* Introduction

C’est une énigme que j’apprécie particulièrement au point de m’en être servi comme « fil rouge » dans le roman que j’ai écrit (Roman ). Dans ce dernier, Hubert Vigon personnage clé de l’intrigue se rend à Shugborough Hall en compagnie du chevalier d’éon envoyé en mission par Louis XV dans le but de percer l’énigme du tableau de Poussin. Après avoir rencontré la veille les membres de la Lunar Society dont Adam Smith, économiste et figure tutélaire du libéralisme ( théorie dévoyée qui cherche à faire passer l’égoïsme pour de la liberté ), il empêchera que le grand secret tombe aux mains du roi. C’est aussi par lui que le roman tente de répondre à la question de la prédestinée. Ainsi à l’image d’une goutte d’eau qui se charge en éléments minéraux au cours de sa progression dans les interstices de la roche, sommes-nous des êtres humains qui s’enrichissent humainement au cours d’une vie, mais qui ne font que suivre une route tracée par d’autres ou par Dieu ? Y a-t-il quelque part un « maître des échecs » qui nous laisse croire que nous décidons seuls de nos actions alors qu’en fait il nous mène là où il le souhaite sans que nous nous en rendions compte ? Alors qui des Jésuites ou des jansénistes détient la vérité ? Comme souvent, il n’y a pas de réponse simple….

* Historique

Le monument, commandé par Thomas Anson , a été construit entre 1748 et 1756.À l’intérieur du portique se trouve une arche rustique, qui encadre un relief façonné par le sculpteur flamand Peter Scheemakers. Pour plus de détails, consulter le lien suivant : Shugborough Hall

* Description

le tableau

On y voit le tableau de Poussin inversé et réinterprété. Sur le premier tombeau se trouve un sarcophage à l’image de celui présent dans la première version des Bergers d’Arcadie. Posé dessus le crâne est ici remplacé par ce qui pourrait être une pyramide.Le mot « EGO » composé de trois lettres est ici séparé du reste de la phrase, contrairement à l’original. Juste à côté de ce mot, le berger barbu montre deux lettres ( N et R ) avec l’index et le pouce ( deux lettres séparées dans l’alphabet de trois lettres:OPQ ).

l’ensemble de lettres

On trouve un premier groupe de huit lettres centré horizontalement, suivi d’une deuxième ligne où se trouvent les deux lettres D et M. L’inscription est centrée horizontalement mais pas verticalement, il reste donc assez de place pour inscrire une troisième ligne.

On dénombre neuf points, chaque lettre est suivie d’un point sauf la dernière lettre de la première ligne (V) .Enfin on peut noter dans la première ligne, la présence remarquable de deux palindromes de 3 lettres ( O,U,O et V,A,V ).

* Interprétation

Lettres D et M

Les lettres de la deuxième ligne, DM, étaient couramment utilisées sur les tombes romaines pour représenter Dis Manibus , signifiant « dédié aux ombres ».C’est un peu près la seule chose commune dans toutes les interprétations réalisées sur cette énigme.

Il faut noter que dans l’alphabet anglais ou français ,la lettre D est séparée de la lettre M par huit lettres, ce sont les lettres E,F,G,H,I,J,K,L. On constate donc que par deux fois l’auteur de l’énigme évoque ce nombre de huit lettres.

Les deux palindromes

Ils sont remarquables, car ils représentent un cas rare dans un tirage aléatoire de huit lettres, le logiciel suivant permet de le vérifier : tirage aléatoire .

En élément inscrire les 26 lettres de l’alphabet séparées de virgule, nombre d’éléments à sélectionner par tirage 8 , avec remise, N=100. La fréquence pour un seul palindrome obtenu est d’environ 16/100, mais je n’ai pas eu le cas de deux palindromes pour 100 tirages. Il faudrait répéter l’opération plusieurs fois pour ajuster les résultats.

la combinaison des deux lignes

Le résultat obtenu est le suivant :

D . O . U . O . S . V . A . V . V       M .

On remarque l’absence de point entre la neuvième et la dixième lettre ce qui a pour effet de séparer l’ensemble en deux parties : neuf lettres ( neuf points …) suivi par l’unique lettre M.

Ce groupe de neuf lettres est formé de trois trios de lettres : les deux palindromes de trois lettres ( OUO et VAV ) et les trois lettres résiduelles ( DSV ) qui encadrent de façon symétrique les deux palindromes.

La clé de l’énigme

Nous avons vu que l’auteur de l’énigme semble accorder une importance particulière à la place des lettres de l’alphabet ( voir Lettres D et M ) ,comme c’est souvent le cas dans les énigmes réalisées à partir de lettres ( voir le grand parchemin ). Voici ce que l’on peut en déduire si l’on s’intéresse aux deux palindromes ( O=15 , U=21 , A=1 , V=22 ):

Deux lettres V en tête bêche apparaissent. On comprend alors pourquoi que dans la gravure ces deux symboles sont particulièrement mis en évidence, notamment en faisant apparaître la forme triangulaire d’une pyramide .

La clé étant trouvée il reste à interpréter le reste des informations : deux fois la valeur 8 et la troisième ligne manquante .Alors pour les trois trios de lettres construisons trois tableaux composés de trois lignes. Complétons les tableaux en ajoutant 2X8 à chaque lettre puis déposons la clé V sur chaque tableau, à l’envers comme dans le cas de la pyramide pour les deux palindromes et à l’endroit pour le tableau des lettres résiduelles.

Exemple chiffré de la première colonne:  O = 15 , 15+8 = 23 = W , 23+8 = 31, 31-26 = 5 = E

L’alphabet utilisé est anglais, à cette époque il contenait bien la lettre W contrairement à l’alphabet français .

Nous obtenons les lettres EUELALDIV anagramme de LE VALDIEU ( seule solution possible , essayez avec anagramme ) .

L’énigme du tableau de Poussin repose sur la forme des cours d’eau présents dans la vallée de LA VALDIEU ( voir roman).Pour les Anglais, un ruisseau, un fleuve ou un objet en général n’a pas de genre, ce qui pourrait expliquer la présence d’un LE au lieu d’un LA, mais surtout si la solution imposée est LAVALDIEU alors l’un des deux palindromes disparaît, ce qui rend l’énigme beaucoup moins compréhensible.

D’une façon générale cette énigme explique que LE VALDIEU c’est M soit IVI. La lettre A est presque une lettre V inversée, et ces deux lettres se retrouvent de façon symétrique dans le palindrome LAVAL que l’on peut distinguer sur la sculpture, d’où le choix de la clé.

Remarque:

Sur les trois ensembles de lettres obtenus ( EKE , LTL , RIL ), deux ont une signification en anglais. Il y a EKE que les Boudétistes connaissent : eke = outre, de plus et to eke = augmenter, perfectionner, prolonger, allonger. Mais le plus intéressant est RIL ,car les seuls mots qui commencent par RIL sont : rill : ruisseau, petit cours d’eau ; to rill = ruisseler, couler ; rillet = petit ruisseau ; rilly = abondant en ruisseaux, en sources.

RIL est directement en relation avec le Valdieu.

LTL n’a bien entendu aucun sens mais VAV qui est le palindrome à l’origine de ces trois lettres, prend la forme de AVA quand on le retourne.Combiner AVA et LTL permet d’obtenir LAVAL et T, T étant la lettre évoquée dans le tableau de Poussin. Cette possibilité n’a absolument pas force de preuve, mais elle donne un sens si l’on accepte LAVAL pour solution.

* Le but de cette représentation

Il n’est pas d’offrir la solution à celui qui serait capable de résoudre cette énigme, mais de dire aux initiés « moi aussi je connais où se trouve la vallée de Dieu » ou peut être même « moi aussi je suis allé dans la vallée de Dieu » : ET IN ARCADIA EGO IVI .

* Des appellations différentes

Le texte de la stèle fut gravé à une époque où peu de cartes géographiques existaient ( 1781 ), la carte faisant référence était alors celle de Cassini. À cette époque Rennes le Château était identifié par le nom de « Rennes » , Rennes les Bains par « Les bains de Monferan » et LavalDieu par « Pickayrol ».

Cependant chacun des lieux possède plusieurs noms que l’on peut trouver dans différents ouvrages dont celui de l’abbé Sabarthès :

Rennes le Château

LavalDieu

Rennes les bains

… Aperçu topographique et historique des bains de rennes ( Julia, 1814 )

… Bibliothèque physique de la France, ou Liste de tous les ouvrages, tant imprimés que manuscrits, qui traitent de l’histoire naturelle de ce royaume … ( M. Louis-Antoine-Prosper Hérissant ,1771):
page 240 : Ms. Mémoire sur les bains de Rennes; par M. SAGE : lu à l’Académie des Sciences & Belles-Lettres de Toulouse,le 22 Décembre 1746

… L’abbé Delmas 1709 « il y a dans le diocèse d’Alet un village qu’on appelle les bains de Monferan ou communément les bains de Rennes . » ( http://lemercuredegaillon.free.fr/gaillon27/auteurs_de_rlb02.htm )

* Hypothèse du Chrisme

L’étude que j’ai réalisée sur la stèle montre que deux alignements de lettres ( T et M ) sont présents et que l’intersection de ces deux axes se trouve proche de la lettre « P » du mot SEPT .

Le chrisme est un symbole chrétien qui pourrait être évoqué par ce tracé et j’ai donc recherché si d’autres éléments allaient dans ce sens.

* Arles

Ce mot remplace le mot « Ables » grâce à la substitution de la lettre « B » par la lettre « R ». Dans les études concernant la stèle et la pierre de Coumesourde, j’ai émis l’hypothèse que le but est d’évoquer « Les Bains de Rennes », mais il se pourrait aussi qu’un autre but soit recherché, celui d’évoquer la ville d’Arles dont l’histoire est étroitement liée à celle de l’empereur Constantin.

Après le premier synode organisé à Rome en 313, c’est à Arles que l’empereur Constantin organise le premier concile officiel de la Chrétienté en 314 .Mais les liens sont plus nombreux et précisés sur le lien suivant :

https://www.provence7.com/portails/histoire-portails/personnalites-de-lhistoire-en-provence/constantin-2/

Bien entendu vous connaissez ce qui relie Constantin au Chrisme :

https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/chrisme-symbole-chretien/

Il faudra attendre 1809 pour voir apparaître le premier chrisme sur les armoiries de la ville.

Par son histoire , Arles évoque donc bien le tracé d’un chrisme…

* Une idée reprise à l’époque des abbés Vié puis Saunière

C’est sur le monument présent dans le hall de l’église de RLB qu’en 1856 l’abbé Vié montre la voie en rappelant la phrase de Constantin «  IN HOC SIGNO VINCES » .

