Le « génial » travail de Plantard :

 

La Vraie Langue Celtique  ( mise à jour : 21 juin 2021 )

Voici le format pdf sur lequel je travaille désormais. Il présente plusieurs avantages :

    • Il est débarrassé des fautes présentes dans la version  proposée par le site ( mais merci à ce site de nous avoir présenté la première version pdf … ) : http://www.esonews.com
    • Il n’y a plus de césures de mot, ce qui rend les recherches plus rigoureuses
    • Il présente en couleur les fautes repérées, notamment celles de la page 253
    • La pagination correspond à celle du livre original ( « L’avant-propos » et « les observations préliminaires » sont reportés à la fin du document )
    • Tous les documents cités dans le livre sont disponible.

LA VRAIE LANGUE CELTIQUE


Tableau phonème « ass »

L’abbé utilise les phonèmes sur plusieurs mots pour mettre en évidence un son. Le chapitre IV , sous chapitre III est un exemple frappant de cette méthode.On y trouve 18 mots différents comportant le phonème [ass] , ce qui est statistiquement impossible d’avoir sur un sous-chapitre quelconque, si il n’y a pas l’intention de le mettre en évidence.

tableau phonème ass

 


La bible de Carrières utilisée par l’abbé Boudet ( LVL Celtique, page 38 ) :

La_Sainte_Bible_de_Carrières tome 1



Les pierres tombales:

tombes RLB


Liens:

Codex bezae,  jean XII: https://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/270

codex bezae, Luc VI : http://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/392

Vigouroux tome 1 : Vigouroux_DB_I

Guillaume Catel: Illiberis:  guillaume catel mémoires pages

____________

Extrait de l’article Vallis Dei :

 

 

Le logiciel du sot pécheur

Ce document zippé contient le logiciel et son mode d’emploi. Il permet aussi de comprendre le codage du grand parchemin. Vous pourrez à loisir, modifier  les caractères qui composent le message d’origine et étudier l’impact sur le message final.

sotpecheur40


 

La carte LVL Celtique format pdf

carte VLC

__________________________________________________________

Analyse des eaux de RLB

 

Carte état Major


Bulletin société Aude


Le dictionnaire poche Saddler


Vigouroux tome 1 ( voir page 1769 )


Bible de Carrières-  tome 1


 

Continuons et complétons nos observations sur le mot -face- .Comme vous pouvez le remarquer dans le tableau suivant, toutes les pages où la prononciation [fass] est présente sont répertoriées. Elles sont très souvent associées à la notion de vue, de « regarder », mais aussi à une ou des formes particulières et c’est donc sur ces critères que le tableau est construit.

page

mot

Forme impliquée

lumière-vue

Autre information/Lieu

16

face

éclat

angles

43

face *2

me cacher,signe

Signe,nod

50

facial-face

Ovale,Carrée, angle

Yeux , foyer

Oblique,degré

95

face

See (voir )

120

surface

Seel ,éclat

128

face

Courbe,lignes transversales également distanciées

Foyer ( haut de la page 129)

Signe, encoche

176

face

Une coupe

Regard,Seel ( Marceille)

degré

229

face

« cercle »:Rial

où l’on voyait

Serres-Rialsès (1)

231

face

« quadrilatère »:fortin

yeux-regard

Roc-pointu (2)

232-233

face-face

carré

regarde

Borne à écusson (A)

234-235

face

courbe

Qui a vu

cap de l’Hommé (3)

église,station thermale

241

surface

Cannelure (profil en arc) angulaire

rayon

Borde-neuve (5)

242

façonner

Courbe , cône

Alignement menhirs couchés (6)

244-245

face-face

Courbe, carrée

œil

Hameau cercle (4)

257

surface

étincelle

silex

267

face

image

Toutes les faces du cromleck,degré

268

surface

degré

291

face

Carré, crochet

Artigues(foyer)

Mapalia, degré

en face de la station thermale(B)

Artigues (C)

297

face

Hercule

299

face *3

« Hource : petit cable

courbe »

« exposer »

Hercule

borde neuve(5)

306

face

Courbe cercle de pierre

Incendie

regardant

cap de l’Hommé(3),

église(B)

Dans ce livre-face- est écrit sous plusieurs formes : effacer, façonner, surface et face. Il est même possible que le mot « facile » soit aussi pris en compte par l’abbé mais de façon moins rigoureuse, juste dans le but de l’associer à la notion de lumière/vue.

