LVL dévoilée.

Dans l’étude des deux derniers chapitres nous avons mis en évidence comment l’abbé Boudet évoquait le tracé de trois croix ainsi que d’un carré et son arc associé. C’est en utilisant des mots-relais, des synonymes, des homonymes et des mots inclus anglais et français qu’il parvient à désigner un endroit particulier de son cromleck imaginaire : Lavaldieu.

Une lecture sérieuse de LVL Celtique permet de faire un constat indiscutable :il est totalement incompréhensible que l’abbé n’explique pas à sa façon ce lieu. En effet, il a consacré tout un chapitre à Dieu dont il en est le représentant sur terre, et pourtant il passe sous silence ce lieu situé au Sud-Ouest du cromleck qui offre l’immense avantage d’inclure le mot « Dieu » dans son patronyme. De plus les trois croix symboliquement plantées sur ce lieu ( voir études sur les croix ), mais aussi le titre du livre dont les initiales évoquent le palindrome LaVaL, sont des éléments qui démontrent l’importance de ce hameau, mais ce ne sont pas les seuls arguments.

Dans mes recherches je m’étais aperçu que certains mots-relais différents trouvaient leur origine dans une même définition. J’ai donc pensé qu’une poignée de mots étaient probablement à l’origine de tous les autres. Je les ai cherchés « en remontant » les différentes définitions et je les ai trouvés. L’un d’eux est très logiquement « Dieu », et les autres sont principalement liés à l’industrie textile. Il me fallait donc reprendre « le chemin logique » emprunté par l’abbé Boudet afin de vérifier cette hypothèse, j’ai donc postulé que les mots à l’origine de tous les autres étaient Dieu et Laval.

En relisant le chapitre II, il est très facile de constater que beaucoup de définitions présentes dans l’ouvrage sont bien dérivées du mot « Dieu », la première partie du document suivant vous permettra de le vérifier :

LAVAL DIEU définitions

Par contre qu’en était-il pour Laval ? Ce mot n’étant pas un nom commun, il ne figurait pas dans le Saddler, seul un dictionnaire courant pouvait proposer une solution.L’abbé était un homme très cultivé et il savait très bien qu’en Bretagne la ville de Rennes ( département 35 ) fait face à celle de Laval ( département 53 ), et que cette symétrie se retrouvait dans son cromleck. En effet, Rennes les Bains fait bien face à LavalDieu. Je suis persuadé que très rapidement il eut l’idée d’identifier LavalDieu à Laval chef-lieu de la Mayenne. Depuis bien longtemps la ville de Laval est connue pour ses industries textiles et c’est sur cette caractéristique que l’abbé va construire son énigme.

( https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_textile_%C3%A0_Laval )

L’un des ouvrages qu’il consulta se trouve cité en page 214 de LVL Celtique, il s’agit du Dictionnaire de Géographie, de Hyacinthe Langlois mais ce n’est certainement pas le seul. Voici ce que l’on peut y lire :

Le premier mot important du texte ci-dessus est Mayenne, il représente à la fois le département et la rivière qui traverse la ville mais surtout il commence par la prononciation « maille » [mâ-ye] , c’est-à-dire ce qui constitue l’unité de base d’un tissu. Par extension, tout objet « maillé » va représenter Laval, ce sera le cas pour un tamis, une voile, une natte, un blutoir etc…On comprend alors pourquoi l’abbé adapte les textes bibliques à sa façon et « transforme » le pasteur Abel en tisserand :

page 43

Abel recueillait les belles toisons de son magnifique troupeau ; sa main filait la laine soyeuse, et ces fils entrelacés, formant et la chaîne et la trame, lui donnaient un excellent tissu dont il se pouvait vêtir, – abb,trame de laine, – to ell, mesurer

Cette définition d’Abel explique la technique de l’abbé, il associe dans un même mot ( ici Abel ), un mot provenant de LAVAL ( ici abb=la trame de laine ) à un autre issu de DIEU ( ell=mesurer ).

Il confirme un peu plus loin par :

page 44-45

Les tissus de laine fabriqués par Abel ne reparaissent plus dans le nom des premiers hommes et cèdent la place à la mention des ouvrages de fer et de bronze. Il ne faut pas descendre fort longuement dans la généalogie des enfants d’Adam pour y rencontrer la science des métaux, car Malaleel, – to mall frapper avec un maillet, – to allay (allé) mélanger les métaux, – to ell, mesurer, – était l’arrière petit-fils de Seth.

To mall est issu de LAVAL, to allay l’est aussi ( inclusion de Lay , mot très important dont je reparlerais après ), puis enfin to ell issu de DIEU. Nous comprenons maintenant le choix des quatre mots traduits à la fin de la page 11 ( le son, la bruyère, nettoyer et l’aune ).

chevallet

Parfois certains mots auront les deux origines et seront particulièrement utilisés et déclinés par l’abbé. C’est le cas de to pall et de ses homonymes ; pale , to pale, to pall, pâle …

D’abord Pall est associé à mall ( la maille ) dans le mot pall-mall, mais surtout il représente deux types de tissu ayant une signification forte aux yeux de l’abbé. Il y a d’abord le pallium, tissu porté par l’évêque . Rappelons qu’avec sa cathédrale de la Sainte Trinité Laval est un évêché . Ce tissu est en laine blanche d’agneau sur lequel figurent les cinq croix pattées, symboles des plaies du Christ.

Ensuite c’est un drap mortuaire et offre ainsi l’avantage de présenter le côté « tissu maillé » mais aussi d’évoquer la mort. De plus LAVAL était réputé pour ses bateaux-lavoirs et ses blanchisseries. La décoloration ( rendre pâle ) et le lavage qui reprend la moitié du palindrome LAV sont issus de LAVAL. Enfin to pall signifie aussi « rassasier » que l’on retrouve dans to sate ( voir Saddaï page 31 ) qui est issu de DIEU.

Par exemple le mot anglais Pale : la palissade , le pieu sera utilisé dans des chapitres importants. Le mot Pal inclus dans to appal = effrayer, et le synonyme de pilotis pile ( et les dérivés : to pill , to pile , pile etc..) permettront d’évoquer des pilleurs réputés et des amas particuliers.

Poursuivons la lecture de l’article…

LAVAL est le siège d’une cour d’assises. « assise » sera utilisé cinq fois dans les deux derniers chapitres, son synonyme « banc » se retrouvera en pages 303,116,117 et 133. Mais le plus intéressant est le mot « cour », car il dérive de LAVAL ( sot cour ) mais aussi de DIEU ate, hate , se hâter , se précipiter ( presser, fouler, etc.), heat = course ( hit, to eat dérivé de DIEU).

L’erreur sur SOT COUR est particulière, car to scour signifie nettoyer mais aussi LAVer. On remarque que le SOT du début est l’inversion de TO S qu’il faut rajouter à COUR pour obtenir TO SCOUR.Le palindrome LAVAL s’explique par cette même inversion LAV-VAL. S’il n’y avait que cette hypothèse, elle ne vaudrait pas grand-chose, mais elle confirme ce que LVL Celtique explique de la première à la dernière page.

On comprend mieux « l’obsession » de l’abbé à placer dans le texte le verbe to excite (to goad= god=Dieu )qui est un synonyme de to LAVe, mais aussi de to arouse qui définit le réveil et la résurrection que l’on retrouve dans l’avant-propos du livre, en compagnie d’une paire de « LAngue Vivante » dont l’une est en majuscule.

Il n’est pas possible d’expliquer toutes les définitions du livre ici, mais le tableau suivant vous permettra de découvrir une liste non exhaustive de mots utilisés dans LVL Celtique et relatif à LAVAL. On peut donc constater qu’en très grande partie, les définitions sont issues des mots LAVAL et DIEU.

mot

Définitions anglaises

Synonymes

Homonymes

inclus

TISSER

va. and n.to weave, to lay the groundwork of lace, to twist, to plait.

To WEAVE,va. tisser, entrelacer, faire un tissu ; mêler.

To LAY, va. Mettre, placer, poser; coucher; peindre; calmer, apaiser; projeter, former, tramer; renverser To lay along, étendre par terre.- To lay apart, mettre de côté, rejeter.- To lay aside, mettre de côté.- To lay away, ôter, mettre de côté, se dépouiller de.-To lay before, montrer, faire voir, déployer, exposer à la vue.- To lay by, serrer, garder, mettre de côté. –To lay claim to, réclamer, prétendre à.-To lay down, mettre bas, déposer; avancer, mettre en avant.To lay oneself down, se coucher, se reposer.To lay down one’s life, en répondre sur sa tête to lay forth upon , s’étendre sur To lay hold of, saisir, empoigner.-To lay in, amasser, thésauriser.- To lay

in provisions, faire ses provisions.To lay on, répandre sur; employer, appliquer; mettre sur compte de, imputer.-To lay upon, montrer, expliquer, exposer aux regards. – To lay out, dépenser,donner, employer; déployer, découvrir; disposer, distribuer.- To lay out oneself, se mettre en évidence,se mettre en avant ; faire ses efforts.- To lay over, incruster, couvrir d’une couche.- To lay to, imputer; attaquer.To lay together, mettre ensemble, réunir.- To lay up, retenir dans le lit ou confiner dans la chambre; amasser, thésauriser, mettre de côté.-To lay upon ou on, imposer, enjoindre.- To lay the dust, abattre la poussière.-To lay the foundations, jeter les fondements.-To lay an ambush, dresser des embûches.-To lay a snare, tendre un piége.-To lay asleep, endormir.To lay the fault ou the blame on, accuser, rejetez-le blâme sur.-To lay a wager, gager, parier.- To lay a tax, mettre un impôt.-To lay waste, ravager, dévaster, saccager.-To lay hands on ou to, mettre la main sur ou à.-To lay to heart, avoir ou prendre à cœur.-To lay eggs, pondre.

To LAY, vn. pondre ; projeter. Former un dessein.-To lay about, frapper de tous côtés, faire tous ses efforts.To lay asleep, être endormi.-To lay at, viser à; frapper.-To lay in for, faire des démarches.-To lay on, frapper, agir avec vigueur.-To lay out, prendre des mesures.

LAY : prétérit de to lie.

To LIE, vn. reposer, être couché ;être, rester, demeurer, résider ; être situé ou placé ; être imputé ; consiste…se reposer, se tromper, Here lies, ci-gît, ici repose.

Tableau de Poussin : apaiser, paix..

allay, clay

laid

placer : place publique

to lamb

amas, assemblée, mass

to dole

to pile

to sack

pall

to con : apprendre par cœur , commander (to head)

Poussin

frapper :

to jut

to hit ( heat )…

to pall=abattre

ell ,bezel

tourmenter, embarrasser :

tease, ease fus , maze ,burden,hag,rack

to gull, to balk..

MAIL

[ma-ye]

sm. mall, pall-mall, a mallet, the game of mall.

MAILLE

[mâ-ye]

, sf a stitch: a mash or mesh : a mail, a link. – Cotte de mailles,coat of mail.– N’avoir ni sou ni maille,to be very poor, not to be worth a groat.– Un pince-maille,

a stingy fellow.– Maille à partir, a quarrel.

MALL, s. mail, m. maillet, m. espèce de marteau.

To MALL, va. Frapper avec un maillet.

PALL-MALL, s. paille-maille, jeu de mail, m.

To PALL[pâul], va. Rendre insipide; abattre, affaiblir, rassasier.

To PALL, vn.s’éventer, devenir insipide, fade.

PALL,s. manteau de cérémonie; pallium m. l’ornement d’un évêque; un drap mortuaire.

To PALE, va. Pâlir, rendre pâle ; palissader, entourer, enclore.

PALE, s. pieu, m.; palissade , f. pilotis, m. enclos,m. enceinte,f. sphère,. – To be out of the pale of the church, être hors de l’église.

To APPAL,va. épouvanter, effrayer, décourager.

MASH, s. breuvage pour les bestiaux dans lequel on a mêlé du son, de la farine, etc.; la maille d’un filet.

To MASH, va. Mêler, mélanger; écraser.

MESH, s, la maille d’un filet.

To MESH,va. prendre au filet.

Frapper :

hit ,heat,eat

[âu]

vault , ball , rawhed, raw, maule, balk, hawk, salt, jaw, want, war, claw, hall

pilotis:

pile,pill,piller…

(p217)

Fouler,foule

rush,sean

LAV

LAVER, va. to wash,to clean.Laver

des couleurs, to dilute colours in water.-

To LAVE, va. Laver, baigner, mouiller; soulever, élever en haut.

To LAVE,vn. se laver,se baigner.

LAVER, s. cuve, f. bassin, m. lavoir, m.

To WASH, va. et n. laver : nettoyer ; baigner, passer auprès.- To wash away, enlever, emporter.