Dans l’action de se signer, le croyant dessine de la main les deux axes perpendiculaires d’une rose des vents auxquelles se rajoute une diagonale qui pourrait être la direction à suivre. Si ce témoignage de foi se réalise dans l’église de RLB, alors la diagonale prend exactement la direction qui va d’Arques à Lavaldieu ( direction PS ).

→ À ce propos, notons qu’il existe une forme spéciale du Chrisme que l’on trouve dans les Pyrénées, le Chrisme XPS : voir https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_1985_cat_10₁. Ce document précise qu’il existe aussi « de nettes interférences » entre le XP et le mot pax .

Puis c’est l’abbé Saunière qui par deux fois utilise cette phrase.

Elle est d’abord présente dans l’église entre le diable et les anges, où l’on peut lire la phrase en français, mais légèrement modifiée : « PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS ». Si le chrisme est une histoire de consonnes ( XP ) alors on peut constater que l’incorporation de l’article « LE » nous apporte la lettre « L » et que les 22 lettres de cette phrase indiquent dans un alphabet la lettre « V ». Les lettres « L et V » seraient-elles un élément de la solution ? La présence du diable imposerait-elle que le signe de croix doive se réaliser à l’envers ? Toujours est-il qu’une direction à 45° indique bien la direction sud-est, mais nous amène entre le bourg de LavalDieu et le pas de la roque.

C’est peut-être au niveau de l’entrée de l’église, là où une deuxième phrase conforme à l’originale se trouve inscrite que l’on va trouver un peu plus de précision. Cette phrase ( IN HOC SIGNO VINCES:Par ce signe tu vaincras ) surmonte Marie-Madeleine tenant une croix orientée à 140° vers le sud-est ( Rennes-le-Château étude critique, Franck Marie page 149 ) c’est-à-dire dans une direction orientée légèrement au nord de la pique de LavalDieu.

* PICKAYROL

Je pense que ce nom qui désigne le hameau de LavalDieu à cette époque ( 1781 ) inspira le choix du symbole d’un Chrisme pour désigner le lieu. En effet les consonnes utilisées dans le chrisme ( XP ) se retrouvent dans ce mot. On trouve d’abord la lettre P ( le rhô grec ) suivie des lettres C et K ( lettre X grec ) . La pique, le « petit p » du texte de la stèle évoque de la même façon le Chrisme : P (rho ) , C,K,Q ( chi ).

* En conclusion

Les éléments qui viennent d’être présentés montre l’importance de la représentation du Chrisme dans cette énigme. Cette étude ne constitue pas la preuve irréfutable que la stèle invoque le tracé d’un chrisme, mais elle apporte des éléments concrets qui permettent de réfléchir à l’existence possible de ce lien.

* Son histoire

Nous devons sa découverte à l’ingénieur Cros qui l’a décrite dans le rapport du même nom. C’est grâce à l’abbé Mazières que nous pouvons être certains de son existence ( témoignage ).

Quelques chercheurs évoqueront les dires de Cherisey mais de mon côté il n’y a aucun doute, entre le témoignage direct d’un honorable prêtre et les affabulations d’un mytho, le premier a définitivement ma faveur.

Elle fut donc extraite d’une faille située à Coumesourde, précisément à la côte 532 (*). Coumesourde est un hameau dont l’altitude est d’environ 500m, il domine le nord, le sud et l’est. Par contre on trouve une pente ascendante ouest dirigée vers la pique de Lavaldieu qui permet d’avoir une idée du lieu probable de la cache.

* Représentation

On en trouve quelques-unes dans la littérature Rlcienne, légèrement différentes les unes des autres. J’ai choisi le dessin qui se rapproche le plus de celui que l’on peut observer dans le livre de Pierre Jarnac ( histoire du trésor de Rennes le château ).

* Observations préliminaires

Le dessin représente un triangle dans lequel sont gravés quelques mots latins ainsi que deux croix schématisées représentant probablement des croix Templières .

On peut noter une particularité : quatre groupes de lettres ( SAE , SIS , PS, PRAECUM )se trouvent intégrés dans les lignes.

Le texte fait référence à deux lignes ( LINEA ) qui se coupent (SECAT ). La deuxième ligne évoquée est plus petite ( LINEA PARVA ). Enfin il est question de milieu ( MEDIO ).

* Les sommets et côtés

Cette représentation reprend la logique du petit parchemin ( le petit parchemin  )  qui lui-même trouve sa logique dans le texte de la stèle (La stèle ) .

Bien que les mots soient en latin, je pense que cette gravure remonte à la fin du XIXeme siècle et qu’elle fut réalisée par rapport à certains lieux remarquables que l’on trouve sur la carte d’état-major de 1820-1866(*) .

Comme dans le cas du petit parchemin et de la stèle, deux des trois sommets représentent les deux Rennes. Cependant comme il n’était pas possible d’évoquer ces lieux par leur première lettre (Rennes ) car tout devenait trop évident, alors l’auteur a choisi la dernière ( renneS ).

Les deux autres lettres c’est-à-dire la troisième et la cinquième sont extraites du mot qui caractérise le lieu :

chAtEau

et

baInS

soit :

renneS le chAtEau : SAE

renneS les baInS : SIS

Nous expliquerons plus loin que le choix de la position des lettres ( 3eme et 5eme ) n’est pas anodin.

Comme dans le cas du petit parchemin, le troisième sommet (celui du bas) est la ferme des Gavignots .

Le côté droit du triangle représente la direction Prae-cum qui va d’Arques à cette ferme en passant par Rennes les Bains et Lavaldieu.

* Une histoire de M

En fait, il est ici essentiellement question de médianes, c’est-à-dire de droite passant par un sommet qui coupe le côté opposé en son milieu. La première ligne est la médiane dont le sommet est RLC, cette médiane M coupe le plus petit des cotés du triangle ( RLB-Gavignots ) en son milieu M qui est Lavaldieu ( IVI ). Le choix de cette lettre est judicieux, car il évoque ainsi trois éléments : une Médiane, un Milieu et un lieu. On comprend aussi pourquoi l’auteur a placé quatre groupes de lettres sur la ligne ( SAE , SIS … ) car le lieu se trouve aussi sur une ligne.

Cette médiane correspond à la diagonale de lettres T présente sur la stèle, une diagonale qui se termine sur le mot CATin alors qu’ici elle se termine logiquement sur seCAT.

* Une phrase en latin

in medio linea : au milieu de la ligne.

La présence de la préposition « in » suivie d’un complément de lieu ( sans mouvement ) ainsi que les mots medio et linea permettent de reconnaître un ablatif.

ubi : où

adverbe de lieu .

:

C’est le nominatif ( sujet ), M représentant une médiane.

secat : coupe

Conjugaison à la troisième personne ( actif indicatif présent ) du verbe secare .

linea parva : petite ligne

accusatif ( COD ) pour lequel la terminaison M est manquante aux deux mots ( lineaM parvaM )

→ La traduction serait donc : au milieu de la ligne où M coupe la petite ligne.

L’absence de terminaison M à l’accusatif permet de mettre cette lettre en évidence .

* Les croix

Elles évoquent une autre médiane qui passe par différentes croix, peut être même par des églises comme dans le cas de RLB et RLC.

Il y a au nord la croix de Jaffus où se trouvait avant l’incendie de 1891 une chapelle : Jaffus se trouve à égal chemin de RLB et RLC ( Jaffus  ). Au sud on trouve la croix de Gavignots , la croix du cimetière du Bezu et l’église du Bezu. Partant d’un sommet et aboutissant à un milieu, c’est aussi une médiane qui a pour but de mettre en évidence le tracé qui permet de résoudre cette énigme. ( Les photos en bas de page  )

* Le rôle de la pierre de Coumesourde

Elle permet de préciser la direction de la médiane, c’est-à-dire légèrement à droite de la pique et c’est pour cette raison qu’elle fut dissimulée dans une faille présente sur cette direction.Le tracé est donc le suivant :

Le point d’intersection est celui que l’on retrouve dans différents documents : la stèle, le petit parchemin et surtout celui où sont symboliquement plantées les différentes croix présentes dans LVL Celtique ( Les croix de LVL ).

Ce point correspond à la Kaïrolo fictive symétrique de Pickayrol ( La kaïrolo ) par rapport au lieu-dit «le  cercle ».

C’est « La Kaïrolo » qui se trouve au milieu de l’axe qui va de la  Kaïrolo fictive à Cairol ( à l’ouest du Bezu ).

* Les chiffres 3 et 5

Le choix de la troisième et de la cinquième lettre ( SAE , SIS ) permet d’évoquer deux nombres « palindromes » , 35 et 53 . Ce sont les numéros de deux départements : l’Ile et Vilaine et la Mayenne dont les chefs-lieux sont RENNES et LAVAL soit deux des données et la solution …

* La pierre de Coumesourde et la stèle

La stèle évoque la construction de ce triangle :Il faut reconstituer l’alignement des lettres « E » afin de le constater.

Le deuxième alignement de lettres « E » situé sous la croix ( de BLANCHEFORT à DECEDEE ) glisse vers la droite ( voir flèche verte ) en entraînant la diagonale de « M » de façon à s’aligner avec le premier alignement de lettre « E » ( de NOBLe à DE ).

Un triangle dont deux des sommets représentent les deux Rennes est ainsi constitué : Rennes le Château ( CT, ici… ) et Rennes les Bains ( B devenu R d’ARLES au niveau du M de DAME ,voir étude sur la stèle ).

Le lieu est le point d’intersection situé légèrement à droite de la Pique ( SEPT ).

* En conclusion

Tout est interprétation, mais quand avec la même logique des documents différents aboutissent à la même conclusion, on peut estimer que cette dernière est probablement la solution.

(*) cartes de l’état major 1866

(*) mesure d’une côte précise

Monsieur Cros savait mesurer la hauteur d’une montagne ( voir discussions avec l’abbé Saunière ), il lui était donc très simple de mesurer précisément la côte où se trouvait la faille dans laquelle était placée la pierre de Coumesourde. Je pense que son point de référence fut la pique de Lavaldieu ( 582 m sur la carte d’état-major ) . Une possibilité parmi plusieurs, fut de repérer un point situé à une distance connue sous le point le plus haut de la pique ( par exemple en laissant pendre une corde de 10m ). Avec un rapporteur et un fil à plomb il mesure sous quel angle ( angle A ) il voit le sommet, idem pour le point situé 10m dessous ( angle B ). Ensuite c’est un problème simple de trigonométrie dans lequel on utilise deux triangles rectangles:  tgA = H/D , tgB = (H-10)/D , D étant la distance horizontale qui va de l’aplomb de la pique à la faille , et H la distance à retrancher à 582m pour obtenir la côte . On identifie par D et donc H = 10*tgA/ (tgA-tgB ) .

CQFD ….

