LA DALLE

* Le texte de la dalle

Il se compose de trois parties que nous allons étudier. On trouve les quatre mots latins, l’expression « P-S PRAE-CUM » et enfin les deux alignements verticaux de lettres grecques qui forment la phrase sans verbe « ET IN ARCADIA EGO » .

* Les quatre mots latins

Il existe différentes traductions possibles, mais en général on propose :

REDDIS : restituer, rendre compte, projeter, mais aussi il peut se référer à Rennes le Château ( Villa de Reddis, 1185 )

REGIS : au roi, mais aussi diriger, régler.

ARCIS : un abri, un refuge, une tour, une forteresse, mais aussi il peut se référer à Arques ( castrum de Archis )

CELLIS : magasins, caves, intérieur d’un temple (CICERON), mais aussi dérivé de cellula, cellule soit un espace clos comme l’est une case d’un échiquier.

Nous constatons que trois des quatre mots sont en relation avec les échecs ( le roi, la tour ,la case ) et deux aux villages de Rennes-le-Château et d’Arques.

Dans son livre « études critiques », F.Marie explique que les quatre terminaisons « IS » forment deux fois le mot ISIS, et symboliseraient ainsi la résurrection.

* l’expression « P-S -PRAE-CUM »

Elle se retrouve sur cette dalle ainsi que sur la pierre de Coumesourde. Il y a quelques années, elle fut interprétée par l’abbé Mazières, historien à ses heures et passionné par l’histoire des templiers. Selon lui ce serait le témoignage d’une fondation de prières, créée par les templiers. Mais jamais l’abréviation PS n’est séparée par un tiret quand elle représente un psaume, et de la même façon jamais on a trouvé d’abréviation PRAE-CUM pour représenter le mot « praeconum » qui signifierait « Héraults ». De plus que ce soit pour la dalle ou pour la pierre, les textes ne font absolument pas référence à une prière ou tout texte d’ordre religieux.

Par contre ce qui est absolument certain, que le mot latin PRAE signifie « qui précède », que le mot latin « CUM » signifie « avec » et qu’une flèche double met en relation deux éléments. Il est donc plus logique d’associer « PRAE » à la lettre P et « CUM » à la lettre S. La lettre qui précède le P est la lettre O, ce qui forme avec la lettre S : OS. La spirale présente autour du P-S explique qu’il faut inverser les lettres pour une raison que nous comprendrons après, ce qui permet d’obtenir une direction : Sud-Ouest.

Les deux villages se trouvent confirmés, car si l’on part du château d’Arques, en prenant une direction Sud-Ouest , nous arrivons ( après avoir survolé Rennes-les-Bains) à l’extrémité Sud-Est de la commune de Rennes-le-Château, et plus exactement au hameau de LavalDieu ( Arcis -> Reddis ).

À l’époque de l’abbé Bigou, ce hameau dépendait déjà de Rennes-le-Château et ce prêtre possédait deux parcelles de terrain à Coumesourde ( page 13 ,« Parle-moi de Rennes-le-Château », mars 2004 de P.Mensior ).

* L’échiquier

Nous avons vu que les mots latins ainsi que deux tombes présentes à Rennes-les-Bains évoquaient ce jeu. Nous constatons que les quatorze lettres grecques associées aux deux croix permettent de remplir deux rangées opposées sur un échiquier chacune composée de huit cases.

 

* Le groupement PAX

Nous verrons que dans LVL Celtique, il sera le mot relais principal « oublié » -pacifice- de l’expression « et non deduces canitiem ejus * ad inferos » qui identifiera le tableau de Nicolas Poussin, mais ici il a un rôle phonétique. Le fait que les lettres soient grecques permet une lecture qui fait référence à un lieu particulier, le pas de la Roque ( P +X = Rhô + Kh ).

* Le groupement ADIAE

La forme du delta permet d’identifier la pique de LaVaLDieu ,et c’est avec la clé de la stèle ( IVI ) que l’on peut reconstituer le nom entier pique de LAVALDIE(V).

IVI est aussi le verbe manquant à l’expression latine « ET IN ARCADIA EGO IVI» soit « moi aussi je suis allé en Arcadie », verbe si bien expliqué par l’abbé Boudet dans LVL Celtique en page 34. Notons que la deuxième verticale de lettres commence par l’alpha et se termine par l’oméga.

*Positionnement

La personne qui réalisa ce codage, avait donc choisi des amers identifiables et pérennes, c’est-à-dire un sommet ( la pique représentée par un P sur la stèle ) et un col ( représenté par la lettre O de la stèle).

Nous savons maintenant comment positionner l’échiquier, il sera à l’envers ( O-S →S-O ), une des croix sur la pique et l’autre dans le creux du pas de la roque. Il y a quelques années un chercheur bien sympathique m’avait informé que des croix étaient bien gravées à ces deux endroits. Hélas « le loisir destructeur » d’un imbécile ne permet plus de vérifier cette affirmation.

Sur n’importe quelle carte géographique de la région, il sera très facile de positionner notre échiquier. Il suffira de mesurer sur cette carte la distance D entre la pique et le pas de la roque. Pythagore nous aidera à construire l’échiquier sur un calque, car son côté sera égal à : 8* D * 58-O,5 = 1,05*D c’est-à-dire aux arrondis près = D .

On obtient le résultat suivant :

* En conclusion

La dalle permet de déterminer précisément le Lieu et c’est pour cette raison qu’elle fut en priorité dégradée par l’abbé Saunière. Il s’est pourtant inspiré de cet échiquier pour positionner certaines statues dans son église et proposer la même solution. Le même Lieu sera mis en évidence dans la suite de l’étude, que ce soit par les quatre croix de l’abbé Boudet, du petit parchemin ou du tableau de Nicolas Poussin pour ne citer que les documents les plus intéressants.