WASH, s. lavage,m. lessive,f. L’action de laver; lavure, f; marécage , m.marais,

To CLEAN, va. nettoyer.

To CLEAR, va. Éclaircir, rendre brillant: expliquer, rendre clair; acquitter, liquider, absoudre; purger, nettoyer; purifier, clarifier; gagner, avoir un profit net de.

TO CLEAR UP ; s’éclaircir.

To SCOUR, va. écurer, nettoyer, laver; dégraisser , décrasser; purger; raser, effleurer, ne toucher que légèrement , écumer. – To scour the seas of pirates, chasser de la mer les pirates.

To SCOUR,[skaour] vm. écurer, nettoyer, laver;se purger. avoir le cours de ventre ; rôder , errer çà et là ; courir.-To scour away, s’enfuir.-T’o scour on the seas, errer sur les mers; faire le métier de pirate.

SOT COUR ( LVL Celtique page 21 ) :

To SOT, vn. boire jusqu’à perdre la raison, devenir hébété à force de boire; riboter.

COURT, s. cour,f :un palais ;une cour de justice; espace découvert dépendant d’une maison ; les courtisans ; passage, m.cul-de-sac, m.-

To COURSE, va. Poursuivre, chasser.To course ahare , courre le lièvre.

To COURSE, vn. rôder, courir.

COUR, sf. a court, a court-yard.

SOULEVER, va. to lift, to raise up,to cause an insurrection : to excite in dignation

ELEVER (S’), vr. to rise,to arise, to ascend,to go up,to move upwards : to rise,to grow proud or elated.

[aou]

how ,hour , row , shower , scowl , down , cow , ouch , house , amount , haound ,

ERRE, sf.space, course.

To ERR, vn. errer, aller çà et là; s’égarer, se tromper.

cheveux, héritiers :

hair, her,errer

to excite

TRAME

sf. the woof, warp, weft : a plot, conspiracy. – Ourdir une trame, to contrive a plot.

TRAMER

va.to weave,to plot,to hatch, to contrive.- Tramer une conspiration,to hatch a conspiracy.

WARP, s. chaîne, f. fils tendus sur le métier pour faire de la toile, du drap ;(mar.) touée, f. corde, f

To WARP, va. Ourdir, détourner, faire changer de cours , écarter ; faire friser : vm. se déjeter, se cambrer; se détourner, s’écarter.- To warp up a ship, touer un vaisseau.

WOOF, s. la trame d’une étoffe.

WEFT, s. la trame du drap; tissu,m.; droit d’épave, épavité, f.

PLOT, s. morceau de terre, champ, m.; complot, m. projet,m.; dessein, m.; profondeur de pensée; conspiration, f; plan ou intrigue d’une pièce dramatique, etc.-The ground plot of a : l’emplacement d’un bâtiment.-The unravelling of a plot, le dénouement d’une intrigue.– A man of much plot, une

forte tête , un homme d’une grande profondeur de pensée.

To PLOT, va. et n. comploter, conspirer; tramer, concerter, machiner.

COUTIL

sm. ticking, canvass-ticking, drill, duck

TICK, s. taille où l’on marque ce qui est dû; crédit, m.; tique, f. genre d’insectes qui s’attachent à la peau des animaux; coutil, m. toile qui enveloppe la plume d’un lit, toile à matelas.

To TICK, vn. prendre à crédit, faire crédit; faire tic tac comme une horloge.

ASSISES

ROW : ramer, rangée,vacarme ,cour de justice

Banc, row,raw,

bench

courir:hare

Même si le nombre de mots issus des définitions principales ( tisser, maille, laver ) paraît important, il ne suffit pas à compléter toutes les définitions du livre et c’est pour cette raison que l’abbé utilisera des mots contenant le même son sans être des homonymes parfaits ( aï, iou , aou, âu pour les principaux ). Les plus utilisés seront [ aï] et [iou] car ils mettent en évidence le palindrome IVI =M .

page 34:

Le premier i s’écrivant toujours par un I majuscule représente le nominatif singulier de la première personne je ou Moi et se prononce aï. Le second i, ye qui se prononce yi, correspond au nominatif pluriel de la seconde personne Vous

Comme promis je reviens sur l’un des mots. Il revêt une importance particulière aux yeux de l’abbé, car il lui permet d’utiliser un nombre considérable de synonymes dans le livre, c’est le verbe to lay ( et le prétérit de to lie = se reposer ) .On le retrouve sous sa forme homonymique « laid » dans la définition des cugulhous que l’on trouve dans « la croix de Dieu » ( la croix la plus importante aux yeux de l’abbé ), mais aussi dans le paragraphe réservé à l’arche d’alliance. Alors faut-il penser que … ?

Ce mot sera peu décliné, mais on peut remarquer l’utilisation du verbe to allay ( Aleth, allay ) précédemment cité. On le retrouve dans le paragraphe V associé aux définitions de cheVAL (Dariorigum : le demi-cheVAL,cobhains et Carnac ) où il sera progressivement évoqué par les homonymes « allées » ( page 154 Carnac puis page 156 Locmariaguer ) . Nous verrons qu’il permettra d’évoquer le lieu symétrique des Artigues, et surtout la salasse.

* En conclusion

LAVAL , la ville de Guy ( chap IX : le Guy sacré ) est bien le mot qui associé à DIEU qui permet de comprendre la logique de LVL Celtique. Cet ouvrage n’est pas une compilation de définitions ou chacun peut à sa guise choisir celle qui lui plaît pour expliquer ce qu’il veut, c’est un ensemble cohérent qui a sa logique, et je viens de vous l’expliquer.

L’étude des deux derniers chapitres nous a permis de comprendre comment l’abbé Boudet codait.

Afin d’indiquer un tracé ou une même notion particulière, il utilise des mots-relais ainsi que leurs homonymes ou synonymes anglais et français. Les figures géométriques obtenues ont principalement trois buts :

– Indiquer où se trouve le lieu

– Expliquer ce qu’il contient

– Porter à notre connaissance d’autres documents susceptibles de nous aider à résoudre l’énigme et notamment certains tableaux de Nicolas Poussin dont l’œuvre maîtresse s’intitule « La Félicité sujette à la Mort », connue aussi sous le nom « des bergers d’Arcadie ».

Le titre principal de cette œuvre est une chance pour un décodeur, car deux des trois mots ont la particularité d’être très peu utilisés, et particulièrement quand ils sont associés l’un à l’autre. On trouve en effet « la félicité », mot que l’on utilise actuellement pratiquement plus, puis l’expression « sujette à » dans le sens « assujetti ».

Les moteurs de recherche actuels disponibles sur le web référencent des milliards de pages et il suffit de faire une recherche sur l’association « félicité+ sujette + mort » pour constater que seuls les textes en relation avec le tableau de Nicolas Poussin seront proposées. Cette expérience nous explique que si l’on trouve dans un livre ces trois mots associés dans un même chapitre voir sur une même page, alors le but est bien d’évoquer ce tableau. Nous allons constater que c’est le cas dans LVL Celtique, que ce cas sera présent plusieurs fois et que le nom du peintre sera évoqué en français et en anglais.

Une page va nous permettre de vérifier rapidement cette théorie, c’est la page 67. Dans la page précédente l’abbé nous explique que :

En hébreu-chaldéen, Isaac dérive du verbe tsachak, sourire de satisfaction, être félicité.

Ce qui est faux, car tsachak signifie « rire » et non « sourire », mais il fallait un sourire et non un rire associé à la félicité, afin d’évoquer la citation célèbre de Chateaubriand :

Il suffit qu’une mère voit sourire son enfant pour être convaincue de la réalité d’une félicité suprême.

Puis en page 67 il cite la bible :

…l’un de ces peuples surmontera l’autre peuple et l’aîné sera assujetti au plus jeune.

La probabilité de trouver par hasard ces deux mots qui se suivent dans un texte est nulle.

Mais cette page possède une autre particularité, si vous la lisez attentivement vous constaterez que l’abbé a une « furieuse envie » de nous traduire le mot « pousser ».C’est d’abord par la définition de « to jog », puis en bas de page par « to egg ». Sur l’ensemble du livre le verbe « pousser » est utilisé une douzaine de fois mais c’est la seule page où il se trouve dans deux définitions différentes.

Passer de « Pousser » à « Poussin » il n’y a « qu’un sein », en fait deux si vous relisez la page. Voilà comment l’abbé va nous donner en français le nom du peintre, il le décompose en « pousse » et « sein » et c’est en traduisant Rebecca qu’il fait apparaître l’œuf (egg ) avant le Poussin.

L’abbé va confirmer ces deux mots à sa façon.Il expliquera que « la remarque est contenue dans les livres saints » et il utilisera un verbe bien étrange qui est « entre-choquer »dont la traduction est :

ENTRE-CHOQUER (S’), vr. to knock, to beat, to dash one against another ..

Le verbe to knock nous renvoie au pijoulet dont nous reparlerons d’ici quelques lignes( to knock, vn. s’entre-choquer ,. se heurter . )

Quant à la définition du verbe beat, elle met en évidence des mots importants en relation avec LavalDieu , mais surtout elle fait le lien avec Poussin ( repousser ) et la chasse.

To BEAT, va. battre, frapper;piler ;mêler, brouiller, agiter; poursuivre; tracer; vaincre, défaire; ha

rasser.– To beat back, chasser,repousser.

Quelques couleurs sur le texte d’origine pour mettre en évidence l’évocation de Poussin en quelques lignes ….:

 

En page 68, il confirme en traduisant le verbe « to joy » par se féliciter…avant de parler de politique ombrageuse et de la mort d’enfants.

Revenons encore quelques instants sur cette page 67, et retenez quelques mots relais importants que nous retrouverons en page 301 quand il sera question d’Hercule et de l’Arcadie, ce sont les mots frayeur, fureur et effroi …

En fait dès la page 30, l’abbé avait utilisé des synonymes quand il parla d’Elohim. La béatitude est un synonyme de la félicité, astreindre est synonyme d’assujettir, enfin el, homonyme de Hell que nous retrouverons est synonyme de mort. Mais peut-être souhaitez-vous une confirmation ? Alors retrouvez dans la bible de Carrières, la suite de la citation donnée à la fin de cette page .. » Croissez et multipliez-vous et vous remplissez la terre et vous l’assujettissez…..

Enfin en page 32 il confirme en faisant l’erreur d’omettre la phrase « remplissez la terre et vous l’assujettissez » dans l’expression biblique qu’il nous propose.

Cette introduction vous permet pour le moins d’envisager la présence d’une évocation du tableau de Poussin dans LVL Celtique. Il est donc temps d’approfondir le sujet…

Comme je l’expliquais en introduction , l’abbé poursuit trois buts.

Même si le premier chapitre n’est pas sans intérêt, c’est à partir du chapitre II qu’il entreprend ce travail.

Il faut bien comprendre que l’abbé doit respecter l’ordre chronologique pour chaque chapitre, mais aussi citer les principaux personnages de son récit ( Dieu, Abraham, moïse…).Sa seule marge de manœuvre réside dans le choix des personnages secondaires et dans les mots anglais qui vont les représenter. En fonction des traductions anglaises possibles sur chaque nom, il suivra l’un des trois buts. Pour cette raison, l’information sur le tableau des bergers d’Arcadie va se retrouver dans différents chapitres, mais les mots-relais vont permettre de retrouver le lien.

Il faut se mettre à la place de l’abbé et raisonner logiquement pour comprendre son travail. Seul un synonyme pas trop évident du mot « tableau » doit être utilisé pour servir de mot-relais au « tableau des bergers d’Arcadie ».

Ce doit être un synonyme ayant quelques homonymes faciles à utiliser afin de disperser efficacement l’information dans le livre. Cela n’empêchera pas d’utiliser d’autres synonymes afin de renforcer discrètement le message. Voici les définitions du dictionnaire Sadler qui contiennent le mot « tableau ».Les lecteurs assidus de LVL Celtique n’auront pas de mal à identifier rapidement le mot-relais principal choisi par l’abbé :

PIECE, s. pièce, f. morceau, m. portion, f. partie, f. fragment,m.; pièce,f. composition, f. ouvrage, m. production littéraire, ouvrage dramatique; une pièce de monnaie; une arme à feu, un fusil; une pièce d’artillerie; un tableau; fragment d’un écrit, citation, f.-A piece of cloth,linen, etc. une pièce de drap , de linge, etc.-A piece of wit, un trait d’esprit.- A piece of folly, un trait de folie.-A fowling piece,un fusil de chasse.

DRAUGHT, s. trait,m. coup,m. Quantité bue à la fois; potion, f, breuvage, m.; ébauche, f. esquisse,f; tableau, m. portrait.

