* à l’origine

Mes recherches m’ont permis de comprendre que La Vraie Langue celtique mettait surtout en évidence un lieu : Laval Dieu.

Ainsi l’abbé le nota sur la carte et n’en fit jamais mention dans toute LVL Celtique, alors qu’il ne perdait jamais une occasion d’évoquer Dieu.

En retrouvant l’origine des définitions je me suis aperçu qu’une grande partie d’entre elles faisaient référence à la ville de LAVAL de Bretagne et particulièrement à l’industrie du tissage qui la caractérise . C’est d’ailleurs pour cette raison que l’abbé inventa en page 43 de LVL Celtique qu’Abel qui recueillait les belles toisons est devenu tisseur.

 

Associées aux définitions de Dieu proposées par l’abbé, elles permettaient de comprendre l’origine d’une grande partie des mots-relais utilisés par Boudet.

( La notation XXX indique que l’arborescence est déja développée à un autre endroit )

Puis c’est en associant certains de ces mots-relais avec des lieux précis ( voir les sous-chapitres consacrés à la description du cromleck ) qu’il précise la construction de figures géométriques particulières ( les croix, le carré et l’arc ) qui elles aussi désignent le même lieu.

Cependant les définitions les plus importantes sont issues des appellations anciennes de ce bourg, c’est-à-dire :

– La grange de « la bénédiction de Dieu » ( définition du mot SION )

– PICKAYROL et PICHAYROL qui rappelle l’activité pratiquée en ce lieu ( traitement et stockage de céréales ) . C’est ainsi que la KAYROL sera à l’origine de la KAYROLo ( voir étude précédente ).

Dans la suite de cette étude, il sera question de la partie centrale de ces deux mots ( KAYR et HAYR ) et particulièrement des homonymes car toute la démonstration de l’abbé repose sur la phonétique.

* le mot KAYR

→ En languedocien caire se définit de la façon suivante :

CAIRE ( caïré ) Cayre , côté endroit que l’on désigne, le côté du corps où d’un objet quelconque.

Du grec cheir ( ceir ) la main . Pierre de taille, pierre de l’angle.

Le mot main définit par l’abbé comme étant ce qui est essentiel, se trouvera dans la définition de menir et dolmen. La main qui file la laine ou porte l’épée sera aussi présente sous bien des formes tout au long de l’ouvrage.

→ en anglais care signifie :

CARE,[kère] s. soin, m. souci, m. inquiétude, f. diligence, f. attention, f–To take care, avoir soin, prendre soin ; prendre garde.

To CARE, rn.se soucier de,s’inquiéter de, se mettre en peine de.- I do not care, je ne m’en soucie pas cela m’est égal.

Le mot attention est l’anagramme unique de tentation , mot qui fut l’objet de l’étude précédente. Les mots soin, attention et garde se retrouvent aussi associés à « prendre garde » dans une autre définition , celle de HEED :

HEED,[hide]. soin, attention, précaution, sérieux, gravité, To take heed, prendre garde à; faire attention à

CARE et HEED sont donc synonymes .…[hide] signifie « jeu de cache cache », et il est le prétérit de to hide : cacher.

Le mot HEED est un cas exceptionnel dans LVL Celtique car par deux fois ( page 170 et 200 ) sa définition est attribuée à tort au mot HEAD notamment quand l’abbé définit le mot DRUIDE. Réaliser deux fois l’erreur sur le même mot démontre qu’elle est intentionnelle et a pour but d’attirer l’attention.

HEAD quant à lui se retrouve dans la définition du Neimheidh ( LVL page 25 )

-> Nous venons de survoler quelques définitions relatives à « KAYR » ,et montré le lien direct avec deux expressions : prendre garde et faire attention . Enfin nous constatons qu’elles se retrouvent dans les définitions les plus importantes de LVL Celtique ( menir, dolmen, druide et neimheid ).

* Le mot Garde

Dans le Sadler il est définit de la façon suivante :

GARDE, sf. guard, a state of caution or vigilance : care, attention, heed, reflection, defence, protection,charge,security : custody, keeping :guard (a body of soldiers): guard (in fencing) a posture of defence : part of the hilt of a sword which protects the hands : a nurse (for a sick person).- Corps de garde, a guard-house. – Avant-garde, the van-guard.– Arrière-garde, the rear-guard.- Étre sur ses gardes,to be on one’s guard.- Les gardes d’une serrure, the wards of a lock. Prendre garde,to take care, to mind. -N’avoir garde de,to take care not to.-Se donner de garde,to beware.

De plus étymologiquement REGARDER signifie GARDER de nouveau ,il est issu du moyen français regarder, reguarder et de l’ancien français regarder, reguarder, dérivé de garder avec le préfixe re-.

* Le mot HAYR

→ Dans le dictionnaire provençal se trouvent les définitions suivantes :

AIR , radical dérivé du latin area ,aire à battre le blé , formé de areo , être sec ,desséché, aride, surface plane.

EIRA : Grange, grenier, magasin , aire.

AIR : Colère , haine

Nous retrouvons les activités anciennes pratiquées à LavalDieu c’est-à-dire le traitement de l’épi de blé ( ear ) et stockage du blé . Les homonymes issus de « haine » se retrouvent aussi dans les définitions issues de LAVAL ( voir organigramme ci-dessus : maille-haine ) et c’est pour cette raison que l’abbé les utilisera particulièrement dans son livre.

→ En anglais les homonymes sont les suivants :

To ERR, vn. errer, aller çà et là; s’égarer, se tromper.

HEIR héritier, m. celui qui hérite d’une propriété.

HAIR , cheveux, chevelure , poil .

Nous retrouvons entre autres le déplacement, la promenade et le voyage comme dans le mot fare ( voir Montferrand page 295 ). Les Boudétistes y verront encore bien des choses …

→ en français

L’ERRE désigne la vitesse d’un bateau causée par son inertie .

C’est à nouveau un déplacement associé à la notion de vitesse ,de course et de précipitation .

* exemple d’utilisation dans une symétrie

Il y a quelques années j’avais expliqué que le carré et le cercle possèdent un centre de symétrie ( le lieu-dit « le cercle » ) et que l’abbé mettait à profit cette particularité pour expliquer ce que l’on trouvait « de l’autre côté » .

Sur la carte suivante , on peut remarquer par exemple :

Le ruisseau de la Coume ( invention de l’abbé ) symétrique au vrai ruisseau de Coumesourde

L’église de RLB siège du « neimheid Boudet » symétrique aux roulers ( voir page 168 )

La Kaïrolo fictive au sud de Montferrand symétrique à la Kaïrolo réelle KAYROL .

Montferrand symétrique du bourg de LavalDieu/PICKAYROL.

Sachant que own est relatif à Dieu ( LVL page 32 ) et à la lumière de ce qui vient d’être dit, il vous est maintenant facile de comprendre cette dernière symétrie.

Page 295

on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de moissonner avec plus de célérité. Les Redones n’hésitaient point à louer ainsi leurs bras pour les travaux importants de la moisson, et le nom de Montferrand atteste leurs périodiques voyages à cet effet – to mow (mô), moissonner,– to own (ôn), prétendre à, – to fare (fère), voyager, – hand, main –.

* Comparaison avec la solution du grand parchemins

Les trois lettres G de la solution sont consacrées à la même notion, celle de garder :

BERGÈRE , est la gardienne du troupeau. En fait il n’y a pas de Bergère sur le tableau de Poussin, pour les spécialistes de la peinture la dame qui accompagne les bergers n’en est pas une, mais ce E rajouté permet de faire apparaître le mot ERE .

– GARDENT

– GARDIEN

( la lettre G représente aussi le centre de Gravité évoqué quand l’abbé parle des Roulers , VLC page 236)

Ensuite le mot TENTATION, que l’on retrouve dans le « nôtre père » qui est l’anagramme unique du mot ATTENTION ( pour les Boudétistes,sachez que le « nôtre père ancien » fait référence aux débiteurs ).

La CLEF que l’on trouve dans la définition de la KAIROLo ( voir étude précédente )

Le cheVAL de DIEU : ValDieu

J’ACHève qui propose le mot HACHE, traduit par PICK dans LVL Celtique (LVL Celtique page 20 ) et que l’on trouve dans PICKAYROL

CE DAEMON A MIDI :Daemon est l’écriture anglaise de démon, mais il existe aussi une écriture ancienne française. Le graphème particulier « ae» est employé 27 fois dans LVL Celtique sous les formes : Gaels, Celtae, Gaetules, linguae, occitaniae, Bigorritanae, Bigerricae, Belgae et surtout Volcae ou Volques où il sera majoritairement associé au mot MIDI .

L’abbé le considère assez important au point de transformer le nom du général gallo-romain aegidius en oegidius ( VLC page 209 ).

heir (ér) héritier, – wig (ouigue), chevelure –. Il perdit l’affection et l’estime de son peuple par des fautes si graves, qu’il fut contraint de s’exiler. Les Franks se confièrent pendant quelque temps à la direction du comte romain OEgidius ;

Le mot MIDI est intimement lié aux roulers ( :https://recharc.fr/sud-ou-sud-milieu-ou-milieu/ ). Peut-être existe-t-il un lieu proche des roches tremblantes dont le nom se rapporte au daemon ?

POMMES

Dans LVL Celtique en page 90 il est question de pomme à propos d’Hercule et du jardin de Hespérides :

La Mauritanie était pour elle le jardin des Hespérides renfermant les arbres aux pommes d’or. Un dragon à cent têtes était préposé à leur garde, et, les yeux sans cesse ouverts …

Puis en page 285 où il omet de préciser ( relire le document cité ) que la pomme fichée est le fruit sacré des druides.

BLEUES

Dans LVL Celtique , la couleur est citée uniquement trois fois ( pages 51,101,201 ) et elle toujours associée à l’œil donc au regard ( regarder = garder de nouveau ) et aux cheveux (HAIR ).

Rappelons la définition de to eye ( LVL Celtique page 75 ) to eye (aï) regarder, avoir l’œil sur.

page 51

Dans la famille de Japheth, à la peau blanche et aux cheveux ordinairement peu foncés se joignent les yeux bleus ou quelque peu décolorés. Cette couleur plus claire des yeux était tellement sensible dans le troisième fils de Noé qu’il en a gardé le nom d’œil décoloré ou Japheth, Iphth, dans le texte hébraïque, – eye (aï) œil, to fade (féde) se décolorer.

Enfin les argonautes ( dont Hercule faisait partie , page 296 ), conquérants de la toison d’or trouveront sur leur route les rochers tremblants de couleur bleue.

PdC avait vu le lien avec Hercule, probablement dans LVL Celtique, car il y apparaît clairement ( le testament page 94 ) , mais hélas comme à son habitude « il est parti en cacahuète » dans son explication.

* En conclusion

La plupart des mots cités dans la solution du grand parchemin se rapportent au mot PICKAYROL/PICHAYROL et particulièrement à ceux qui évoquent la garde. Pour ma part seule une personne maîtrisant parfaitement LVL Celtique était capable de créer cette phrase. Certains évoqueront le « génie de Plantard » mais pour ma part j’ai peu de doutes. La seule conclusion logique que je peux tirer est qu’il ne peut s’agir que d’un prêtre auteur du petit parchemin, aimant le mystère et la fantaisie et ayant une intelligence remarquable : l’abbé Boudet.

C’est probablement en réaction aux destructions de Saunière qu’il organisa une visite de la SESA ( le « Bulletin de Carcassonne » pour PdC !! : voir « le testament… » page 75 ) et créa ces deux documents.

Le grand parchemin est indéchiffrable si l’on ne connaît pas les clés et la technique de décodage. De plus il ne donne pas une solution claire et précise. En fait ces deux éléments ( clé et technique ) font aussi partie de la solution. Ainsi aux échecs le déplacement du cheVAL ( ou cAVALier ) se fait en « L » ( http://www.creachess.com/cours/deplacement-cavalier.php  ) , et ici le déplacement commence à partir de la vingt-deuxième case .Dans la table de Vigenère la vingt-deuxième lettre est la lettre « V » .

La clé « MORT-EPEE » est aussi en relation avec LVL Celtique et fera un jour l’objet d’une étude.

* La croix de Dieu

J’ai déjà développé dans une étude ce qui la caractérise ( https://recharc.fr/la-croix-de-dieu/ ) . Le mot-relais essentiel uniquement utilisé pour ce tracé est le verbe «to hew »= tailler.

Cette croix est la plus importante aux yeux de l’abbé, car son axe principal est la direction historique venant d’Arques, passant par le col « d’al Pastre » et par son église. Elle est symbolisée par un bâton qui frôle le cou du berger dans le tableau de Poussin et se termine « au pied de la Roque », tableau qui reprend la structure du code IVI qui est à l’origine du choix de l’abbé pour le mot hew.

J’expliquerai en détail dans le livre comment l’abbé nous le démontre dans la page 34, mais c’est à partir de la lettre centrale V, la vingt-deuxième lettre de l’alphabet qu’il formera le mot VOUS ( vouer c’est se consacrer à Dieu ) qui se traduit par YOU en anglais, soit phonétiquement [iou] qui le conduira à choisir hew.Même « Dieu » prononcé par ses ouailles évoque ce phonème.

Nous allons nous intéresser à l’autre branche de la croix, celle qui passe par les cugulhous et la prolonger vers le nord-ouest, une technique simple permet de le faire :

Dans un moteur de recherche, écrivez « Rennes-les-bains ». Ce dernier proposera la carte verte à droite, cliquer deux fois dessus. Zoomez et cliquez droit sur l’église, choisissez l’option tout en bas « mesurer une distance ». Dézoomez et cliquez droit sur l’étang de Biscarrosse situé au sud de la Garonne.