* à l’origine

Mes recherches m’ont permis de comprendre que La Vraie Langue celtique mettait surtout en évidence un lieu : Laval Dieu.

Ainsi l’abbé le nota sur la carte et n’en fit jamais mention dans toute LVL Celtique, alors qu’il ne perdait jamais une occasion d’évoquer Dieu.

En retrouvant l’origine des définitions je me suis aperçu qu’une grande partie d’entre elles faisaient référence à la ville de LAVAL de Bretagne et particulièrement à l’industrie du tissage qui la caractérise . C’est d’ailleurs pour cette raison que l’abbé inventa en page 43 de LVL Celtique qu’Abel qui recueillait les belles toisons est devenu tisseur.

 

Associées aux définitions de Dieu proposées par l’abbé, elles permettaient de comprendre l’origine d’une grande partie des mots-relais utilisés par Boudet.

( La notation XXX indique que l’arborescence est déja développée à un autre endroit )

Puis c’est en associant certains de ces mots-relais avec des lieux précis ( voir les sous-chapitres consacrés à la description du cromleck ) qu’il précise la construction de figures géométriques particulières ( les croix, le carré et l’arc ) qui elles aussi désignent le même lieu.

Cependant les définitions les plus importantes sont issues des appellations anciennes de ce bourg, c’est-à-dire :

– La grange de « la bénédiction de Dieu » ( définition du mot SION )

– PICKAYROL et PICHAYROL qui rappelle l’activité pratiquée en ce lieu ( traitement et stockage de céréales ) . C’est ainsi que la KAYROL sera à l’origine de la KAYROLo ( voir étude précédente ).

Dans la suite de cette étude, il sera question de la partie centrale de ces deux mots ( KAYR et HAYR ) et particulièrement des homonymes car toute la démonstration de l’abbé repose sur la phonétique.

* le mot KAYR

→ En languedocien caire se définit de la façon suivante :

CAIRE ( caïré ) Cayre , côté endroit que l’on désigne, le côté du corps où d’un objet quelconque.

Du grec cheir ( ceir ) la main . Pierre de taille, pierre de l’angle.

Le mot main définit par l’abbé comme étant ce qui est essentiel, se trouvera dans la définition de menir et dolmen. La main qui file la laine ou porte l’épée sera aussi présente sous bien des formes tout au long de l’ouvrage.

→ en anglais care signifie :

CARE,[kère] s. soin, m. souci, m. inquiétude, f. diligence, f. attention, f–To take care, avoir soin, prendre soin ; prendre garde.

To CARE, rn.se soucier de,s’inquiéter de, se mettre en peine de.- I do not care, je ne m’en soucie pas cela m’est égal.

Le mot attention est l’anagramme unique de tentation , mot qui fut l’objet de l’étude précédente. Les mots soin, attention et garde se retrouvent aussi associés à « prendre garde » dans une autre définition , celle de HEED :

HEED,[hide]. soin, attention, précaution, sérieux, gravité, To take heed, prendre garde à; faire attention à

CARE et HEED sont donc synonymes .…[hide] signifie « jeu de cache cache », et il est le prétérit de to hide : cacher.

Le mot HEED est un cas exceptionnel dans LVL Celtique car par deux fois ( page 170 et 200 ) sa définition est attribuée à tort au mot HEAD notamment quand l’abbé définit le mot DRUIDE. Réaliser deux fois l’erreur sur le même mot démontre qu’elle est intentionnelle et a pour but d’attirer l’attention.

HEAD quant à lui se retrouve dans la définition du Neimheidh ( LVL page 25 )

-> Nous venons de survoler quelques définitions relatives à « KAYR » ,et montré le lien direct avec deux expressions : prendre garde et faire attention . Enfin nous constatons qu’elles se retrouvent dans les définitions les plus importantes de LVL Celtique ( menir, dolmen, druide et neimheid ).

* Le mot Garde

Dans le Sadler il est définit de la façon suivante :

GARDE, sf. guard, a state of caution or vigilance : care, attention, heed, reflection, defence, protection,charge,security : custody, keeping :guard (a body of soldiers): guard (in fencing) a posture of defence : part of the hilt of a sword which protects the hands : a nurse (for a sick person).- Corps de garde, a guard-house. – Avant-garde, the van-guard.– Arrière-garde, the rear-guard.- Étre sur ses gardes,to be on one’s guard.- Les gardes d’une serrure, the wards of a lock. Prendre garde,to take care, to mind. -N’avoir garde de,to take care not to.-Se donner de garde,to beware.

De plus étymologiquement REGARDER signifie GARDER de nouveau ,il est issu du moyen français regarder, reguarder et de l’ancien français regarder, reguarder, dérivé de garder avec le préfixe re-.

* Le mot HAYR

→ Dans le dictionnaire provençal se trouvent les définitions suivantes :

AIR , radical dérivé du latin area ,aire à battre le blé , formé de areo , être sec ,desséché, aride, surface plane.

EIRA : Grange, grenier, magasin , aire.

AIR : Colère , haine

Nous retrouvons les activités anciennes pratiquées à LavalDieu c’est-à-dire le traitement de l’épi de blé ( ear ) et stockage du blé . Les homonymes issus de « haine » se retrouvent aussi dans les définitions issues de LAVAL ( voir organigramme ci-dessus : maille-haine ) et c’est pour cette raison que l’abbé les utilisera particulièrement dans son livre.

→ En anglais les homonymes sont les suivants :

To ERR, vn. errer, aller çà et là; s’égarer, se tromper.

HEIR héritier, m. celui qui hérite d’une propriété.

HAIR , cheveux, chevelure , poil .

Nous retrouvons entre autres le déplacement, la promenade et le voyage comme dans le mot fare ( voir Montferrand page 295 ). Les Boudétistes y verront encore bien des choses …

→ en français

L’ERRE désigne la vitesse d’un bateau causée par son inertie .

C’est à nouveau un déplacement associé à la notion de vitesse ,de course et de précipitation .

* exemple d’utilisation dans une symétrie

Il y a quelques années j’avais expliqué que le carré et le cercle possèdent un centre de symétrie ( le lieu-dit « le cercle » ) et que l’abbé mettait à profit cette particularité pour expliquer ce que l’on trouvait « de l’autre côté » .

Sur la carte suivante , on peut remarquer par exemple :

Le ruisseau de la Coume ( invention de l’abbé ) symétrique au vrai ruisseau de Coumesourde

L’église de RLB siège du « neimheid Boudet » symétrique aux roulers ( voir page 168 )

La Kaïrolo fictive au sud de Montferrand symétrique à la Kaïrolo réelle KAYROL .

Montferrand symétrique du bourg de LavalDieu/PICKAYROL.

Sachant que own est relatif à Dieu ( LVL page 32 ) et à la lumière de ce qui vient d’être dit, il vous est maintenant facile de comprendre cette dernière symétrie.

Page 295

on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de moissonner avec plus de célérité. Les Redones n’hésitaient point à louer ainsi leurs bras pour les travaux importants de la moisson, et le nom de Montferrand atteste leurs périodiques voyages à cet effet – to mow (mô), moissonner,– to own (ôn), prétendre à, – to fare (fère), voyager, – hand, main –.

* Comparaison avec la solution du grand parchemins

Les trois lettres G de la solution sont consacrées à la même notion, celle de garder :

BERGÈRE , est la gardienne du troupeau. En fait il n’y a pas de Bergère sur le tableau de Poussin, pour les spécialistes de la peinture la dame qui accompagne les bergers n’en est pas une, mais ce E rajouté permet de faire apparaître le mot ERE .

– GARDENT

– GARDIEN

( la lettre G représente aussi le centre de Gravité évoqué quand l’abbé parle des Roulers , VLC page 236)

Ensuite le mot TENTATION, que l’on retrouve dans le « nôtre père » qui est l’anagramme unique du mot ATTENTION ( pour les Boudétistes,sachez que le « nôtre père ancien » fait référence aux débiteurs ).

La CLEF que l’on trouve dans la définition de la KAIROLo ( voir étude précédente )

Le cheVAL de DIEU : ValDieu

J’ACHève qui propose le mot HACHE, traduit par PICK dans LVL Celtique (LVL Celtique page 20 ) et que l’on trouve dans PICKAYROL

CE DAEMON A MIDI :Daemon est l’écriture anglaise de démon, mais il existe aussi une écriture ancienne française. Le graphème particulier « ae» est employé 27 fois dans LVL Celtique sous les formes : Gaels, Celtae, Gaetules, linguae, occitaniae, Bigorritanae, Bigerricae, Belgae et surtout Volcae ou Volques où il sera majoritairement associé au mot MIDI .

L’abbé le considère assez important au point de transformer le nom du général gallo-romain aegidius en oegidius ( VLC page 209 ).

heir (ér) héritier, – wig (ouigue), chevelure –. Il perdit l’affection et l’estime de son peuple par des fautes si graves, qu’il fut contraint de s’exiler. Les Franks se confièrent pendant quelque temps à la direction du comte romain OEgidius ;

Le mot MIDI est intimement lié aux roulers ( :https://recharc.fr/sud-ou-sud-milieu-ou-milieu/ ). Peut-être existe-t-il un lieu proche des roches tremblantes dont le nom se rapporte au daemon ?

POMMES

Dans LVL Celtique en page 90 il est question de pomme à propos d’Hercule et du jardin de Hespérides :

La Mauritanie était pour elle le jardin des Hespérides renfermant les arbres aux pommes d’or. Un dragon à cent têtes était préposé à leur garde, et, les yeux sans cesse ouverts …

Puis en page 285 où il omet de préciser ( relire le document cité ) que la pomme fichée est le fruit sacré des druides.

BLEUES

Dans LVL Celtique , la couleur est citée uniquement trois fois ( pages 51,101,201 ) et elle toujours associée à l’œil donc au regard ( regarder = garder de nouveau ) et aux cheveux (HAIR ).

Rappelons la définition de to eye ( LVL Celtique page 75 ) to eye (aï) regarder, avoir l’œil sur.

page 51

Dans la famille de Japheth, à la peau blanche et aux cheveux ordinairement peu foncés se joignent les yeux bleus ou quelque peu décolorés. Cette couleur plus claire des yeux était tellement sensible dans le troisième fils de Noé qu’il en a gardé le nom d’œil décoloré ou Japheth, Iphth, dans le texte hébraïque, – eye (aï) œil, to fade (féde) se décolorer.

Enfin les argonautes ( dont Hercule faisait partie , page 296 ), conquérants de la toison d’or trouveront sur leur route les rochers tremblants de couleur bleue.

PdC avait vu le lien avec Hercule, probablement dans LVL Celtique, car il y apparaît clairement ( le testament page 94 ) , mais hélas comme à son habitude « il est parti en cacahuète » dans son explication.