FRAME, s. fabrique , f. structure , f. construction, f. charpente, f; travail, m. forme, f; arrangement, m. disposition, f.; projet, m. invention, f.; métier, m.-The frame of a picture, le cadre d’un tableau.

IM’AGE, s. image, f.; portrait, m.; idole, f.

To lMAGE, va. Imaginer, concevoir.

IMA’GERY, s. images, m. pl. Représentation, f. tableaux, m.

PAINT’ING, s. la peinture, l’art de peindre; tableau,m, représentation d’un objet.

PIC’TURE,s. tableau , m. portrait, m.; peinture, f. l’art de peindre.

To SHADE, va. Ombrager, donner, faire de l’ombre; couvrir de son ombre; mettre à couvert, mettre à l’abri, protéger; (peint.) ombrer, mettre des ombres à un tableau ,

SIGN, s. signe, m. tout ce qui est destiné à représenter une chose, marque, f. indice, m. symbole, m.; signe, geste, mouvement pour exprimer la pensée; enseigne,f. Tableau ou figure à la porte d’une hôtellerie

C’est en effet le mot PIECE qui est choisi, ainsi que son homonyme PEACE dont la définition est :

PEACE, s.paix, f absence de la guerre, tranquillité , f. calme, m. : contentement, m ; silence. m.; réconciliation,f-To keep peace, rester tranquille. –

et dont le synonyme souvent utilisé par l’abbé est « apaiser » .

Nous allons pouvoir nous intéresser au deuxième titre : « les bergers d’Arcadie », et c’est en page 40 que nous allons retrouver les différents éléments. Comprenez-vous pourquoi en début de page, il commence par expliquer que Caïn se traduit par Coin, c’est-à-dire une PIECE et qu’il parle d’inventer, d’imaginer .. ? Relisez les définitions qui contiennent le mot TABLEAU …

Abel est berger , son nom signifie mort, tombeau traduit par inferi . Lisez attentivement l’expression latine qui commence par « et », ne vous rappelle-t-elle pas une autre expression que l’on trouve sur un tableau célèbre ? Cherchez l’expression exacte et constatez qu’il manque le mot « pacifice », qui veut dire en paix …Abel se traduit d’abord par imiter, présenter l’image ( relisez les définitions avec le mot tableau …) . Abel recueillait les belles toisons ( page 43 ), mot relais utilisait uniquement deux fois dans LVL Celtique qui nous conduira à Hercule en page 296, juste après avoir expliqué que chick signifie poulet, maigre portion ( avec une erreur sur la prononciation tckick au lieu de chick ). En fait dans le Sadler chick est la traduction de … POUSSIN, et cela ne veut pas dire maigre portion, mais relisez la définition de PIECE .L’abbé conclura par :

Quelle piteuse mine eût donc fait Hercule en face de misérables glands de chêne pour apaiser sa faim .

Ce mot portion se retrouve dans la définition de Lot ( page 58 ) que j’aurai l’occasion d’expliquer dans le chapitre consacré au tableau. En fait il existe un verbe en « ick » qui signifie « manger à petit morceau », c’est le mot  pick  pour lequel l’abbé omet la lettre H de l’article dans la définition en page 20 ( te pick). Nous verrons qu’il est en relation avec la Salasse, le lieu symétrique à la Kaïrolo du Sud-Ouest.

Ensuite le mot sEGOr sera traduit logiquement en utilisant le verbe to egg = pousser. Beaucoup des mots traduits dans ce chapitre sont en relation directe avec LaVaL Dieu mais ce n’est pas l’objet de notre propos, alors continuons avec Hercule.

Nous verrons que c’est le personnage agenouillé ( voir constellation d’Hercule ) qui figure sur le tableau. Il nous montre la lettre R du message « et in arcadia ego » et sera identifié par l’abbé par cette lettre ainsi que par les homonymes ( erre , hair etc …). Nous le retrouvons deux pages plus loin, en page 298 dans le sous-chapitre sur la « Ghasse au sanglier ». Cette faute nous met sur la voie de l’unique mot anglais qui commence par Ghas qui est Ghastful ( ghasty ) et qui veut dire sépulcral, pâle et épouvantable (page 55 chasseur Phaleg : to egg : pousser ..). Nous comprenons qu’il est question de sépulcre, de tombe et en relisant la page 301 , le lien sera fait avec l’Arcadie , dans la fureur, l’effroi et la frayeur….

L’abbé poursuit en rappelant qu’il fait allusion à un tableau :

L’histoire du sanglier d’Erymanthe est la peinture fabuleuse…

Il est en effet question de peinture, cette dernière est fabuleuse c’est-à-dire imaginé ( fubulous ), puis la page suivante il précise :

Le Neimheid n’a pas laissé dans l’ombre le souvenir de ces chasses dangereuses, et dans toutes les montagnes couvertes de bois profonds, pouvant servir de retraite sûre aux sangliers, on trouvera des terrains appelés pijole ou pijoulet, – pig, porc, – to jole, heurter avec la tête –.

Le mot « pijoulet » sera pour lui l’occasion de rappeler qui en est l’auteur, car ce mot en fait apparaître deux autres, « poulet » et « joue ». En fait « joue » est traduit dans le Sadler par Jole qui est le synonyme de Cheek [tchike] , l’homonyme de chick [tchik] qui veut dire poulet ou Poussin.

En fait dès le début du chapitre, dans l’explication de la coume das houns, il était déjà question de cheek, l’homonyme de chick qui veut dire Poussin. Hound signifie aussi flasques ou jottereau, terme de marine qui signifie « joue » ( https://www.cnrtl.fr/definition/jottereau )

On trouve un autre « chic » en page 99 sous la forme de « chicaner » :

Les Kabyles sont les descendans incontestés des Numides et sous une dénomination affectant une forme différente, les mœurs chicanières de ce peuple se montrent au grand jour s’accusant de la formation du nom de Kabyle –to cavil, chicaner.– Les Maures, relativement à la chicane, n’ont rien à envier aux habitants de la Grande Kabylie du Sud de l’Atlas.

Comme souvent, il faut s’intéresser à la définition entière pour trouver le lien avec les autres pages, et c’est le cas pour to cavil qui signifie aussi to tease ( voir définition Sadler ), verbe qui sera repris trois pages plus loin afin de mettre en évidence le son [ize] , noté parfois [ise] par l’abbé pour le mot ease.

Tel est le sens du mot abeille, en Kabyle, thizizouith, au pluriel thizizoua – to tease tize),tourmenter – ease (ize) tranquillité, – way (oué) chemin –.Nous employons pour cette interprétation le pluriel thizizoua ; toutefois en nous affranchissant des terminaisons propres au singulier ou au pluriel, le sens de thizizouith devient encore plus facile et plus clair, puisque c’est alors le bourdonnement de l’insecte qui importune et trouble le repos – to tease (tize) importuner, – ease (ize), repos – to whiz (houiz), bourdonner.

Ease est synonyme de tranquillité, de repos, de mort ,de paix ( easeful ),….en fait ease est un synonyme de peace,la boucle est bouclée.

Les allusions à Poussin et son tableau sont bien plus nombreuses que ce que je viens d’expliquer ( Abel, l’enfant pieux et pur fut remplacé par Seth, L’arme celtique de la chasse au sanglier était l’épieu.To set = encadrer. To allay (allé) mélanger les métaux = apaiser (APAISER, va. to appease, to calm, to soften :to pacify, to assuage,to allay.–  etc … ) , mais je pense en avoir assez dit pour que beaucoup d’entre vous comprennent que l’abbé évoque bien ce tableau ( et d’autres du même auteur ) dans LVL Celtique.

Je vous invite à relire les définitions anglaises où l’on retrouve le mot TABLEAU , puis à lire le chapitre II et ceux consacrés à Hercule, alors vous constaterez toutes les allusions subtiles que l’abbé disperse dans ses explications.

* Son origine

Il fut publié dans « l’or de Rennes » en même temps que le grand parchemin, mais il n’a pas la même origine ni la même logique. Nous savons que le texte qui fut choisi pour le créer est un extrait de l’évangile de Luc VI que l’on trouve dans le codex Bezae.

Le grand parchemin quant à lui se compose de trois parties:

– un texte codé ( Bergère etc ..) obtenu à partir de toutes les lettres du texte de la stèle et du PS- Prae-cum qui se trouve sur la représentation de la dalle.

– Un fond composé de l’évangile de Jean XII qui ne provient pas du codex Bezae.

– Une inscription qui se trouvait dans l’église de Rennes-le-Château ( jesu.medela… ) et qui n’intervient absolument pas dans le codage.

Enfin le tout est écrit en onciale, c’est-à-dire dans une écriture qui imite le petit parchemin.

Nous savons tout sur le codage complexe du grand parchemin alors que nous ne savons rien sur celui du petit. Il faut rappeler que pour P.de.Cherisey , le parchemin représente « une grotte » au fond de laquelle est inscrit le mot Sion.Certaines des lettres ont été décalées, de façon à faire apparaître la phrase « A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRÉSOR ET IL EST LA MORT ». Nous reconnaissons le niveau de codage qui caractérise le duo (Plantard)-Cherisey, et nous comprenons qu’ils ne font qu’exploiter le mot SION que l’on trouve en effet inscrit à la verticale sur le petit parchemin.

Nous verrons qu’à la différence du grand parchemin, le petit propose une solution cohérente avec ce que nous fait deviner l’abbé Boudet dans LVL Celtique, alors que l’autre document nous apporte une nouvelle énigme ( Bergère etc.).

On comprend mieux que Plantard ait voulu le faire passer pour un faux, car chercheur de trésor à l’origine, il connaît sa valeur et devait regretter amèrement que P. de.Cherisez le fasse parvenir à G de Sède sans qu’il ne le sache.

* Présentation

Le texte du petit parchemin

Le texte du codex Bezae

Et factum est eum in

sabbato secundo primo a

bire per segetes discipuli autem illius coe

perunt uellere spicas et fricantes manibus+mandu

cabant quidam autem de Farisaeis di

cebant ei ecce quid faciunt discipuli tui sab

batis+quod non licet respondens autem Ihs

dixit ad eos numquam hoc

legistis quod fecit Dauid quando

esuriit ipse et qui cum eo erat i+ntroibit in domum

Dei et panes propositionis

manducauit et dedit et qui

cum erant quibus no

n licebat manducare si non solis sacerdotibus

Les différences

en vert les lettres du codex qui sont remplacées, suivies en rouges des lettres apportées par le parchemin

La traduction

Et il advint que lui durant un

sabbat second-premier,

passait à travers les champs ensemencés. Or ses disciples prirent

l’initiative d’ arracher les épis et les broyant dans (leurs) mains,

(les) mangeaient. Or quelques-uns des pharisiens lui

disaient: « Vois que font tes disciples, les sabbats

ce qui n’est pas permis! » Or, en réponse Jésus

leur disait: Vous n’avez jamais lu ce que fit

David lorsque il eut faim, lui

et ceux qui étaient avec lui? S’introduisant dans la maison

de Dieu, et les pains de la présentation

il mangea; et il donna même à ceux qui étaient avec lui,

eux à qui il n’était pas permis de manger, sinon aux prêtres seuls

* Une carte

Nous devons à Franck Marie une des premières interprétations du document . À juste titre ce dernier a constaté que le parchemin représentait une carte. Après avoir vérifié que toutes les proportions de cette carte étaient correctes, il en a déduit que :

– Rennes-le-Château ( C ) , se trouve à l’extrémité du petit triangle

– Rennes-les-Bains ( B ) se trouve sur la première croix située près du début de mot mandu

– Laval-Dieu ( A ) se trouve au niveau de la troisième croix

* Les deux alignements

Nous y retrouvons la logique de la stèle et de la dalle, c’est-à-dire, deux diagonales qui se croisent avec le Lieu qui se trouve à l’intersection. Cependant la figure finale est plus proche de celle de la pierre de Coumesourde pour laquelle il est question d’une sécante passant par un milieu.

Un alignement de lettres « T » est évoqué, car on peut constater que sur les lignes 2,4,5,6,8 ,9 et 10 on trouve cette lettre en sixième position. On peut donc logiquement se demander pourquoi il n’en est pas de même pour les lignes 3 et 7. En ce qui concerne la ligne 7 une inversion doit être réalisée afin que la croix qui se trouve en sixième position prenne la place de la lettre « T » que l’on trouve dans le mot auTem et réciproquement. Ce mot est important, il se trouve aussi sur la cinquième ligne. L’absence de « T » sur la troisième ligne doit nous conduire à le rechercher sur cette dernière, et ainsi découvrir l’alignement de « T » passant par le mot auTem et se terminant au « T » de inTroibit .

