqué à propos d’un menhir qui se trouve à l’endroit où le ruisseau de Trinque-Bouteille se déverse dans la Blanque. On peut d’abord constater une anomalie, car l’abbé parle d’un seul menhir alors que sur la carte il y en a deux. Mais surtout que ce ruisseau possède deux affluents qui prennent donc source sur «des hauteurs », et en effet une des branches de cette croix passe par ces deux hauteurs. Ce procédé très astucieux permet à l’abbé de proposer deux « sommets » sans que cela paraisse trop évident.

Enfin, dans le cas du -sommet- (7) de la page 239, nous sommes au Sud des Roulers ( page 238 ), l’abbé parle « d’une longue ligne de roche bien orientée qui va du levant au couchant et s’étendant depuis le col de la Sals jusques au-delà de la Blanque », c’est-à-dire située après la Blanque soit vers l’Ouest, en fait dans le sens contraire de sa progression, car il décrit le cromleck dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : Il parle du pech de la Roque. Mais la croix qui vient d’être tracée passe au niveau du pas de la roque , c’est-à-dire un lieu situé entre deux sommets et non pas sur un sommet. C’est en fait tout le contraire !

À ce stade d’analyse, tout « décodeur » doit se poser des questions :

Pourquoi trouve-t-on cette anomalie? Pourquoi les sommets- des pages 237 et 239 sont différents des autres ? Existe-t-il un lien entre ces deux pages ? Pourquoi attire-t-on notre attention à cet endroit particulièrement ?

Le lien existe bien… Au pas de la roque , le ruisseau des Boudous passe entre deux sommets, de la même façon que le ruisseau de Trincque-Bouteille formé de l’association de deux cours d’eau s’écoule à côté de deux sommets de menhir ( et non pas un ). Cette croix passe enfin sur le domaine de Laval Dieu. Le but est bien entendu d’attirer notre attention sur ce lieu .

* Une notion de brutalité

Nous constatons que pour tous ces lieux le mot -sommet- est associé à la notion de  brutalité dans les termes –déclivité extrême- brusque- et de pente -abrupte- etc

Si l’on s’intéresse aux traductions relatives à ces deux derniers mots qui nous sont présentées dans le Sadler, on peut lire :

Brusque : Blunt, abrupt, rough.

Abrupt : Abrupt : abrupte, brusque, impoli, soudain, précipité, escarpé.

Certains mots ou notion donnés dans ces définitions se retrouvent dans les premiers chapitres. Il y a donc de grandes chances qu’ils soient des mots-relais en relation avec le tracé de cette croix, et c’est ce que nous allons vérifier dans la suite de cet essai.C’est une croix épaisse, plus large que la croix de Dieu que nous allons découvrir après.

Enfin la branche principale de cette croix possède « la direction voulue » de la pierre de section carrée décrite dans le paragraphe qui se rapporte au sommet du Bazel.

* En résumé

Qu’avons-nous appris dans cette première recherche, même s’il reste à le confirmer par d’autres observations ?

L’abbé nous propose de tracer une croix sur sa carte et le confirme en donnant des mots particuliers ou « mots-relais » qui font le lien entre les lieux trouvés sur ce tracé. La traduction anglaise complète des mots fait apparaître d’autres mots que l’on trouve cités dans le livre. Sur la page 230 les mots somme et sommet sont associés ce qui semble confirmer que l’abbé « décline » les mots, ce que nous aurons l’occasion de vérifier prochainement. Il est donc probable qu’un mot-relais se retrouve dans d’autres mots et qu’il faille aussi s’intéresser à la phonétique. Afin bénéficier d’un peu plus de souplesse dans le codage, car les lieux lui sont « géographiquement imposés », le tracé passe sur le lieu et/ou le nom du lieu.

Pour terminer sur le cas particulier de cette « croix des sommets » ou croix des voleurs ( page 303 ), elle représente pour l’abbé une des croix présente sur le Golgotha ou mont du Calvaire, nommé aussi « Lieu du Crâne ». En araméen c’est le gulgalt qui signifie « crâne-sommet », une notion de « brutalité » lui est logiquement associée.