Vous constaterez que l’axe tracé passe par deux villes qui apparaissent dans LVL Celtique : Auch et Eauze ( Eauze est Eluse, ville importante qui interviendra dans l’étude « Villes Nouvelles »)

page 146

il nous semble qu’on peut découvrir la vérité par la signification de Climberris qui devait s’appliquer à toute la contrée comprenant aussi bien la ville d’Auch que celle d’Eluse.

En page 148 l’abbé nous donne son interprétation de Auch/Ouch :

ouch (aoutch), collier d’or, – hew (hiou), tailler –

Retournons au sud de la Garonne en page 149 pour retrouver les Boii :

Il est tout à fait instructif de voir Burdigala exprimer l’idée d’une marine marchande et commerçante dans ces temps si éloignés de nous, – board (bord) le pont d’un vaisseau, – to higgle, revendre. Au-dessous de la rive gauche de la gironde, et tout à côté des Bituriges-Vivisci, le littoral du golfe de Gascogne était occupé par les Boii, – bow (bô), arc, – to hew (hiou), tailler –.

Ces archers, placés par des circonstances imprévues sur les bords de la mer, devinrent d’excellents marins, et c’est probablement ce qui, plus tard, les fit appeler Boates, boat (bôte), bateau, chaloupe.

Le lien entre hew et Arques me paraît évident…

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais constatons simplement que plusieurs mot-relais caractéristiques de la première partie de l’étude se trouvent présents. On y parle de vaisseaux, de pont de bord et de côte et d’un « higgle » qui évoque l’aigle des assemblées.Il est temps de revenir à cette première partie, mais retenons pour l’instant que la croix de Dieu se trouve étroitement liée à l’axe vertical mis en évidence dans la première partie.

* La croix des eaux

C’est donc la cinquième croix, la croix des eaux, des sources, des fontaines, des mers et océans sur lesquels naviguent des bateaux. L’idée générale vient de la Sals qui comme le précise l’abbé va du levant au couchant dans un premier temps puis remonte du sud vers le nord. Dans LVL Celtique il reliera souvent chaque côté de la rivière en décrivant les lieux qui se trouvent part et d’autre. L’axe décrit dans la première partie de l’étude est principalement identifié par ce qui se rapporte au chapitre sur le gui sacré et à la carène ( coque, coquille, conque,et même conquête… ) d’un bateau.

Son axe vertical est précisé dans le sous-chapitre qui fait le lien entre « Notre Dame de Marceille » et le « gui sacré », c’est-à-dire « la rivière salée et les mollusques fossiles ».Il passe par le gleizole, la foucilhe, les montagnes à l’Est de RLB où se trouvent des fossiles et se termine à Leucate.

Nous avons vu dans la partie précédente que le phonème [hile] est lié à son tracé : heal, heel , et eel l’anguille. Sur le terrain on retrouvera « hill » dans l’illète, la hille puis la Foucilhe.

Pour être tout à fait exact c’est une croix double qui possède deux axes horizontaux parallèles, le deuxième axe est la chaîne de Goundhill, j’en parlerai dans le livre dans le chapitre consacré au dolmen.

* La voie sacrée

Nous avons vu qu’à Notre Dame de Marceille, elle est de direction nord-sud et qu’elle possède cette caractéristique avec l’axe vertical de la croix des eaux ou croix des carènes. A Rome sa direction serait plutôt est-ouest, ce qui pose problème car quelle direction choisir après ce constat contradictoire ? En fait ni l’une ni l’autre ou même les deux, car cette voie sacrée est la direction historique de la croix de Dieu que j’ai rappelée en introduction. Il faut tracer les deux croix pour comprendre le raisonnement de l’abbé.

La croix de Dieu coupe la croix « des carènes » en son centre et forme un axe de symétrie. C’est cette particularité que l’abbé va utiliser pour nous faire comprendre que « la voie sacrée » est cette direction historique. On comprend mieux le choix de terminer le sous-chapitre de Notre Dame de Marceille sur Notre Dame du Cros qui fait aussi référence aux crossés que l’on retrouve sur le tracé de cet axe sacré.

* Jeu de mots

Évidemment l’abbé Boudet a cherché un mot-relais qui dérive de « voie sacrée » . Dans le Sadler « Saint » est synonyme de « sacré », alors phonétiquement il a réduit le mot Voie à « voi » et Saint à « sin », ce qui lui a permis de former le mot « voisin ».Cette voie sacrée passe par Arques et l’abbé a certainement dû penser à la famille « Voisin » qui construisit le château.

Nous allons le vérifier facilement car LVL Celtique possède peu de mots ayant la racine « voisin ».

Les cinq derniers se retrouvent sur le tracé. Deux seront réservés à la voie sacrée ,c’est-à-dire l’axe historique de la croix de Dieu, et les trois autres pour chacun des deux axes de la croix des carènes.

Pour l’axe historique on trouve :

– les Crosses en page 244 :

Malheureusement, les propriétaires voisins y ont réuni un énorme tas de pierres formant une muraille, et il nous a été impossible de les découvrir.

– la maison gauloise en page 257 :

A vrai dire, écrit M. Louis Figuier, c’est moins un centre de fabrication qu’une suite d’ateliers répandus dans toute la région circonvoisine de Pressigny.

Pour la croix des carènes il y a :

– en face de l’église en page 235

A gauche de ce ménir regardant la station thermale et son église paroissiale, on découvre sur les roches voisines des croix grecques profondément gravées par le ciseau et mesurant depuis vingt jusqu’à trente et trente-cinq centimètres. Ces croix, à branches égales et au nombre de cinq sur ce seul point, ont dû être gravées par ordre des premiers missionnaires chrétiens envoyés dans la contrée. Le signe sacré de la rédemption a détourné ainsi au profit de la pure vérité,

– l’axe nord-sud en page 279 ( voir première partie de l’étude )

sa position auprès d’une fontaine, et c’est bien dans un champ voisin de la petite source qu’on l’a retrouvée, nous désigne les premiers temps du Christianisme dans les Gaules Près de Notre Dame de Marceille se trouve la voie sacrée.

– l’axe horizontal en page 281

L’hésitation de Guillaume de Catel est fort légitime, puisque ce n’est point à la fontaine de Salses, voisine de l’étang de Leucate, que se doit appliquer l’observation des anciens géographes, mais à la Sals, rivière salée qui traverse le cromleck de Rennes-les-Bains.

Les autres mots voisins vont permettre de confirmer ce lien.

Par exemple on trouve en page 198 :

Nous avons déjà vu que l’expression Occitani, – hog-sea (hog-si), marsouin, – to-hit, frapper, – hand, main, – la main qui frappe le marsouin –, est attachée aux habitants des bords du golfe de Gascogne, Cantabres et Aquitains. Toulouse a pu être considéré comme la ville la plus considérable du pays voisin des Occitani,

Il y a dans le mot « marsouin » la référence au verbe « to mar » et aux « soins ». Le mot hand fait référence à Montferrand ( page 295 )

Autre exemple déjà expliqué dans l’étude en page 3 :

Pendant ces émigrations et ces conquêtes des Kimris,Ancus roi de Rome, victorieux de ses voisins, bâtit la ville d’Ostie à l’embouchure du Tibre.

* Le chrisme

Ce monogramme composé des lettres chi et rhô existait avant le christianisme, c’était l’abréviation du mot χρηστός / khrēstós, qui signifie « utile, de bon augure ». Il existe un paragraphe de LVL directement lié à cette étude, on le trouve en page 179 :

Cette ville, ainsi que le lecteur l’a déjà pensé, n’est autre que Lugdunum des Romains, devenu notre Lyon : elle fut d’abord bâtie le long de la rive droite de la Saône, sur les hauteurs qui avoisinent Pierre Scise.

Lyon fut donc fondé sous de bons augures .Il y aurait beaucoup à dire sur le verbe to dun et le mot dun ( sombre , brun, obscur ) mais rappelons simplement que Scise est l’homonyme de size qui signifie taille qui est le mot-relais caractéristique de la croix de Dieu et dont l’axe principal est la voie sacrée. Notons qu’en page 235 ( voir ci-dessus ) l’abbé profite pour placer le mot ciseau pour la même raison. Nous retrouvons le mot-relais « hile » dans ce paragraphe, car l’abbé va intentionnellement l’omettre avant « (les gaulois) »

Les mots « signe » et « vaincu » ( page 87 et 257 ) sont associés au mot voisin , tout comme des allusions sont faites aux premiers chrétiens ( pages 235 et 279 ).

C’est en associant la croix des carènes à la voie sacrée que l’abbé nous propose ce chrisme incliné de 45°. La voie sacrée est la lettre « P » ou plutôt rhô en grec associé au chi qui est la croix des carènes….suite dans le livre….

* La bouche

Le son « ou » est « le son d’origine » qui a conduit l’abbé à modifier certains noms du cromleck pour le faire apparaître ( voir en fin de page ). Il donnera surtout [iou] mais aussi [ouch] « ouch », la ville d’Auch , la bouche et l’embouchure.

L’embouchure se retrouvera associé à Rome ( mais aussi à la croix de l’Ostie ), aux bouches du Rhône où se trouve l’homonyme Marceille ( relisez la page 176 ,par exemple le hew c’est la coupe, : couper = to hew , la main « aux cinq doigts », c’est celle de Montferrand qui se trouve sur le tracé de cette voie sacrée), et de la Gironde dont j’ai parlé en introduction et qui propose notamment une belle allusion au code IVI en page 152  ( voir LA VRAIE LANGUE CELTIQUE ) .

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur le sujet ( notamment sur les Franks et le vase sacré, les kjoekkenMoeddings du Danemark..) que je réserve pour le livre, mais pour terminer revenons sur un sous-chapitre en lien avec notre propos : « l’art de guérir ( to heal …) chez les druides … »

* Dion Chrisostôme

L’abbé commence par citer cet auteur en faisant une belle faute d’orthographe, car dans son nom se trouve un « y » et non un « i ». Il est question d’or et non de Christ car Chrysostome signifie « bouche d’or » ( Auch/ouch en est une ). Dion de Pruse est un Rhéteur comme l’était Saint Augustin, mais la faute commise par l’abbé permet de comprendre qu’il souhaite nous parler d’un autre « Chrysostôme » : Jean Chrysostome. L’abbé utilisera le propos d’un de ses discours pour bien préciser qu’il s’agit de lui ( « Une pierre pour oreiller », voir LVL page 118 ).Mais l’homélie la plus importante aux yeux de l’abbé est celle sur « la croix et le bon larron »…J’en parlerai dans le livre quand il sera question de pivoter la croix des carènes pour arriver à la croix de l’Ostie, quand « le cercle » et « les roulers » changeront d’axe… l’axe de rotation sera évidemment « les roulers ».

Pour en revenir à Chrisostôme, vous comprenez pourquoi il introduit la série de quatre sous-chapitres qui concerne une fonction des druides du Neimheid, celle de soigner.

* En résumé

Le but de la série de sous-chapitres consacrés à la croix « des carènes » est de nous amener à « la voie sacrée » qui est l’axe historique et axe principal de la croix de Dieu.

* Quatre sous-chapitres concernés

Cette étude fait suite à celle sur la « tentation » car elle porte sur le même sujet qui est « l’art de guérir chez les druides » .En page 266 l’abbé explique que ces derniers utilisent deux remèdes, les eaux en général, les bains en particulier et le gui. Le lien devient plus évident à la fin du sous-chapitre quand il nous parle de Notre Dame du Cros. En 1879 l’abbé avait probablement lu l’ouvrage suivant :

Histoire_de_l_abbaye_de_Caunes_ordre_de

On y apprend que ( p 85 – 86/301 pdf ) :

  • ce lieu possède une légende proche de celle de Notre Dame de Marceille.
  • c’est un lieu ou des druides pratiquaient des sacrifices près d’un dolmen
  • on y trouve un ermitage
  • et surtout on y trouve une fontaine dont l’eau a la propriété de guérir des fièvres ( qui ne sont pas particulièrement int-ermit-tentes …)

J’expliquerai d’autres liens dans LVL Celtique qui confirmeront ce fait.

* Le gui , les mots-relais et les déclinaisons

Les déclinaisons

Dans les études précédentes je n’ai pas trop insisté sur les déclinaisons de mot qui sont particulièrement importantes dans la compréhension de ces quatre sous-chapitres. Pour ne pas lasser le lecteur, je vais ne proposer que deux « phonèmes » qui chacun vont donner une suite de mots-relais. Les chercheurs qui se sont intéressés à « ague » de l’étude précédente comprendront.

Le premier est « sacr » , qui donnera peu de mots déclinés :

sacré pour consacré

sacre pour massacre ( avec mass : la messe )

sacrilège et surtout sacrifice

Le deuxième est « l’âme/ame » qui sera utilisé sous plusieurs formes :

infâme, name, lame, lamelle, trame, lamentable, shame, rameaux(puis branches ), amertume, rame, amener, ramener, chameau, amekrouth , isames, tame, réclamer,fameuse/fameux, amer , clameur, gramen, hameau, fondamentale, atramentaire, Dame.

Il m’est impossible de vous montrer en quelques lignes tous les liens, mais je pense qu’en vous rappelant cette « clé », il vous sera possible de parcourir LVL Celtique et d’établir les liens par vous-même.