L’inversion du T du deuxième auTem et de la croix présente sur la septième ligne fait apparaître la deuxième diagonale composée de trois croix, la diagonale de lettres « M » de la stèle, c’est-à-dire la direction passant par Arques et par l’église de Rennes-les-Bains et se terminant à la croix du Bezu qui se trouve à l’intersection de la route du Bezu et de Saint Just, près du chemin qui descend à Saint Ferréols. Sur ce document la diagonale se termine sur la lettre « O » de SINON ,car nous sommes sur une direction Sud-Ouest.

* La lettre thêta

Sur certaine représentation du petit parchemin, le « O » de secundo est remplacée par la lettre thêta. Avec ou sans cette différence, la lecture est la même. Il n’existe que trois mots dans le texte possédant la syllabe « DO » . On trouve secundo , quando et domum, mais ce dernier mot est transformé en mot grec. Il ne reste donc plus que le mot quando, et c’est sur sa lettre « O » que les deux axes se croisent, nous sommes sur le Lieu à environ 250 mètres au Nord-Est de LavalDieu.

* Les mots grecs inversés

Comme Franck Marie l’a expliqué, le mot inséré à l’avant-dernière ligne, et possédant un thêta est le mot grec θήκη retourné qui veut dire coffre mais aussi et surtout tombeau. Le dictionnaire Bailly donne la définition suivante :

θήκη, ης (ἡ) 1 boîte, coffre, caisse où l’on dépose qqe c. (de l’argent, des trésors, etc.) Hdt. 3, 130 ; 7, 83 ; XÉn. Œc. 8, 17 ; Plut. Luc. 32 || 2 cercueil, d’où tombeau,…

Le sigle IHS est transformé en INS , que l’on retrouve associé à la direction Sud-Ouest au niveau du point D ( SINON ). Le but était d’expliquer que le Lieu ( O ) contient un tombeau en relation avec le Christ..

Le deuxième mot qui remplace domum ( maison ) est λένη . Comme le mot précédent il est aussi retourné et sa définition est :

ὠλένη, ης (ἡ) I le haut du bras, le coude, Hh. Merc. 388 ;Eschl. Pr. 60 ; Soph. Tr. 926 ; d’où : 1 le bras, EuR. I.T. 1158, Ph. 137, Med. 902 ; au plur. EuR. H.f. 1381, Bacch. 1125, 1238 ; AR.Ran. 1322 ; Luc. D. deor. 20, 10, Dom. 7 || 2 la main, EuR. I.T. 966 || II brassée, faisceau, Math. p. 88 (cf. lat. Ulna).

Son interprétation est plus difficile et je ne peux évoquer que deux pistes. La première est relative au coude du personnage central du tableau de Poussin. La deuxième qui a ma préférence, serait une référence à l’avant-bras du « christ au lièvre » que l’on trouve dans l’église de Rennes-les-Bains et qui symboliserait le chemin partant du terrain de l’homme mort ( le Christ) , et arriverait à LavalDieu. Il faut rappeler que l’évangile selon Luc VI parle dans un premier temps des épis arrachés, puis il enchaîne sur le miracle de la main desséchée. C’est d’ailleurs dans ce début de chapitre que l’on voit le mot « Sabbat » cité et décliné le plus grand nombre de fois dans le Codex Bezae ( voir l’erreur Sabat dans l’étude du codex Bezae 2 ).

* Redis,Blès

Le mot Redis, dont on trouve les trois premières lettres RED sur la page 186 du codex Bezae est bien en relation avec Rennes-le-Château. Nous le trouvons logiquement à l’extrémité de la diagonale pour indiquer le point de départ ( de l’autre coté au niveau du triangle ).

Enfin Blès est en relation avec le texte, puisqu’il est question d’épi arrachés, mais je pense qu’il fait aussi partie de la signature de l’auteur du petit parchemin.Cependant le fait de mettre blès au pluriel est particulier car on ne le trouve que dans peu de versions de la bible. C’est le cas dans la bible annotée de Neufchâtel de 1899 ( « Or il arriva, au sabbat second-premier, qu’il passait au travers des blés »  ), mais c’est plutôt la version janséniste de Lemaistre de Sacy qui a ma préférence ( « un jour de sabbat, appelé le second-premier, comme Jésus passait le long des blés » ) car n’oublions pas que Nicolas Pavillon était de cette confession.

* Les erreurs de lettres

Si l’on peut écarter deux types d’erreurs qui peuvent s’expliquer quand on prend le calque d’un document ( T à la place du I et C à la place du G ), trois erreurs que l’on trouve alignées sur la lettre M du mot auteM semblent avoir un lien.

ILLIUUTRIS ( illius= cette )

QUIDA ( quid = quelle )

DISETXITT ( dixit = il a dit )

Il semblerait qu’il faille prendre les lettres remplacées et les lettres qui remplacent pour former des mots latins, ce qui donnerait : UTRI ADDIS ET, soit mot pour mot « celui des deux- tu ajoutes-et » soit « et tu ajoutes celui des deux … ». L’auteur de l’énigme fait-il référence aux « T » que l’on trouve dans auTem afin de comprendre le tracé de la diagonale ou parle-t-il d’autre chose?

* Le tracé situé au-dessus du A de quando

Comme l’a expliqué F Marie, il s’agit de la pique de LavalDieu.

* La forme du texte

On retrouve facilement la ressemblance avec la vallée de LavalDieu, le pas de la roque entre SINON et SOLIS, ainsi qu’une forme évidée carrée, qui expliquerait qu’à cet endroit un échiquier peut être positionné.On remarque aussi que le mot domum  transformé ( le bras du Christ au lièvre ) est correctement placé car le chemin qui conduit de l’homme mort à LavalDieu se trouve à cet endroit.

* Le mot esuriiUt

Il suit le mot Quando dont la lettre O désigne le Lieu, il est donc en relation avec ce dernier.

Nous constatons qu’un U ( en fait un V, car le U n’existe pas en latin ) est remplacé par deux « I ». Comment ne pas voir à nouveau le code IVI qui explique en fait un M est l’association de ces trois lettres. La pierre de Coumesourde s’en trouve expliquée ( le Lieu O, situé à l’intersection des deux axes est au milieu du segment [DB] ).

* En conclusion

Une nouvelle fois, le Lieu désigné se trouve à environ 200 mètres au Nord-Est de LavalDieu. Nous retrouvons les deux directions évoquées sur la stèle, c’est-à-dire sur un document qui ni Plantard ni Cherisey n’a pu modifier. Nous savons que ces derniers ont été capables d’expliquer parfaitement le codage du grand parchemin alors que pour le petit, rien de cohérent n’a été démontré.A l’époque ils auraient pu très simplement expliquer ce que je viens de vous montrer pour confirmer qu’ils en étaient les créateurs, mais cela n’a pas été fait, car ils en étaient incapables.

Ce document a très probablement été réalisé par un prêtre, à partir de l’extrait du codex Bezae que l’on retrouve dans Vigouroux. La modification du mot discipuli fait apparaître deux choses, la page du codex où se trouve cet extrait ( page 186 ) mais plus complètement une date : 1861. L’auteur qui devint disciple du Christ, c’est-à-dire prêtre à cette date est l’abbé Boudet. On comprend alors le choix des mots « bles » et « ὠλένη » . Le premier mot fait référence à la kaïrolo de LVL Celtique, et le deuxième nous parle d’un tableau présent dans sa maison ( domum ) de Dieu, c’est-à-dire dans l’église de Rennes-les-Bains. Ce n’est bien sûr que mon hypothèse…

Je pense que ce document est authentique et légèrement modifié ( A Dagobert etc…). Il fut obtenu par Plantard de façon « peu honnête ». Ce dernier a probablement découvert deux choses, son origine ( Vigouroux ) et le mot SION que l’on trouve « dans la grotte » ( pathétique…) !!.

C’est à partir de cette découverte qu’il eut l’idée de créer le «Prieuré de Sion », car il a compris que cette énigme était en relation avec SION, et que si le Lieu devait un jour être trouvé, il serait obligatoirement en relation avec ce mot : Le prieuré de Sion est en fait l’opportunisme d’un chercheur bredouille.

On comprend alors pourquoi le grand parchemin fut réalisé à l’image du petit, et qu’il connaissait tout du premier et rien du second.

LE CODEX BEZAE ET LA DALLE ( partie 2 )

* L’annotation grecque

Le texte en grec qu’elle accompagne est un extrait de l’évangile de Jean XII, dont la traduction exacte se trouve à l’adresse suivante :

http://www.codexd05.fr/evangile-jean/12

Mais que l’on trouve couramment sous la forme de :

01 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.

02 On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.

03 Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

04 Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :

05 « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »

06 Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.

07 Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !

08 Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

09 Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts.

10 Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare,

11 parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Cette annotation se trouve en haut et à gauche de la page suivante (page 270/856 codex ) :

https://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/270

Elle se compose :

– d’un XAP

– d’un sigle incliné formé d’une croix dont l’axe verticale est un P, et dont la barre horizontale supporte deux S aux extrémités

– une suite de mots grecs en lettres majuscules ( sauf pour la lettre omega ).

– d’une sorte de croix placée devant la troisième et la quatrième ligne, et dont la barre transversale possède aux extrémités deux petits traits verticaux.

Expliquons maintenant ces quatre éléments.

Le XAP

Cette abréviation αρχ indique un début de lecture liturgique. C’est l’abréviation du mot ἀρχή qui signifie commencement. Plus loin dans le texte on trouvera τελ , qui est l’abréviation du mot τέλος, qui signifie fin et indique logiquement la fin de la lecture ( par exemple en français le mot télos se retrouve dans télomères qui sont des structures que l’on trouve aux extrémités des chromosomes et qui se raccourcissent quand on vieillit ! ).Il est donc normal de trouver régulièrement des XAP dans ce lectionnaire.

Le sigle incliné

C’est un christogramme, et plus particulièrement un staurogramme . Ce mot vient du grec  σταυρός, οῦ (ὁ) = pieu pour une palissade mais aussi une croix ( voir crux : https://recharc.fr/lvl-celtique-la-croix-des-sommets/ ). L’image de la croix se retrouve dans la superposition des lettres grecques tau (T) et rho (P) . Ce symbole n’est pas typiquement chrétien et était gravé sur des pièces de monnaie antérieures à J.C .Par exemple on le trouve sur les pièces d’Hérode, car ce dernier prétendait être le roi oint, c’est-à-dire le Christ . Une fois orné des lettres α et ω, il devient un symbole chrétien qu’on peut rattacher à la famille des chrismes dont il est antérieurStaurogrammes et Chrismes s’imposent après Constantin et symbolisent le Christ, que ce soit dans l’Empire romain d’Orient ou d’Occident. La différence entre les deux est que d’un côté le staurogramme symbolise le Christ sauveur (rho signifie aide en grec) et de l’autre le chrisme symbolise le Christ Roi.

La suite de mots

Aνναγνοϲ

μαπερη

τοΚυριάκη

τωνΠροφουτηϲ

ματων

On distingue deux écritures, l’une( la sombre ) semblant corriger et se rajouter à l’autre   ( la claire ).Cependant chaque mot se trouve mal orthographié, et selon les spécialistes en grec ancien, une traduction phonétique semble être souvent proposée.

En fait l’expression est Aνναγνοϲμα περη το Κυριάκη των Προφουτηϲματων.

Maintenant que vous êtes initié au grec ancien, la traduction vous paraîtra plus simple.

Cette annotation est reproduite au début du livre de Scrivener (Bezae_Codex_Cantabrigiensis_scrivener ) 13/551 pdf ). On peut aussi constater que le texte du petit parchemin ( Luc VI ,page 270/551 pdf ) et du grand parchemin ( Jean XII 220/551 pdf ) ne sont que des retranscriptions.

Mais c’est à la fin du livre que l’auteur passe en revue toutes les annotations, à partir de la page 448 ( 539 /551pdf ) et notamment celle qui nous intéresse .

À la page 449 on peut lire :

Selon Scrivener ,deux scripteurs sont à l’origine de cette expression.

Le premier cité (L ) est celui qui a le plus annoté le codex Bezae.

Le second (J) n’est intervenu que deux fois dans le codex, d’abord sur cette page, puis très succinctement sur la page 185b ( page 351/856 codex ).

Il explique que L a écrit le XAP puis le début de l’expression, qu’une correction a été faite sur l’article ( par L lui-même ? ) , et que J est à l’origine du reste de l’expression. Les « télos », c’est-à-dire les fins de lecture se retrouvent à la page suivante pour chaque auteur. Enfin entre crochet il précise :Κυριακή των Βαΐων xii 1-18, c’est-à-dire « dimanche des rameaux » jean XII de 1 à 18.