Étymologiquement effacer signifie « enlever la face », il ne sera pas utilisé par l’abbé pour son codage. Ce qui n’est pas le cas de -face- , -surface- et -façonner- , qui seront utilisés dans le codage. En ce qui concerne le dernier mot, nous pouvons constater une nouvelle fois que l’abbé n’hésite pas à utiliser les homonymes pour arriver à ses fins.

Ce n’est qu’à partir des pages 49 et 50, dans la partie du texte qui concerne l’arche de Noé que l’abbé associe ce mot aux différentes formes et à la notion de lumière/vue. Il y a la face blanche ovale et de la face jaune carrée. C’est pour lui l’occasion d’associer au niveau du texte l’arc et le carré. L’association du quadrilatère et de la forme courbe sera reprise quand il sera question de décrire à nouveau un visage  dérivé du mot « mongol »:

Page 130

Les hommes appartenant à la race mongoloïde primitive avaient la tête généralement arrondie, le visage taillé en losange,

Maintenant intéressons-nous aux pages qui concernent un lieu du cromleck et dans lesquelles se trouve le mot -face- ( écrites en vert ),. Pour le moment séparons-les en deux groupes repérés par des chiffres ( 1 à 6 ) ou des lettres ( A, B,C ). Enfin situons sur la carte chacun des lieux du premier groupe .

Remarquez comment ils suivent une courbe, en fait pour être plus précis un arc de cercle centré sur le coin supérieur droit du carré. Je vous avais parlé de cet angle du carré qui se trouve décrit en page 243. Cette page a la particularité de contenir deux fois le mot -angle- et propose la définition de la Fajole qui nous a permis de trouver le mot caché dans la définition « cadrer ». Ce mot signifie en anglais :

CADRE,sm. a frame, a picture : (mar.) a bedframe.

Maintenant observez comment le Saddler définit un chandelier dont nous parlerons dans les lignes qui suivent :

CANDÉLABRE, sm. a chandelier, a frame with branches to hold a number of candles.

Et cela reste tout aussi intéressant quand on lit la définition de frame et que l’on retrouve les verbes de celle-ci dans le reste du texte de LVL Celtique….

To FRAME, va. Former, façonner, ajuster ; construire; imaginer, inventer.

Mais revenons un moment sur les formes géométriques avant de s’intéresser à un chandelier célèbre…Nous venons d’étudier l’habitation celtique de forme carrée, il restait donc à étudier la forme circulaire. Un chariot est un véhicule de forme rectangulaire qui possède des roues de forme évidemment circulaire, et c’est donc peut-être une des raisons pour laquelle on retrouve cette construction géométrique associée au carré. Mais cette interprétation reste « légère » et ce n’est pas celle que je vais retenir car même si le dessin final est plutôt esthétique, il ne présente aucun intérêt dans ce codage.

Revenons à la forme circulaire ici évoquée. Sur ce tracé se trouvent Le cercle et les Roukats, c’est-à-dire une référence à un cercle et à une roue qui évoquent tous deux la forme circulaire. Cette forme nous est aussi donnée dans la traduction de Rialses avec real qui signifie « pièce de monnaie espagnol ».Mais en fait ce cercle n’est pas complet, tout au plus pouvons-nous tracer un demi-cercle, c’est-à-dire un arc et c’est bien là pour ma part le tracé qu’il faut retenir.

Le carré est associé à un arc et l’abbé confirme ce tracé d’une façon indiscutable. Regardez la partie supérieure du tracé, et observez comment le mot arques qui suit cette courbe est orthographié. Il est écrit sans utiliser de lettre majuscule, juste avec une minuscule «un peu plus grande » . En fait il fait référence à un « tracé courbe » et non à un village. Ceci est facilement vérifiable car tous les autres lieux sur la carte ont un nom commençant par une majuscule, y compris les Artigues , et le ruisseau d’Alby qui commencent par la même lettre majuscule « A ». Enfin ce mot arques possède deux autres particularités :

– Avec les mots LavalDieu et son opposé géographique Cardaoussel, mais aussi avec le ruisseau de la fourest, il fait partie du groupe de quatre mots présents sur la carte dont l’abbé ne traduira pas « à sa façon ».