Les mots-relais

Dans l’étude précédente je vous invitais à parcourir LVL Celtique à l’aide d’un logiciel afin d’y rechercher quelques mots-relais. Peut-être certains d’entre vous l’ont fait et ont trouvé des paragraphes n’ayant à priori aucun rapport avec le gui, par exemple celui-ci :

Les vaisseaux armoricains à carène plate défiaient les bas-fonds ; construits dans leur entier en cœur de chêne, ils pouvaient se jouer du choc des éperons romains ; leur proue et leur pouppe fort élevées, résistaient admirablement aux vagues les plus fortes : les voiles étaient faites de peaux, afin qu’elles ne fussent point déchirées et mises en pièces par la furie des ouragans et des tempêtes.

Peut-être avez-vous pensé que « la théorie des mots-relais » a ses limites, car à priori il n’y a pas de rapport entre cette histoire de vaisseaux à carène plate et le gui !

En fait il y en a bien une, mais il va falloir d’abord que je vous explique « deux-trois petites choses » .

Avant de revenir à l’essentiel, réglons le problème de cette faute d’orthographe commise par l’abbé sur le mot pouppe. Dans le sadler il n’y a qu’un seul mot pour lequel on retrouve le phonème ouppe , c’est « houppe » ou qui signifie touffe ( les boudétistes penseront à étouffe de la page 40, et auront raison ) , soit tuft en anglais, touffu ou dru . L’abbé parle de dernier mot en page 170, le grec « drus » signifie chêne et a donné le nom druide .

Pour être complet , voici la définition du sadler :

TUFT, s. touffe, f. amas, m. bouquet, m. bosquet, m. ; assemblage, m. groupe, m. un nœud de rubans

Ruban est bien en relation avec le gui ( page 285 ), mais j’ai aussi souligné groupe et assemblage car en ancien Français on écrivait « grouppe » avec deux lettres « P » pour désigner une foule, une assemblée, j’y reviendrais dans quelques lignes.

En conclusion, nous remarquons que la faute commise sur le mot« pouppe » permet notamment d’évoquer l’assemblée et le gui présent sur les chênes et coupé par les druides, pourtant le paragraphe n’a aucun lien avec les mots que je viens de mettre en évidence…

* Le gui sacré

Le mot « sacré » est cité cinq fois dans ce paragraphe et il est omit en page 285 :

…où ils quêtaient des pièces de monnaie sur une pomme  ( le fruit sacré des druides ) fichée au bout d’une baguette enrubanée…

Puis on le retrouve dans le paragraphe concernant Notre Dame de Marceille :

page 277

direction de ces pieux et savants missionnaires, dignes héritiers des vertus et de la charité de leur bienheureux fondateur, le temple privilégié a vu une foule, plus considérable que jamais, s’agenouiller et prier dans l’enceinte sacrée. A peu de distance, vers le haut de la rampe (1) bordée d’arbres verts

(1) Cette rampe porte le nom de Voie Sacrée.

Très rapidement … le pieu est en relation avec la pijole où se trouve l’ermitage, les arbres verts ont été expliqués dans l’étude précédente, alors revenons sur ce mot rampe et cette voie sacrée .

D’abord « rampe » car c’est un mot-relais qui n’est cité que trois fois dans LVL Celtique, ce qui fait qu’il est beaucoup plus facile d’en comprendre l’utilité. On le trouve à la page 19 en relation avec le mot-relais « côté » puis à la page 103 où l’on peut lire :

Le mot miel, en Kabyle tament, reproduit cette pensée que la douceur finit toujours par apprivoiser et dompter – To tame  (tème), dompter, apprivoiser, to end, finir. Les termes puniques sont certainement l’expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour’edh. Pour nous, ramper c’est avancer à la manière du serpent, mais pour un Numide, c’est s’engager dans les hautes herbes d’un marécage et aller de l’avant sans être aperçu – moor (mour), marécage, – to head (héd), conduire –

On retrouve dans ce paragraphe to head qui définit les druides, et les marais présents à Notre Dame de Marceille de la page 278 :

coulant goutte à goutte, avait dû rendre le terrain boueux, et par suite, rempli de joncs et de cette graminée que l’on retrouve dans tous les sols humides : c’était là ce que les Celtes appelaient le haum-moor, terme qu’ils ont écrit sur tous les points du pays gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un terrain plus ou moins marécageux.

Reprenons le paragraphe où se trouve le mot ramper associé au verbe To tame , verbe en relation avec les abeilles et le bourdonnement. To tame veut aussi dire « affaiter » ( ajuster.. ) soit en anglais to train a hawk Hawk , le faucon de la page 98 nous y sommes , il va falloir parler de Saint augustin.

Peut-être que certains d’entre vous penseront que nous sommes bien loin du sujet, partir de « sacré » et arriver à « hawk » !

En fait non, dans le sadler on peut lire au mot sacre, juste avant le mot sacré :

SACRE, sm. the saker hawk. ( saker = sacre ).

précisons enfin que Hawk signifie aussi colporter, ce mot se trouve associé à étoupe, la houppe de fibre qui sert à calfeutrer les carènes (page 108 ):

l’inventeur des tissus de soie – tow (tô), filasse, étoupe, – to hawk (hâuk), colporter, – worm (oueurm), ver

La boucle est bouclée, nous sommes revenus à pouppe.

* Saint Augustin

Nous verrons que Saint Augustin concerne particulièrement Notre Dame de Marceille, et c’est pourtant dans le sous-chapitre concernant le « gui sacré » qu’il est évoqué. L’abbé ne pouvait pas faire apparaître le lien trop évident , entre l’abbaye et le tableau. Pour l’instant je n’ai évoqué que quelques éléments qui feraient penser que le paragraphe relatif « au gui sacré » soit bien en relation avec Saint Augustin .Il faut maintenant s’intéresser sérieusement au paragraphe de la page 98 pour constater d’autres liens:

c’est le nom punique donné vers la fin du quatrième siècle après Jésus-Christ, au plus grand génie que l’Afrique ait produit, Saint Augustin. A peine âgé de vingt-huit ans, possédant toutes les connaissances humaines enseignées à cette époque, il professait avec éclat la rhétorique à Carthage et quelques années après à Milan où il fut baptisé par saint Ambroise en 387. Intelligence élevée, avide de toute science et surtout de vérité, esprit subtil et pénétrant, ayant une parole entraînante et un raisonnement d’une logique inébranlable, saint Augustin méritait certainement le nom d’Aigle des assemblées, qu’on lui a donné avec justice et bonheur – hawk (hâuk), faucon, – hustings (heusstings), salle d’assemblée.

Nous avons dans ce paragraphe un concentré de mots-relais impossible à résumer ici ! Les plus curieux d’entre vous les rechercheront dans LVL Celtique et comprendront beaucoup de choses.

Mais revenons au mot « Augustin » qui apparaît de différentes façons dans le paragraphe relatif au « gui sacré » .D’abord c’est le prénom Augustin de monsieur Thierry ( page 285 ) mais aussi le prénom « omit » du célèbre botaniste Decandolle cité en page 286.

* Saint Ambroise

C’est le saint qui baptisa Augustin. Il est cité par l’abbé pour deux raisons. La première est relative à l’enfance du Saint que l’on trouve résumée ainsi :

Un jour qu’il y dormait, un essaim d’abeilles survint tout à coup et couvrit sa figure et sa bouche de telle sorte qu’il semblait que les insectes entraient dans sa bouche et en sortaient. Les abeilles prirent ensuite leur envol et s’élevèrent en l’air à une telle hauteur que l’œil humain n’était plus capable de les distinguer. L’événement frappa son père qui dit : « Si ce petit enfant vit, il sera quelqu’un de grand. » En quittant son visage, les abeilles avaient laissé un peu de miel dessus.

Vous comprenez le lien avec le paragraphe précédent.

La deuxième raison est relative aux tableaux qui se trouvaient dans l’église de Notre Dame de Marceille…Abordons le « sujet épineux ».

* Notre Dame de Marceille

En page 276 ( sous paragraphe VII ) l’abbé commence par insister sur le côté Saint et béni du lieu. Il utilisera d’ailleurs une expression que l’on trouve mot pour mot dans le Sadler : « … avons le bonheur de posséder » .C’est la définition d’un mot tronqué « bless » présent dans le petit parchemin, le mot « bles » :

Voici la définition de ce verbe anglais dont la racine est aussi un mot-relais :

to BLESS, va. bénir, rendre heureux, faire prospérer; glorifier.

Bless me l Dieu me bénisse ! – Bless you! ou God bless you ! Dieu vous bénisse !

BLESSED, adj. béni, bienheureux, saint.-To be blessed with, avoir le bonheur de posséder.

Après ce détour par SION, revenons aux fameux tableaux !

Voici ce qu’on en sait dans les années 1881 :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695385m.texteImage

En page 14 il est essentiellement question de trois tableaux, mais plusieurs chercheurs se sont penchés sur la question, que ce soit sur le nombre, sur les auteurs et sur les sujets traités. Sans faire aucune polémique, il est certain que le tableau « Saint Antoine l’ermite » était présent ( http://reinedumidi.com/ndm/sanctu5.htm ), que le deuxième tableau cité était probablement « Saint Antoine Viennois », et qu’un autre tableau ou plutôt assemblage était présent au dessus du porche dans les années « Boudet », tableau qui représentait « la conversion et le baptême de Saint Augustin » (http://www.rennes-le-chateau-archive.com/ndm_autres_peintures.htm ) .

De plus « un ermite » gardait la chapelle au XIVeme siècle et « frère Antoine d’Aude » était présent au XVIIeme siècle ( page 11 ).

Donc en résumé, Saint Antoine l’ermite et Saint Augustin sont bien en relation avec Notre Dame de Marceille. C’est par Notre Dame de Marceille et Saint Augustin que l’abbé Boudet « nous amène » au gui sacré et donc à l’ermitage. Mais le plus intéressant reste à venir …

* La voie sacrée

Celle de Limoux , qui conduit à Notre Dame de Marceille est orientée Nord-Sud, comme la direction évoquée dans l’article « tentation ». Mais il faut savoir que la vraie voie sacrée se trouve à Rome ( Rome , mot-relais ), c’est la via sacra qui va des carènes à Arx ( se prononcer Arc, c’est la colline de la citadelle ou forteresse ).

Vous comprenez maintenant mon introduction, et pourquoi l’abbé s’intéresse beaucoup au mot carène, que ce soit sous sa forme française , page 86 :

… ne trouvant point dans les champs les matériaux nécessaires à la construction de leurs maisons, ils se servirent des carènes renversées de leurs vaisseaux en guise d’habitation. Ils se mêlèrent peu à peu aux Gaetules par des alliances ..

( ,marceille : to mar et to rot = gâter , lisez page 297 )

mais aussi sous sa forme anglaise hull car dans le sadler on peut lire ( pdf 1325/1349 ) :

Shape of the hull, Carène …Vérifiez, vous verrez qu’il n’y a rien de bizarre , autre mot-relais relatif au sujet de l’article.

Intéressons-nous à carène et au verbe qui en découle , caréner se dit en anglais careen, il est traduit dans le sadler par :

careen : caréner, radouber.

On peut lire ainsi en page 177 :

est un port recevant une infinité de grands vaisseaux qu’on mettait à la bande pour les radouber,mass, un amas, – to heel (hil), mettre un vaisseau à la bande pour le radouber, – high (haï), grand –.

Mass signifie donc « amas » mais aussi mass = assemblée.( page 96 ), nous voici revenu à hawk.

Quant à adouber/radouber , voici la définition :

adouber : toucher une pièce aux échecs, réparer un navire, ordonner un chevalier par l’ épée.

Chacun y trouvera ce qu’il veut …ou pas.

 

* un mot-relais qui unit les sous-paragraphes

Ce mot est la prononciation [hile] que l’on trouve dans trois homonymes anglais :

to heel [hile] : radouber, pencher d’un côté ( voir page 19, côte = rampe ), armer un coq ( page 242 cugulhu …un nom bizarre ), mettre aux fers , roulis.

to heal [hile] qui signifie , guérir, remédier, apaiser …

Nous sommes revenus à Notre-dame-de-Marceille et au gui .Pour ne pas surcharger le propos, limitons la remarque au mot « remède » que l’on trouve dans cette définition :

page 272 associé à blessure

page 282 intelligence ( Saint Augustin )

page 288 intermittente , redoutable ( le gui et le sanglier )

page 103 aguerthil

page 167 « rémédier » et les trois fautes d’orthographe, car la première lettre « e » du mot ne doit pas porter d’accent. Dans cette page il est question de druide et de la Kaïrolo. Pour la faute je ne développerais pas mais que les curieux s’intéressent au phonème « rém » que l’on trouve par exemple dans « cérémonie », la cueillette du gui en est une.

Eel [hile] = anguille.

C’est le sous-chapitre qui sépare « Notre Dame de Marceille » et le « gui sacré », ce mot mérite une explication, plus tard …dans la deuxième partie.

 

* En résumé

A nouveau nous avons pu observer l’intérêt des mots-relais, des déclinaisons ainsi que de l’utilisation des synonymes et homonymes anglais et français .

Les sous-paragraphes « Notre Dame de Marceille » et « le gui(y) sacré » sont liés. Je parlerai des deux autres sous chapitres ( eaux thermales et anguille) dans la deuxième partie.

Si l’abbé « nous emmène » du côté de Limoux, c’est essentiellement pour nous parler de « la voie sacrée », qui va d’ARX aux carènes, cette voie qui conduit à l’Arc de Titus et qui fut emprunté par Vercingétorix après sa défaite.