Parker propose que L corrige J ( Codex Bezae, An Early Christian Manuscript and its Text, 1992 )

Aνναγνοϲμα ( anagnosma )

Ce mot possède deux fautes d’orthographe, car le mot exact est : νάγνωσμα (ατος pour le génitif et τὸ pour l’article ).Il signifie « sujet de lecture ».

On remarque que le scripteur a doublé la lettre ν que l’on trouve en début de mot. De plus il a confondu le ω (omega) avec un ο (omicron) mais à l’époque du scripteur, les deux se prononcent de la même manière. Ces deux erreurs sont reproduites sur le même mot, dans les différentes annotations liturgiques qui accompagnent les évangiles, elles ne sont donc pas caractéristiques de cette page. Ce mot se décline de la même façon que ὄνομα ( voir ci-dessus, notion de grec ancien )et donc ce mot est au nominatif.

Περη ( peré )

C’est un adverbe qui signifie « en vue de » , mais il devrait s’orthographier περ .            A l’époque du scripteur, ι (iôta) et η (êta, devenu îta) se prononçaient tous deux « i ».Mais ici l’erreur est remarquable car dans tout le codex ( voir Annexe 1 ), cette erreur n’a été faite que deux fois. On la trouve sur cette page, et sur la page 47B (80/856 codex ) où le scripteur L semble particulièrement inattentif ,car il oublie un β sur le mot σαββάτo ( voir déclinaison en annexe 2 ). C’est la seule et unique fois sur tout le livre .

το Κυριάκη (to kiriaki )

L’article τὸ avait été mis au neutre, mais Κυριακή qui veut dire « dimanche » est féminin . L corrige J et remplace τ par τ ( qui se prononce « ti » ), ce qui est mieux. Il aurait dû écrire τὴν Κυριακὴν mais comme le final ne se prononçait déjà plus, il a probablement été omis. Enfin le scripteur commet une autre erreur, il met un accent aigu sur le α au lieu de le mettre sur le η .

Le mot Κυριακή (Kiriakí) dérive du mot Κύριoϲ qui signifie «Seigneur» et désigne donc au féminin le «jour du Seigneur» c’est-à-dire le dimanche (dont le latin dominica dies, de Dominus, «Seigneur», qui donne en français «dimanche»).

των Προφουτηϲματων ( to profoutesmaton )

Vous reconnaissez un génitif pluriel avec son article των et sa désinence ματων . C’est donc un complément de nom qui se réfère au mot précédent τὴν Κυριακὴν .

Vous remarquerez que j’ai remplacé une lettre ressemblant à une sorte de gamma par ου .

C’est ce qu’on appelle une ligature, le omicron upsilon, ου est un digramme de l’alphabet grec qui est souvent représenté ainsi. Elle est aussi utilisée pour la lettre cyrillique ouk ‹ Ꙋ, ꙋ › et la lettre latine ou ‹ Ȣ, ȣ ›.Dans l’écriture du grec, la ligature d’un omicron et d’un upsilon a la forme de ce dernier placé au-dessus du premier              ( donc nous devons voir un O surmonté d’un arc de cercle ). Fréquemment utilisée au Moyen Âge, on la trouve particulièrement dans les manuscrits byzantins. Dans le codex, le scripteur L l’utilise et notamment à la page 145b où l’on trouve les deux formes, la ligature et le digramme OY ( ου en minuscule ) dans le mot SABBATOY correctement orthographié:

L’ensemble se traduit par « dimanche des pré-illuminations ». Mais ici aussi il y a des fautes, car le mot proposé sur le codex ne veut rien dire.

Προ = pro veut dire « qui précède », par contre la suite aurait du être φωτισματων qui veut dire illuminations ( illuminationum en latin ) et là on note deux erreurs. La première est que ω a été remplacé par OY . Omicron ( o ) et oméga( ω ) se prononce « o », mais upsilon ( Y en majuscule, υ en minuscule ) est de trop. La deuxième erreur se trouve deux lettres plus loin, à nouveau un η remplace un comme pour le deuxième mot ( περ ) .

Il reste à expliquer pourquoi ce dimanche des pré-illuminations est le dimanche des rameaux. Dans les églises orthodoxes, la veille est appelée samedi de Lazare, qui fait référence à la résurrection de Lazare. Ce jour indique la fin du Grand Carême pour les chrétiens orthodoxes et les catholiques orientaux. Avec le dimanche des Rameaux, il précède la semaine sainte qui se termine par une veillée le samedi soir, juste avant de passer au dimanche Saint. Durant cette célébration, une procession est organisée à minuit. On remet des cierges aux fidèles qu’il faut allumer dans une église plongée dans le noir. Pour cette raison, le dimanche qui précède était appelé dimanche des pré-illuminations.

. la « croix »

Elle aussi est particulière, car inclinée et possédant une branche verticale aux extrémités retournées vers le bas. Placée devant les autres lettres, j’ai cru dans un premier temps que s’en était une. En fait je pense que derrière cette forme de croix, on a bien représenté une lettre qui se trouve à l’envers, c’est la lettre psi (  ψ ).

* En conclusion

Le scripteur J a probablement écrit un PSi à l’envers pour évoquer PS, c’est-à-dire pour expliquer la façon de lire le staurogramme, puis il trace ce dernier sous la forme d’un symbole PS incliné. Ce staurogramme n’a aucun équivalent, car aucun n’est penché et aucun ne possède deux « s » accrochés ( en fait il indique le Sud de cette croix ).

Il écrit une annotation avec trois fautes :το Κυριάκη των Προφουτηϲματων :

– un o au lieu d’un η qui se prononce I

– un Y de trop

– un η au lieu d’un I.

Le scripteur donne une forme particulière à la ligature qui est aussi unique ( extrémités en forme de V inversé ). Quand on sait que upsilon Y est l’ancêtre des lettres U, V, W et Y ( avec U qui s’écrit V en latin et Y qui n’est qu’un bâton surmonté d’un V ), on ne peut penser qu’à la lettre V .Quoi qu’il en soit , si l’on devait translittérer le mot latin IVI en grec ancien, cela ne pourrait donner que IYI et rien d’autre.

Voilà donc qu’IVI est évoqué …

Sur ce… le scripteur L arrive, il rajoute dans la prolongation du staurogramme le XAP qui manquait. Il corrige le o en η ce qui a pour conséquence de détruire le code IVI. Pour y remédier il fait une faute d’orthographe sur le du mot περ en le remplaçant par η , alors qu’il ne l’a jamais fait ( excepté la page 47B où il cumule les erreurs, page qui mériterait d’être étudiée et dont le but était certainement d’attirer l’attention )

Et on retrouve à nouveau IVI entre le XAP et le PS. Il y a bien des similitudes entre le texte de la dalle et cette inscription.

Tout ceci voudrait dire que le scripteur L connaissait cette énigme et dans ce cas on peut s’interroger sur les deux fautes énormes qu’il a commises tout au long du codex, je veux parler du doublement de la lettre ν et de la transformation de ω en ο dans le mot Aνναγνοϲμα .Il faut bien comprendre qu’il lit le grec et qu’il est prêtre, donc il connaît très bien ce que veut dire et comment s’écrit ce mot qui est :

lecteur, provenant du verbe grec traduit par lire, primitivement reconnaître, de ANA indiquant réduplication, et verbe grec exprimant connaître.

En effet GNOSE signifie connaissance en général, mais connaissance de DIEU et de soi-même à cette époque. Il sait que la lecture est liée à la parole, le logos de l’ancien testament et il sait qu’au début était Dieu. Pensez-vous réellement qu’un prêtre qui sait lire le grec dans le codex ne sache pas ce que nous même nous connaissons sans avoir son niveau dans la maîtrise de cette langue ancienne ?

Alors si on admet le code IVI tout devient logique. Un N est un I associé à un V comme l’expliquait l’abbé Boudet dans LVL Celtique , et donc ce mot est ici expliqué en découpant judicieusement le mot Aνναγνοϲμα:

AIVIVAΓNΩC

    M A

Le M est IVVI soit IVI , le mot est en relation avec Dieu et pour le préciser on rappellera ( comme le fait le staurogramme ) que Dieu est l’ α et l’ω .

Quand j’avais interprété le texte de la dalle, avec son PAX et sa direction Sud-Ouest PS, l’origine du petit parchemin n’avait pas encore été trouvée. Qu’elle fut alors ma surprise de retrouver un jour cette direction dans un coin de page du codex Bezae, à propos d’ un sujet en relation avec le grand parchemin et dont l’extrait d’évangile nous parle de la sépulture du christ ( direction Sud -Ouest donnée de façon incompréhensible à ce staurogramme ) .

Je découvre maintenant que les fautes d’orthographe qui paraissent bien intentionnelles font apparaître le code IVI.

Quelles seraient alors les chances d’un codeur du XIX siècle créant le petit parchemin, de trouver ce genre de document qui ne serait que le résultat d’un immense hasard ?

Alors je me pose des questions et je me dis qu’il est fort probable que ce secret qui a commencé il y a bien longtemps est bien « un secret de prêtres », car seuls les prêtres avaient accès à ce codex et possédaient la connaissance pour interpréter ces erreurs.

ANNEXE 1 :

ΑΝΝΑΓΝΟCΜΑ

ΑΝΝΑΓΝΟCΜΑ ΠΕΡI      ΑΝΝΑΓΝΟCΜΑ ΠΕΡΗ          deux fois

24-42-80-96-98-100-106-108-110-118-122-128-132-134-136-138-160-168-176-184-198-210-212-218-222-224-226-228-240-256-260270274-278-284-292-300-379-383-385-397-401-403-411-413-417-421-453-457-469-471-475-477-487-489-495-539-555-557-559-601-607-695

ANNEXE 2 :

σάϐϐατον, ου (τὸ) [ϐᾰ] 1 le sabbat, jour de repos chez les Juifs,

Cas Singulier Pluriel Duel
Nominatif

τὸ

σάββατον

τὰ

σάββατα

τὼ

σαββάτω

Vocatif

σάββατον

σάββατα

σαββάτω

Accusatif

τὸ

σάββατον

τὰ

σάββατα

τὼ

σαββάτω

Génitif

τοῦ

σαββάτου

τῶν

σαββάτων

τοῖν

σαββάτοιν

Datif

τῷ

σαββάτ

τοῖς

σαββάτοις

τοῖν

σαββάτοιν

LE CODEX BEZAE ET LA DALLE ( partie 1 )

* Les parchemins

Depuis quelques années, nous connaissons le texte de base qui fut utilisé lors de la création du petit parchemin, je parle bien entendu du codex Bezae. Et depuis cette date nous savons que le grand parchemin n’a pas été réalisé à partir de ce même codex, mais a été créé à son image, c’est-à-dire en imitant l’écriture onciale. C’est une des raisons qui font que je pense qu’ils ne furent pas crée par la même personne .De plus, l’analyse du petit parchemin nous conduit au même lieu, alors que le grand parchemin nous propose un codage complexe impossible à résoudre sans connaître chaque étape, et dont la solution n’est qu’une nouvelle énigme. Ceci dit, l’évangile qui fut choisi pour élaborer ce dernier ( Jean XII ) n’est pas quelconque, car dans le codex Bezae on le trouve associé à quelques mots grecs :

ΑΝΝΑΓΝΟC/ΜΑΠΕΡΗ/ΤHΚΥΡΙΆKH/ΤωΝΠΡΟΦ(ΟΥ)ΤΗC/ΜΑΤωΝ

et symboles qui nous rappellent l’énigme de la dalle ( https://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/270 ) et c’est à ceux-ci que nous allons nous intéresser.

Mais dans un premier temps, rappelons l’historique du codex.

* Le codex Bezae

Ce codex bilingue ( grec-latin ) est probablement la copie d’un texte plus ancien apporté en Gaule par Irénée dans les années 170. Selon F.Scrivener il fut crée dans le Sud de la France, mais d’autres origines sont proposés par différents chercheurs. Il fut retrouvé à Lyon lors des guerres de religion et sauvé par Théodore de Beze qui l’envoya ensuite en Angleterre, ce qui lui vaudra le nom complet de « Codex Bezae Cantabrigensis ».

Cet ouvrage possède deux types d’annotations réalisées essentiellement sur les pages Grecques.

Les premières plus récentes ( probablement entre le IV et le XI siècle ) ont pour but de repérer des lectures qui seront faites à des temps liturgiques particuliers. Les spécialistes ( Scrivener, Harris, Parker… ) estiment qu’elles furent écrites par une dizaine de personnes différentes. Identifiées par les premières lettres de l’alphabet, ils sont appelés correcteurs ou annotateurs. Ces scripteurs préparent le codex qui devient ainsi un lectionnaire.

Les secondes plus anciennes furent réalisées dans un but peu connu, que les spécialistes appellent PROSERMENEIAI ou HERMENEIAI . Ce sont des sentences divinatoires destinées à répondre à des intentions précises. En cela elles ressemblent aux réponses des oracles que l’on venait interroger dans la Grèce antique ( https://brill.com/view/book/edcoll/9789004379916/BP000006.xml ).

