* à l’origine

Mes recherches m’ont permis de comprendre que La Vraie Langue celtique mettait surtout en évidence un lieu : Laval Dieu.

Ainsi l’abbé le nota sur la carte et n’en fit jamais mention dans toute LVL Celtique, alors qu’il ne perdait jamais une occasion d’évoquer Dieu.

En retrouvant l’origine des définitions je me suis aperçu qu’une grande partie d’entre elles faisaient référence à la ville de LAVAL de Bretagne et particulièrement à l’industrie du tissage qui la caractérise . C’est d’ailleurs pour cette raison que l’abbé inventa en page 43 de LVL Celtique qu’Abel qui recueillait les belles toisons est devenu tisseur.

 

Associées aux définitions de Dieu proposées par l’abbé, elles permettaient de comprendre l’origine d’une grande partie des mots-relais utilisés par Boudet.

( La notation XXX indique que l’arborescence est déja développée à un autre endroit )

Puis c’est en associant certains de ces mots-relais avec des lieux précis ( voir les sous-chapitres consacrés à la description du cromleck ) qu’il précise la construction de figures géométriques particulières ( les croix, le carré et l’arc ) qui elles aussi désignent le même lieu.

Cependant les définitions les plus importantes sont issues des appellations anciennes de ce bourg, c’est-à-dire :

– La grange de « la bénédiction de Dieu » ( définition du mot SION )

– PICKAYROL et PICHAYROL qui rappelle l’activité pratiquée en ce lieu ( traitement et stockage de céréales ) . C’est ainsi que la KAYROL sera à l’origine de la KAYROLo ( voir étude précédente ).

Dans la suite de cette étude, il sera question de la partie centrale de ces deux mots ( KAYR et HAYR ) et particulièrement des homonymes car toute la démonstration de l’abbé repose sur la phonétique.

* le mot KAYR

→ En languedocien caire se définit de la façon suivante :

CAIRE ( caïré ) Cayre , côté endroit que l’on désigne, le côté du corps où d’un objet quelconque.

Du grec cheir ( ceir ) la main . Pierre de taille, pierre de l’angle.

Le mot main définit par l’abbé comme étant ce qui est essentiel, se trouvera dans la définition de menir et dolmen. La main qui file la laine ou porte l’épée sera aussi présente sous bien des formes tout au long de l’ouvrage.

→ en anglais care signifie :

CARE,[kère] s. soin, m. souci, m. inquiétude, f. diligence, f. attention, f–To take care, avoir soin, prendre soin ; prendre garde.

To CARE, rn.se soucier de,s’inquiéter de, se mettre en peine de.- I do not care, je ne m’en soucie pas cela m’est égal.

Le mot attention est l’anagramme unique de tentation , mot qui fut l’objet de l’étude précédente. Les mots soin, attention et garde se retrouvent aussi associés à « prendre garde » dans une autre définition , celle de HEED :

HEED,[hide]. soin, attention, précaution, sérieux, gravité, To take heed, prendre garde à; faire attention à

CARE et HEED sont donc synonymes .…[hide] signifie « jeu de cache cache », et il est le prétérit de to hide : cacher.

Le mot HEED est un cas exceptionnel dans LVL Celtique car par deux fois ( page 170 et 200 ) sa définition est attribuée à tort au mot HEAD notamment quand l’abbé définit le mot DRUIDE. Réaliser deux fois l’erreur sur le même mot démontre qu’elle est intentionnelle et a pour but d’attirer l’attention.

HEAD quant à lui se retrouve dans la définition du Neimheidh ( LVL page 25 )

-> Nous venons de survoler quelques définitions relatives à « KAYR » ,et montré le lien direct avec deux expressions : prendre garde et faire attention . Enfin nous constatons qu’elles se retrouvent dans les définitions les plus importantes de LVL Celtique ( menir, dolmen, druide et neimheid ).