Mais quel est le rapport entre cet axe Nord-Sud de Notre Dame de Marceille ou de RLB que l’on trouve dans l’étude de « la tentation » avec :

– la commune d’Arques situé au Nord-est du cromleck? (  Y aurait-il un lien avec la « direction historique »: https://recharc.fr/du-prieure-a-sion/ ? )

– quel est le lien avec les roulers ?

– le lien concerne-t-il RLC et son château/forteresse ?

– ou peut-être autre chose …

C’est ce que j’expliquerai dans la deuxième partie ( sur le site ou dans le livre, je ne sais pas encore …)…

* Saint Antoine l’ermite

Peu de choses ont été expliquées sur ce mot que l’on trouve dans le texte décodé du grand parchemin. Nous savons que le peintre David Teniers le jeune est l’auteur des tentations de Saint Antoine, tableaux où l’on voit un ermite se tenant à genoux dans une grotte. On distingue sur son épaule une lettre T tracée.

Saint Antoine ou Antoine le Grand est également connu comme Antoine d’Égypte, Antoine l’Ermite, ou encore Antoine du désert. Il est considéré comme le père du monachisme chrétien.

D’ailleurs le mot ermite vient du latin ĕrēmīta, latinisation du grec ἐρημίτης ( erēmitēs ), « du désert », qui à son tour vient de ἔρημος (erēmos), signifiant « désert », « inhabité », d’où « habitant du désert » . Enfin il faut savoir que quand un ermite ou un moine décide de vivre ce moment de solitude alors on dit qu’il fait une retraite spirituelle ou monacale .

* La tentation et LVL Celtique

Boudet connaît l’ermitage, lieu-dit situé à l’aval de la ValDieu, car cet habitat troglodyte servant de bergerie existe au moins depuis Napoléon. L’abbé a compris qu’il pouvait en tirer parti, il le fera dans le chapitre consacré au gui.

Pour commencer il changera l’orthographe du mot « gui » en « guy » dans la table des matières, simplement parce que la ville de Laval en Bretagne est mentionnée pour la première fois en latin sous le vocable de Vallis Guidonis auxXIIIe et XIVe siècles, signifiant « la vallée de Guy », en référence à Guy Ier.

Ensuite il expliquera que cette plante est utilisée pour guérir la fièvre « int-ermit-tente », ce qui lui permettra d’associer le mot « ermite » au mot « tente ».

« Tente » pour tenter ou tentation mais aussi pour l’habitation des nomades qu’il associera au désert. Pour l’abbé, l’ermite et cette tente/tentation se trouve bien à Sion, il suffit d’analyser ce qu’il dit en page 288 après avoir parlé de la fièvre intermittente :

…leurs corps à l’invasion de la fièvre intermittente. Grâce à la faveur dont jouissait cette plante…

Une recherche réalisée dans un dictionnaire ou simplement sur internet avec les mots « définition grâce faveur » vous expliquera ( https://www.cnrtl.fr/definition/gr%C3%A2ce#:~:text=I.,sans%20qu’il%20soit%20d%C3%BB.&text=1.,Faveur%2C%20b%C3%A9n%C3%A9diction%20accord%C3%A9e%20par%20Dieu. )

Grâce : Faveur, bénédiction accordée par Dieu.

Cette fièvre est bien en relation avec « la bénédiction de Dieu » c’est-à-dire de SION.

* localisation

Dans le paragraphe concernant le gui, il n’est pas question de lieu et on ne sait donc pas où se trouve cette forêt de chênes dans le cromleck. Mais si l’on regarde une carte de RLC, on constate que l’ermitage se trouve à la pijole et c’est bien au pijoulet de la page 302, au sud des roulers et pour reprendre les mots de l’abbé, sur une direction nord/sud, c’est-à-dire « de la région septentrionale à la région méridionale ».

Comme à son habitude, l’abbé va répartir l’information dans son livre et placer quelques mots-relais de façon à pouvoir la récupérer et confirmer. Les principaux mots sont très logiquement :

Solitaire, retraite , désert ,les mots dérivés de« ague », fond/profond ( en relation avec dead, la mort ), chêne ( chaîne… ) , sûr .

Il serait trop laborieux de développer ici les différentes relations entre ces mots-relais mais en recherchant avec un logiciel d’analyse de texte vous pourrez les retrouver et ainsi avoir « le bonheur de mettre vos pas dans ceux de l’abbé ».

Je vais cependant vous montrer quelques techniques utilisées par l’abbé :

le fond des forêts, la retraite d’un ermite, le cochon de Saint Antoine…

Page 164, à propos des druides et de la cueillette du gui :

Quant aux prêtres de ces peuples anciens, quant aux druides qui cueillaient le gui sacré sur le chêne,

ils accomplissaient leurs cérémonies dans le fond des forêts.

Page 287, une histoire d’heurt :

De plus, la relation de Pline sur le viscum se heurte à une impossibilité matérielle. Dés lors que cette plante délivrait de tous les maux, et qu’une plante de gui croissant sur le chêne était une rareté telle,

Et maintenant le pijoulet :

Page 302,

Le Neimheid n’a pas laissé dans l’ombre le souvenir de ces chasses dangereuses, et dans toutes les montagnes couvertes de bois profonds, pouvant servir de retraite sûre aux sangliers, on trouvera des terrains appelés pijole ou pijoulet, – pig, porc, – to jole,heurter avec la tête –. Le Pijole de Rennes-les-Bains a sa place au Serbaïrou, au sud des deux roulers ou roches tremblantes.

Malgré la vigueur des Gaulois, la lassitude et l’abattement envahissaient leurs membres robustes, surtout lorsque les accidents multipliés du sol, dans un pays montagneux, ajoutaient leurs difficultés aux fatigues d’une chasse pénible …

les chênes, les sources du pont et du cercle, c’est « sûr » une direction méridionale !

Les mots « sûr des deux derniers chapitres ( page 274,292,302 ) sont liés à la méridienne du cromleck, ainsi que les chênes verts de la page 231 , mais l’abbé nous avait déjà averti :

page 170

Aux Druides, d’après la signification de leur nom, était imposée l’obligation d’imaginer, de construire, par des expressions sûres

page 274

On ne peut assez regretter que les noms des sources du Pont, du Cercle et des eaux chaudes, soient complétement perdus : ils nous auraient sûrement renseignés sur le degré de science médicale des Druides

Le double zz que l’on ne trouve que dans deux mots :

page 285

Le gui est une plante parasite nommée viscum par les Latins et mistletoe (mizzlto) par les Anglo-Saxons

page 122

Le lever du soleil, iruzki atheratzea » présente le sens suivant : celui qui est fatigué, déteste d’entendre bourdonner dans l’air – to hear (hir), entendre, – to huzz (heuzz), bourdonner, – sky (skaï) air, – to hatter, harasser, – to hate, détester –.

« Le coucher du soleil, iruzki sartzea » accuse une formation semblable : le cultivateur arrivé au soir, déteste d’entendre bourdonner dans l’air, – to hear (hir) entendre, – to huzz, bourdonner, – sky, air – sart, terrain cultivé –

Le cultivateur est une référence à Hercule qui chassa le sanglier…

page 204

les Chauci aimaient les attaques, les heurts violents, – to shock, attaquer ; les Bructeri, dans leurs mouvements et leurs évolutions légères, taillaient en pièce les ennemis – to brush (breuch), passer brusquement, – to tear (tér), mettre en pièces, et les Cherusci accueillaient par des clameurs d’enthousiasme le partage du butin – to share (chère), partager, – to huzza (houzzé), accueillir par des cris d’acclamation –.

( FATIGUE, sf. fatigue, lassitude, exhaustion of strength, weariness : toil, pain, labour, hardship.)

* La tentation du parchemin

Dans le grand parchemin, la TenTaTion de Teniers a pour but d’évoquer la diagonale de lettre T qui va du cimetière de RLC à l’ermitage qui se trouve en bas de la vallée, car cette direction passe par SION (LVL Dieu ).

* De la tente à SION

Saviez-vous qu’il existe une « tente à SION » ?

Elle se trouve dans le psaume 76 de la bible et on peut y lire en partie :

Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion.

Et factus est in pace locus eius et habitatio eius in Sion

C’est là qu’il a brisé les flèches, le bouclier, l’épée et les armes de guerre.

Ibi confregit potentias arcuum scutum et gladium et bellum

Salem signifie la paix, « pace » en latin ( LVL page 41, en paix , pacifice …) c’est le lieu où Melchisédek fut roi, et probablement l’ancien nom de Jérusalem. Dans la genèse (chap 14 ) on peut lire :

Lorsque Abram revint de sa victoire sur Kedorlaomer et sur les rois qui étaient ses alliés, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé, c’est-à-dire la vallée du roi.

Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin. Il était prêtre du Dieu très-haut.

Dans la liturgie des Heures actuelle, le psaume 76 est chanté ou récité à l’office du milieu du jour, le dimanche de la deuxième et de la quatrième semaine.

L’Église catholique fait aussi référence à Melchisédech dans la prière eucharistique : « Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melchisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour, et dans ta bienveillance, accepte-la. »

Peut-on alors penser que l’abbé Boudet ne connaissait pas ce psaume ? Je ne le crois pas. Ce texte inspira probablement l’abbé, que ce soit pour l’écriture de LVL ou du grand parchemin.

* En conclusion

Dans le paragraphe sur le « guy »,l’abbé Boudet évoque Saint Antoine l’ermite grâce au mot « int-ermit-tente ». Il reprend cette notion dans le grand parchemin pour situer le lieu par rapport à RLC et l’ermitage. Nous verrons aussi dans la prochaine étude sur la Kaïrolo que « tentation » est l’anagramme unique d’un autre mot de sept lettres : « attention » et que ce mot fait partie des quelques mots les plus importants pour l’abbé.

 

oups…

Il est maintenant temps d’expliquer pourquoi l’abbé Boudet découpa le texte du petit parchemin afin de faire apparaître le mot SION. Seul un prêtre passionné de linguistique pouvait proposer un tel mot, c’est ce que nous allons constater.

* Boudet étymologiste

Si vous avez lu sérieusement les différentes études que j’ai publiées, vous ne pouvez que conclure que LVL Celtique « est intimement liée » à LavalDieu, le seul lieu du cromleck dont l’abbé ne parle pas dans son livre.

L’abbé s’est donc renseigné sur l’étymologie de ce hameau et a découvert deux anciennes appellations , PICKAYROL et PICHAYROL qui lui ont donné l’idée de créer la kaïrolo (https://recharc.fr/la-kairolo/ ) . Mais il a aussi consulté le livre de Sabarthes consacré aux étymologies des villages de l’Aude et c’est ainsi qu’il a pu lire ceci :

On constate que pendant une longue période ( 1195 à 1500 ) LavalDieu s’est appelé la grange ou la maison « de la bénédiction de Dieu ».

* Boudet le prêtre

L’abbé était un homme très cultivé, passionné par la bible et notamment par l’ancien testament, il suffit de lire LVL Celtique pour le vérifier. Il connaissait la signification du mot SION que vous pouvez découvrir sur internet en faisant une recherche sur ce mot. Ainsi l’article appelé « Sion (Bible) de wikipédia » qui apparaît en deuxième position, juste après SION(Valais) explique :

Dans la Bible, Sion désigne à la fois des lieux géographiques et tout ce qui personnifie la présence et la bénédiction de Dieu.

Sion désigne divers lieux géographiques, tels que la forteresse des Jébuséens (voir 2 S 5:6,7), la cité de David (1R 8,1 ; 2Ch 5,2), le sanctuaire de l’Éternel (Ps 20,3), la montagne sainte de Dieu (Ps 74,2), la ville de Jérusalem (2 R 19:31).

Dans le langage figuratif, Sion est l’emblème de la présence et de la bénédiction de Dieu (voir Ps 128,5 ; Ps 132,13 ; Es 8,18 ; Es 24,23 ; He 12,22 ; Ap 14,1). Sion peut désigner à la fois tout lieu qui bénéficie de la présence divine (voir Ps 9,12 ; Ps 48,2-3 ; Ps 110,2 ; Es 28,16 ; Es 59,20 ; He 12,22 ; Ap 14,1) et le peuple de Dieu (Ps 78,68 ; Es 51,16).

Dans LVL Celtique c’est par exemple le mont du Sinaï où l’on trouve la définition de « to lay ».Le mont Sion est une des collines de Jérusalem, située au Sud-Ouest de la vieille ville.

* Boudet et LavalDieu

L’abbé a certainement très vite fait le lien entre la grange de la bénédiction Dieu et la bénédiction de Dieu c’est-à-dire SION. Plantard/PdC n’avaient pas cette culture, et la seule chose qu’ils ont été capables de faire, c’est comme à leur habitude de détourner le document qu’ils avaient obtenus afin de le mettre au service de leurs délires « pseudo-dynastico-hermétiques ».

* God bless you ..

Nous connaissons maintenant l’origine du mot SION qui représente la bénédiction de Dieu de la même façon que LavalDieu signifiait aussi la bénédiction de Dieu. Mais l’abbé Boudet confirme toujours, je le connais maintenant assez bien pour « le fréquenter si souvent » lors de mes lectures.

C’est dans le choix du mot « BLES » qu’il le fera. Ce mot muni d’un accent signifie « les blés » en français, par contre il n’a pas de signification en latin. Cependant si nous devions le lire en latin , nous le prononcerions « bless », de la même façon que « redis » se dit « rediss ».

To bless » signifie en anglais bénir, glorifier et c’est donc logiquement qu’il le placera en face de SION : bénir se trouve ainsi en face de bénédiction.