* Notions de grec ancien

Afin de comprendre la suite de cette étude, il faut connaître quelques notions de cette langue que j’ai découverte récemment. Pour les traductions, j’ai bénéficié de l’aide de deux spécialistes en grec ancien sans lesquels je n’aurai pas pu avancer dans mes recherches, et je les en remercie de nouveau.

Le grec ancien ( comme le latin ) est une langue flexionnelle qui se décline, c’est-à-dire que dans une phrase, la fonction d’un mot est précisée par une terminaison appelée désinence, ce qui a pour conséquence que la place du mot dans la phrase n’a pas d’importance. En français il n’y a pas de déclinaison, car l’ordre des mots précise la fonction. Nous commençons par exemple une phrase par un sujet, suivi du verbe puis du ou des compléments d’objet pour les verbes transitifs.

Ainsi en grec ancien chaque mot se décline en fonction de son rôle. Il existe trois déclinaisons, et chacune possède cinq cas que l’on peut expliquer sommairement :

– Le nominatif qui représente le sujet

– l’accusatif qui est le complément d’objet direct

– le génitif ou complément du nom.

– Le datif ou complément d’objet indirect,

– Enfin le vocatif utilisé dans une conversation pour interpeller quelqu’un . Ce dernier cas ne nous intéressera pas dans l’étude qui va suivre.

Dans un dictionnaire grec on vous indique en premier lieu le nominatif, suivi de la désinence du génitif, ce qui permet de décliner le mot.

Par exemple « le nom » se dit en grec ancien τὸ ὄνομα ( on cite le nominatif ) et dont la translittération en français donne « to onoma » .On peut décomposer ce mot en deux parties, son radical ὄνο suivit de la désinence caractéristique des mots neutres : μα .

C’est un mot qui obéit à la troisième déclinaison, et particulièrement à celle des noms neutres ( ni masculin, ni féminin ) au thème consonantique. On retrouve la racine dans le mot onomatopée ( ou littéralement « création de mot » ) .

Pour information le mot commence par omicron ( o court , prononcé brièvement, à la différence de ω oméga ou o long ), il est surmonté d’un accent aigu ( donc on prononce plus fortement sur cette voyelle ) et d’un esprit doux ( donc pas d’aspiration ).

Chaque article subit aussi la déclinaison comme on peut le constater dans le tableau suivant :

τὸ ὄνομα, –ατος = le nom

Singulier

Pluriel

Nominatif

τὸ ὄνομα

τὰ   ὀνόματα

Vocatif

ὄνομα

ὀνόματα

Accusatif

τὸ ὄνομα

τὰ   ὀνόματα

Génitif

τοῦ ὀνόματος

τῶν ὀνομάτων

Datif

τῷ ὀνόματι

τοῖς ὀνόμασι[ν]

Pour le datif pluriel on rajoute si nécessaire un ν (nu ) pour éviter un hiatus, soit deux voyelles qui se suivent, rendant ainsi la lecture difficile.

Par exemple si je commence une phrase par : Les noms sont faciles à écrire…,alors « Les noms » forme le groupe sujet, donc il sera mis au nominatif soit τὰ  ὀνόματα ( ta onomata ) et il pourra être placé n’importe où dans la phrase.

On retrouve la même chose en latin, et souvent le verbe est rejeté à la fin de la phrase, ainsi on peut dire : Et in arcadia ego ivi, « moi aussi je suis allé et je suis en Arcadie ». arcadia peut être le nominatif, le vocatif ou l’ablatif selon l’accent que l’on place sur la dernière lettre « a ». In est une préposition qui s’emploie à l’accusatif et à l’ablatif, donc arcadia est à l’ablatif.

Mais revenons aux annotations grecques de la page 150v…

LA STÈLE DE LA TOMBE DE MARIE DE NEGRI D’ABLES

PRÉSENTATION

C’est l’un des documents les plus importants de cette affaire. Il fait partie de ceux que je considère comme principaux, car son authenticité ne peut pas être remise en cause. Cette stèle est décrite dans le bulletin de la société d’études scientifiques de l’Aude de 1905.

Beaucoup se sont demandé si le texte était « codé ». Certains ont tenté d’expliquer que les lettres décalées ou modifiées, étaient simplement le fait d’un ouvrier graveur peu scrupuleux.

Cette proposition ne résiste pas à l’analyse du document, car quel serait le nombre de chance que seul le hasard fasse que trois alignements de lettres soient le fruit de ces erreurs ?

Pour le vérifier, il suffit « de parcourir les cimetières » et d’analyser les textes d’un nombre important de stèles afin d’y retrouver cette même particularité. Je suis persuadé que si vous entreprenez ce travail maintenant, vous ne serez pas prêts à terminer la lecture de ce livre !

( idem si vous faites l’expérience sur des textes extraits de livres divers …)

ÉTUDE

mon approche

Pour ma part cette stèle est la représentation simplifiée d’une carte, car le seul sens que l’on peut donner au souhait de créer des alignements de lettres dans un texte, est d’indiquer des directions.

Ce seront des droites et aucun autres tracés, car la petitesse du texte n’autorise pas, à mon sens, d’autres tracés géométriques.

Ensuite le Lieu que l’on souhaite indiquer est relativement proche. Quand on souhaite indiquer un lieu, on le fait en utilisant une référence évidente et à proximité. Donc tout village se trouvant à l’extrémité d’une direction donnera une limite ( car si le lieu se trouvait plus proche de ce dernier, c’est lui qui logiquement devrait être pris comme référence ).

Enfin le codage doit être cohérent. Si une direction est indiquée par rapports à un lieu, une autre direction le sera par un lieu ayant les mêmes caractéristiques. En d’autre termes, si la première direction trouve son origine dans le cimetière près d’une église, alors l’autre direction a de grandes chances de posséder cette caractéristique.

Les deux alignements principaux

* La lettre « T »

Le premier alignement concerne la lettre « T ». Sur les six lettres T présentes dans le texte, trois se trouvent alignées. Le premier « T » est obtenu par la transformation d’une lettre « I » et un quatrième « T » est évoqué dans le nom « DHAUPOUL » qui accepte deux orthographes dont l’une est « HAUTPOUL », ce qui est remarquable.

On en déduit qu’il y a bien une intention de construire cette droite qui part d’ici (CT), c’est-à-dire du cimetière de Rennes-le-Château, et qui se prolonge vers le Sud-Est. Cette diagonale fut identifiée par plusieurs chercheurs bien avant moi. Elle conduit au mot CATIN que l’on peut en effet interpréter comme étant une cache.

En ce qui concerne le choix de cette lettre, je pense pour ma part qu’elle fait référence avant tout à une Tombe .

* La lettre « M »

J’ai eu la chance d’être le premier à décrire cet alignement de trois lettres et à expliquer qu’il représente la direction Sud-Ouest passant par Arques, mais aussi et surtout par Rennes les Bains .Ce village proche de Rennes-le-château se trouve à l’Est , comme l’est la première lettre M par rapport à la première lettre T.

Cette ligne se compose donc des trois et uniques lettres « M » du texte. Elle n’est possible que par le décalage à droite et en dehors du texte de la première lettre M que l’on trouve à la fin de la première ligne. Il n’y a donc ici aucune place au hasard. Enfin elle traverse l’ensemble des lettres « VII » qui constitue pour ma part la clé de cette énigme qui sera souvent évoquée dans différents documents, mais ce dernier point peut être pour l’instant, considéré comme une simple interprétation de ma part.

Les autres lettres

* La lettre « P » décalée

Ici aussi d’autres chercheurs ont remarqué qu’elle se trouve à la verticale de la croix située en haut de la stèle. Certains ont expliqué qu’elle représente un chrisme quand elle est associée aux deux diagonales et je les rejoins sur cette analyse, mais cela reste une interprétation. Pour ma part je pense qu’elle représente la Pique de LavalDieu car c’est le seul amer qui se trouve proche de cette direction Sud-Est.

* Les lettres « E »

On observe deux alignements de quatre lettres « E » situées pour le premier à la fin des quatre premières lignes et au milieu des quatre lignes suivantes pour le deuxième.

Pour le premier alignement, deux des lettres sont en majuscule et situées en exposant par rapport à la ligne. J’interprète ces deux « E » comme le souhait de l’auteur de ce texte d’évoquer « DI-EU », mais ce n’est qu’une interprétation qui peut ne pas être prise en compte.

Le petit « e » de la première ligne est quant à lui probablement en relation avec DIEU, c’est pour ma part l’évocation « de son fils » c’est-à-dire le Christ, mais nous vérifierons au cours de cette étude si ces propositions sont judicieuses.

En ce qui concerne le deuxième, il se trouve à l’intersection des deux directions T et M, ce qui voudrait dire que ce qui est évoqué par le premier alignement de lettre E se trouve à cette intersection.

* La lettre « O »

Elle se trouve à la suite du dernier M et pourrait signifier que la direction M passe par « deux cOls » ( col d’Al Pastre au Nord-Est et pas de la Roque au Sud-Ouest )

* Le « B » transformé en « R »

Déjà en 1633, Rennes les Bains était connu sous le nom de Baings de Règnes . Étant donné que la diagonale de M commence sur la première lettre de Marie de Negri d’ABles, il est logique que l’on trouve dans le reste du nom un élément qui permette d’identifier les Baings de Règnes. C’est donc un R qui est mis à la place du B dans le mot aBles.

CONCLUSION

Ce qui me semble être certain :

Le texte de la stèle représente une carte sur laquelle sont indiquées deux directions. La première est une direction Sud-Est partant du cimetière (ICI) , c’est l’alignement de lettres « T ».La deuxième est une direction Sud-Ouest qui part de Rennes-les-Bains. Ces deux villages sont deux lieux ayant les mêmes caractéristiques ( église avec cimetière ). Le lieu indiqué doit très probablement se trouver à l’intersection de ces deux directions.

La stèle désigne une zone ( hachure violette sur la carte ), mais qui n’est pas encore assez précise. La dalle associée à la stèle apportera cette précision.

Ce qui se réfère plus au domaine interprétatif :

La direction symbolisée par les lettres « M » se retrouvera précisée sur la dalle ( P-S Prae-cum ).

Cette dernière traverse « la clé historique » de l’énigme, à savoir la combinaison de trois lettres (VII ) qui dans un ordre particulier forme le palindrome IVI ou LVL ( «I » étant la minuscule de « L ») soit en réunissant ces trois lettres en une seule, la lettre « M ».

Les lettres « E » précisent le contenu…

Nous retrouverons la même logique quand nous étudierons le petit parchemin qui fut réalisé à l’image de la stèle.

* Les deux tombes de RLB

Si l’existence du texte de la stèle ne fait aucun doute, il en est pas de même pour celui de la dalle. C’est P.Plantard qui nous le proposa, et donc nous pouvons légitimement nous interroger sur l’intérêt de ce document. Cependant il ne faut pas oublier que ce dernier a su par moment nous fournir d’autres sources qui se sont révélées très intéressantes. Il serait donc tout aussi stupide de tout accepter que de tout refuser.

C’est sur Rennes les Bains que nous allons trouver des arguments qui accréditent son existence.

Je veux parler de deux tombes qui se trouvaient dans le cimetière accolé à l’église.

La première est celle de Jean Vié où l’on peut lire :

ICI REPOSE

Jean Vié

né en 1808

Nommé Curé en 1840

Mort le 1er 7bre 1872

_______

PRIEZ POUR LUI

Nombreux sont ceux qui constatèrent que cette stèle faisait référence à une autre, celle de Marie de Négri d’Ables ( 17 Janvier ) et que les trois dates permettaient de faire deux calculs :

1872 – 1840 = 1840 – 1808 = 32

Nous obtenons deux fois 32 qui pourrait correspondre aux nombres de cases noires et blanches présentes sur un échiquier.

Mais il existe aussi une autre tombe « double », celle de Paul Urbain de Fleury, né en 1778 et mort en 1836 .

La plus ancienne portait un texte sur chaque face, reproduit ci-dessous :

CI GIT PA

UL URBAIN

DE FLEURY

NE LE 3 MAI

1776

CI GIT PA

UL URBAIN

DE FLEURY

DECEDE LE

7 AOUT

1836

Sur la deuxième il est question des restes transférés ( photo 1967 ). Certains chercheurs ont précisés que ce transfert eu lieu en 1936, à la fin de la concession, mais l’erreur sur la date de décès pose toujours question.