* Le mot Garde

Dans le Sadler il est définit de la façon suivante :

GARDE, sf. guard, a state of caution or vigilance : care, attention, heed, reflection, defence, protection,charge,security : custody, keeping :guard (a body of soldiers): guard (in fencing) a posture of defence : part of the hilt of a sword which protects the hands : a nurse (for a sick person).- Corps de garde, a guard-house. – Avant-garde, the van-guard.– Arrière-garde, the rear-guard.- Étre sur ses gardes,to be on one’s guard.- Les gardes d’une serrure, the wards of a lock. Prendre garde,to take care, to mind. -N’avoir garde de,to take care not to.-Se donner de garde,to beware.

De plus étymologiquement REGARDER signifie GARDER de nouveau ,il est issu du moyen français regarder, reguarder et de l’ancien français regarder, reguarder, dérivé de garder avec le préfixe re-.

* Le mot HAYR

→ Dans le dictionnaire provençal se trouvent les définitions suivantes :

AIR , radical dérivé du latin area ,aire à battre le blé , formé de areo , être sec ,desséché, aride, surface plane.

EIRA : Grange, grenier, magasin , aire.

AIR : Colère , haine

Nous retrouvons les activités anciennes pratiquées à LavalDieu c’est-à-dire le traitement de l’épi de blé ( ear ) et stockage du blé . Les homonymes issus de « haine » se retrouvent aussi dans les définitions issues de LAVAL ( voir organigramme ci-dessus : maille-haine ) et c’est pour cette raison que l’abbé les utilisera particulièrement dans son livre.

→ En anglais les homonymes sont les suivants :

To ERR, vn. errer, aller çà et là; s’égarer, se tromper.

HEIR héritier, m. celui qui hérite d’une propriété.

HAIR , cheveux, chevelure , poil .

Nous retrouvons entre autres le déplacement, la promenade et le voyage comme dans le mot fare ( voir Montferrand page 295 ). Les Boudétistes y verront encore bien des choses …

→ en français

L’ERRE désigne la vitesse d’un bateau causée par son inertie .

C’est à nouveau un déplacement associé à la notion de vitesse ,de course et de précipitation .

* exemple d’utilisation dans une symétrie

Il y a quelques années j’avais expliqué que le carré et le cercle possèdent un centre de symétrie ( le lieu-dit « le cercle » ) et que l’abbé mettait à profit cette particularité pour expliquer ce que l’on trouvait « de l’autre côté » .

Sur la carte suivante , on peut remarquer par exemple :

Le ruisseau de la Coume ( invention de l’abbé ) symétrique au vrai ruisseau de Coumesourde

L’église de RLB siège du « neimheid Boudet » symétrique aux roulers ( voir page 168 )

La Kaïrolo fictive au sud de Montferrand symétrique à la Kaïrolo réelle KAYROL .

Montferrand symétrique du bourg de LavalDieu/PICKAYROL.

Sachant que own est relatif à Dieu ( LVL page 32 ) et à la lumière de ce qui vient d’être dit, il vous est maintenant facile de comprendre cette dernière symétrie.

Page 295

on avait recours à des mains étrangères à ces contrées, afin de moissonner avec plus de célérité. Les Redones n’hésitaient point à louer ainsi leurs bras pour les travaux importants de la moisson, et le nom de Montferrand atteste leurs périodiques voyages à cet effet – to mow (mô), moissonner,– to own (ôn), prétendre à, – to fare (fère), voyager, – hand, main –.

* Comparaison avec la solution du grand parchemins

Les trois lettres G de la solution sont consacrées à la même notion, celle de garder :

BERGÈRE , est la gardienne du troupeau. En fait il n’y a pas de Bergère sur le tableau de Poussin, pour les spécialistes de la peinture la dame qui accompagne les bergers n’en est pas une, mais ce E rajouté permet de faire apparaître le mot ERE .

– GARDENT

– GARDIEN

( la lettre G représente aussi le centre de Gravité évoqué quand l’abbé parle des Roulers , VLC page 236)

Ensuite le mot TENTATION, que l’on retrouve dans le « nôtre père » qui est l’anagramme unique du mot ATTENTION ( pour les Boudétistes,sachez que le « nôtre père ancien » fait référence aux débiteurs ).