– Il est associé à Couiza le long de la route du même nom. Ce village est traduit en page 222 par « coude, petite baie, crique »,c’est à dire un lieu en forme d’arc.

Nous reparlerons du ruisseau de la forêt, devenu ruisseau de la Fourest ( ruisseau des « quatre morts » ?… ) qui a perdu une brancha par rapport à la carte d’état major de l’époque, et qui est aussi en relation avec cet arc.

* Les dérivés du mot -face- associés à la lumière et la vue

Je ne pense pas que le tracé de l’arc permette de situer un lieu particulier, qui ici logiquement se trouverait perdu à l’Est de Montferrand, en dehors du cromleck si l’on s’intéresse au centre qui permet de le construire.

Donc si le but du tracé n’est pas d’indiquer un lieu, il ne reste alors que peu de possibilités, dont celle d’indiquer ce qui pourrait s’y trouver.

En étudiant les paragraphes qui contenaient tous ces mots, je me suis aperçu qu’ils étaient très souvent associés à la notion de lumière et de vue, c’est ce que vous pouvez constater en étudiant de près le tableau.

Dans cet ouvrage, il existe deux parties où l’on évoque particulièrement la lumière.

La première concerne « les observations Préliminaires ». L’abbé y parle d’obscurité ( ténébreux, ténèbres , obscurité, nuit profonde ) puis de lumière, de flambeau ( cité deux fois puis une troisième en page 185 ), de yeux, de rayon , ébloui, éclairée, réfléchir, miroir…

La deuxième partie concerne le Sinaï et l’arche de l’alliance que l’on trouve en page 75.

Alors devrait-on y trouver « un flambeau renommé », l’arche d’alliance, les deux, aucun des deux …voir autre chose si l’on intéresse au symbolisme des trois croix présentes sur la carte ?

L’abbé nous parle aussi d’Esdras, le grand prêtre qui inventa l’écriture hébraïque carrée, alors ses ornements feraient-ils aussi partie du lot ?

Il est, et sera difficile d’y répondre de façon indiscutable car tant que personne ne découvre le lieu puis le visite, tout n’est que supposition.

Il est temps de placer les trois derniers lieux sur la carte et d’imaginer une figure qui pourrait correspondre à ce qui est évoqué dans « les observations préliminaires » car si l’on traduit en anglais le mot Flambeau , le Saddler nous dit :

FLAMBEAU, sm. a flambeau, a luminary made with thick wicks and covered with wax, a torch, a link :a candle, a wax-candle, a light : a large candlestick: a firebrand.- Un flambeau d’or, d’argent, a gold or silver candlestick.– Le flambeau de la vérité, the light of truth.

LAMP, s. lampe,f vase dans lequel on met de l’huile, avec une mèche pour éclairer; (poés.), flambeau, m.

Dans la bible anglaise, la Menorah est appelée candlestick ou lampstand.

Il est donc possible de tracer deux autres arcs passant par deux des lieux ( B et C ), et de constater que le dernier lieu (A) se trouve sur le support des branches du chandelier que je viens de tracer.

Une des branches passe par les Lampos, alors comment ne pas voir le lien entre lampe et Lampos ?

Page 231

ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos. Ce mot dérive de lamb, agneau, ou de to lamb, mettre bas, en parlant de la brebis.

Citons l’apocalypse (révélation) que l’abbé devait régulièrement lire dans son église pour nous en convaincre :

23 – La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l‘éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

D’autres lieux se trouvent sur cette figure . Il y a la station thermale ( D ) qui se trouve liée aux Artigues en page 291 ou au cap de l’Hommé en page 234. Elle est en effet en relation avec ce tracé pour des raisons que j’expliquerai plus tard. Puis il y a le lieu évoqué à la fin de la page 229 ( E ) où l’on parle du chemin ayant une largeur bien déterminée ( que l’on retrouve aussi aux Roukats ).

Nous verrons que ce chandelier est autrement évoqué dans certaines parties de LVL Celtique. Nous parlerons alors des six branches et des sept lampes.