Restes Transférés

de Paul-Urbain comte de FLEURY

décédé le 7 aout 1856

à l’age de 60 ans

On peut constater que sur la première tombe la coupure du mot « PAUL » a permis de faire apparaître sur chaque face, trois lignes composées de huit caractères. Mais il en est de même pour la première ligne qui commence par un mot incomplet (CI ) et qui complétée (ICI) donnerait quatre lignes ayant chacune huit caractères soit 32 cases blanches pour l’inscription relative à la naissance et 32 cases noires pour l’inscription relative à la mort.

Deux des dates proposées sont fausses, mais elles présentent une particularité. L’une est un multiple de 8 ( 222*8 = 1776 ) et l’autre beaucoup plus rare, est un multiple de 64 ( 29*64 =1856 ) car il faut attendre l’année 1920 pour retrouver une telle particularité.

Notons aussi que cette date se retrouve sur la croix dans l’entrée de l’église à l’initiative de Jean Vié , curé du village et de P Delmas le maire ( cf étude Léa Rossi ) .

Nous trouvons à nouveau une référence à l’échiquier qui se compose de 8*8 = 64 cases.

* En conclusion

Deux tombes initialement orientées vers Rennes-le-château ( Jean Vié et Paul Urbain de Fleury ) évoquent la tombe de Marie de Negri d’Ables pour l’une d’elles, et chacune fait référence aux 64 cases d’un échiquier.

Maintenant si l’on s’intéresse à la tombe de Rennes-le-Château, La stèle ne fait référence ni à ce nombre, ni à l’échiquier.

Par contre si l’on envisage la présence d’une dalle sur laquelle sont gravés deux lignes verticales composées chacune de huit caractères, ainsi que quatre mots en relation avec les échecs, alors les informations données sur les deux tombes présentes dans le cimetière de Rennes-les-Bains, prennent tout leur sens.

Nous allons donc pouvoir, à la lumière de ces constatations, étudier ce que pourrait raisonnablement indiquer le texte inscrit sur la dalle, en utilisant les informations apportées par l’analyse de la stèle et de LVL Celtique.

Ces trois croix possèdent deux points communs . D’abord elles sont toutes plantées à LavalDieu. La croix principale s’y trouve encadrée par les deux autres. N’oublions pas que l’auteur du livre est un abbé, il va donc coder en s’aidant de ses connaissances religieuses.

Mais il existe un deuxième point important que certains d’entre vous ont pu constater pour deux des trois croix. Elles sont associées à une pierre en forme de parallélépipède.

La « croix des sommets » possède la pierre du Bazel dont l’orientation pointe sur LavalDieu. La « croix du petit cromleck » est en relation avec la pierre carrée connue sous le nom de « dé »,dont la représentation est donnée dans l’ouvrage. Ces deux croix associées à leur pierre de section carrée vont permettre de comprendre qu’il en est de même pour la « croix de Dieu ». Elle aussi possède sa pierre parallélépipédique de section carrée qui se trouve au lieu d’intersection des trois croix sur le terrain de LavaLDieu. L’idée est simple, le dolmen où se trouve l’entrée du Lieu se trouve à la base d’une petite paroi à l’arrière de cette pierre ( voir page 244 ).

En fait, dans l’absolu, il n’y a pas trois mais quatre croix qui se rejoignent à LavalDieu car les deux diagonales du carré forment la dernière des croix.

* Le dolmen et les croix Grecques

L’abbé explique qu’il a deux groupes de dolmen. L’un est composé de deux dolmens et se trouve aux Roukats et l’autre est composé de cinq dolmens se trouvant au Serbaïrou. Dans cette affirmation il met en évidence deux symétries dolmens/croix. Les cinq croix ( représentées six fois sur la carte ) du cap de l’homme sont symétriques aux cinq dolmens du roukats par rapport au centre de symétrie du grand cromleck. Les deux croix de l’Illète sont symétriques aux deux dolmens du roukats par rapport au centre de symétrie du petit cromleck.

Mais en fait un seul dolmen est représenté sur toute la carte, c’est celui qui se trouve au-dessus de la plus grande croix, pas loin de la pierre ronde en forme de pain.

* Le phonème « OU »

Où cela devient intéressant, c’est que la croix et le dolmen se trouve dans l’alignement des deux marques-repères que l’on trouve aux extrémités de la carte, et que l’ensemble est associé au phonème « ou ».

Commençons par tracer ce premier axe. Celui-ci est parallèle à un deuxième axe situé plus à l’Ouest. Plusieurs lieux contenant la lettre « K » se retrouvent sur ce dernier tracé mais surtout il est déterminé par l’utilisation faite par l’abbé, de mots-relais particuliers. On trouve les mots « pointe et aiguë », « tête et arête », enfin les « assises » qui représentent la forme d’un banc, c’est le symbole utilisé pour représenter le dolmen, dolmen associé aux « croix grecques »,comme nous venons de voir précédemment.

Vous trouverez à la fin de ce chapitre les pages qui contiennent deux de ces mots ( pointe et aiguë ). Je vous invite à parcourir le livre à la recherche des autres mots-relais pour constater les associations. Un sous-chapitre, celui qui concerne les Kjoekken-moeddings où l’on retrouve le mot-relais -jeter- ( voir page 135 ) est particulièrement concerné .

Pour revenir au phonème « ou », avez-vous remarqué comment certains lieux du cromleck avaient changé de nom ?

Le Cardaussel est devenu CardaOUssel par l’addition d’une lettre « O », le Roko Forkado est devenu Roko FOUrkado par l’addition d’une lettre « U ». Constatez maintenant que les axes qui viennent d’être tracés coupent des mots où se trouve ce « OU ».

Tout en bas l’abbé précise étrangement sur la carte GOUndhill OU Sarrat plazent, juste au-dessus l’axe passe par le SeirbaïrOU ; puis la fOUcilhe. Nous verrons que ce son « OU » est repris dans le livre sous une autre forme qui est « OO » avec cette même prononciation.

Il y a l’axe CugulhOU – Haum-mOOr (mOUr en page 61 ) puis celui qui passe par les rOUlers, enfin celui qui passe par le rOUcats et la fontaine des HOUnds.

En haut de la carte se trouve l’axe CardaOUssel, CardOU , Roko fOUrkado et dessous celui qui passe par le cugulhOU et le ruisseau du bOUsquet.

Même l’axe qui passe par le Tribé possède cette caractéristique dans sa définition qui ne correspond pas à la réalité, car le Tribé se trouve bien loin du ruisseau de la cOUme  :

page 290

le vallon dans lequel cOUle le ruisseau de la cOUme.

* Quatre croix et quatre dolmens

Ce tracé est symbolique, il n’a pas la précision des autres tracés que l’on a vu précédemment. Il permet probablement d’expliquer, c’est du moins mon opinion, ce que l’on trouve en partie dans le Lieu.

Comme vous pouvez le remarquer ce tracé est symétrique, il représente deux fois la marque en forme de double croix que l’on trouve en haut et en bas de la carte.

Mais on peut voir aussi le symbole du dolmen représenté de façon symétrique quatre fois.

 

Le ruisseau de la FOUrest ( ou FOUR- REST soit quatre tombes ) résumerait-il ce que l’on trouve en partie dans le Lieu car les quatre croix et les quatre dolmens représentent quatre tombes, selon les explications données par l’abbé dans son livre ? Probablement mais pas uniquement…Nous pouvons aussi constater que cette figure symétrique  possède un centre de symétrie qui se trouve très proche de l’église (ekklèsia ) de Rennes les bains .

* Les directions cardinales

Souvent l’abbé fait référence dans son livre à la direction Orient-Occident, mais aussi à la direction Nord-Sud. C’est le cas quand il parle des cours d’eau qui parcourent son cromleck, particulièrement la Sals. Il fait d’ailleurs le parallèle avec la rivière Aude dans le chapitre qui précède ceux qui concernent la carte.

À l’Orient de ce tracé se trouve l’étang de Leucate où vivent des anguilles, au Sud il y a le village de Gincla, dernier village Sordes où l’on produisait le fer, mais c’est d’abord à l’Ouest que nous allons nous intéresser.

Les huit axes horizontaux vont couper la commune d’Espéraza. L’abbé va nous expliquer à sa façon qu’il est ici question de Dualité. C’est en page 222 qu’une faute est commise sur un nom, car Calixte ne possède qu’un seul « L » . Il est question de la buLLe de caLLixte II sur la page 222, pape élu au pontificat un 2 Février

Mais le plus intéressant est au Nord, où l’on trouve le village de Serres et son église à la double croix. Dans le prochain chapitre nous parlerons de -Serre- et d’-assemblée-, du Christ, d’Ambroise, de Saint Augustin et de Saint Jean-Baptiste mais aussi de l’Arche d’Alliance.


Pointe

Page 5

depuis la pointe septentrionale de la presqu’île Cimbrique « (Danemark) jusqu’aux Apennins, depuis les trois Finisterre(s ? ) de Bretagne, de Gaule et d’Espagne

Page 59

A la pointe du jour, les anges pressaient Lot de quitter la ville en lui disant : levez-vous, emmenez votre femme et vos deux filles

Page 159

Les Agnotes, qui occupaient, au nord des Corisopites, la pointe armoricaine appelée le cap Finisterre

page 166

Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité,

page 181

Lactora, situé sur le sommet d’une montagne escarpée, au pied de laquelle coule le Gers, indique manifestement l’éminence où il est assis, et aussi la préférence déclarée des Celtes pour les hauteurs lorsqu’ils fondaient une ville, – to like (laike), aimer, goûter, – tor, (torr), hauteur terminée en pointe –.

page 228

A l’ouverture du cromleck, sur la rive droite de la Sals, apparaît une montagne appelée Cardou : vers le sommet, commencent à se dresser des pointes naturelles, connues dans le pays sous le nom de Roko fourkado.

Page 230-231

Sur la rive gauche de la Sals, le cromleck commence au rocher de Blancfort. La pointe naturelle de ce roc a été enlevée , dans le moyen-âge, pour permettre la construction d’un fortin servant de poste d’observation. Il reste encore quelques vestiges de maçonnerie témoignant de l’existence de ce fortin. Cette roche blanche qui frappe les yeux tout d’abord, est suivie d’une assise de rochers noirâtres, s’étendant jusqu’à Roko Négro.

page 231

En suivant ces roches du regard, l’œil est bientôt arrêté par un ménir isolé, dont la pointe se montre au-dessus des chênes verts qui l’entourent. Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës. Cette dernière roche, séparée de Cardou et offrant plusieurs pointes réunies par la base, a présenté à nos ancêtres l’idée des petits êtres composant une famille et retenus encore auprès de ceux qui leur ont donné le jour, et ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos.

Page 236-237

A côté du premier de ces deux roulers, un petit ménir dresse sa pointe émoussée : deux autres ménirs sont renversés à droite et à gauche. Ils étaient simplement posés sur le sol et non point enfoncés dans la terre, car le plan de leur base

Page 237

Tout près de l’endroit où Trinque-Bouteille déverse ses eaux dans la Blanque, de nombreuses pointes devaient s’élever sur les grandes roches bordant la route de Bugarach :

Page 238

Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque. Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme

aiguë

page 210

claw (clâu), griffe, serre, – to tear (tér), déchirer, mettre en pièces –. Il était bien juste que les Franks stigmatisassent cette action criminelle en comparant le meurtrier à un oiseau de proie, déchirant de ses serres aiguës une victime sans défense.

Page 166

Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), principal, – ear (ir), épi de blé.–

page 231

Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës. Cette dernière roche, séparée de Cardou et offrant plusieurs pointes réunies par la base, a présenté à nos ancêtres l’idée des petits êtres composant une famille et retenus encore auprès de ceux qui leur ont donné le jour, et ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos

page 238

Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque. Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées

page 239

une dénomination aussi agréable que celle de Goundhill. Cette colline, hérissée de roches aiguës,

OP

bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes.

LA CROIX DU PETIT CROMLECK OU CROIX DE L’OSTIE

Cette dernière croix ( enfin presque …) est la croix la moins évidente à trouver. À la différence des deux autres, c’est plus une notion de « forme ronde » qui fait le lien entre les différents lieux permettant de la construire. Malgré cette différence, elle n’en reste pas moins bien réelle, avec ses mots-relais, comme vous aurez l’occasion de le vérifier. C’est la croix du petit cromleck, donc elle n’a pas la même signification que les deux autres. C’est aussi la plus grande des croix.