* En conclusion

La plupart des mots cités dans la solution du grand parchemin se rapportent au mot PICKAYROL/PICHAYROL et particulièrement à ceux qui évoquent la garde. Pour ma part seule une personne maîtrisant parfaitement LVL Celtique était capable de créer cette phrase. Certains évoqueront le « génie de Plantard » mais pour ma part j’ai peu de doutes. La seule conclusion logique que je peux tirer est qu’il ne peut s’agir que d’un prêtre auteur du petit parchemin, aimant le mystère et la fantaisie et ayant une intelligence remarquable : l’abbé Boudet.

C’est probablement en réaction aux destructions de Saunière qu’il organisa une visite de la SESA ( le « Bulletin de Carcassonne » pour PdC !! : voir « le testament… » page 75 ) et créa ces deux documents.

Le grand parchemin est indéchiffrable si l’on ne connaît pas les clés et la technique de décodage. De plus il ne donne pas une solution claire et précise. En fait ces deux éléments ( clé et technique ) font aussi partie de la solution. Ainsi aux échecs le déplacement du cheVAL ( ou cAVALier ) se fait en « L » ( http://www.creachess.com/cours/deplacement-cavalier.php  ) , et ici le déplacement commence à partir de la vingt-deuxième case .Dans la table de Vigenère la vingt-deuxième lettre est la lettre « V » .

La clé « MORT-EPEE » est aussi en relation avec LVL Celtique et fera un jour l’objet d’une étude.

* La croix de Dieu

J’ai déjà développé dans une étude ce qui la caractérise ( https://recharc.fr/la-croix-de-dieu/ ) . Le mot-relais essentiel uniquement utilisé pour ce tracé est le verbe «to hew »= tailler.

Cette croix est la plus importante aux yeux de l’abbé, car son axe principal est la direction historique venant d’Arques, passant par le col « d’al Pastre » et par son église. Elle est symbolisée par un bâton qui frôle le cou du berger dans le tableau de Poussin et se termine « au pied de la Roque », tableau qui reprend la structure du code IVI qui est à l’origine du choix de l’abbé pour le mot hew.

J’expliquerai en détail dans le livre comment l’abbé nous le démontre dans la page 34, mais c’est à partir de la lettre centrale V, la vingt-deuxième lettre de l’alphabet qu’il formera le mot VOUS ( vouer c’est se consacrer à Dieu ) qui se traduit par YOU en anglais, soit phonétiquement [iou] qui le conduira à choisir hew.Même « Dieu » prononcé par ses ouailles évoque ce phonème.

Nous allons nous intéresser à l’autre branche de la croix, celle qui passe par les cugulhous et la prolonger vers le nord-ouest, une technique simple permet de le faire :

Dans un moteur de recherche, écrivez « Rennes-les-bains ». Ce dernier proposera la carte verte à droite, cliquer deux fois dessus. Zoomez et cliquez droit sur l’église, choisissez l’option tout en bas « mesurer une distance ». Dézoomez et cliquez droit sur l’étang de Biscarrosse situé au sud de la Garonne.

Vous constaterez que l’axe tracé passe par deux villes qui apparaissent dans LVL Celtique : Auch et Eauze ( Eauze est Eluse, ville importante qui interviendra dans l’étude « Villes Nouvelles »)

page 146

il nous semble qu’on peut découvrir la vérité par la signification de Climberris qui devait s’appliquer à toute la contrée comprenant aussi bien la ville d’Auch que celle d’Eluse.

En page 148 l’abbé nous donne son interprétation de Auch/Ouch :

ouch (aoutch), collier d’or, – hew (hiou), tailler –

Retournons au sud de la Garonne en page 149 pour retrouver les Boii :

Il est tout à fait instructif de voir Burdigala exprimer l’idée d’une marine marchande et commerçante dans ces temps si éloignés de nous, – board (bord) le pont d’un vaisseau, – to higgle, revendre. Au-dessous de la rive gauche de la gironde, et tout à côté des Bituriges-Vivisci, le littoral du golfe de Gascogne était occupé par les Boii, – bow (bô), arc, – to hew (hiou), tailler –.

Ces archers, placés par des circonstances imprévues sur les bords de la mer, devinrent d’excellents marins, et c’est probablement ce qui, plus tard, les fit appeler Boates, boat (bôte), bateau, chaloupe.

Le lien entre hew et Arques me paraît évident…

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais constatons simplement que plusieurs mot-relais caractéristiques de la première partie de l’étude se trouvent présents. On y parle de vaisseaux, de pont de bord et de côte et d’un « higgle » qui évoque l’aigle des assemblées.Il est temps de revenir à cette première partie, mais retenons pour l’instant que la croix de Dieu se trouve étroitement liée à l’axe vertical mis en évidence dans la première partie.

* La croix des eaux

C’est donc la cinquième croix, la croix des eaux, des sources, des fontaines, des mers et océans sur lesquels naviguent des bateaux. L’idée générale vient de la Sals qui comme le précise l’abbé va du levant au couchant dans un premier temps puis remonte du sud vers le nord. Dans LVL Celtique il reliera souvent chaque côté de la rivière en décrivant les lieux qui se trouvent part et d’autre. L’axe décrit dans la première partie de l’étude est principalement identifié par ce qui se rapporte au chapitre sur le gui sacré et à la carène ( coque, coquille, conque,et même conquête… ) d’un bateau.

Son axe vertical est précisé dans le sous-chapitre qui fait le lien entre « Notre Dame de Marceille » et le « gui sacré », c’est-à-dire « la rivière salée et les mollusques fossiles ».Il passe par le gleizole, la foucilhe, les montagnes à l’Est de RLB où se trouvent des fossiles et se termine à Leucate.

Nous avons vu dans la partie précédente que le phonème [hile] est lié à son tracé : heal, heel , et eel l’anguille. Sur le terrain on retrouvera « hill » dans l’illète, la hille puis la Foucilhe.

Pour être tout à fait exact c’est une croix double qui possède deux axes horizontaux parallèles, le deuxième axe est la chaîne de Goundhill, j’en parlerai dans le livre dans le chapitre consacré au dolmen.

* La voie sacrée

Nous avons vu qu’à Notre Dame de Marceille, elle est de direction nord-sud et qu’elle possède cette caractéristique avec l’axe vertical de la croix des eaux ou croix des carènes. A Rome sa direction serait plutôt est-ouest, ce qui pose problème car quelle direction choisir après ce constat contradictoire ? En fait ni l’une ni l’autre ou même les deux, car cette voie sacrée est la direction historique de la croix de Dieu que j’ai rappelée en introduction. Il faut tracer les deux croix pour comprendre le raisonnement de l’abbé.

La croix de Dieu coupe la croix « des carènes » en son centre et forme un axe de symétrie. C’est cette particularité que l’abbé va utiliser pour nous faire comprendre que « la voie sacrée » est cette direction historique. On comprend mieux le choix de terminer le sous-chapitre de Notre Dame de Marceille sur Notre Dame du Cros qui fait aussi référence aux crossés que l’on retrouve sur le tracé de cet axe sacré.

* Jeu de mots

Évidemment l’abbé Boudet a cherché un mot-relais qui dérive de « voie sacrée » . Dans le Sadler « Saint » est synonyme de « sacré », alors phonétiquement il a réduit le mot Voie à « voi » et Saint à « sin », ce qui lui a permis de former le mot « voisin ».Cette voie sacrée passe par Arques et l’abbé a certainement dû penser à la famille « Voisin » qui construisit le château.

Nous allons le vérifier facilement car LVL Celtique possède peu de mots ayant la racine « voisin ».

Les cinq derniers se retrouvent sur le tracé. Deux seront réservés à la voie sacrée ,c’est-à-dire l’axe historique de la croix de Dieu, et les trois autres pour chacun des deux axes de la croix des carènes.

Pour l’axe historique on trouve :

– les Crosses en page 244 :

Malheureusement, les propriétaires voisins y ont réuni un énorme tas de pierres formant une muraille, et il nous a été impossible de les découvrir.

– la maison gauloise en page 257 :

A vrai dire, écrit M. Louis Figuier, c’est moins un centre de fabrication qu’une suite d’ateliers répandus dans toute la région circonvoisine de Pressigny.

Pour la croix des carènes il y a :

– en face de l’église en page 235

A gauche de ce ménir regardant la station thermale et son église paroissiale, on découvre sur les roches voisines des croix grecques profondément gravées par le ciseau et mesurant depuis vingt jusqu’à trente et trente-cinq centimètres. Ces croix, à branches égales et au nombre de cinq sur ce seul point, ont dû être gravées par ordre des premiers missionnaires chrétiens envoyés dans la contrée. Le signe sacré de la rédemption a détourné ainsi au profit de la pure vérité,

– l’axe nord-sud en page 279 ( voir première partie de l’étude )

sa position auprès d’une fontaine, et c’est bien dans un champ voisin de la petite source qu’on l’a retrouvée, nous désigne les premiers temps du Christianisme dans les Gaules Près de Notre Dame de Marceille se trouve la voie sacrée.

– l’axe horizontal en page 281

L’hésitation de Guillaume de Catel est fort légitime, puisque ce n’est point à la fontaine de Salses, voisine de l’étang de Leucate, que se doit appliquer l’observation des anciens géographes, mais à la Sals, rivière salée qui traverse le cromleck de Rennes-les-Bains.

Les autres mots voisins vont permettre de confirmer ce lien.

Par exemple on trouve en page 198 :

Nous avons déjà vu que l’expression Occitani, – hog-sea (hog-si), marsouin, – to-hit, frapper, – hand, main, – la main qui frappe le marsouin –, est attachée aux habitants des bords du golfe de Gascogne, Cantabres et Aquitains. Toulouse a pu être considéré comme la ville la plus considérable du pays voisin des Occitani,

Il y a dans le mot « marsouin » la référence au verbe « to mar » et aux « soins ». Le mot hand fait référence à Montferrand ( page 295 )

Autre exemple déjà expliqué dans l’étude en page 3 :

Pendant ces émigrations et ces conquêtes des Kimris,Ancus roi de Rome, victorieux de ses voisins, bâtit la ville d’Ostie à l’embouchure du Tibre.

* Le chrisme

Ce monogramme composé des lettres chi et rhô existait avant le christianisme, c’était l’abréviation du mot χρηστός / khrēstós, qui signifie « utile, de bon augure ». Il existe un paragraphe de LVL directement lié à cette étude, on le trouve en page 179 :

Cette ville, ainsi que le lecteur l’a déjà pensé, n’est autre que Lugdunum des Romains, devenu notre Lyon : elle fut d’abord bâtie le long de la rive droite de la Saône, sur les hauteurs qui avoisinent Pierre Scise.