Mais l’abbé Boudet est un homme rigoureux et cette lettre « S » manquante n’a pas dû lui convenir. Alors il a découpé ce texte et placé le mot « BLES » de façon à ce que le mot suivant puisse complètement expliquer cette traduction, tout en gardant la logique de l’énigme.

Le mot suivant est « CUMERANT », et donc le dernier mot « BLES » de l’antépénultième ligne se trouve suivit du premier mot de la pénultième ligne « CUM ».C’est par ce mot qu’une direction très importante est expliquée, elle est particulièrement mise en évidence dans LVL Celtique, c’est la direction Sud-Ouest ( https://recharc.fr/sud-ou-sud-milieu-ou-milieu/ ) .

Pour résumer ( https://recharc.fr/dalle-2/ ) , par la flèche double le Prae-Cum s’applique sur le P-S, donnant ainsi O-S , et étant donné que ce P-S est directement lié au Secundo-Primo qui fait référence à une position, il faut intervertir l’ordre des lettres pour retrouver l’orientation S.O c’est-à-dire Sud-Ouest, l’orientation du Prieuré à SION. L’idée est simple, l’abbé reprend la logique de cette direction , le CUM s’applique sur S, donc « avec S » , ce qui permet de retrouver « BLESS » .

Alors « God bless you » , que Dieu vous bénisse…

* Du prieuré à SION

La direction « historique » , le tracé est celui que l’on retrouve dans tous les documents relatifs à cette énigme.

Elle commence au prieuré d’Arques , et se termine à SION c’est-à-dire à LavalDieu.

Le document le plus ancien est la page grecque du codex Bezae consacré à Jean XII ( dont on ne trouve aucun lien dans Vigouroux ). Entre le IV et le Xeme siècle seuls les prêtres initiés en connaissaient l’existence. Peut-être a-t-il été crée au prieuré d’Arques à une époque où des prêtres découvrirent ce qui se tramait « aux granges de la bénédiction Dieu ».( https://recharc.fr/codex-bezae-2/ )

Puis il y a eu le texte de la dalle, probablement enrichit plus tard par l’inscription grecques « ET IN ARCADIA EGO » ( https://recharc.fr/dalle-2/ )

Au XVIIeme siècle le tableau des bergers d’arcadie ( l’arcadie ou la vallée des Dieux ) la représente sous la forme d’un bâton.

Quand le secret s’est déplacé à Rennes le château, la stèle a repris cette direction sous la forme d’un alignement de lettre M , M pour IVI et peut être déjà à cette époque M pour MILIEV. Une nouvelle direction est alors apparue, celle évoquée par l’alignement de lettres T . ( https://recharc.fr/stele/ )

Le petit parchemin crée par Boudet en a repris la logique  ( https://recharc.fr/le-petit-parchemin/ )

et l’abbé la représenta dans LVL Celtique quand il construisit la croix de Dieu (https://recharc.fr/la-croix-de-dieu/ ) .

C’est certainement à cette époque que fut gravée en latin la pierre de Coumesourde qui reprenait les inscriptions anciennes, mais faisait référence aux deux Rennes par leurs appellations de la fin XIXeme.

Voici donc expliqué le secret des prêtres, du prieuré jusqu’à SION ….

* Une histoire d’orientation

Pour bien comprendre cette étude il faut d’abord maîtriser une règle d’orthographe que vous trouverez expliquée sur le lien suivant :

https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/l-ouest-ou-l-ouest/

Maintenant que vous la connaissez, nous allons vérifier si cette règle est correctement appliquée pour tous les mots « sud » que l’on trouve dans LVL Celtique :

Sud

sud

2-1499-126154

*****

14 c’est-à-dire, au nord de cette immense forêt, depuis le Rhin jusqu’à l’Oder et peut-être même au delà ; et de plus, ils possédaient la rive gauche du Danube qui coule au Sud de la même forêt.

99 Les Maures, relativement à la chicane, n’ont rien à envier aux habitants de la Grande Kabylie du Sud de l’Atlas.

126 Les Ibères, en s’établissant dans le Sud-Ouest de l’Europe,

154 Au Sud du Morbihan, près des côtes de la mer,

83-158-163-187-227-230-235-236-238-239-239-273-290-295-302-304-305

*****

163 On en a trouvé ( menirs ) dans cinquante-huit de nos départements, appartenant pour la plupart aux régions de l’ouest et du sud-ouest.

L’analyse des erreurs commises ( repérée en rouge ) permet de comprendre plusieurs choses.

La première est que si le Sud est concerné, c’est particulièrement la direction sud-ouest dont l’abbé parle ( voir pages 126 et 163 ).

La deuxième est que chaque erreur se trouve proche d’un autre mot mis en majuscules. On trouve ainsi les mots Danube, Ibères mais aussi les mots Maures et Morbihan qui contiennent la même racine « Mor » .Ces différentes lettres se trouvent dans le mot MIDI qui nous le verrons, possède un lien direct avec le SUD .

Avant d’expliquer la notion de Midi/midi, relisez attentivement le paragraphe suivant, extrait de la page 238 qui concerne « le sud » et comparer le au tableau précédent .

Page 238 : Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au delà de la Blanque .Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme, et constituent de vrais ménirs..

* Une histoire de Milieu

Le mot « Midi » signifie à la fois la mi-journée (du vieux français mi « milieu » et di, du latin dies « jour ») et le sud, que ce soit en France ou dans le reste de l’hémisphère nord car la position du soleil à midi est au sud.

Ici aussi une orthographe particulière est à respecter. On en retrouve la règle sur le lien suivant :

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/07/05/37003-20180705ARTFIG00036-il-habite-dans-le-midi-ou-midi-ne-faites-plus-la-faute.php

Pour résumer , si l’on parle « du milieu de quelque chose »( pour reprendre l’expression de l’article ) ici le milieu de la journée, alors on utilise une minuscule . Par contre si il est question du Sud de la France, on utilise une majuscule. Voyons ce qui se passe dans LVL Celtique :

Midi

midi

4-15-123-194-211

« Le matin, goïza » ; ………..

« Midi, eghuerdi » ; moment où cesse la croissance de la lumière solaire et où commence sa décroissance …….

« Le soir, arratxa » ; ………

13-22-106-109-187-188-189-189-193-210-226-237-282-305

midi de la Gaule/Gaulois

L’erreur sur la majuscule est unique et l’abbé Boudet la met bien en évidence en notant différemment le matin et le soir. Il y parle bien du milieu de la journée et il n’est donc pas question du Sud.

Dans le cas des minuscules l’erreur est systématique sur « le midi de la Gaule » , pourtant l’abbé sait très bien l’orthographier car il ne commet pas de faute quand en page 15 il parle du Midi de la France.

On peut remarquer que deux pages ne sont pas concernées par « le midi de la Gaule » , ce sont les pages 226 et 237  :

page 226 :Cependant, un autre drunemeton ou cromleck central était nécessaire dans le midi ;

page 237 :A droite des roulers, en se plaçant vers le midi, l’œil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de trinque-bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l’Homme mort.

Ces pages ont un point commun , elles parlent toutes deux « de menirs »qui se trouvent soit dans un cromleck ,soit à côté des roulers.

* Le lien

L’étude des mots Sud et Midi a permis de constater le lien évident entre les deux mots, mais aussi que l’abbé connaissait les règles d’orthographes que l’on doit appliquer dans ces deux cas. Les erreurs qu’il a placées permettent de comprendre que le lieu concerné est celui où se trouve les roulers , et c’est en regardant le sud-ouest que se trouve la solution. Déjà dans le texte il nous l’indique car en page 238 il nous invite à regarder au-delà de la Blanque c’est-à-dire vers le sud-ouest.

« L’œil peut suivre » et « en regardant » sont des expressions qui prendront tout leur sens dans ma prochaine étude, mais que l’on se trouve au niveau du fauteuil du Diable ( dans le cas du grand parchemin ) ou près des roulers ( dans le cas de LVL Celtique ) , c’est dans la direction sud-ouest que se trouvent d’abord LavalDieu puis la serre Mijane.

* Mijane=Milieu

Récemment vous avez découvert dans l’étude Sacaze la signification de Mijane ( https://recharc.fr/etude-sacaze/ : voir Saint just ) ou l’on peut lire :

7 collines et coteaux : serre mijeanne ou serro mijano ou du milieu.

Un autre lien permet de comprendre la signification de Mijane :

https://territoires-fr.fr/glossaire_noms_lieux.pdf

En page 314/519 pdf, il est expliqué que Mijan ou Mijane signifie « au milieu » dans le Languedoc . Alors comment pourrait-on imaginer que l’abbé Boudet pour qui l’étymologie est une passion ne le sache pas ?

* En conclusion

Cette étude montre comment l’abbé Boudet utilise la notion sud/milieu afin de nous faire comprendre dans quelle direction il faut re-garder. Dans une étude appelée « Kaïrolo 2 »,j’expliquerai prochainement l’importance du mot « garder » ,et comment il se trouve lié aux roulers. Vous comprendrez que le texte du grand parchemin suit ce fil conducteur, que l’on retrouve du début jusqu’à la fin :

– Les bergères, gardiennes du troupeau

– gardent

-gardien

– pommes

-bleues

Je sais que seul l’abbé Boudet possède la connaissance, l’intelligence et la subtilité pour faire passer cette information, et c’est pour cette raison que je pense qu’il fut l’auteur des deux parchemins .

Les villages situés autour de Rennes-les-bains décrits par leurs instituteurs fin XIXeme siècle.

TOUTE REPRODUCTION  ( MEME PARTIELLE ) DOIT OBTENIR L’AUTORISATION DE LA BIBLIOTHEQUE DE TOULOUSE.

( https://www.bibliotheque.toulouse.fr/ )

 

Rennes les bains :Sacaze RLB

Rennes le Château : Sacaze RLC

Arques : Sacaze Arques

Bugarach : Sacaze Bugarach

Cassaignes : Sacaze Cassaignes

Couiza : Sacaze Couiza

Coustaussa : Sacaze Coustaussa

Peyrolles : Sacaze Peyrolles

Sougraigne : Sacaze Sougraigne

Serres : Sacaze Serres

Autres …

Alet : Sacaze Alet

Festes et St André : Sacaze Festes

Limoux : Sacaze Limoux

Axat : Sacaze Axat

Gincla : Sacaze Gincla

Roquefort de Sault : Sacaze Roquefort

Saint Just et le Bezu : Sacaze St Just

 

Ancienne étude sur le Prieuré de Sion ( 2006 )

Je pense actuellement que Boudet est à l’origine du petit parchemin et que les documents ont transités par l’abbé Courtauly ( ou le docteur Courrent…).

Brèves de comptoir

Mais pourtant c’est simple … !!

P Plantard crée le Prieuré de Sion en 1956 parce qu’une montagne près de chez lui porte ce nom …., et donc si l’on trouve le mot Sion sur le petit parchemin , c’est qu’il a été fait par lui …et c’est pareil pour la dalle et la pierre de Coumesourde . Et puis pour le grand parchemin il nous donne la solution dans le deuxième apocryphe , c’est donc qu’il l’a crée … !!

Introduction

Non … je vous rassure ( ou vous désole ..) , je n’ai pas subitement changé d’avis . C’est un peu près ce que l’on pourrait entendre d’une personne qui ne se pose pas trop de questions sur cette histoire . Cela parait si simple et si évident présenté de la sorte . Pourtant , quand on y regarde de près ……..il y a de quoi se poser des questions ……

Tout à vraiment basculé quand Monsieur  Willker découvrit l’origine du petit parchemin . Les certitudes d’avant se sont mises « à craqueler » . Puis j’ai eu l’occasion de vérifier que le dictionnaire de Dom Cabrol ne contenait pas le texte de Jean extrait du codex Bezae …puis d’autres l’ont fait aussi . Enfin il y a eu « pierre et papier » qui nous a montré à quel point Philippe de Cherisey « maîtrisait » son sujet .

Le Prieuré de Sion de 1956 , c’est quoi ?

Ce que l’on nous propose …

Le Prieuré de Sion fut enregistré sous ce nom  le 7 mai 1956 (déclaré au Journal Officiel le 25 juin 1956 ), à la sous-préfecture de St-Julien-en-Genevois, en Haute Savoie ( association selon la  loi de 1901 ) .Son bureau se compose d’un président ( monsieur André Bonhomme alias : Stanis Bellas ) un secrétaire Pierre Plantard ( alias Chyren ) , un  trésorier (  Armand Defago ) ,  un vice-président (  Jean Deleaval )  . Tout ceci est vrai ….

Maintenant , son nom serait inspiré de celui d’une colline située près de Saint Blaise , entre Saint Julien et Annecy  à 30 km d’Annemasse , où se trouve le domicile de P Plantard .

Voici ce que dit Mr Bonhomme en 1996 à propos de sa création :  « Le Prieuré n’existe plus. Nous n’avons jamais été impliqués dans aucune activité à caractère politique. Nous étions quatre amis qui voulions nous amuser. Nous nous sommes appelés ‘le Prieuré de Sion’ parce qu’il y avait une montagne avec le même nom près de chez nous. Je n’ai pas vu Pierre Plantard depuis vingt ans et je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais il a toujours eu une grande imagination. Je ne sais pas pourquoi les gens essaient de faire une si grande chose de rien ».

Je comprends dans cette intervention de Mr Bonhomme que ce dernier souhaite nous dire que nous devons ce nom de « Prieuré de Sion » à P Plantard , ce dernier ayant beaucoup d’imagination…. .

 

Mais quel fut le rôle de cette association ?