Pour conclure citons la toute dernière phrase du chapitre 25 de l’Exode dans lequel est décrite entre autres, la fabrication de la Menorah  :

Ses lampes seront au nombre de sept, on les disposera et on en dirigera la lumière du côté de sa faceRegarde et exécute selon le plan qui t’a été montré sur la montagne.

* En résumé

Une nouvelle fois nous avons vu l’importance des mots-relais, de leurs rôles et de la façon dont l’abbé les utilise. Ils trouvent leur origine dans une prononciation, « une sorte de phonème », ici [fass], et sont déclinés en utilisant des homonymes et synonymes anglais et français. Nous aurons prochainement l’occasion de le vérifier avec la prononciation [iou] dont nous avons parlé quand il était question de « la croix de Dieu »,c’est la plus importante aux yeux de l’abbé. Une des fonctions des mots-relais est de construire un tracé mais ce n’est pas la seule. Nous verrons qu’ils permettent d’identifier le lieu en « unissant » les deux parties du nom qui le compose, et en associant une ou les deux parties avec les tracés et/ou ce que l’on trouve dans le lieu.

Enfin il faut s’intéresser aux définitions complètes des mots ainsi qu’aux prononciations.

En ce qui concerne ce tracé particulier. Il met en évidence le lien entre la forme carrée et l’arc ou les arcs de cercle. Le but peut être double, localiser et/ou expliquer ce que peut contenir le lieu. Le chapitre 25 de l’Exode pourrait être le texte qui inspira l’abbé ( section carré de l’Arche, forme en chandelier ..). Mais ce carré à trois cotés c’est-à-dire ouvert, pourrait désigner plus généralement un quadrilatère, telle la forme rectangulaire d’un tableau. Auquel cas, les mots-relais relatifs à ces formes pourraient être utilisés avec un double but, celui d’évoquer des tableaux d’un peintre en relation avec l’affaire mais aussi d’évoquer le sujet qu’ils représentent. La suite de cet essai permettra de nommer ce peintre et de s’intéresser entre autre, aux représentations de la Menorah et de l’Arche d’alliance dans l’œuvre de celui-ci.

Je l’ai proposé il y a maintenant plusieurs années. Un des rôles du carré est d’expliquer que l’angle Sud-Ouest où se trouve Laval-Dieu est à l’origine du codage mais ce n’est pas le seul. Rappelons que pour l’auteur, l’anglais moderne se retrouve dans la langue celtique, et « l’Angleterre » sous entendu « la terre de l’angle » est l’endroit principal qu’il faut trouver. Il utilisera dans son ouvrage beaucoup de mots-relais dérivés du mot -angle- pour l’expliquer .


* La construction du carré

Mais revenons à son tracé Je l’ai découvert en me posant à nouveau des questions.

La première découlait d’une constatation faite par l’abbé :

Page 267

Il est tout à fait remarquable, que l’enceinte du Cromleck de Rennes-les-Bains, enferme toutes les sources minérales, chaudes et froides de la contrée. Les Celtes avaient dû être tout heureux de rencontrer un pays, se prêtant parfaitement de lui-même à la construction d’un monument celtique complet sous toutes ses faces.

Comment un cromleck « grossièrement circulaire » pouvait posséder des faces ?

La deuxième venait d’une observation attentive de la carte. Pourquoi trouve-t-on un alignement de menhirs couchés, situé sous le cugulhou du Sud-Est, alors qu’en fait il n’existe pas sur le terrain ?

J’ai donc commencé par tracer une droite passant par cet alignement .Elle est facile à construire, car elle passe exactement par le point que l’on trouve à la fin du titre « RENNES CELTIQUE » et se prolonge au Nord pour aboutir au menhir des Pontils.
Après avoir constaté qu’il était composé de six menhirs, je me suis demandé s’il n’existait pas d’autres alignements ayant eux aussi six menhirs ou plus. Il y en existe bien un autre. C’est un alignement de « menhirs debout » qui avait déjà attiré mon attention, car il avait globalement la forme d’une flèche : il est situé juste au-dessus du mot Bazel . J’ai donc tiré un deuxième trait.
Ma surprise fut de
constater que ces deux axes formaient un angle droit. Étant donné qu’il y a peu de figures géométriques qui en possèdent, j’en ai déduit qu’il était possible que l’abbé avait dissimulé le tracé d’un carré dans sa carte.
Alors j’ai regardé en bas de
celle-ci et je me suis aperçu que l’axe que l’on peut faire passer le long du pech de la roque ( et qui passe par au moins six menhirs… ) ne correspondait pas à la réalité. Si l’on compare l’axe de cette chaîne montagneuse dessinée sur la carte du livre (3) avec celui que l’on trouve sur une carte d’état-major de l’époque (2) ou d’une carte actuelle (1), on constate qu’ils n’ont pas la même direction.