Lyon fut donc fondé sous de bons augures .Il y aurait beaucoup à dire sur le verbe to dun et le mot dun ( sombre , brun, obscur ) mais rappelons simplement que Scise est l’homonyme de size qui signifie taille qui est le mot-relais caractéristique de la croix de Dieu et dont l’axe principal est la voie sacrée. Notons qu’en page 235 ( voir ci-dessus ) l’abbé profite pour placer le mot ciseau pour la même raison. Nous retrouvons le mot-relais « hile » dans ce paragraphe, car l’abbé va intentionnellement l’omettre avant « (les gaulois) »

Les mots « signe » et « vaincu » ( page 87 et 257 ) sont associés au mot voisin , tout comme des allusions sont faites aux premiers chrétiens ( pages 235 et 279 ).

C’est en associant la croix des carènes à la voie sacrée que l’abbé nous propose ce chrisme incliné de 45°. La voie sacrée est la lettre « P » ou plutôt rhô en grec associé au chi qui est la croix des carènes….suite dans le livre….

* La bouche

Le son « ou » est « le son d’origine » qui a conduit l’abbé à modifier certains noms du cromleck pour le faire apparaître ( voir en fin de page ). Il donnera surtout [iou] mais aussi [ouch] « ouch », la ville d’Auch , la bouche et l’embouchure.

L’embouchure se retrouvera associé à Rome ( mais aussi à la croix de l’Ostie ), aux bouches du Rhône où se trouve l’homonyme Marceille ( relisez la page 176 ,par exemple le hew c’est la coupe, : couper = to hew , la main « aux cinq doigts », c’est celle de Montferrand qui se trouve sur le tracé de cette voie sacrée), et de la Gironde dont j’ai parlé en introduction et qui propose notamment une belle allusion au code IVI en page 152  ( voir LA VRAIE LANGUE CELTIQUE ) .

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur le sujet ( notamment sur les Franks et le vase sacré, les kjoekkenMoeddings du Danemark..) que je réserve pour le livre, mais pour terminer revenons sur un sous-chapitre en lien avec notre propos : « l’art de guérir ( to heal …) chez les druides … »

* Dion Chrisostôme

L’abbé commence par citer cet auteur en faisant une belle faute d’orthographe, car dans son nom se trouve un « y » et non un « i ». Il est question d’or et non de Christ car Chrysostome signifie « bouche d’or » ( Auch/ouch en est une ). Dion de Pruse est un Rhéteur comme l’était Saint Augustin, mais la faute commise par l’abbé permet de comprendre qu’il souhaite nous parler d’un autre « Chrysostôme » : Jean Chrysostome. L’abbé utilisera le propos d’un de ses discours pour bien préciser qu’il s’agit de lui ( « Une pierre pour oreiller », voir LVL page 118 ).Mais l’homélie la plus importante aux yeux de l’abbé est celle sur « la croix et le bon larron »…J’en parlerai dans le livre quand il sera question de pivoter la croix des carènes pour arriver à la croix de l’Ostie, quand « le cercle » et « les roulers » changeront d’axe… l’axe de rotation sera évidemment « les roulers ».

Pour en revenir à Chrisostôme, vous comprenez pourquoi il introduit la série de quatre sous-chapitres qui concerne une fonction des druides du Neimheid, celle de soigner.

* En résumé

Le but de la série de sous-chapitres consacrés à la croix « des carènes » est de nous amener à « la voie sacrée » qui est l’axe historique et axe principal de la croix de Dieu.

* Quatre sous-chapitres concernés

Cette étude fait suite à celle sur la « tentation » car elle porte sur le même sujet qui est « l’art de guérir chez les druides » .En page 266 l’abbé explique que ces derniers utilisent deux remèdes, les eaux en général, les bains en particulier et le gui. Le lien devient plus évident à la fin du sous-chapitre quand il nous parle de Notre Dame du Cros. En 1879 l’abbé avait probablement lu l’ouvrage suivant :

Histoire_de_l_abbaye_de_Caunes_ordre_de

On y apprend que ( p 85 – 86/301 pdf ) :

  • ce lieu possède une légende proche de celle de Notre Dame de Marceille.
  • c’est un lieu ou des druides pratiquaient des sacrifices près d’un dolmen
  • on y trouve un ermitage
  • et surtout on y trouve une fontaine dont l’eau a la propriété de guérir des fièvres ( qui ne sont pas particulièrement int-ermit-tentes …)

J’expliquerai d’autres liens dans LVL Celtique qui confirmeront ce fait.

* Le gui , les mots-relais et les déclinaisons

Les déclinaisons

Dans les études précédentes je n’ai pas trop insisté sur les déclinaisons de mot qui sont particulièrement importantes dans la compréhension de ces quatre sous-chapitres. Pour ne pas lasser le lecteur, je vais ne proposer que deux « phonèmes » qui chacun vont donner une suite de mots-relais. Les chercheurs qui se sont intéressés à « ague » de l’étude précédente comprendront.

Le premier est « sacr » , qui donnera peu de mots déclinés :

sacré pour consacré

sacre pour massacre ( avec mass : la messe )

sacrilège et surtout sacrifice

Le deuxième est « l’âme/ame » qui sera utilisé sous plusieurs formes :

infâme, name, lame, lamelle, trame, lamentable, shame, rameaux(puis branches ), amertume, rame, amener, ramener, chameau, amekrouth , isames, tame, réclamer,fameuse/fameux, amer , clameur, gramen, hameau, fondamentale, atramentaire, Dame.

Il m’est impossible de vous montrer en quelques lignes tous les liens, mais je pense qu’en vous rappelant cette « clé », il vous sera possible de parcourir LVL Celtique et d’établir les liens par vous-même.

Les mots-relais

Dans l’étude précédente je vous invitais à parcourir LVL Celtique à l’aide d’un logiciel afin d’y rechercher quelques mots-relais. Peut-être certains d’entre vous l’ont fait et ont trouvé des paragraphes n’ayant à priori aucun rapport avec le gui, par exemple celui-ci :

Les vaisseaux armoricains à carène plate défiaient les bas-fonds ; construits dans leur entier en cœur de chêne, ils pouvaient se jouer du choc des éperons romains ; leur proue et leur pouppe fort élevées, résistaient admirablement aux vagues les plus fortes : les voiles étaient faites de peaux, afin qu’elles ne fussent point déchirées et mises en pièces par la furie des ouragans et des tempêtes.

Peut-être avez-vous pensé que « la théorie des mots-relais » a ses limites, car à priori il n’y a pas de rapport entre cette histoire de vaisseaux à carène plate et le gui !

En fait il y en a bien une, mais il va falloir d’abord que je vous explique « deux-trois petites choses » .

Avant de revenir à l’essentiel, réglons le problème de cette faute d’orthographe commise par l’abbé sur le mot pouppe. Dans le sadler il n’y a qu’un seul mot pour lequel on retrouve le phonème ouppe , c’est « houppe » ou qui signifie touffe ( les boudétistes penseront à étouffe de la page 40, et auront raison ) , soit tuft en anglais, touffu ou dru . L’abbé parle de dernier mot en page 170, le grec « drus » signifie chêne et a donné le nom druide .

Pour être complet , voici la définition du sadler :

TUFT, s. touffe, f. amas, m. bouquet, m. bosquet, m. ; assemblage, m. groupe, m. un nœud de rubans

Ruban est bien en relation avec le gui ( page 285 ), mais j’ai aussi souligné groupe et assemblage car en ancien Français on écrivait « grouppe » avec deux lettres « P » pour désigner une foule, une assemblée, j’y reviendrais dans quelques lignes.

En conclusion, nous remarquons que la faute commise sur le mot« pouppe » permet notamment d’évoquer l’assemblée et le gui présent sur les chênes et coupé par les druides, pourtant le paragraphe n’a aucun lien avec les mots que je viens de mettre en évidence…

* Le gui sacré

Le mot « sacré » est cité cinq fois dans ce paragraphe et il est omit en page 285 :

…où ils quêtaient des pièces de monnaie sur une pomme  ( le fruit sacré des druides ) fichée au bout d’une baguette enrubanée…

Puis on le retrouve dans le paragraphe concernant Notre Dame de Marceille :

page 277

direction de ces pieux et savants missionnaires, dignes héritiers des vertus et de la charité de leur bienheureux fondateur, le temple privilégié a vu une foule, plus considérable que jamais, s’agenouiller et prier dans l’enceinte sacrée. A peu de distance, vers le haut de la rampe (1) bordée d’arbres verts

(1) Cette rampe porte le nom de Voie Sacrée.

Très rapidement … le pieu est en relation avec la pijole où se trouve l’ermitage, les arbres verts ont été expliqués dans l’étude précédente, alors revenons sur ce mot rampe et cette voie sacrée .

D’abord « rampe » car c’est un mot-relais qui n’est cité que trois fois dans LVL Celtique, ce qui fait qu’il est beaucoup plus facile d’en comprendre l’utilité. On le trouve à la page 19 en relation avec le mot-relais « côté » puis à la page 103 où l’on peut lire :

Le mot miel, en Kabyle tament, reproduit cette pensée que la douceur finit toujours par apprivoiser et dompter – To tame  (tème), dompter, apprivoiser, to end, finir. Les termes puniques sont certainement l’expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour’edh. Pour nous, ramper c’est avancer à la manière du serpent, mais pour un Numide, c’est s’engager dans les hautes herbes d’un marécage et aller de l’avant sans être aperçu – moor (mour), marécage, – to head (héd), conduire –

On retrouve dans ce paragraphe to head qui définit les druides, et les marais présents à Notre Dame de Marceille de la page 278 :

coulant goutte à goutte, avait dû rendre le terrain boueux, et par suite, rempli de joncs et de cette graminée que l’on retrouve dans tous les sols humides : c’était là ce que les Celtes appelaient le haum-moor, terme qu’ils ont écrit sur tous les points du pays gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un terrain plus ou moins marécageux.

Reprenons le paragraphe où se trouve le mot ramper associé au verbe To tame , verbe en relation avec les abeilles et le bourdonnement. To tame veut aussi dire « affaiter » ( ajuster.. ) soit en anglais to train a hawk Hawk , le faucon de la page 98 nous y sommes , il va falloir parler de Saint augustin.

Peut-être que certains d’entre vous penseront que nous sommes bien loin du sujet, partir de « sacré » et arriver à « hawk » !

En fait non, dans le sadler on peut lire au mot sacre, juste avant le mot sacré :

SACRE, sm. the saker hawk. ( saker = sacre ).

précisons enfin que Hawk signifie aussi colporter, ce mot se trouve associé à étoupe, la houppe de fibre qui sert à calfeutrer les carènes (page 108 ):

l’inventeur des tissus de soie – tow (tô), filasse, étoupe, – to hawk (hâuk), colporter, – worm (oueurm), ver

La boucle est bouclée, nous sommes revenus à pouppe.