Les statuts donnent au Prieuré un sous-titre : CIRCUIT. Ce nom provient de l’initiale des mots Chevalerie d’Institution et Règle Catholique et d’Union Indépendante Traditionaliste.

Nous y voila  ..un vieux fantasme de Plantard …. Des « cathos » , traditionalistes qui œuvrent pour redonner à la jeunesses les valeurs qui lui manquent …..mais …non , pas tout à fait …car ….

C’est une association de Défense HLM , c’est ce que l’on comprends dans le premier ( et l’un des rares ) bulletin de l’association :« CIRCUIT » .. voila … donc c’est pour défendre les pauvres locataires …..mais , en fait , non ..pas tout à fait ….. :

Le Prieuré de Sion est un centre d’études, de méditation, de repos et de prières qui sera situé sur  la Montagne de Sion …. En fait ..non ..pas tout à fait car ….

Le Prieuré de Sion n’a pas eu d’activité réelle : pas de compte-rendu d’assemblée générale ordinaire ni extraordinaire. !!!!

Pour résumer , le Prieuré de Sion ne servait à rien ..ou presque . Ce n’est pas à sa fonction qu’il fallait s’intéresser : juste une paire de bulletin et aucune réunion ….mais c’est le nom « PRIEURE DE SION » que P Plantard devait « déposer » , c’est-à-dire faire connaître .

Si vous mettez en relation ce que l’association était sensée faire avec ce nom , vous remarquerez rapidement qu’il n’y a aucun lien :  Une société de défense HLM qui s’appelle « Prieuré de Sion » ..c’est complètement ridicule , vous ne trouvez pas ?

Mais alors , cette histoire de nom de montagne …. ???

Il faut remettre les choses à leur place …Pour comparer , imaginez le cas de figure suivant : L’abbé Saunière souhaite mettre en place une société de défense de locataires ( je ne recule devant rien !! )  ..donc à Rennes le Château . Il la nomme logiquement « Prieuré de Rennes le Château » ..c’est presque normal ..il y a bien le mot « prieuré » ..mais passe encore , l’homme est curé ( lui … !).

Si il nous propose «  Prieuré de Cardou » ..c’est déjà plus pareil ..mais bon , on accepte …

Un « Prieuré de Bugarach » devient suspicieux . ;c’est un peu loin ce lieu…allez , comme c’est l’abbé Saunière , et que la montagne est grande ..OK pour cette appellation .

Mais si c’est « Prieuré de Roquemorel » ,du nom d’un petit mont qui se trouve au Sud de Carcassonne , à quelques 30 km de Rennes , alors là cela devient vraiment risible …même si l’abbé se donne la peine de déposer les statuts de l’association à …Carcassonne .

Toute proportion gardée , c’est ce qui se passe avec Plantard et son « Prieuré de Sion » .

Cette « justification » est en fait ce que Plantard « a du sortir » à Mr Bonhomme pour lui faire avaler cette couleuvre .

Il avait donc bien le choix  P Plantard , avec toutes les montagnes , ces cours d’eau et villages ( et pourquoi pas les noms de rues..) que l’on trouve à 30 km à la ronde pour justifier son  « Prieuré de Sion »  …Il a eu un peu de chance ..mais pas trop .En effet , sa rue ne portait pas le nom de Sion , ni le nom de son immeuble , ni le mont près duquel se trouve Annemasse …C’est pourtant logiquement ce qui se passe  pour la plupart des associations Françaises , non ?? ( vous pouvez vérifier …) .

Mais ce n’est rien en regard de l’ENORME coup de chance qu’il a eu ( si l’on considère bien entendu que le choix de ce nom de Prieuré de Sion n’est pas déjà en rapport avec l’affaire de RLC ) .

En effet , en 1956 il choisit « par hasard » ce nom , puis on le retrouve pratiquement écrit dans les apocryphes quelques années plus tard , quand il explique l’origine de « son organisation » . En effet , je cite :

« En 1152, un petit contingent de l’abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion accompagna le roi Louis VII qui rentrait en France après la deuxième croisade et fut installé à l’abbaye de Saint-Samson, à Orléans. Parmi eux, un groupuscule encore plus choisi fut transféré au « petit prieuré du Mont-de-Sion » (Montission), près de Saint-Jean-le-Blanc, aux environs d’Orléans. »

Historiquement , un petit prieuré du Mont de Sion près d’Orléans a réellement existé ….

Alors je ne crois pas trop à ce genre de hasard ……

Je sais par contre que Plantard fut « un chercheur de Trésors » dans l’âme ….et que dès 1945 , c’est ce que qui l’attira dans l’affaire qu’il mit au point : celle de Gisors .

Je ne serais pas étonné que dès 1945 , des chercheurs de trésors de tous horizons se mirent en contact avec P Plantard ,quand l’affaire de Gisors fut connue , et lui parlèrent de Saunières. Donc déjà à cette époque , il pouvait être mis au courant , voir même bien avant par le biais de Monti ( livre G de Sède ) .

 Mais il me parait certain que dès le début de l’année 1956 , il connaît l’affaire de Rennes le Château . Car vous pouvez remarquer qu’il créa le « Prieuré de Sion » en mai 1956 , soit quelques mois après que l’histoire de l’abbé Saunière et de son trésor fut révélée à la France entière par la presse  ( dépêche du Midi ..puis d’autres …)

Certains diront « pas possible, aucun écrit de lui se rapportant à cette histoire n’existent avant les années 1960 , donc il ne la connaît pas.. » . Sur ce raisonnement nous pouvons donc déduire que le docteur Courrent par exemple ne s’est jamais intéressé à cette histoire ..en effet , il n’a rien publié sur ce sujet …Comme vous le savez , ce n’est pas le cas …

Dès la fin des années 50 , Plantard est remarqué malgré sa discrétion du coté de RLC ( page 76  « Mythologie du trésor de Rennes » R Descadeillas ) ; pourtant , il n’y a pas encore d’écrit à cette date…

Alors pourquoi ?

Avant les années 60 , Plantard est un chercheur de trésors , et donc logiquement il ne va pas publier ce qu’il sait sur cette affaire . Il possède une avance sur tous …les documents « empruntés » dans le fond « Courrent/Boudet/Saunière » .

A partir de 1956 les choses changent . L’affaire est révélée à tous …. Il doit reprendre la main …. Il « dépose » donc le terme de « Prieuré de Sion » , vous comprendrez ensuite pourquoi ….

Il n’a donc plus la même démarche : il veut alors se faire passer pour ce qu’il n’est pas, un descendant royal ( et héritier potentiel ..) et donc il publie ..pour essayer de le justifier .

De « chercheur discret », il change de statut et passe à celui de « descendant prosélyte » !

Le Prieuré de Sion ….Mais que devions-nous comprendre … ?

Ce que P Plantard nous explique , c’est que sa famille remonte aux rois Mérovingiens et wisigoths . Qu’ à un moment donné  l’abbé Saunière s’était rendu compte que le trésor qu’il avait découvert ne pouvait appartenir qu’au descendant de cette lignée .Il souhaita donc lui en faire part .  Nous devions donc deviner qu’à l’époque de Saunière , cette personne était son oncle , le fameux Jean XXIII ( voir apocryphe VI) pas celui du Prieuré de Sion ( J Cocteau ..détaillé dans l’énigme sacrée .. ) , mais bien quelqu’un de sa famille.

Mais étant donné que le père ( Pierre IV ) de ce dernier s’était désisté pour  son frère ( Charles I ) qui n’est autre que le père de P Plantard , alors P Plantard pouvait « légitiment » réclamer une partie du « butin » , si ce dernier venait à être trouvé …..

Il y a bien un « soupçon » de mégalomanie dans la démarche de P Plantard , mais aussi certainement beaucoup de pragmatisme .

Que doit-on comprendre de la lettre de mise au point de P Plantard … ? ( lettre page 148 et 149 du testament du Prieuré de Sion » )

Elle nous apprend que Plantard n’a jamais eu l’intention de reproduire dans le livre de G de Sede les parchemins ( qu’ils soient vrais ou faux ) .
N’oublions pas que P Plantard fut un chercheur , et comme beaucoup d’entre vous il n’aime pas trop partager ses informations ….(particulièrement les bonnes …c’est-à-dire les parchemins )
Dans cette histoire G de Sede est le co-auteur de Plantard pour « l’or de Rennes » ..pour être plus précis , il est le « rédacteur » , le contenu provenant de Plantard .
On comprends dans cette lettre que G de Sede évite la signature du contrat afin d’obtenir ( soit disant….. ) des informations sur le décodage de la dalle . En fait il a reçu les parchemins de la part de Cherisey et les « fait étudier » .
Lors de la parution de « l’or de Rennes » , Plantard y découvre les parchemins . Il n’a donc plus d’autre solution que de les désavouer .
Ce qui s’est donc probablement passé , c’est que Cherisey a décalqué les parchemins sans que Plantard ne le veuille ou ne le sache ( fut-il vexé de ne pas avoir été pris pour auteur à la place de G de Sede ? ) .Comme il fut la personne qui fit découvrir les parchemins à tous , la seule solution était de prétendre qu’il en fut le créateur .
Donc l’hypothèse qui consiste à dire que Plantard trouva le document de base ( LucVI du codex Bezae ) et le donna à Cherisey pour qu’il crée le petit parchemin ne tient pas  .
Il n’a jamais voulu qu’un parchemin soit publié , il n’y a donc aucune raison d’en faire fabriquer de faux .

Alors cette lettre ,  info ou intox ?

Plutôt info …. Car Plantard pouvait très bien donner directement les parchemins à G De Sede …ou utiliser son « canal » favoris c’est-à-dire les apocryphes publiés à la BNF . Si Plantard les avait intentionnellement fait parvenir à De Sede par le biais de Cherisey , il n’était alors absolument pas certain que ce dernier les publie .De plus , plusieurs personnes sont cités dans cette lettre ..ce sont autant de témoins qui peuvent confirmer ou contredire P Plantard ..ce dernier ne pouvait pas prendre de risques .

N’oubliez pas non plus que «  Cherisey auteur des parchemins » fut la dernière justification d’une « longue » série ( Francis Blanche etc ..) : rien ne les empêchait de reconnaître les faits plus tôt …si ce n’est qu’ils n’en étaient pas les auteurs …

 

P Plantard pouvait-il être l’auteur des parchemins ?

Non ..je ne le pense pas du tout .

Il n’y a aucun rapport entre le travail demandé pour réaliser les parchemins et celui nécessaire  pour « construire » les apocryphes . Autant les parchemins ont demandé un travail important , long et rigoureux , autant les apocryphes montrent le travail d’un amateur ..on y trouve entre autres des reproductions d’ouvrages connus ( R Charroux ) , des photocopies de journaux etc …

Il serait incompréhensible que Plantard ai passé autant de temps sur des parchemins qui n’apportent rien à son « délire » ( une date fausse, le 681 du grand parchemin , un mot « SION » pour le petit … ) au détriment des apocryphes qui eux lui sont utiles .

De plus, si l’on considère que P Plantard est l’auteur des parchemins , il faut donc lui reconnaître  un certain « génie » , mais qui perds tout son sens quand on sait qu’il utilise une écriture en onciale abandonné depuis le VIIeme siècle afin de les faire passer pour une œuvre « pseudo templière » du début du deuxième millénaire .

Puis n’oublions pas non plus que le petit parchemin issu du codex Bezae est « marqué » par sa « période protestante » , je n’imagine donc pas P Plantard , ce « chevalier catholique traditionaliste » représentant d’un Prieuré de Sion non moins catholique choisir ce texte . Même dans le dictionnaire de Vigouroux , Théodore de Beze à qui l’on doit la connaissance de ce texte y est décrit d’une façon peu favorable ( page 1773 , je cite entre autre : «  ..ce calviniste ….imbu des nouvelles erreurs protestantes … ».) .

Quelles sont les sources documentaires de P Plantard ?

Ce qui est certain dans cette histoire , c’est que Plantard dispose d’une source d’information de première qualité . Pour ma part , trois personnes étaient capables d’accumuler de si précieuses informations et de  faire ainsi le lien entre l’époque de l’abbé Saunière et celle de Plantard-Corbu, ce sont ceux que j’appelle les trois « C » : Cros , Courrent et Courtauly ..

Ce n’est que dans le début des années 60 que l’abbé Courtauly permettra de compléter l’histoire de l’abbé Saunière afin de finaliser un apocryphe ( Blancassall ) et un ouvrage ..  « l’or de Rennes » :Il n’a donc ici  pas ma faveur .

Mr Cros nous a permis d’en savoir un peu plus sur la dalle , ainsi que sur la pierre de Coumesourde , découverte en 1928 ..mais c’est pratiquement tout : pas d’allusion dans les apocryphes donc je l’écarte donc aussi .

Je ne tiens bien sur pas compte de l’affirmation de Cherisey selon laquelle il aurait glisser le document « Cros » dans les papiers de Mr Corbu . Il faut lire sérieusement ce document pour se rendre compte que son auteur n’a pour but que d’étudier cette source d’information , sans à aucun moment vouloir faire le lien avec un hypothétique « Prieuré de Sion » .Je n’ai pas d’avis particulier sur sa mise en forme ( document dactylographié ) , mais sur le fond , il n’est certainement pas de sa création .

 Par contre , je suis maintenant persuadé que cette source d’information provient du Docteur Paul Courrent .

J’ai deux arguments qui me font choisir ce personnage .

Le premier est le témoignage de Mr Dagobert . Ce dernier découvrit le rôle de P Plantard quand il écrivit son livre  « LE ROI DAGOBERT , Histoire d’une famille et d’une chanson » . Il constata alors que celui-ci en compagnie de Mr Corbu « emprunta » quelques documents du Docteur Courrent .