L’abbé a incliné cet axe de façon à ce qu’il soit parallèle à l’axe passant par le Bazel. J’ai donc tracé une troisième droite qui très logiquement fut perpendiculaire à la première.
Ayant enseigné à une époque la géométrie en collège, je savais qu’avec uniquement trois cotés il était possible de tracer et de situer de façon précise un carré. Les deux droites parallèles délimitaient un segment dont il fut facile de mesurer la distance, et étant donné qu’un carré possède quatre cotés égaux, j’ai tracé le côté qui manquait à l’Ouest. Remarquez la nature des menhirs disposés sur le terrain des crossés. Ils sont alternativement droits puis couchés. Cette représentation est utilisée pour indiquer des axes de symétrie comme le sont les diagonales d’un carré que nous allons nous empresser de tracer.

* Le centre de symétrie : Le cercle

C’est après les avoir construites que j’ai eu la confirmation : Les diagonales se croisaient très exactement sur Le cercle qui le centre de son cromleck ( page 246 ) : cela ne pouvait pas être du au hasard. Une des deux diagonales, celle passant près du ruisseau du Carlat, est symbolisée par trois menhirs couchés placés sur le bord de la Crète pas loin du chemin pavé ( pavé de forme carrée…).

Le sous-chapitre intitulé «Les habitations celtiques, la route pour les chariots » (page 289 à 293 ) est utilisé pour confirmer sa construction. Ainsi tous les lieux sur lesquels passe les côtés de ce quadrilatère ( Scarrajols , Bazel ) ,ou de ses diagonales (Artigues , Tribe , Alby , Gleizole ,Borde neuve , Roucats , Salasse ) y seront évoqués.

Seuls les mots Siala et Fajole ne se trouvent pas sur un trait, mais la traduction que nous propose l’abbé permet de vérifier qu’ils sont en relation avec ce quadrilatère :

Une petite grotte ou caverne existe assez près des ménirs renversés de la Fajole : elle est située vers le nord et regarde Montferrand, – to fadge (fadje), convenir, – hole, creux, caverne, petit logement – la partie du terrain appelé Siala, – to see (si),voir, – hall, maison –, possédait sans doute, comme l’indique son nom, quelques demeures celtiques

Quand on s’intéresse à la définition complète du mot fadge donnée dans le Sadler, on trouve les mots « s’accorder, convenir » mais surtout « cadrer ». Le mot anglais hall fait lui référence aux habitations gauloises qui nous le verrons sont de forme carrée.

* Les côtés et le mot-relais -rang-

Ce constat étant fait, il fallait vérifier que l’abbé le précisait à sa façon dans le texte.

Peut-être avez-vous remarqué que dans l’explication que je donne à propos de la première croix, j’ai souligné des mots que je n’ai pas expliqués.

En ce qui concerne le Bazel il y avait : arrangées et sur deux de largeur et autant de hauteur, et pour le cugulhou présent aux Méniès on trouvait : arrangés et figurer .

Ces deux lieux sont concernés par la première croix mais aussi par le carré comme vous pouvez le vérifier sur les tracés. En plaçant le mot-relais  -rangé-, l’abbé explique qu’il y a un alignement, une droite à tracer et il précise que la figure que l’on obtiendra sera un carré ou un quadrilatère à angle droit :

Pages 163-164

Ces enceintes sont tantôt circulaires, comme en Angleterre, tantôt rectangulaires, comme en Allemagne ; elles comprennent un ou plusieurs rangs.