La CLEF que l’on trouve dans la définition de la KAIROLo ( voir étude précédente )

Le cheVAL de DIEU : ValDieu

J’ACHève qui propose le mot HACHE, traduit par PICK dans LVL Celtique (LVL Celtique page 20 ) et que l’on trouve dans PICKAYROL

CE DAEMON A MIDI :Daemon est l’écriture anglaise de démon, mais il existe aussi une écriture ancienne française. Le graphème particulier « ae» est employé 27 fois dans LVL Celtique sous les formes : Gaels, Celtae, Gaetules, linguae, occitaniae, Bigorritanae, Bigerricae, Belgae et surtout Volcae ou Volques où il sera majoritairement associé au mot MIDI .

L’abbé le considère assez important au point de transformer le nom du général gallo-romain aegidius en oegidius ( VLC page 209 ).

heir (ér) héritier, – wig (ouigue), chevelure –. Il perdit l’affection et l’estime de son peuple par des fautes si graves, qu’il fut contraint de s’exiler. Les Franks se confièrent pendant quelque temps à la direction du comte romain OEgidius ;

Le mot MIDI est intimement lié aux roulers ( :https://recharc.fr/sud-ou-sud-milieu-ou-milieu/ ). Peut-être existe-t-il un lieu proche des roches tremblantes dont le nom se rapporte au daemon ?

POMMES

Dans LVL Celtique en page 90 il est question de pomme à propos d’Hercule et du jardin de Hespérides :

La Mauritanie était pour elle le jardin des Hespérides renfermant les arbres aux pommes d’or. Un dragon à cent têtes était préposé à leur garde, et, les yeux sans cesse ouverts …

Puis en page 285 où il omet de préciser ( relire le document cité ) que la pomme fichée est le fruit sacré des druides.

BLEUES

Dans LVL Celtique , la couleur est citée uniquement trois fois ( pages 51,101,201 ) et elle toujours associée à l’œil donc au regard ( regarder = garder de nouveau ) et aux cheveux (HAIR ).

Rappelons la définition de to eye ( LVL Celtique page 75 ) to eye (aï) regarder, avoir l’œil sur.

page 51

Dans la famille de Japheth, à la peau blanche et aux cheveux ordinairement peu foncés se joignent les yeux bleus ou quelque peu décolorés. Cette couleur plus claire des yeux était tellement sensible dans le troisième fils de Noé qu’il en a gardé le nom d’œil décoloré ou Japheth, Iphth, dans le texte hébraïque, – eye (aï) œil, to fade (féde) se décolorer.

Enfin les argonautes ( dont Hercule faisait partie , page 296 ), conquérants de la toison d’or trouveront sur leur route les rochers tremblants de couleur bleue.

PdC avait vu le lien avec Hercule, probablement dans LVL Celtique, car il y apparaît clairement ( le testament page 94 ) , mais hélas comme à son habitude « il est parti en cacahuète » dans son explication.

* En conclusion

La plupart des mots cités dans la solution du grand parchemin se rapportent au mot PICKAYROL/PICHAYROL et particulièrement à ceux qui évoquent la garde. Pour ma part seule une personne maîtrisant parfaitement LVL Celtique était capable de créer cette phrase. Certains évoqueront le « génie de Plantard » mais pour ma part j’ai peu de doutes. La seule conclusion logique que je peux tirer est qu’il ne peut s’agir que d’un prêtre auteur du petit parchemin, aimant le mystère et la fantaisie et ayant une intelligence remarquable : l’abbé Boudet.

C’est probablement en réaction aux destructions de Saunière qu’il organisa une visite de la SESA ( le « Bulletin de Carcassonne » pour PdC !! : voir « le testament… » page 75 ) et créa ces deux documents.

Le grand parchemin est indéchiffrable si l’on ne connaît pas les clés et la technique de décodage. De plus il ne donne pas une solution claire et précise. En fait ces deux éléments ( clé et technique ) font aussi partie de la solution. Ainsi aux échecs le déplacement du cheVAL ( ou cAVALier ) se fait en « L » ( http://www.creachess.com/cours/deplacement-cavalier.php  ) , et ici le déplacement commence à partir de la vingt-deuxième case .Dans la table de Vigenère la vingt-deuxième lettre est la lettre « V » .

La clé « MORT-EPEE » est aussi en relation avec LVL Celtique et fera un jour l’objet d’une étude.

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