Mr Dagobert dispose de plusieurs témoignages de personnes qui me semblent à priori dignes de foi . La recherche d’un trésor n’étant pas son objectif , je vois mal ce dernier nous proposer de faux renseignements . Enfin Mr Dagobert est un personnage qui appartient à une époque où l’honneur et l’honnêteté sont  des valeurs qui gouvernent une vie , et je n’ai donc pas de raisons objectives de douter de lui sur ce point .

Le deuxième me vient de l’analyse du contenu du deuxième apocryphe .

Aucune référence n’est faite par rapport à l’abbé Courtauly ou Mr Cros …mais ce sont pas moins de six références que l’on trouve par rapport au docteur Courrent . En voici la teneur :

Page 3 : Un premier ouvrage de l’abbé Boudet intitulé : La vraie langue celtique devait intriguer Monseigneur Billard , évêque de Carcassonne et aussi un docteur de Rennes les Bains , Paul Courrent .

Page 3 : Ne pouvant plus faire le bien autour de lui , l’abbé Boudet mourut de chagrin un an après son départ , cela malgré les soins attentifs et les visites du docteur Courrent

Page 7 :Dans le même temps , à Rennes les Bains , un certain docteur Paul Courrent s’intéresse à la vie étrange de l’abbé Boudet .

Page 7 :Convocations réitérées de l’évêque de Carcassonne auxquels le curé répond en présentant des certificats de complaisance , le(u)s uns délivrés par le docteur Courrent  , de Rennes les Bains , les autres par le médecin de Couiza , le Dr Roché .

Page 9 :Il est soigné par le docteur Paul Courrent qui couche même à la villa Bethanie .

Page 11 :Six étages de galeries et d’immenses salles existent toujours , Henri Lobineau déclara les avoir parcouru en 1920 avec le Docteur Courrent .

Il est donc certain que le docteur P Courrent s’intéressa de très près à la vie de l’abbé Boudet . Plantard le sait très bien et pour cause …la base des informations qu’il a recueillies est issue de cette source .Elle transparaît dans ce document .

C’est aussi à partir de cette source que Plantard réalisera « pierres gravées du Languedoc » .  En effet , le docteur Paul Courrent « possède plusieurs cordes à son arc » . Elles nous sont rappelées dans le texte suivant que nous devons à Mr Jean Girou :

« Historien, COURRENT a trouvé dans les fauves Corbières un terrain immense de prospection; il devient le mémorialiste de la Corbière; géologue, hydrologue, archéologue, numismate, héraldistehistorien, généalogiste, COURRENT est universel dans ce domaine; il alimente de ses communications vivantes et précises le Bulletin de la Société des Etudes Scientifiques; la Société des Etudes Scientifiques devient son royaume et par son prestige il conservera cette royauté pendant plus de 50 ans; membre de notre Société depuis 1898, le Docteur COURRENT occupa la présidence en 1902, en 1926; secrétaire général depuis 1927, puis Directeur de la Société, il en fut l’âme et la flamme jusqu’à sa mort. COURRENT a assisté à son apothéose, lors de son jubilé, fêté à Embres où il avait pris sa retraite . »

C’est certainement dans le « fond Courrent/Boudet/Saunière » , que P Plantard découvrira le livre de Mr Sacaze qui lui permettra de construire ce document .

« Pierre gravées du Languedoc » ..un apocryphe ..oui …mais dans quel but ?

Plantard dispose d’informations de première main , mais se trouve devant un gros problème . Aucun ouvrage ne décrit la dalle . Pourtant il sait bien qu’elle est une source d’information précieuse dans cette recherche et qu’elle permet d’apporter du crédit à son histoire de « Prieuré de Sion ». Il sait qu’il existe un lien entre la phrase « et in arcadia ego » de la dalle et la solution du codage du grand parchemin ….

Je suis souvent surpris que certains chercheurs attendent une confirmation de l’existence d’un document dans un quelconque écrit .. Il est évident que ce genre d’information ne circule pas et ne se trouve pas dans un ouvrage , la stèle fait figure d’exception dans cette histoire.

P Plantard  va donc essayer de  remettre maladroitement en circulation certain documents par le biais de ce pseudo ouvrage attribué  à Stublein …

Pourquoi trouve-t-on la solution de l’énigme du grand parchemin dans le deuxième apocryphe ?

« Bergere pas de tentation… » est bien la solution du codage du grand parchemin .

Il n’y a bien entendu aucun lien  obligatoire entre le fait de posséder la solution et le fait d’avoir crée l’énigme . Cherisey n’est pas l’auteur ( voir annexe ) pas plus que Plantard .

En proposant cette phrase dans le deuxième apocryphe ,  Plantard ne donne pas la solution de l’énigme , il le sait bien . Tout au plus il donne des éléments qui lui permettent indirectement de prendre la main sur les autres chercheurs .Si quelqu’un trouve quelque chose , et que ce quelque chose est en rapport avec la phrase « Bergère .. » ( logiquement , comme cette est phrase est bien en rapport avec l’énigme , cela doit arriver un jour ..) , alors son histoire de descendant prends du poids .

C’est ainsi qu’à notre époque certains chercheurs découvrent des éléments que Plantard ne connaissait pas …les rapports entre Nicolas Poussin , Monseigneur Pavillon et la région de RLC ( étude de Monsieur Daffos ) , la véritable signification du PAX681 ( étude de Monsieur Thierry Garnier …) etc ……

 Il ne peut pas présenter les deux parchemins …car ils ne sont pas complètement décodés ..surtout le petit pour lequel il ne saura rien tirer .. Il a du se poser beaucoup de questions ….

C’est pour lui un mélange de trois évangiles..pourquoi ? Quels sont tous ces mots qui paraissent en trop ? et ce découpage en forme de grotte , que cela signifie-t-il exactement ? et ce Primo-Secundo ..il doit y avoir quelque chose dessous ..c’est sûr ….

Puis il y a eu ce « boubourse » de Cherisey , qui fait de l’excès de zèle en faisant parvenir les parchemins à De Sede … avec sa phrase stupide .Comment réagir ? .

Avouons qu’ils sont vrais , cela apportera de l’eau à mon moulin .

Et zut ..on me demande des comptes …comment avouer à tous que ces documents furent « empruntés »..Pas possible , il y a encore peu de temps je « visitais » les prisons Françaises , et ce serait fini de mon avance …Plus qu’une chose à faire …avouer qu’il sont faux ..ce sera Cherisey qu’il le fera , qu’il dise qu’il les a crée ..qu’il assume .. !!

Enfin …qu’il n’en dise pas trop …surtout . ;il ne maîtrise rien .. ! je lui en donnerai la consigne …

Le petit parchemin …à quel point fut-il modifié ?

« Pierre et papier » nous apprends ( mais nous l’avions déjà deviné ..) que la phrase « A Dagobert II et à Sion est ce trésor , et il est la mort » est l’œuvre de Cherisey , mais est-ce la seule transformation ?

Qu’il est gênant pour certain ce « SION » verticale situé en bas du parchemin …c’est donc certainement l’œuvre de Cherisey ..cela ne peut donc pas être autre chose …

Et bien non . Je pense qu’il fait partie du parchemin ..au moins pour trois motifs .

 Le premier c’est qu’il n’y avait pas de raison pour que Cherisey se fasse un plaisir de nous annoncer qu’il fut une de ses créations , comme il l’a fait pour « A Dagobert » .

Le deuxième est  que l’annonce « Sion » est redondante .

En effet …une première fois incluse dans le texte , verticalement ..puis une deuxième fois dans la phrase « A Dagobert » . Ce serait donc un cas unique ou le codeur annonce par deux fois la même chose .

Nous savons que la phrase est de Cherisey , donc le mot Sion ne peut pas être de lui .

Il faut bien comprendre que la personne qui découpa le texte du parchemin avait bien l’intention de faire apparaître le mot « Sion » et non le nom Dagobert . Si Cherisey était cette personne ..soit il aurait transformé le petit parchemin pour faire apparaître les deux mots , soit n’en faire apparaître aucun de cette façon , mais uniquement  utiliser le décalage de lettres avec la phrase « A Dagobert », comme il l’a fait .

La phrase « A Dagobert » n’est donc qu’un moyen un peu maladroit de rattacher « Dagobert » au mot  « Sion » déjà présent sur le parchemin .

Le troisième vient de mes interprétations …. Je profite de cette occasion pour vous présenter ma dernière version . Vous y trouverez des éléments qui ne furent jusqu’alors jamais  communiqués .

Je rappelle ( le climat actuel étant ce qu’il est …) que je fus le premier à mettre en évidence les deux diagonales ( Sud-Est issue de RLC et Sud-Ouest issue de RLB ) ainsi que la succession de lettres T en sixième position au début de chaque ligne .

Je vais aujourd’hui confirmer mes interprétations  .

Voici comment  lire ce document :

La ligne de T en sixième position annonce le « TR » de la ligne 3 que l’on retrouve à la verticale de ce dernier en ligne 10 ainsi qu’un T de la ligne 7 ..

La ligne 7 possède bien une lettre T en sixième position , il est en bout de ligne sur l’orientation Sud-Ouest…L’auteur du parchemin suggère de remplacer la croix par la lettre T . Nous retrouvons donc bien trois croix alignées suggérant la direction Sud-Ouest .

Cette direction aboutit sur la ligne 14 en N . Cette lettre est aussi mise en évidence par l’auteur , dans l’alignement du sigle PS et de la première croix de la ligne 4 ( N du IHS …).C’est en effet à partir de cette croix que part la direction Sud-Ouest .

Le SION verticale comme horizontale n’est pas un SION …mais à « la valeur » d’un SIGNO : le même SIGNO que l’on retrouve sur le monument de RLB , mais c’est aussi le SIGNE ( Sud-Est ici ..)  par lequel on doit vaincre , situé dans l’église de RLC .

Plantard ne l’a jamais compris ….Vous avez ici le point de départ de la légende du « Prieuré de Sion » .

Je ne pense donc pas que le but de l’auteur était d’évoquer SION mais les lettres S et O pour Sud-Ouest qui sont la traduction du sigle PS .

Enfin le « TR » rajouté de la ligne 3 doit nous inviter à nous intéresser au TR de la ligne 10 qui se trouve au bout de la diagonale de lettre T issue de RLC .

( http://www.renne-le-chateau.com/pier_gra/pierres.html#ancre5 )

Mais alors , que s’est-il vraiment passé .. ?

« Brève » de comptoir ..(bis) …

 

En fait , c’est pas très compliqué ..

Au plus tard , c’est au début de l’année 1956 que Pierre Plantard découvre l’affaire « Saunières » ..mais je pense que cela s’est passé bien avant cette date ..Il « se procure » des documents provenant du Docteur Courrent relatifs au travail de l’abbé Boudet et l’abbé Saunières . Comme tout chercheur , il se réfère aux interprétations des anciens pour comprendre ce qu’il a trouvé, c’est-à-dire essentiellement au travail de Mr Cros . Comme ce dernier pensait que le « PS prae-cum » était d’origine templière , et que ce « PS » était présent sur la dalle ,sur  la pierre de Coumesourde et sur  le petit parchemin associé au mot « SION » ,   c’est dans cette voie qu’il se mit à chercher : c’est un sujet qu’il connaissait déjà bien ( affaire Gisors ) . Mais rien n’aboutissait ..tout juste avait-il trouvé l’existence d’un petit prieuré en relation avec Sion du coté d’Orléans …mais sincèrement , il ne devait pas y croire…..

En janvier 1956 ce fut la catastrophe ..une série d’ articles parurent dans un journal et révélérent à toute la France l’histoire du « curé aux milliards » , des chercheurs de tous horizons affluaient sur Rennes : il fallait réagir …. Changement complet de stratégie …plus question d’être un chercheur discret qui prends le risque de se faire distancer .Il fit donc reconnaître le peu de chose qu’il pensait avoir trouvé en ayant déjà dans l’idée de s’en servir , c’est ainsi qu’il « déposa » l’expression de « Prieuré de Sion » en créant une association qui ne fonctionna jamais . Si je n’arrive pas à le trouver pensa-t-il , alors d’autres le feront à ma place ….il suffira que je sois le légitime héritier . Ce sera l’occasion aussi pour lui de satisfaire une mégalomanie qui ne faisait que grandir . Patiemment il construit son délire , à l’aide de documents apocryphes . Il « lâcha » quelques informations mais juste assez pour « conserver la main » . Seulement le malheureux fut débordé par le succès .A la suite du livre de G de Sede , ce fut « l’énigme sacrée » ….Il  fallut alors gérer comme il pouvait  ….

* Le texte de la dalle

Il se compose de trois parties que nous allons étudier. On trouve les quatre mots latins, l’expression « P-S PRAE-CUM » et enfin les deux alignements verticaux de lettres grecques qui forment la phrase sans verbe « ET IN ARCADIA EGO » .

* Les quatre mots latins

Il existe différentes traductions possibles, mais en général on propose :

REDDIS : restituer, rendre compte, projeter, mais aussi il peut se référer à Rennes le Château ( Villa de Reddis, 1185 )

REGIS : au roi, mais aussi diriger, régler.

ARCIS : un abri, un refuge, une tour, une forteresse, mais aussi il peut se référer à Arques ( castrum de Archis )

CELLIS : magasins, caves, intérieur d’un temple (CICERON), mais aussi dérivé de cellula, cellule soit un espace clos comme l’est une case d’un échiquier.