* Saint Augustin

Nous verrons que Saint Augustin concerne particulièrement Notre Dame de Marceille, et c’est pourtant dans le sous-chapitre concernant le « gui sacré » qu’il est évoqué. L’abbé ne pouvait pas faire apparaître le lien trop évident , entre l’abbaye et le tableau. Pour l’instant je n’ai évoqué que quelques éléments qui feraient penser que le paragraphe relatif « au gui sacré » soit bien en relation avec Saint Augustin .Il faut maintenant s’intéresser sérieusement au paragraphe de la page 98 pour constater d’autres liens:

c’est le nom punique donné vers la fin du quatrième siècle après Jésus-Christ, au plus grand génie que l’Afrique ait produit, Saint Augustin. A peine âgé de vingt-huit ans, possédant toutes les connaissances humaines enseignées à cette époque, il professait avec éclat la rhétorique à Carthage et quelques années après à Milan où il fut baptisé par saint Ambroise en 387. Intelligence élevée, avide de toute science et surtout de vérité, esprit subtil et pénétrant, ayant une parole entraînante et un raisonnement d’une logique inébranlable, saint Augustin méritait certainement le nom d’Aigle des assemblées, qu’on lui a donné avec justice et bonheur – hawk (hâuk), faucon, – hustings (heusstings), salle d’assemblée.

Nous avons dans ce paragraphe un concentré de mots-relais impossible à résumer ici ! Les plus curieux d’entre vous les rechercheront dans LVL Celtique et comprendront beaucoup de choses.

Mais revenons au mot « Augustin » qui apparaît de différentes façons dans le paragraphe relatif au « gui sacré » .D’abord c’est le prénom Augustin de monsieur Thierry ( page 285 ) mais aussi le prénom « omit » du célèbre botaniste Decandolle cité en page 286.

* Saint Ambroise

C’est le saint qui baptisa Augustin. Il est cité par l’abbé pour deux raisons. La première est relative à l’enfance du Saint que l’on trouve résumée ainsi :

Un jour qu’il y dormait, un essaim d’abeilles survint tout à coup et couvrit sa figure et sa bouche de telle sorte qu’il semblait que les insectes entraient dans sa bouche et en sortaient. Les abeilles prirent ensuite leur envol et s’élevèrent en l’air à une telle hauteur que l’œil humain n’était plus capable de les distinguer. L’événement frappa son père qui dit : « Si ce petit enfant vit, il sera quelqu’un de grand. » En quittant son visage, les abeilles avaient laissé un peu de miel dessus.

Vous comprenez le lien avec le paragraphe précédent.

La deuxième raison est relative aux tableaux qui se trouvaient dans l’église de Notre Dame de Marceille…Abordons le « sujet épineux ».

* Notre Dame de Marceille

En page 276 ( sous paragraphe VII ) l’abbé commence par insister sur le côté Saint et béni du lieu. Il utilisera d’ailleurs une expression que l’on trouve mot pour mot dans le Sadler : « … avons le bonheur de posséder » .C’est la définition d’un mot tronqué « bless » présent dans le petit parchemin, le mot « bles » :

Voici la définition de ce verbe anglais dont la racine est aussi un mot-relais :

to BLESS, va. bénir, rendre heureux, faire prospérer; glorifier.

Bless me l Dieu me bénisse ! – Bless you! ou God bless you ! Dieu vous bénisse !

BLESSED, adj. béni, bienheureux, saint.-To be blessed with, avoir le bonheur de posséder.

Après ce détour par SION, revenons aux fameux tableaux !

Voici ce qu’on en sait dans les années 1881 :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695385m.texteImage

En page 14 il est essentiellement question de trois tableaux, mais plusieurs chercheurs se sont penchés sur la question, que ce soit sur le nombre, sur les auteurs et sur les sujets traités. Sans faire aucune polémique, il est certain que le tableau « Saint Antoine l’ermite » était présent ( http://reinedumidi.com/ndm/sanctu5.htm ), que le deuxième tableau cité était probablement « Saint Antoine Viennois », et qu’un autre tableau ou plutôt assemblage était présent au dessus du porche dans les années « Boudet », tableau qui représentait « la conversion et le baptême de Saint Augustin » (http://www.rennes-le-chateau-archive.com/ndm_autres_peintures.htm ) .

De plus « un ermite » gardait la chapelle au XIVeme siècle et « frère Antoine d’Aude » était présent au XVIIeme siècle ( page 11 ).

Donc en résumé, Saint Antoine l’ermite et Saint Augustin sont bien en relation avec Notre Dame de Marceille. C’est par Notre Dame de Marceille et Saint Augustin que l’abbé Boudet « nous amène » au gui sacré et donc à l’ermitage. Mais le plus intéressant reste à venir …

* La voie sacrée

Celle de Limoux , qui conduit à Notre Dame de Marceille est orientée Nord-Sud, comme la direction évoquée dans l’article « tentation ». Mais il faut savoir que la vraie voie sacrée se trouve à Rome ( Rome , mot-relais ), c’est la via sacra qui va des carènes à Arx ( se prononcer Arc, c’est la colline de la citadelle ou forteresse ).

Vous comprenez maintenant mon introduction, et pourquoi l’abbé s’intéresse beaucoup au mot carène, que ce soit sous sa forme française , page 86 :

… ne trouvant point dans les champs les matériaux nécessaires à la construction de leurs maisons, ils se servirent des carènes renversées de leurs vaisseaux en guise d’habitation. Ils se mêlèrent peu à peu aux Gaetules par des alliances ..

( ,marceille : to mar et to rot = gâter , lisez page 297 )

mais aussi sous sa forme anglaise hull car dans le sadler on peut lire ( pdf 1325/1349 ) :

Shape of the hull, Carène …Vérifiez, vous verrez qu’il n’y a rien de bizarre , autre mot-relais relatif au sujet de l’article.

Intéressons-nous à carène et au verbe qui en découle , caréner se dit en anglais careen, il est traduit dans le sadler par :

careen : caréner, radouber.

On peut lire ainsi en page 177 :

est un port recevant une infinité de grands vaisseaux qu’on mettait à la bande pour les radouber,mass, un amas, – to heel (hil), mettre un vaisseau à la bande pour le radouber, – high (haï), grand –.

Mass signifie donc « amas » mais aussi mass = assemblée.( page 96 ), nous voici revenu à hawk.

Quant à adouber/radouber , voici la définition :

adouber : toucher une pièce aux échecs, réparer un navire, ordonner un chevalier par l’ épée.

Chacun y trouvera ce qu’il veut …ou pas.

 

* un mot-relais qui unit les sous-paragraphes

Ce mot est la prononciation [hile] que l’on trouve dans trois homonymes anglais :

to heel [hile] : radouber, pencher d’un côté ( voir page 19, côte = rampe ), armer un coq ( page 242 cugulhu …un nom bizarre ), mettre aux fers , roulis.

to heal [hile] qui signifie , guérir, remédier, apaiser …

Nous sommes revenus à Notre-dame-de-Marceille et au gui .Pour ne pas surcharger le propos, limitons la remarque au mot « remède » que l’on trouve dans cette définition :

page 272 associé à blessure

page 282 intelligence ( Saint Augustin )

page 288 intermittente , redoutable ( le gui et le sanglier )

page 103 aguerthil

page 167 « rémédier » et les trois fautes d’orthographe, car la première lettre « e » du mot ne doit pas porter d’accent. Dans cette page il est question de druide et de la Kaïrolo. Pour la faute je ne développerais pas mais que les curieux s’intéressent au phonème « rém » que l’on trouve par exemple dans « cérémonie », la cueillette du gui en est une.

Eel [hile] = anguille.

C’est le sous-chapitre qui sépare « Notre Dame de Marceille » et le « gui sacré », ce mot mérite une explication, plus tard …dans la deuxième partie.

 

* En résumé

A nouveau nous avons pu observer l’intérêt des mots-relais, des déclinaisons ainsi que de l’utilisation des synonymes et homonymes anglais et français .

Les sous-paragraphes « Notre Dame de Marceille » et « le gui(y) sacré » sont liés. Je parlerai des deux autres sous chapitres ( eaux thermales et anguille) dans la deuxième partie.

Si l’abbé « nous emmène » du côté de Limoux, c’est essentiellement pour nous parler de « la voie sacrée », qui va d’ARX aux carènes, cette voie qui conduit à l’Arc de Titus et qui fut emprunté par Vercingétorix après sa défaite.

Mais quel est le rapport entre cet axe Nord-Sud de Notre Dame de Marceille ou de RLB que l’on trouve dans l’étude de « la tentation » avec :

– la commune d’Arques situé au Nord-est du cromleck? (  Y aurait-il un lien avec la « direction historique »: https://recharc.fr/du-prieure-a-sion/ ? )

– quel est le lien avec les roulers ?

– le lien concerne-t-il RLC et son château/forteresse ?

– ou peut-être autre chose …

C’est ce que j’expliquerai dans la deuxième partie ( sur le site ou dans le livre, je ne sais pas encore …)…

* Saint Antoine l’ermite

Peu de choses ont été expliquées sur ce mot que l’on trouve dans le texte décodé du grand parchemin. Nous savons que le peintre David Teniers le jeune est l’auteur des tentations de Saint Antoine, tableaux où l’on voit un ermite se tenant à genoux dans une grotte. On distingue sur son épaule une lettre T tracée.

Saint Antoine ou Antoine le Grand est également connu comme Antoine d’Égypte, Antoine l’Ermite, ou encore Antoine du désert. Il est considéré comme le père du monachisme chrétien.

D’ailleurs le mot ermite vient du latin ĕrēmīta, latinisation du grec ἐρημίτης ( erēmitēs ), « du désert », qui à son tour vient de ἔρημος (erēmos), signifiant « désert », « inhabité », d’où « habitant du désert » . Enfin il faut savoir que quand un ermite ou un moine décide de vivre ce moment de solitude alors on dit qu’il fait une retraite spirituelle ou monacale .

* La tentation et LVL Celtique

Boudet connaît l’ermitage, lieu-dit situé à l’aval de la ValDieu, car cet habitat troglodyte servant de bergerie existe au moins depuis Napoléon. L’abbé a compris qu’il pouvait en tirer parti, il le fera dans le chapitre consacré au gui.

Pour commencer il changera l’orthographe du mot « gui » en « guy » dans la table des matières, simplement parce que la ville de Laval en Bretagne est mentionnée pour la première fois en latin sous le vocable de Vallis Guidonis auxXIIIe et XIVe siècles, signifiant « la vallée de Guy », en référence à Guy Ier.