Ce mot rang se trouve aussi en page 85 dans la partie relative au labyrinthe qui n’est en fait qu’en ensemble de plusieurs centaines de salles en forme de quadrilatères. En fait ce mot-relais est utilisé onze fois dans le livre et à chaque fois il est en relation avec cette forme de quadrilatère ( pages 84,85,131,154,163,164,192,230,242,249,299), soit de façon évidente soit de façon cachée. Dans l’esprit de l’abbé, ce mot-relais est rattaché à la notion de côté.

* Le mot-relais -carré-


Je savais que l’abbé confirmerait plusieurs fois ce tracé dans ses écrits alors « j’ai parcouru le tracé du carré » et je me suis aperçu qu’il ne coupait qu’un mot et un seul, le mot scarrajols .L’abbé explique qu’il vient de square signifiant -carré-.

Ce mot -carré- devait être un mot-relais, il fallait donc le vérifier en s’intéressant à toutes les explications proposées qui s’y rattachent.

Page 50

On a cru pouvoir abandonner ce point de départ tout à fait historique pour s’attacher à un autre ordre d’idées permettant de distinguer les variétés humaines d’après la couleur de la peau et les degrés de l’angle facial. La variété Jaune ou Mongolique se reconnaît à la face carrée, aplatie, au nez plus enfoncé, aux yeux placés obliquement, à la peau olivâtre et basanée.

Page 193

Les Tectosages et les Arécomikes se partagèrent le midi de la Gaule, les premiers s’étendant depuis Bésiers jusqu’au Rhône avec Nemausus (Nîmes) pour ville principale. Nemausus, en celtique, signifie : maison de renom, – name (nème), renom, célébrité, – house (haouce), maison –.

Quelle était donc cette maison renommée ? La maison carrée de Nîmes est citée encore de nos jours comme un monument remarquable. Mais comment cette maison a-t-elle pu devenir célèbre par cette unique et simple qualité d’être carrée ? C’est sans doute parce que, les Habitations gauloises affectant la forme ronde, une maison carrée construite dans la ville a excité un étonnement général et déterminé l’appellation de Nemausus. Peut-être aussi toutes les maisons de la cité avaient-elles la forme carrée.

Page 244

Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche.

Page 290-291

Tout près des Artigues et au-dessus du Bugat, une partie du terrain porte le nom de scarrajols, – square (skouère), carré, – rash, écoulement, – hall (haûll), maison –. C’est bien là, la tuile carrée à crochets, qui se trouve en quantité considérable, sur plusieurs points, dans le cromleck de Rennes-les-Bains. La tuile à canal se voit aussi au milieu des débris de tuiles à crochets. Sans doute, le Scarajols ne nous indique point l’époque plus ou moins éloignée où l’on fabriquait ces tuiles, mais pourquoi voudrait-on refuser obstinément aux Celtes le degré le plus infime de civilisation et leur attribuer, sans raison et sans motif, une ignorance que leur langage contredit constamment ? Les Numides, au rapport de Salluste, ne couvraient-ils pas leurs mapalia de tuiles à canal ? Il importe peu, d’ailleurs, que le scarrajols fut une tuilerie, ou bien une maison couverte de tuiles, il suffit de constater que les Gaulois pouvaient se servir indifféremment de chaume ou de tuiles pour l’écoulement des eaux pluviales sur le toit de leurs demeures.

Page 292

Au milieu de la pente Est de la montagne qui regarde Rennes-les-Bains, et sur un point assez rapproché du hameau du cercle, on distingue une grande roche, taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole, – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison –. Cette maison, affranchie de l’argile ordinairement employée dans la construction des habitations gauloises, accuse par sa forme carrée l’époque gallo-romaine .

Commençons par la page 292, remarquez comment l’abbé explique que notre carré n’aura que trois cotés sur la carte. Il fait ressortir le mot argile car une tuile est définit dans le Sadler de la façon suivante : tuile : a tile, a thin plate of baked clay.

Ce mot -tuile- est aussi un mot-relais, il est cité à deux autres endroits dans le livre, et le mot clay inclut le mot-relais -lay- dont j’ai précédemment évoqué l’importance.