* Le tracé

Il va commencer grâce à une expression que l’on ne trouve que trois fois dans le livre, et dont deux concernant les paragraphes VII et VIII relatifs à la carte. Cette expression parle de « grosses pierres rondes »

page 167

Le cercle de pierres, ordinairement de forme ronde, représente le pain : Cromleck, en effet dérive de Krum (Kreum), mie de pain et de to like (laïke), aimer, goûter. Dans le Cromleck de Rennes-les-Bains, on voit de fortes pierres rondes, figurant des pains, placées au sommet de roches énormes.

page 232

Sur ce point très élevé, on aperçoit une réunion de fortes roches portant le nom de Cugulhou. Cette masse n’est point en entier naturelle ; le travail des Celtes y apparaît fort clairement dans les huit ou dix grosses pierres rondes transportées et placées sur le sommet du mégalithe.( 1 )

page 244-245

Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche. Ce dolmen, fermé à une extrémité, offre l’image d’une grotte. En se plaçant sur le chemin conduisant à Sougraignes, l’œil distingue aisément la structure de toutes ses parties. Tout à fait dans le haut, directement au-dessus du dolmen, une roche de la crête porte une croix grecque gravée dans la pierre : c’est la plus grande de toutes celles qui nous a été donné de reconnaître.

Les deux pages avec les images : Les Roulers et la Pierre levée

En se rapprochant de l’ancien chemin de Bugarach, à la même hauteur que celle du dolmen, une roche énorme est ornée d’une pierre assez forte présentant la forme ronde du pain.( 6 )

Mais avant cela, commençons par tracer les contours du petit cromleck. La description faite par l’abbé n’est pas très précise pour déterminer sa forme exacte mais grossièrement il ressemble à un triskell celtique. La forme n’a pas vraiment d’importance par contre il commence puis se termine au cercle et son centre est le roucats. C’est par ce lieu que passe notre première droite.

page 244

Un second cromleck, d’une moindre étendue, est enfermé dans celui que nous avons tâché de retracer. Partant du hameau du Cercle, vers le milieu du flanc de la montagne, il suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque-Bouteille, se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend au Roukats, pour se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ.

Le roukats est un lieu particulier. Il possède dans ce livre deux orthographes anglaise et française :

– en français l’une est avec un « k » et l’autre avec un « c ».

– en anglais il est question de ronghcast, ( page 293 ) mot qui n’existe pas dans le Sadler, par contre il est correctement orthographié en page 19 : to Roughcast (reuffcast), tailler grossièrement.

Le but est double, il permet d’indiquer que ce lieu fait partie de deux figures ( l’arc et la croix ) mais aussi d’évoquer le son « ron », car dans cette croix il sera question de « rondeur ».

Sur cette première branche, quatre lieux y sont associés, les pierres rondes du Cugulhou (1 ) du couchant, la pierre ronde du Serbaïrou ( 6 ), la forme trois fois arrondie du petit cromleck qui commence et finit au Cercle ( 4 ) de forme ronde et enfin le Roucats ( 5 ) ou plutôt doit-on dire le Ronghcast ..

Passons à l’autre branche, ici il sera question de trou, c’est-à-dire de petit cercle, qui comme tout le monde le sait, possède une forme ronde. Il faut relire la page 246 quand l’abbé définit le Cercle pour comprendre comment il relie le petit cercle avec le grand.

Une nouvelle fois, tout est dans la phonétique. Ainsi hole et hall se prononcent de la même façon. Simplement la traduction choisie dépendra de la fonction première du lieu. Si le but est d’évoquer la forme carrée ce sera hall, sinon pour la forme arrondie ce sera hole .

Voyons ce que Sadler nous apprend sur le mot hole :

HOLE, [hôle] s. trou, m.; creux, m.flache, f. caverne, f.: petit logement.

Pour ce qui est de la définition de hall, elle ne fait pas référence à une habitation ou à une maison qui ne sont en fait qu’une interprétation faite par l’abbé, de la définition que l’on trouve dans le Sadler et qui est la suivante :.

HALL, s. salle, f.; salle d’assemblée ; vestibule, m. palais, m.- Town hall, hôtel de ville , m.-Common hall, conseil municipal.

J’en profite pour vous donner d’autres définitions que l’abbé utilise dans son livre et qui sont en relation avec notre propos, car elles contiennent le son [hôle]. La première est un synonyme de « hole », la deuxième un dérivé du mot, enfin les troisième et dernière sont des homonymes:

HOLLOW, s. creux, m. fosse, f. trou, m. cavité, f. passage, m. canal, m.

HOLY, -adj. saint ,pieux , religieux, pur , Holy water , eau bénite.-,holy Thursday, l’Ascension, f. The holy writ, la sainte Écriture.

To HALLOO, va. et m. exciter les chiens par des cris, encourager par des cris ; appeler quelqu’un en criant.

To HALLOW, va. Consacrer, sanctifier, bénir.

Mais n’oublions pas une définition du Sadler où il est question de « tuile », et qui fait le lien entre les mots hall et hole :

lMBRICÉE, adj . F .hallow.-Une tuile imbricée , a gutter tile, a hollowed tile.

L’ancien mot « imbricée » qui veut dire en fait « imbriquée » c’est-à-dire « emboîtée », a pour racine le mot -brique- qui un mot-relais utilisé par l’abbé. Dans le dictionnaire universel de la langue Francaise de Gattel en 1827 on trouve :

IMBRICÉE, adj. fém. Une tuile imbricée, une tuile concave, creuse.

Donc Hole et Hall sont bien deux logements ayant la même prononciation, le premier est petit et l’autre est plus grand. C’est aussi une caverne, nous en reparlerons. Enfin c’est un creux, un trou comme celui que l’on trouve dans la pierre du même nom et qui se trouve sur notre trajectoire. Nous allons pouvoir descendre le long de cette deuxième branche et constater :

Scarrajols ( 7 ): page 291, Hall en lien avec la page 87 ( les constructions des Numides de la campagne, oblongues et couvertes de briques arquées (tuiles à canal) sont appelées par eux mapalia.)

Rajole ( 7 ): page 290– hole, petit logement – , qui désigne aujourd’hui la brique.

Siala ( 9 ) qui fait partie du Roucats ( 5 ) : page 292 , – to see (si), voir,hall, maison –

Après le Roucats c’est-à-dire après le centre du cromleck que nous avons déjà étudié, il y a les deux roulers , deux grosses pierres rondes ( en fait une seule roche tremblante comme cela est expliqué dans le rapport de la SESA, mais nous y reviendrons dans le prochain chapitre ), et enfin le territoire de l’homme mort où se trouve la pierre au trou . Cette dernière est polie, émoussée à la différence du silex taillé que nous avions trouvé dans le tracé de la croix de Dieu. Nous sommes sur un terrain tout près du Lieu et c’est pour cela que les croix s’y rejoignent.

Enfin il y a au bout de cette branche LavalDieu où se trouve le Lieu, sous l’aspect de la kaïrolo ( page 166 et 295 ) dont la définition contient le mot Hole.

La kaïrolo, comme les Cugulhous et le Fangallots ont une particularité, celle d’être définie deux fois dans le livre. La raison est que chacun de ces lieux appartiennent à deux tracés et c’est de cette façon que l’abbé nous le fait comprendre.

Le Cugulhou du couchant se retrouve sur « la croix de Dieu » et la « croix du petit cromleck ».

Le Fangallots, mot qui se termine par un « s » car il fait référence à deux tracés, est le point d’intersection de la « croix de Dieu » et la « croix des sommets ».

La kaïrolo se trouve sur le Lieu à LavalDieu mais aussi sur son lieu symétrique, le long de la diagonale du carré, au niveau de la Salasse ( page 295 ). Nous l’expliquerons dans un autre chapitre.

Nous venons de décrire une branche possédant aux extrémités des grosses pierres rondes, même si l’on y trouve aussi sur le parcours un petit trou ( Gléizole :Hall ), puis une branche formée par l’alignement de plusieurs petits trous , même si on y trouve une forme ronde plus grosse évoquée par la forme d’une meule dont le rôle est de moudre le blé, qui sera utilisé pour fabriquer un pain ( au-dessous de Borde-Neuve où il est question d’une meule légèrement concave ).

Mais d’autres mots-relais vont mettre en relation ces deux branches dont un particulier…

* Le mot -mouss-

Ce mot relais n’est présent que trois fois dans tout le livre. Il y a :

* la pierre polie ( page 256 ) toujours émoussée présente sur le terrain de l’homme mort ( 11 )

* les petites croix ( page 293 ) couvertes de mousse présentes au roucats (5 ).

* le petit menhir ( page 237 ) qui dresse sa pointe émoussée près des roulers ( 10 ).

En fait « émoussé » veut aussi dire aussi ébauché ,mal taillé ou taillé grossièrement, polie ou arrondie. On retrouve sur certaines pages, des associations de mots qui permettent de le vérifier :

page 258

ébauche la plus grossière jusqu’à l’arme parfaitement polie

page 293

Le Roucats, – (to ronghcast), ébaucher –, que nous avons cité en parlant du Siala, s’étend jusqu’à la rive droite de la Sals, est rempli de ménirs ébauchés

page 19 :

to Roughcast (reuffcast), tailler grossièrement.

En fait la « croix du petit cromleck » est une croix mal taillée. Elle passe par l’homme-mort, le roucats et les roulers. Elle est en relation avec la « croix de Dieu » taillée correctement, mais aussi avec les pierres levées liées à la résurrection comme nous le découvrirons dans un autre chapitre.

* Une très grande croix…la plus grande de toutes ( page 245 )

Vous allez pouvoir vérifier que cette croix passe par tous les lieux cités.

La branche qui passe par Alet et Bugarach.

En page 241, en note de bas de page, l’abbé explique que le fragment de meule trouvé sous Borde-Neuve est maintenant à Alet. De la même façon qu’en page 234, la tête du Sauveur enlevé de l’extrémité du menhir ( émoussé car ayant perdu son extrémité ..) se trouve aussi à Alet.

Cette ville concerne une erreur réalisée au niveau du sommaire présent à la fin du livre. Au lieu d’indiquer la page 249 du sous-chapitre III, l’abbé la remplace par la page 24 ( relative à Aleth ). Nous verrons que dans « la scène bretonne », Aleth figure le Lieu. Cette erreur met aussi en évidence le sous-chapitre relatif aux sacrifices tellement important aux yeux de l’abbé.

C’est en page 245, après avoir parlé de la plus grande des croix qu’il cite le village de Bugarach juste avant de décrire la grosse pierre en forme de pain. Il le fait aussi en page 293 quand il décrit le Roucats. Enfin la troisième et dernière fois, c’est en page 237 quand il explique qu’un menhir fut émoussé, car comme il le dit dans une périphrase, il a perdu l’acuité de son sommet.

La branche qui passe par Quillan et juste au Nord de Mouthoumet

Je vous invite à relire la page dont voici un extrait :

Page 221

…en effet, Roucafort équivaut au celtique roughcast forth, tailler grossièrement à l’extérieur. Les arbres, dépouillés de leur écorce et de leurs branches, étaient traînés jusqu’à l’Aude, dont les eaux les amenait à Quillan et à Espéraza.

Voici une allusion très claire au roucats, avec la même définition, mais ce n’est pas tout.

L’Aude passe par Quillan que l’abbé connaît bien pour y être né. Il sait qu’entre 1790 et 1794, la commune de Laval a fusionné avec la commune de Quillan et qu’à l’époque où il écrit son livre, Laval est devenu un hameau rattaché à Quillan.

Enfin juste au Nord de Mouthoumet un ruisseau prend sa source, il se nomme Laval et se jette plus loin dans l’Orbieux, qui lui-même se jette dans l’Aude. De Laval à Laval, ce tracé passe par Laval-Dieu

* Les deux images

Vous comprenez maintenant pourquoi l’abbé a inséré ces deux images ensembles, dans la partie qui concerne le petit cromleck. C’est tout simplement parce qu’elles font partie du même tracé , celui d’une croix dont chaque branche est représentée par une image. Chacune a une fonction, les roulers ( symétriques à son église par rapport au cercle, centre de symétrie du carré ) sont symboliques, alors que « la pierre levée » permet de localiser précisément le Lieu.

* En résumé

C’est à l’aide d’une forme ronde que l’abbé a codé cette fois-ci une croix. C’est la « croix du petit cromleck » c’est-à-dire du petit rond dans le grand rond, et c’est donc très logiquement qu’il a utilisé cette métaphore. Il n’en a pas moins oublié les mots-relais car c’est avec -hole- qu’il construit la branche principale passant par le Lieu, et c’est avec -émousser- qu’il fait le lien avec les deux branches.

Dans ce cas particulier, cette croix est en relation avec « la croix de Dieu » car elle est taillée mais grossièrement. Elle est aussi la croix qui nous parle d’un pain rond et des dolmens, c’est-à-dire des monuments qui représentent la distribution du pain et du blé. On peut facilement comprendre le symbole ici proposé par un prêtre : c’est « la croix de l’Hostie », le pain de messe qui représente le corps du Christ. Enfin elle indique la nature du lieu recherché, une caverne, une cavité, une grotte donc un lieu situé sous la terre.