Ensuite il expliquera que cette plante est utilisée pour guérir la fièvre « int-ermit-tente », ce qui lui permettra d’associer le mot « ermite » au mot « tente ».

« Tente » pour tenter ou tentation mais aussi pour l’habitation des nomades qu’il associera au désert. Pour l’abbé, l’ermite et cette tente/tentation se trouve bien à Sion, il suffit d’analyser ce qu’il dit en page 288 après avoir parlé de la fièvre intermittente :

…leurs corps à l’invasion de la fièvre intermittente. Grâce à la faveur dont jouissait cette plante…

Une recherche réalisée dans un dictionnaire ou simplement sur internet avec les mots « définition grâce faveur » vous expliquera ( https://www.cnrtl.fr/definition/gr%C3%A2ce#:~:text=I.,sans%20qu’il%20soit%20d%C3%BB.&text=1.,Faveur%2C%20b%C3%A9n%C3%A9diction%20accord%C3%A9e%20par%20Dieu. )

Grâce : Faveur, bénédiction accordée par Dieu.

Cette fièvre est bien en relation avec « la bénédiction de Dieu » c’est-à-dire de SION.

* localisation

Dans le paragraphe concernant le gui, il n’est pas question de lieu et on ne sait donc pas où se trouve cette forêt de chênes dans le cromleck. Mais si l’on regarde une carte de RLC, on constate que l’ermitage se trouve à la pijole et c’est bien au pijoulet de la page 302, au sud des roulers et pour reprendre les mots de l’abbé, sur une direction nord/sud, c’est-à-dire « de la région septentrionale à la région méridionale ».

Comme à son habitude, l’abbé va répartir l’information dans son livre et placer quelques mots-relais de façon à pouvoir la récupérer et confirmer. Les principaux mots sont très logiquement :

Solitaire, retraite , désert ,les mots dérivés de« ague », fond/profond ( en relation avec dead, la mort ), chêne ( chaîne… ) , sûr .

Il serait trop laborieux de développer ici les différentes relations entre ces mots-relais mais en recherchant avec un logiciel d’analyse de texte vous pourrez les retrouver et ainsi avoir « le bonheur de mettre vos pas dans ceux de l’abbé ».

Je vais cependant vous montrer quelques techniques utilisées par l’abbé :

le fond des forêts, la retraite d’un ermite, le cochon de Saint Antoine…

Page 164, à propos des druides et de la cueillette du gui :

Quant aux prêtres de ces peuples anciens, quant aux druides qui cueillaient le gui sacré sur le chêne,

ils accomplissaient leurs cérémonies dans le fond des forêts.

Page 287, une histoire d’heurt :

De plus, la relation de Pline sur le viscum se heurte à une impossibilité matérielle. Dés lors que cette plante délivrait de tous les maux, et qu’une plante de gui croissant sur le chêne était une rareté telle,

Et maintenant le pijoulet :

Page 302,

Le Neimheid n’a pas laissé dans l’ombre le souvenir de ces chasses dangereuses, et dans toutes les montagnes couvertes de bois profonds, pouvant servir de retraite sûre aux sangliers, on trouvera des terrains appelés pijole ou pijoulet, – pig, porc, – to jole,heurter avec la tête –. Le Pijole de Rennes-les-Bains a sa place au Serbaïrou, au sud des deux roulers ou roches tremblantes.

Malgré la vigueur des Gaulois, la lassitude et l’abattement envahissaient leurs membres robustes, surtout lorsque les accidents multipliés du sol, dans un pays montagneux, ajoutaient leurs difficultés aux fatigues d’une chasse pénible …

les chênes, les sources du pont et du cercle, c’est « sûr » une direction méridionale !

Les mots « sûr des deux derniers chapitres ( page 274,292,302 ) sont liés à la méridienne du cromleck, ainsi que les chênes verts de la page 231 , mais l’abbé nous avait déjà averti :

page 170

Aux Druides, d’après la signification de leur nom, était imposée l’obligation d’imaginer, de construire, par des expressions sûres

page 274

On ne peut assez regretter que les noms des sources du Pont, du Cercle et des eaux chaudes, soient complétement perdus : ils nous auraient sûrement renseignés sur le degré de science médicale des Druides

Le double zz que l’on ne trouve que dans deux mots :

page 285

Le gui est une plante parasite nommée viscum par les Latins et mistletoe (mizzlto) par les Anglo-Saxons

page 122

Le lever du soleil, iruzki atheratzea » présente le sens suivant : celui qui est fatigué, déteste d’entendre bourdonner dans l’air – to hear (hir), entendre, – to huzz (heuzz), bourdonner, – sky (skaï) air, – to hatter, harasser, – to hate, détester –.

« Le coucher du soleil, iruzki sartzea » accuse une formation semblable : le cultivateur arrivé au soir, déteste d’entendre bourdonner dans l’air, – to hear (hir) entendre, – to huzz, bourdonner, – sky, air – sart, terrain cultivé –

Le cultivateur est une référence à Hercule qui chassa le sanglier…

page 204

les Chauci aimaient les attaques, les heurts violents, – to shock, attaquer ; les Bructeri, dans leurs mouvements et leurs évolutions légères, taillaient en pièce les ennemis – to brush (breuch), passer brusquement, – to tear (tér), mettre en pièces, et les Cherusci accueillaient par des clameurs d’enthousiasme le partage du butin – to share (chère), partager, – to huzza (houzzé), accueillir par des cris d’acclamation –.

( FATIGUE, sf. fatigue, lassitude, exhaustion of strength, weariness : toil, pain, labour, hardship.)

* La tentation du parchemin

Dans le grand parchemin, la TenTaTion de Teniers a pour but d’évoquer la diagonale de lettre T qui va du cimetière de RLC à l’ermitage qui se trouve en bas de la vallée, car cette direction passe par SION (LVL Dieu ).

* De la tente à SION

Saviez-vous qu’il existe une « tente à SION » ?

Elle se trouve dans le psaume 76 de la bible et on peut y lire en partie :

Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion.

Et factus est in pace locus eius et habitatio eius in Sion

C’est là qu’il a brisé les flèches, le bouclier, l’épée et les armes de guerre.

Ibi confregit potentias arcuum scutum et gladium et bellum

Salem signifie la paix, « pace » en latin ( LVL page 41, en paix , pacifice …) c’est le lieu où Melchisédek fut roi, et probablement l’ancien nom de Jérusalem. Dans la genèse (chap 14 ) on peut lire :

Lorsque Abram revint de sa victoire sur Kedorlaomer et sur les rois qui étaient ses alliés, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé, c’est-à-dire la vallée du roi.

Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin. Il était prêtre du Dieu très-haut.

Dans la liturgie des Heures actuelle, le psaume 76 est chanté ou récité à l’office du milieu du jour, le dimanche de la deuxième et de la quatrième semaine.

L’Église catholique fait aussi référence à Melchisédech dans la prière eucharistique : « Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melchisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour, et dans ta bienveillance, accepte-la. »

Peut-on alors penser que l’abbé Boudet ne connaissait pas ce psaume ? Je ne le crois pas. Ce texte inspira probablement l’abbé, que ce soit pour l’écriture de LVL ou du grand parchemin.

* En conclusion

Dans le paragraphe sur le « guy »,l’abbé Boudet évoque Saint Antoine l’ermite grâce au mot « int-ermit-tente ». Il reprend cette notion dans le grand parchemin pour situer le lieu par rapport à RLC et l’ermitage. Nous verrons aussi dans la prochaine étude sur la Kaïrolo que « tentation » est l’anagramme unique d’un autre mot de sept lettres : « attention » et que ce mot fait partie des quelques mots les plus importants pour l’abbé.

 

oups…

Il est maintenant temps d’expliquer pourquoi l’abbé Boudet découpa le texte du petit parchemin afin de faire apparaître le mot SION. Seul un prêtre passionné de linguistique pouvait proposer un tel mot, c’est ce que nous allons constater.

* Boudet étymologiste

Si vous avez lu sérieusement les différentes études que j’ai publiées, vous ne pouvez que conclure que LVL Celtique « est intimement liée » à LavalDieu, le seul lieu du cromleck dont l’abbé ne parle pas dans son livre.

L’abbé s’est donc renseigné sur l’étymologie de ce hameau et a découvert deux anciennes appellations , PICKAYROL et PICHAYROL qui lui ont donné l’idée de créer la kaïrolo (https://recharc.fr/la-kairolo/ ) . Mais il a aussi consulté le livre de Sabarthes consacré aux étymologies des villages de l’Aude et c’est ainsi qu’il a pu lire ceci :

On constate que pendant une longue période ( 1195 à 1500 ) LavalDieu s’est appelé la grange ou la maison « de la bénédiction de Dieu ».

* Boudet le prêtre

L’abbé était un homme très cultivé, passionné par la bible et notamment par l’ancien testament, il suffit de lire LVL Celtique pour le vérifier. Il connaissait la signification du mot SION que vous pouvez découvrir sur internet en faisant une recherche sur ce mot. Ainsi l’article appelé « Sion (Bible) de wikipédia » qui apparaît en deuxième position, juste après SION(Valais) explique :

Dans la Bible, Sion désigne à la fois des lieux géographiques et tout ce qui personnifie la présence et la bénédiction de Dieu.

Sion désigne divers lieux géographiques, tels que la forteresse des Jébuséens (voir 2 S 5:6,7), la cité de David (1R 8,1 ; 2Ch 5,2), le sanctuaire de l’Éternel (Ps 20,3), la montagne sainte de Dieu (Ps 74,2), la ville de Jérusalem (2 R 19:31).

Dans le langage figuratif, Sion est l’emblème de la présence et de la bénédiction de Dieu (voir Ps 128,5 ; Ps 132,13 ; Es 8,18 ; Es 24,23 ; He 12,22 ; Ap 14,1). Sion peut désigner à la fois tout lieu qui bénéficie de la présence divine (voir Ps 9,12 ; Ps 48,2-3 ; Ps 110,2 ; Es 28,16 ; Es 59,20 ; He 12,22 ; Ap 14,1) et le peuple de Dieu (Ps 78,68 ; Es 51,16).

Dans LVL Celtique c’est par exemple le mont du Sinaï où l’on trouve la définition de « to lay ».Le mont Sion est une des collines de Jérusalem, située au Sud-Ouest de la vieille ville.

* Boudet et LavalDieu

L’abbé a certainement très vite fait le lien entre la grange de la bénédiction Dieu et la bénédiction de Dieu c’est-à-dire SION. Plantard/PdC n’avaient pas cette culture, et la seule chose qu’ils ont été capables de faire, c’est comme à leur habitude de détourner le document qu’ils avaient obtenus afin de le mettre au service de leurs délires « pseudo-dynastico-hermétiques ».

* God bless you ..