Pages 86-87-88

Ils se mêlèrent peu à peu aux Gaetules par des alliances, et comme ils changeaient souvent de lieu suivant la fertilité des campagnes qu’ils rencontraient, ils se donnèrent à eux-mêmes le nom de Numides. Au reste, les constructions des Numides de la campagne, oblongues et couvertes de briques arquées (tuiles à canal) sont appelées par eux mapalia .

Les maisons construites que l’auteur latin désigne par mapalia – to map, tracer, – hall, habitation,– n’ont pu faire renoncer la plus grande partie de la population à parcourir en tout sens le pays pour conduire les troupeaux dans des prairies nouvelles et plus fraîches – new(niou) nouveau, – mead (mid) prairie.

Page 290 

Il est bien possible que les maisons les plus pauvres fussent ainsi couvertes, mais il nous est difficile de croire que les Gaulois ne connussent point l’usage des tuiles, dont ils nous ont laissé le nom dans rajole, – rash, éruption, et en dialecte languedocien, écoulement, – hole, petit logement – , qui désigne aujourd’hui la brique.

La définition la plus intéressante concerne la mapalia car en fait, il y explique qu’il faudra sur la carte ( map ), tracer une habitation carrée ou maison carrée ( page 193 ) ou petit logement. Nous verrons plus tard pourquoi le son -iou- lui est associé, pourquoi la tuile est à crochet ( à canal ou arquée ) et quel est le lien avec hole .

Les autres mots-relais intéressants se trouvent sur la page 50, dans le chapitre concernant la langue Hébraïque qui est l’un des chapitres les plus important du livre. C’est dans ce dernier que nous trouverons les mots-relais principaux qui seront à l’origine de la formation des autres. Ce sont trois mots-relais liés à la construction d’un quadrilatère, les mots – angle- , -face- , -degré-.

Pour ne pas surcharger cette explication, l’explication du dernier mot-relais ne sera pas ici abordée.

* Le mot-relais -angle-

Le mot -angle- se retrouve dans Angleterre mais aussi dans d’autres mots anglais tels que to angle ( qu’il utilise tel quel dans le livre ) , l’angle facial, mais aussi dans certaines traductions. Voici les mots concernés proposées par le Saddler :

To ENTANGLE, va. Embrouiller, mêler, entortiller, embarrasser.

ENTANGLEMENT, s. embarras, m. confusion, f perplexité, f. –

ENTANGLER, s, celui qui embrouille.

To UNTANGLE, va. Débarrasser, délier, ôter les liens à, débrouiller.

To TANGLE, va. Embarrasser, embrouiller, entortiller, mêler; attraper, faire tomber dans un piège :

om. s’embarrasser, s’entortiller.v TANGLE,s. nœud, m. tresse, f- Tangles of hair, des tresses de cheveux.

ANGLE, s.(géom.) angle, m. encoignure, f. coin,m.

To ANGLE,vn. pêcher à la ligne.

Comme vous le remarquez, d’autres mots très souvent utilisés dans LVL celtique apparaissent et particulièrement deux mots : -mêler- et -embarrasser- que nous reverrons plus tard.

* Le mot relais -face-

Passons au mot -face- qui nous fera découvrir des choses bien intéressantes et regardons pour l’instant ceux qui concernent uniquement la carte.

Page 229

La difficulté qu’ils traduisaient par carthow, n’était point cependant insurmontable ; ils ont su la franchir en traversant le Rialsès en face du village de Serres, et en construisant leur chemin de telle sorte, que les chariots pussent passer au-dessus de ces roches

Page 231

En suivant ces roches du regard, l’œil est bientôt arrêté par un ménir isolé, dont la pointe se montre au-dessus des chênes verts qui l’entourent. Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës.

Page 234

En face du point où se trouvent la station thermale et l’église paroissiale, la ligne courbe faite par l’assise de rochers porte le nom de Cap dé l’hommé.

Page 244

il suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque Bouteille, se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend au Roukats, pour se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ.On pourrait s’étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats. Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche.

Pages 232-233

La véritable borne de pierre, indiquant la séparation des terrains de Coustaussa et de Rennes-les-Bains, est fichée en terre à vingt mètres plus loin, du côté du nord ouest. Cette borne est fort curieuse ; elle porte sur la face qui regarde Coustaussa, un écusson, sans doute celui du seigneur de ce village,et sur la face opposée, un autre écusson, du seigneur de Rennes, accusant des différences très grandes avec le premier.