Nous constatons que trois des quatre mots sont en relation avec les échecs ( le roi, la tour ,la case ) et deux aux villages de Rennes-le-Château et d’Arques.

Dans son livre « études critiques », F.Marie explique que les quatre terminaisons « IS » forment deux fois le mot ISIS, et symboliseraient ainsi la résurrection.

* l’expression « P-S -PRAE-CUM »

Elle se retrouve sur cette dalle ainsi que sur la pierre de Coumesourde. Il y a quelques années, elle fut interprétée par l’abbé Mazières, historien à ses heures et passionné par l’histoire des templiers. Selon lui ce serait le témoignage d’une fondation de prières, créée par les templiers. Mais jamais l’abréviation PS n’est séparée par un tiret quand elle représente un psaume, et de la même façon jamais on a trouvé d’abréviation PRAE-CUM pour représenter le mot « praeconum » qui signifierait « Héraults ». De plus que ce soit pour la dalle ou pour la pierre, les textes ne font absolument pas référence à une prière ou tout texte d’ordre religieux.

Par contre ce qui est absolument certain, que le mot latin PRAE signifie « qui précède », que le mot latin « CUM » signifie « avec » et qu’une flèche double met en relation deux éléments. Il est donc plus logique d’associer « PRAE » à la lettre P et « CUM » à la lettre S. La lettre qui précède le P est la lettre O, ce qui forme avec la lettre S : OS. La spirale présente autour du P-S explique qu’il faut inverser les lettres pour une raison que nous comprendrons après, ce qui permet d’obtenir une direction : Sud-Ouest.

Les deux villages se trouvent confirmés, car si l’on part du château d’Arques, en prenant une direction Sud-Ouest , nous arrivons ( après avoir survolé Rennes-les-Bains) à l’extrémité Sud-Est de la commune de Rennes-le-Château, et plus exactement au hameau de LavalDieu ( Arcis -> Reddis ).

À l’époque de l’abbé Bigou, ce hameau dépendait déjà de Rennes-le-Château et ce prêtre possédait deux parcelles de terrain à Coumesourde ( page 13 ,« Parle-moi de Rennes-le-Château », mars 2004 de P.Mensior ).

* L’échiquier

Nous avons vu que les mots latins ainsi que deux tombes présentes à Rennes-les-Bains évoquaient ce jeu. Nous constatons que les quatorze lettres grecques associées aux deux croix permettent de remplir deux rangées opposées sur un échiquier chacune composée de huit cases.

 

* Le groupement PAX

Nous verrons que dans LVL Celtique, il sera le mot relais principal « oublié » -pacifice- de l’expression « et non deduces canitiem ejus * ad inferos » qui identifiera le tableau de Nicolas Poussin, mais ici il a un rôle phonétique. Le fait que les lettres soient grecques permet une lecture qui fait référence à un lieu particulier, le pas de la Roque ( P +X = Rhô + Kh ).

* Le groupement ADIAE

La forme du delta permet d’identifier la pique de LaVaLDieu ,et c’est avec la clé de la stèle ( IVI ) que l’on peut reconstituer le nom entier pique de LAVALDIE(V).

IVI est aussi le verbe manquant à l’expression latine « ET IN ARCADIA EGO IVI» soit « moi aussi je suis allé en Arcadie », verbe si bien expliqué par l’abbé Boudet dans LVL Celtique en page 34. Notons que la deuxième verticale de lettres commence par l’alpha et se termine par l’oméga.

*Positionnement

La personne qui réalisa ce codage, avait donc choisi des amers identifiables et pérennes, c’est-à-dire un sommet ( la pique représentée par un P sur la stèle ) et un col ( représenté par la lettre O de la stèle).

Nous savons maintenant comment positionner l’échiquier, il sera à l’envers ( O-S →S-O ), une des croix sur la pique et l’autre dans le creux du pas de la roque. Il y a quelques années un chercheur bien sympathique m’avait informé que des croix étaient bien gravées à ces deux endroits. Hélas « le loisir destructeur » d’un imbécile ne permet plus de vérifier cette affirmation.

Sur n’importe quelle carte géographique de la région, il sera très facile de positionner notre échiquier. Il suffira de mesurer sur cette carte la distance D entre la pique et le pas de la roque. Pythagore nous aidera à construire l’échiquier sur un calque, car son côté sera égal à : 8* D * 58-O,5 = 1,05*D c’est-à-dire aux arrondis près = D .

On obtient le résultat suivant :

* En conclusion

La dalle permet de déterminer précisément le Lieu et c’est pour cette raison qu’elle fut en priorité dégradée par l’abbé Saunière. Il s’est pourtant inspiré de cet échiquier pour positionner certaines statues dans son église et proposer la même solution. Le même Lieu sera mis en évidence dans la suite de l’étude, que ce soit par les quatre croix de l’abbé Boudet, du petit parchemin ou du tableau de Nicolas Poussin pour ne citer que les documents les plus intéressants.

* La kaïrolo absente au Nord-Est

S’ il existe un lieu qui intrigue tout chercheur travaillant sur LVL Celtique, c’est bien la kaïrolo. Elle est « Le lieu » qu’il faut trouver, car à juste titre elle évoque ce lieu fermé qui renferme la précieuse céréale comme nous le précise l’abbé. Selon lui la kaïrolo des Redones se traduit par : key (ki) clef, – ear (ir), épi de blé.– hole, creux, petite maison –, c’est-à-dire le grenier et peut-être le silo ou souterrain située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et aux Artigues.

Pourtant, quand on regarde la carte de LVL elle n’y figure pas, pas plus d’ailleurs que sur une carte actuelle qui précise les lieux-dits.La kaïrolo est donc une invention de l’abbé.

*La Kaïrolo en languedocien

Le mot occitan qui se rapproche le plus de Kaïrolo est cayrol. Il représente aussi un nom propre et est issu de l’occitan  caire  ou pierre carrée, angulaire qui désigne un lieu pierreux .Nous sommes donc loin d’un silo à céréales. L’alphabet occitan ne possède pas de lettre « K » et l’on peut se demander pourquoi l’abbé l’utilise au début du mot. De plus la fin du mot « olo » n’a pas de traduction, car il s’arrête sur la traduction du mot hole, alors pourquoi ajouter la lettre « o » finale, « une caïrol » aurait suffit ..Je pense pouvoir expliquer tout cela à la fin de ce chapitre.

* Le livre d’axat

Publié en 1896 il fait suite aux « Remarques sur la phonétique du dialecte languedocien ». Comme il l’a fait pour LVL Celtique, l’abbé va traduire en anglais les noms se rapportant à cette ville. Ce livre se divise en plusieurs parties :

– Famille DAX (notes )

– Axat -aspect géologique

– Axat ( nom du territoire )

– Lieux-dits de la commune d’Axat

– Axat village

– Lieux-dits ( suite )

– Bois

– Ruisseaux et fontaines

Que ce soit pour « les remarques sur la phonétique du dialecte languedocien » ou « le livre d’Axat » , tout lecteur assidu de LVL Celtique ne sera pas dépaysé, car il y retrouvera la traduction de la plupart « des mots anglais de base » utilisés dans LVL .L’abbé va même attirer l’attention du lecteur d’une façon très particulière c’est-à-dire en se dénigrant ! Je vous laisse constater :

– Dans LVL Celtique en page 219 il écrit :

Le village le plus rapproché des Sordes, et faisant partie de la contrée occupée par les Aticini, se nomme Axat, et cette appellation, qui est une simple inversion d’Atax, marque le point exact de division entre les deux tribus des Sordes et des Atacini .

– Dans Axat (nom du territoire ) on peut lire :

Nous laisserons de côté l’hypothèse injustifiée et de pure fantaisie prétendant que le mot AX-AT n’est que l’interversion d’AT-AX .

Nous n’avons pas ici la reconnaissance d’une erreur mais bien un dénigrement qui interpelle et qui nous fait comprendre que le propos de ce livre est bien en relation avec l’autre. Je le confirme et je vous affirme que ces nouveaux écrits ont bien pour but de nous aider dans la compréhension de LVL Celtique, et cette étude sur la kaïrolo n’en est qu’un des nombreux exemples.

* La Cayrole

C’est dans la partie consacrée à l’étude des lieux-dits que nous allons trouver « cette béquille » . Dans « l’alphabet solaire » de JL Chaumeil et J Rivière ( 1996 ) où sont reproduits les différents textes nous pouvons lire en page 439 :

Le vocable actuel Souls Caïroles paraît légèrement différer de Souls d’Aïroles, porté au plan cadastral de 1781. Il correspond mieux néanmoins à ses pareils, la Cayrole* à Quillan , Cayrou et Cayrole au territoire de roquefort, etc :

Cayrole

– to ear, monter en épis

– whole, adv entièrement

ear whole = mettre entièrement en blé

* Les auteurs écrivent Cayrolo en page 438 alors que l’abbé écrit bien Cayrole

La définition est ici légèrement différente de celle que l’on trouve dans LVL Celtique, mais elle conserve  to ear  c’est-à-dire « monter en épi ». Donc d’après l’abbé « caïroles » et « aïroles » c’est « tout dit le même » comme on dit par chez moi…

Enfin il nous invite à nous intéresser au plan cadastral de 1781, date si important dans notre énigme, car elle figure sur une certaine tombe ( cependant je ne pense pas qu’il y ait ici un rapport, enfin je n’ai pour l’instant rien trouvé qui aille dans ce sens ).

* Deux cartes intéressantes

Je n’ai pas trouvé le plan cadastral d’Axat de 1781, mais j’ai découvert un autre document publié à la même date que l’abbé devait connaître, il s’agit de la carte du diocèse d’Alet .

( sur cette carte figure aussi Laval situé à l’Est de Quillan : voir l’étude sur « la croix de l’Ostie » )

Nous pouvons constater que LavalDieu porte aussi le nom de PICHAYROL que l’on peut décomposer en deux parties :

PIC-PIE – piè :

Du provençal piga , du latin pīca, féminin de pīcus qui signifie « pic ».

AYROLLE :

L’étymologie de ce nom provient du latin arealia qui signifie l’aire plane; et par extension l’endroit où l’on bat les grains . Pour être complet arealia est à la fois le vocatif, le nominatif, l’accusatif neutre pluriel de arealis, et arealis vient de area qui est l’aire de battage avec le suffixe –alis.

Mais bien avant cette date, on pouvait lire un autre nom très proche et plus explicite sur la carte de Cassini : le nom PICKAYROL

Ce sont les mêmes notions : le pic associé à l’aire de battage du grain de blé.

Non, vous ne rêvez pas, dans cette appellation vous retrouvez la définition de la Kaïrolo.

De plus le mot pick  est aussi « la clé » présente dans la définition de la Kaïrolo. C’est ce que nous pouvons lire dans le Saddler qui nous apprend que :to pick a lock signifie crocheter une serrure et donc que ce pick est aussi l’instrument qui joue le rôle de la clé pour ouvrir la serrure. Il porte le nom actuel de lock pick ( clé de crochetage ), mais on le trouve aussi dans le Sadler sous le nom de picklock ou  false key ou fausse clé ( voir fausse ) .

Alors qu’il est difficile de retrouver les trois mots anglais dans la définition donnée dans LVL , ici tout devient très clair :

PICK- AYR- OL : la clé , l’épi, le creux

On comprend alors pourquoi l’abbé fait apparaître une lettre « K » dans un mot prétendu être à la base « occitan », cela vient de la décomposition du mot en PIC-KAYROL. Quant à la finition « olo », je pense pouvoir l’expliquer par un autre mot anglais sous-entendu par l’abbé, le mot  hollow qui signifie aussi cavité , ce qui « accentue » la définition du dernier mot hole .

Une deuxième interprétation reste possible, car l’abbé nous dit quand en page 166 il présente la première fois la kaïrolo :

Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait l’aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), principal, – ear (ir), épi de blé.– Chose étrange ! Dans tous nos villages du Languedoc, on trouve toujours un terrain auquel est attaché le nom de Kaïrolo, …

« Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe » ferait allusion au mot « PIC », et serait suivi de KAYROL qui représente la kaïrolo :PIC-KAYROL.

Notons au passage « l’étrange usage du mot étrange » par l’abbé qui le devient moins quand on sait que le sadler traduit queer par étrange et se retrouve dans le mot piqueerer ( noté aussi pickeerer dans le Sadler …) qui signifie pirate, pilleur et vient du verbe piller. Le mot étrange fait aussi référence à PICK !.

Quoi qu’il en soit, il est cohérent d’associer LVL Dieu à sa pique .

* En conclusion

C’est après avoir constaté que LVL Dieu portait aussi le nom de PICKAYROL / PICHAYROL ( HAYROL=KAYROL comme il est dit dans le livre d’Axat ) que l’abbé Boudet créera la kaïrolo fictive au Nord-Est du cromleck et c’est dans le livre d’Axat qu’il précisera sa pensée afin que nul doute soit possible. Nous verrons que ce lieu est lié à Alet ( Aleth, allay , allée , IVI ou allé, ou .. à laie=lée :chemin d’une largeur bien déterminée ..) et que par opportunisme , il utilisera le nom d’un de ses amis , Monsieur Cailhol ,  pour faire ce rapprochement .Ce dernier était en fait avocat à Toulouse, sa résidence principale était à Toulouse, il publiera le résultat de ses travaux pour l’académie des sciences de Toulouse ( médaille d’argent de première classe, collection de fossile le 27 mai 1877 ),  mais il possédait une résidence secondaire à Alet, donc l’abbé aurait du préciser par trois fois : Monsieur Cailhol de Toulouse.