Nous connaissons maintenant l’origine du mot SION qui représente la bénédiction de Dieu de la même façon que LavalDieu signifiait aussi la bénédiction de Dieu. Mais l’abbé Boudet confirme toujours, je le connais maintenant assez bien pour « le fréquenter si souvent » lors de mes lectures.

C’est dans le choix du mot « BLES » qu’il le fera. Ce mot muni d’un accent signifie « les blés » en français, par contre il n’a pas de signification en latin. Cependant si nous devions le lire en latin , nous le prononcerions « bless », de la même façon que « redis » se dit « rediss ».

To bless » signifie en anglais bénir, glorifier et c’est donc logiquement qu’il le placera en face de SION : bénir se trouve ainsi en face de bénédiction.

Mais l’abbé Boudet est un homme rigoureux et cette lettre « S » manquante n’a pas dû lui convenir. Alors il a découpé ce texte et placé le mot « BLES » de façon à ce que le mot suivant puisse complètement expliquer cette traduction, tout en gardant la logique de l’énigme.

Le mot suivant est « CUMERANT », et donc le dernier mot « BLES » de l’antépénultième ligne se trouve suivit du premier mot de la pénultième ligne « CUM ».C’est par ce mot qu’une direction très importante est expliquée, elle est particulièrement mise en évidence dans LVL Celtique, c’est la direction Sud-Ouest ( https://recharc.fr/sud-ou-sud-milieu-ou-milieu/ ) .

Pour résumer ( https://recharc.fr/dalle-2/ ) , par la flèche double le Prae-Cum s’applique sur le P-S, donnant ainsi O-S , et étant donné que ce P-S est directement lié au Secundo-Primo qui fait référence à une position, il faut intervertir l’ordre des lettres pour retrouver l’orientation S.O c’est-à-dire Sud-Ouest, l’orientation du Prieuré à SION. L’idée est simple, l’abbé reprend la logique de cette direction , le CUM s’applique sur S, donc « avec S » , ce qui permet de retrouver « BLESS » .

Alors « God bless you » , que Dieu vous bénisse…

* Du prieuré à SION

La direction « historique » , le tracé est celui que l’on retrouve dans tous les documents relatifs à cette énigme.

Elle commence au prieuré d’Arques , et se termine à SION c’est-à-dire à LavalDieu.

Le document le plus ancien est la page grecque du codex Bezae consacré à Jean XII ( dont on ne trouve aucun lien dans Vigouroux ). Entre le IV et le Xeme siècle seuls les prêtres initiés en connaissaient l’existence. Peut-être a-t-il été crée au prieuré d’Arques à une époque où des prêtres découvrirent ce qui se tramait « aux granges de la bénédiction Dieu ».( https://recharc.fr/codex-bezae-2/ )

Puis il y a eu le texte de la dalle, probablement enrichit plus tard par l’inscription grecques « ET IN ARCADIA EGO » ( https://recharc.fr/dalle-2/ )

Au XVIIeme siècle le tableau des bergers d’arcadie ( l’arcadie ou la vallée des Dieux ) la représente sous la forme d’un bâton.

Quand le secret s’est déplacé à Rennes le château, la stèle a repris cette direction sous la forme d’un alignement de lettre M , M pour IVI et peut être déjà à cette époque M pour MILIEV. Une nouvelle direction est alors apparue, celle évoquée par l’alignement de lettres T . ( https://recharc.fr/stele/ )

Le petit parchemin crée par Boudet en a repris la logique  ( https://recharc.fr/le-petit-parchemin/ )

et l’abbé la représenta dans LVL Celtique quand il construisit la croix de Dieu (https://recharc.fr/la-croix-de-dieu/ ) .

C’est certainement à cette époque que fut gravée en latin la pierre de Coumesourde qui reprenait les inscriptions anciennes, mais faisait référence aux deux Rennes par leurs appellations de la fin XIXeme.

Voici donc expliqué le secret des prêtres, du prieuré jusqu’à SION ….

* Une histoire d’orientation

Pour bien comprendre cette étude il faut d’abord maîtriser une règle d’orthographe que vous trouverez expliquée sur le lien suivant :

https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/l-ouest-ou-l-ouest/

Maintenant que vous la connaissez, nous allons vérifier si cette règle est correctement appliquée pour tous les mots « sud » que l’on trouve dans LVL Celtique :

Sud

sud

2-1499-126154

*****

14 c’est-à-dire, au nord de cette immense forêt, depuis le Rhin jusqu’à l’Oder et peut-être même au delà ; et de plus, ils possédaient la rive gauche du Danube qui coule au Sud de la même forêt.

99 Les Maures, relativement à la chicane, n’ont rien à envier aux habitants de la Grande Kabylie du Sud de l’Atlas.

126 Les Ibères, en s’établissant dans le Sud-Ouest de l’Europe,

154 Au Sud du Morbihan, près des côtes de la mer,

83-158-163-187-227-230-235-236-238-239-239-273-290-295-302-304-305

*****

163 On en a trouvé ( menirs ) dans cinquante-huit de nos départements, appartenant pour la plupart aux régions de l’ouest et du sud-ouest.

L’analyse des erreurs commises ( repérée en rouge ) permet de comprendre plusieurs choses.

La première est que si le Sud est concerné, c’est particulièrement la direction sud-ouest dont l’abbé parle ( voir pages 126 et 163 ).

La deuxième est que chaque erreur se trouve proche d’un autre mot mis en majuscules. On trouve ainsi les mots Danube, Ibères mais aussi les mots Maures et Morbihan qui contiennent la même racine « Mor » .Ces différentes lettres se trouvent dans le mot MIDI qui nous le verrons, possède un lien direct avec le SUD .

Avant d’expliquer la notion de Midi/midi, relisez attentivement le paragraphe suivant, extrait de la page 238 qui concerne « le sud » et comparer le au tableau précédent .

Page 238 : Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes forme et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au delà de la Blanque .Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme, et constituent de vrais ménirs..

* Une histoire de Milieu

Le mot « Midi » signifie à la fois la mi-journée (du vieux français mi « milieu » et di, du latin dies « jour ») et le sud, que ce soit en France ou dans le reste de l’hémisphère nord car la position du soleil à midi est au sud.

Ici aussi une orthographe particulière est à respecter. On en retrouve la règle sur le lien suivant :

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/07/05/37003-20180705ARTFIG00036-il-habite-dans-le-midi-ou-midi-ne-faites-plus-la-faute.php

Pour résumer , si l’on parle « du milieu de quelque chose »( pour reprendre l’expression de l’article ) ici le milieu de la journée, alors on utilise une minuscule . Par contre si il est question du Sud de la France, on utilise une majuscule. Voyons ce qui se passe dans LVL Celtique :

Midi

midi

4-15-123-194-211

« Le matin, goïza » ; ………..

« Midi, eghuerdi » ; moment où cesse la croissance de la lumière solaire et où commence sa décroissance …….

« Le soir, arratxa » ; ………

13-22-106-109-187-188-189-189-193-210-226-237-282-305

midi de la Gaule/Gaulois

L’erreur sur la majuscule est unique et l’abbé Boudet la met bien en évidence en notant différemment le matin et le soir. Il y parle bien du milieu de la journée et il n’est donc pas question du Sud.

Dans le cas des minuscules l’erreur est systématique sur « le midi de la Gaule » , pourtant l’abbé sait très bien l’orthographier car il ne commet pas de faute quand en page 15 il parle du Midi de la France.

On peut remarquer que deux pages ne sont pas concernées par « le midi de la Gaule » , ce sont les pages 226 et 237  :

page 226 :Cependant, un autre drunemeton ou cromleck central était nécessaire dans le midi ;

page 237 :A droite des roulers, en se plaçant vers le midi, l’œil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de trinque-bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l’Homme mort.

Ces pages ont un point commun , elles parlent toutes deux « de menirs »qui se trouvent soit dans un cromleck ,soit à côté des roulers.

* Le lien

L’étude des mots Sud et Midi a permis de constater le lien évident entre les deux mots, mais aussi que l’abbé connaissait les règles d’orthographes que l’on doit appliquer dans ces deux cas. Les erreurs qu’il a placées permettent de comprendre que le lieu concerné est celui où se trouve les roulers , et c’est en regardant le sud-ouest que se trouve la solution. Déjà dans le texte il nous l’indique car en page 238 il nous invite à regarder au-delà de la Blanque c’est-à-dire vers le sud-ouest.

« L’œil peut suivre » et « en regardant » sont des expressions qui prendront tout leur sens dans ma prochaine étude, mais que l’on se trouve au niveau du fauteuil du Diable ( dans le cas du grand parchemin ) ou près des roulers ( dans le cas de LVL Celtique ) , c’est dans la direction sud-ouest que se trouvent d’abord LavalDieu puis la serre Mijane.

* Mijane=Milieu

Récemment vous avez découvert dans l’étude Sacaze la signification de Mijane ( https://recharc.fr/etude-sacaze/ : voir Saint just ) ou l’on peut lire :

7 collines et coteaux : serre mijeanne ou serro mijano ou du milieu.

Un autre lien permet de comprendre la signification de Mijane :

https://territoires-fr.fr/glossaire_noms_lieux.pdf

En page 314/519 pdf, il est expliqué que Mijan ou Mijane signifie « au milieu » dans le Languedoc . Alors comment pourrait-on imaginer que l’abbé Boudet pour qui l’étymologie est une passion ne le sache pas ?

* En conclusion

Cette étude montre comment l’abbé Boudet utilise la notion sud/milieu afin de nous faire comprendre dans quelle direction il faut re-garder. Dans une étude appelée « Kaïrolo 2 »,j’expliquerai prochainement l’importance du mot « garder » ,et comment il se trouve lié aux roulers. Vous comprendrez que le texte du grand parchemin suit ce fil conducteur, que l’on retrouve du début jusqu’à la fin :

– Les bergères, gardiennes du troupeau

– gardent

-gardien

– pommes

-bleues

Je sais que seul l’abbé Boudet possède la connaissance, l’intelligence et la subtilité pour faire passer cette information, et c’est pour cette raison que je pense qu’il fut l’auteur des deux parchemins .

Les villages situés autour de Rennes-les-bains décrits par leurs instituteurs fin XIXeme siècle.

TOUTE REPRODUCTION  ( MEME PARTIELLE ) DOIT OBTENIR L’AUTORISATION DE LA BIBLIOTHEQUE DE TOULOUSE.

( https://www.bibliotheque.toulouse.fr/ )

 

Rennes les bains :Sacaze RLB

Rennes le Château : Sacaze RLC

Arques : Sacaze Arques

Bugarach : Sacaze Bugarach

Cassaignes : Sacaze Cassaignes

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Autres …

Alet : Sacaze Alet

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Saint Just et le Bezu : Sacaze St Just