Expliquons d’abord ces deux dernières pages pour lesquelles on retrouve deux fois le mot -face- .Nous sommes au Cugulhou du couchant et si l’on se déplace d’une vingtaine de mètres au Nord-Est, alors nous nous retrouvons sur le côté Nord du carré. Cette borne était ( puisqu’elle fut hélas enlevée ) de section carrée. Quant à l’écusson, il est facile de vérifier dans le domaine qui traite de l’héraldique, qu’il possède toujours les trois cotés d’un carré.

Enfin le mot « fichée » me semblait mal choisi ou trop particulier pour ne pas éveiller mes soupçons.Le Sadler propose respectivement les traductions de hook et pitch , pour Fiche et Ficher. Hook signifie aussi crochet comme l’est aussi une certaine tuile, et pitch signifie goudronner, placer, ranger. Nous avons retrouvé deux mots-relais en relation avec le carré. Ceci sera confirmé dans l’utilisation des deux autres mots -fich- du livre. En page 163 il sera question de -rang- et de -cercle- et en page 285 à la notion de -pièce-.

Cette dernière remarque doit vous surprendre. Je vous parle de forme carrée et voila que j’évoque la forme circulaire d’une -pièce- . Nous verrons ce mot-relais important quand il sera question de Nicolas Poussin et de ses trois tableaux expliqués dans LVL celtique mais pour l’instant revenons à la forme circulaire c’est-à-dire la forme d’un arc, car un arc et les notions de « lumière-vue » sont associées au carré .

L’ARC ASSOCIE AU CARRE

Il y a bien longtemps, le site « du rendez-vous » m’a permis de vous présenter mes recherches. Après avoir disparu il y a quelques années, j’ai le plaisir de vous présenter à nouveau mes travaux . Ces derniers feront l’objet d’une publication sous la forme d’un essai d’ici quelques mois, mais je souhaite en proposer une partie sur ce blog. Ils vous permettront de vous faire une idée plus précise de mes découvertes et peut-être vous inciter à acquérir cet ouvrage.

jauclin@netcourrier.com


INTRODUCTION

Cet essai a pour but de présenter le résultat de mes recherches réalisées sur les documents relatifs à « l’affaire dite de Rennes-le-Château ». Afin d’alléger mon propos, je n’y présenterai pas l’historique si souvent détaillée dans d’autres livres. J’engage donc le lecteur à se référer aux ouvrages cités en bibliographie, ou sur le site suivant https://rennes-le-chateau.org/ avant d’entreprendre la lecture de cette étude, où je me limiterai à présenter succinctement chaque document avant d’aborder très rapidement son étude.

Je pense pouvoir affirmer que tous nous conduisent dans un même lieu situé à environ trois cents mètres au Nord-Est du bourg de Lavaldieu. Ce terrain est privé et donc en aucun cas il ne pourra faire l’objet de fouilles sauvages sous peine de poursuites judiciaires.

En ce qui concerne le contenu, je propose ce que l’abbé Boudet ( et d’autres…) semble indiquer dans son livre mais pour n’y être jamais entré, je tiens à insister sur le fait que j’explique ce que certains auteurs semblent nous expliquer et non ce qui s’y trouve réellement. Seule une exploration conduite par les autorités compétentes permettra peut-être un jour de lever le doute.

REMERCIEMENTS

Je souhaite remercier tous les chercheurs avec qui j’ai pu échanger amicalement pendant des années sur les forums en lien avec cette affaire, qu’ils soient connus ou non.

En citer quelques-uns, ce serait oublier les autres et pour cette raison je ne donnerai aucun nom ni pseudonyme quand je ferai référence à des hypothèses proposées par certains d’entre eux. Je pense qu’ils se reconnaîtront et ne manqueront pas dans leurs futurs échanges d’évoquer leur contribution à ce travail. Chacun d’eux a apporté la sienne, même celle qui semblerait la plus insignifiante aux yeux de quelques personnes. C’est en étudiant toutes les pistes que certaines se sont refermées et que d’autres sont devenues pour tous des axes de recherche importants.

Encore merci à tous…


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