C’est la croix la plus importante aux yeux de l’abbé car c’est la croix de la résurrection.

Mais commençons par le tracé. Cette fois-ci retrouvons deux mots identiques indiqués sur la carte, je veux parler des cugulhous. Celui du couchant est facile à repérer par contre celui du levant est moins évident.On pourrait confondre ce que l’abbé appelle le cugulhou du Levant avec le haut des Meniès où l’on trouve les quatre menhirs disposés en forme de losange, mais ce n’est pas le cas. D’abord parce que le mot cugulhou n’est pas inscrit juste dessous des quatre menhirs. Ensuite l’abbé précise bien en page 243 « les trois points de Cugulhou » soit les trois menhirs situés au-dessus des trois lettres « lho » du mot.

Nous avons vu dans la croix des sommets, l’utilisation des quatre points. Leurs dispositions nous fait penser à l’action de se signer, ce qui est plutôt logique et c’est ce que nous allons vérifier dans le texte, car nous sommes dans une zone où deux croix vont être tracées. Il y a peut être une allusion au tracé du carré, mais la disposition des quatre points ne porte pas à le croire.

* Le tracé

Comme nous l’avons fait précédemment nous relions ces deux éléments semblables entre eux par une droite. Nous constatons que cette dernière passe par l’église de Rennes-les-Bains. Étant donné que l’abbé nous explique qu’il y a DES croix dans son cromleck, faisons une perpendiculaire qui passe par son église afin de former une nouvelle croix. Cette dernière traverse au Nord-Est un terrain appelé les Crossés, passe par Montferrand, et se prolonge vers le Sud-Ouest en passant près du Cercle, puis par la maison gauloise et enfin par LavalDieu.

 

Nous allons maintenant à nouveau vérifier que le codage de ce livre repose sur l’utilisation de mots-relais que l’abbé n’utilise que pour un seul tracé.

* Le texte de LVL Celtique

Voyons dans un premier temps ce que dit le texte sur ces lieux.

Page 233 et 242

car le nom même de cugulhou (1) fait la lumière sur ce sujet. Ces roches sont de vrais ménirs, mais vilains et ne présentant point la forme ordinaire des autres pierres levées, to cock, relever, redresser, – ugly (eugly), laid difforme, vilain, – to hew (hiou), tailler –.

Page 238

bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque.( 2 ) Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme

Page 243-244

Les derniers ménirs complétant le cromleck du côté du levant, se voient sur l’arête dont la partie la plus élevée a soutenu le châteaufort de Montferrand.( 3 ) Les pierres, taillées d’après l’angle déterminé par l’inclinaison du soulèvement de la masse rocheuse, y sont en grand nombre. Du reste, toute cette partie de montagne jusqu’au ruisseau du Coural, est pleine de ces grandes pierres, les unes encore levées, les autres gisant misérablement sur le sol. Ce terrain est connu sous le nom de lés Crossés.– cross, croix – ( 4 ) Cette indication nous a amené à rechercher sur quel point de l’arête les croix étaient gravées.

De la page 257 à 263 ( sous-chapitre IV : un seul lieu du cromleck évoqué : homme mort.)

Page 257

Nous avons en notre possession un silex de quatorze centimètres de longueur sur trois centimètres de largeur, offrant de nombreuses dentelures sur les bords, trouvé dans le terrain de l’Haum-moor,( 5 ) tout près de l’emplacement d’une ancienne maison gauloise. Ce n’est point là, pour nous, une pierre de Trou. Les pierres polies de jade, n’étant pas très connues partout, il est fort possible que l’idée religieuse attachée à la pierre de Trou ait aussi affecté le simple silex taillé, qui de son côté, aurait représenté encore à l’esprit les croyances religieuses essentielles.

Page 258

En outre, ils ne sont jamais retaillés…

Page 259

Elle représente ce qu’il faut croire, c’est-à-dire, les enseignements nécessaires inscrits dans les grandes pierres levées – to trow (trô),croire –. Remarquons que ces silex étaient fabriqués chez les Turones, et le nom seul de cette tribu – tour, voyage, – hone, pierre taillée –, indique déjà qu’ils étaient taillés d’après une forme déterminée et dans le but de les emporter avec soi dans les voyages.

Page 260

Pressigny-le-Grand, la localité de Pressigny disons-nous, déclare ouvertement ce que n’expriment pas les Turones, c’est-à-dire, que la pierretaillée des voyages, faite à Pressigny, représente, signifie la demande et la prière s’élevant vers les hauteurs des cieux – to pray (pré), prier, demander, – to sign, représenter, signifier, – high (haï), haut, élevé –.

Page 262

à ces époques éloignées chacun façonnait son offrande, taillait un silex, et le portait lui-même.

Page 263

de ces belles pièces qui ornent les collections ; seulement, les grandes haches taillées brutes,

Page 292

taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole,( 6 ) – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison

Page 305

et les Romains avaient bâti un temple dans la vallée de la Sals...( 7 ) débris de statues taillées dans le marbre blanc, chapiteaux et socles de colonnes sculptés, inscriptions consulaires gravées dans la pierre

Page 306

que les respects dont on entourait ces pierres taillées ou levées ….

Alors, à l’arête du cap dé l’Hommé sur le haut d’un ménir, en face du temple païen, converti en église chrétienne détruite plus tard par l’incendie, fut sculptée une belle tête du Sauveur regardant la vallée

Comme dans le cas de la première croix, vérifions que le mot -taillé- n’est utilisé que pour ce seul tracé. Il est présent dans les chapitres VII et VIII relatifs au cromleck, aux pages 233 ,238 ,242 ,243 ,257 ,258 ,259 ,260 ,262 ,263 ,292 ,305,306:

A nouveau vous pouvez constater que tous les mots -taillé- sans exception, concernent le tracé de cette croix.C’est bien le mot-relais qui impose ce tracé. Je ne fais pas le choix d’un tracé avec la liberté de prendre ce qui m’arrange dans le texte pour aboutir à cette conclusion.

* Les Cugulhous

Revenons au « cugulhou » et cherchons les définitions complètes dans le Sadler.

Cock: coq, mâle de la poule et des oiseaux, girouette, robinet, entaillure d’une flèche, le chien d’un fusil, une meule de foin, la forme d’un chapeau, le style d’un cadran, l’aiguille d’une balance

to cock : relever , redresser , retrousser, marcher d’un air fier.

Hew : occuper, tailler ( abattre, couper )

ugly : laid, difforme, vilain.

Nous avons vu que les principaux lieux ( l’église , les Crossés, les cugulhous et le terrain de l’homme mort ) auxquels se rattachent les définitions de Trow et Pressigny, mettent en évidence une notion importante aux yeux de l’abbé qui se rapporte à la croix et à la religion. On trouve -croire, prier- et surtout -se signer – , c’est-à-dire faire le signe de la croix. Nous retrouvons ce signe dans l’une des définitions, plus précisément dans celle de la girouette toujours associée à la croix des directions.

On y trouve aussi pour les mots hew et cock la même notion de tailler ( hew ) et d’entaille, qui se prononce en anglais [ iou ](hew ).C’est le mot-relais associé à ce tracé. Nous verrons qu’il trouve son origine dans le mot anglais « YOU » et qu’il est directement en lien avec DIEU qui est le nom sacré composé de quatre lettres .

La notion de voyage est aussi présente, mais pour l’instant je laisse de côté ce mot-relais.

Seul le terme « ugly » semble n’avoir aucun rapport …

En fait il l’est, mais pour le comprendre il faut savoir que le codage de l’abbé repose en grande partie sur le « jeu de mot » c’est-à-dire sur l’utilisation de synonyme et d’homonyme anglais ET français.L’abbé est aussi un linguiste et c’est pour cette raison que les tracés et le mode de codage repose sur la phonétique.

Pour la croix précédente il y avait le mot-relais sommet , attaché à la prononciation [omm]

Ici le mot relais est taillé(hew) , attaché à la prononciation [iou]

Nous retrouverons au cours du décodage, l’importance du « phonème » à l’origine des mots relais.

Ainsi pour l’abbé -eat ,heat , hit- représente une même notion, idem pour -pâle-palepall-pale-etc.…

Donc pour ugly, il faut s’intéresser à l’homonyme anglais du mot « laid » qui est Lay .

C’est un des mots-relais les plus importants de ce livre même si on le trouve qu’une fois sous cette écriture dans le livre ( page 75 ) et dont la définition non exhaustive est :

lay : mettre , placer , poser , coucher , peindre , calmer , apaiser , projeter , former , tramer , renverser , montrer, se coucher , se reposer, mettre bas ,amasser , thésauriser ,distribuer ,saccager , etc …

Je vous invite à parcourir une nouvelle fois LVL Celtique pour comprendre l’importance de ce mot.

* Le lien avec [aou]

Revenons une dernière fois sur le tracé de la croix et la notion de phonème. Vous pouvez constater que des « hauteurs » sont aussi associées à cette croix et notamment à un sommet situé au Nord de la croix appelé Cardaoussel. Ce dernier possède un nom qui dans l’esprit de l’abbé ,est le résultat de l’association du Cardou et du Bazel ( Passel ) avec le phonème [aou] qui les rattache : Card-aou-ssel. Nous aurons l’occasion d’en reparler, car l’abbé l’utilise dans son codage.

* En résumé

Concluons sur cette deuxième croix. D’une façon générale, nous observons qu’à nouveau un mot-relais principal va lier les différents lieux entre eux ( ici -taillé- -Hew-iou ). Il n’est utilisé que pour un seul et unique tracé.Le mot-relais peut être en français et/ou en anglais. Enfin il peut être lié à d’autres mots-relais n’exprimant pas la même notion comme « l’est le mot lay ». Dans ce dernier cas ils auront une autre fonction que nous découvrirons après.

Dans le cas particulier de cette « croix de Dieu » nous constatons qu’elle se trouve à nouveau plantée au Sud-Ouest du cromleck à Laval-Dieu, le seul mot du cromleck qui ne semble pas être définit par l’abbé. Elle est importante aux yeux de l’abbé pour deux raisons. D’abord pour la notion qu’elle véhicule ( la croyance, la prière ) mais aussi parce qu’il connaît l’histoire de cette recherche. En effet la branche verticale est une direction importante évoquée dans différents documents de l’énigme.C’est la direction Sud-Ouest qui passe par le château d’Arques , l’église de RLB , le lieu recherché et LavalDieu. On la retrouve sur la stèle, c’est la direction symbolisée par l’alignement des trois lettres M, mais c’est aussi la direction évoquée dans deux autres documents qui se voient « réhabilités » par ces déductions, je veux parler de la dalle et du petit parchemin.

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