* Son histoire

Nous devons sa découverte à l’ingénieur Cros qui l’a décrite dans le rapport du même nom. C’est grâce à l’abbé Mazières que nous pouvons être certains de son existence ( témoignage ).

Quelques chercheurs évoqueront les dires de Cherisey mais de mon côté il n’y a aucun doute, entre le témoignage direct d’un honorable prêtre et les affabulations d’un mytho, le premier a définitivement ma faveur.

Elle fut donc extraite d’une faille située à Coumesourde, précisément à la côte 532 (*). Coumesourde est un hameau dont l’altitude est d’environ 500m, il domine le nord, le sud et l’est. Par contre on trouve une pente ascendante ouest dirigée vers la pique de Lavaldieu qui permet d’avoir une idée du lieu probable de la cache.

* Représentation

On en trouve quelques-unes dans la littérature Rlcienne, légèrement différentes les unes des autres. J’ai choisi le dessin qui se rapproche le plus de celui que l’on peut observer dans le livre de Pierre Jarnac ( histoire du trésor de Rennes le château ).

* Observations préliminaires

Le dessin représente un triangle dans lequel sont gravés quelques mots latins ainsi que deux croix schématisées représentant probablement des croix Templières .

On peut noter une particularité : quatre groupes de lettres ( SAE , SIS , PS, PRAECUM )se trouvent intégrés dans les lignes.

Le texte fait référence à deux lignes ( LINEA ) qui se coupent (SECAT ). La deuxième ligne évoquée est plus petite ( LINEA PARVA ). Enfin il est question de milieu ( MEDIO ).

* Les sommets et côtés

Cette représentation reprend la logique du petit parchemin ( le petit parchemin  )  qui lui-même trouve sa logique dans le texte de la stèle (La stèle ) .

Bien que les mots soient en latin, je pense que cette gravure remonte à la fin du XIXeme siècle et qu’elle fut réalisée par rapport à certains lieux remarquables que l’on trouve sur la carte d’état-major de 1820-1866(*) .

Comme dans le cas du petit parchemin et de la stèle, deux des trois sommets représentent les deux Rennes. Cependant comme il n’était pas possible d’évoquer ces lieux par leur première lettre (Rennes ) car tout devenait trop évident, alors l’auteur a choisi la dernière ( renneS ).

Les deux autres lettres c’est-à-dire la troisième et la cinquième sont extraites du mot qui caractérise le lieu :

chAtEau

et

baInS

soit :

renneS le chAtEau : SAE

renneS les baInS : SIS

Nous expliquerons plus loin que le choix de la position des lettres ( 3eme et 5eme ) n’est pas anodin.

Comme dans le cas du petit parchemin, le troisième sommet (celui du bas) est la ferme des Gavignots .

Le côté droit du triangle représente la direction Prae-cum qui va d’Arques à cette ferme en passant par Rennes les Bains et Lavaldieu.

* Une histoire de M

En fait, il est ici essentiellement question de médianes, c’est-à-dire de droite passant par un sommet qui coupe le côté opposé en son milieu. La première ligne est la médiane dont le sommet est RLC, cette médiane M coupe le plus petit des cotés du triangle ( RLB-Gavignots ) en son milieu M qui est Lavaldieu ( IVI ). Le choix de cette lettre est judicieux, car il évoque ainsi trois éléments : une Médiane, un Milieu et un lieu. On comprend aussi pourquoi l’auteur a placé quatre groupes de lettres sur la ligne ( SAE , SIS … ) car le lieu se trouve aussi sur une ligne.

Cette médiane correspond à la diagonale de lettres T présente sur la stèle, une diagonale qui se termine sur le mot CATin alors qu’ici elle se termine logiquement sur seCAT.

* Une phrase en latin

in medio linea : au milieu de la ligne.

La présence de la préposition « in » suivie d’un complément de lieu ( sans mouvement ) ainsi que les mots medio et linea permettent de reconnaître un ablatif.

ubi : où

adverbe de lieu .

:

C’est le nominatif ( sujet ), M représentant une médiane.

secat : coupe

Conjugaison à la troisième personne ( actif indicatif présent ) du verbe secare .

linea parva : petite ligne

accusatif ( COD ) pour lequel la terminaison M est manquante aux deux mots ( lineaM parvaM )

→ La traduction serait donc : au milieu de la ligne où M coupe la petite ligne.

L’absence de terminaison M à l’accusatif permet de mettre cette lettre en évidence .

* Les croix

Elles évoquent une autre médiane qui passe par différentes croix, peut être même par des églises comme dans le cas de RLB et RLC.

Il y a au nord la croix de Jaffus où se trouvait avant l’incendie de 1891 une chapelle : Jaffus se trouve à égal chemin de RLB et RLC ( Jaffus  ). Au sud on trouve la croix de Gavignots , la croix du cimetière du Bezu et l’église du Bezu. Partant d’un sommet et aboutissant à un milieu, c’est aussi une médiane qui a pour but de mettre en évidence le tracé qui permet de résoudre cette énigme. ( Les photos en bas de page  )

* Le rôle de la pierre de Coumesourde

Elle permet de préciser la direction de la médiane, c’est-à-dire légèrement à droite de la pique et c’est pour cette raison qu’elle fut dissimulée dans une faille présente sur cette direction.Le tracé est donc le suivant :

Le point d’intersection est celui que l’on retrouve dans différents documents : la stèle, le petit parchemin et surtout celui où sont symboliquement plantées les différentes croix présentes dans LVL Celtique ( Les croix de LVL ).

Ce point correspond à la Kaïrolo fictive symétrique de Pickayrol ( La kaïrolo ) par rapport au lieu-dit «le  cercle ».

C’est « La Kaïrolo » qui se trouve au milieu de l’axe qui va de la  Kaïrolo fictive à Cairol ( à l’ouest du Bezu ).

* Les chiffres 3 et 5

Le choix de la troisième et de la cinquième lettre ( SAE , SIS ) permet d’évoquer deux nombres « palindromes » , 35 et 53 . Ce sont les numéros de deux départements : l’Ile et Vilaine et la Mayenne dont les chefs-lieux sont RENNES et LAVAL soit deux des données et la solution …

* La pierre de Coumesourde et la stèle

La stèle évoque la construction de ce triangle :Il faut reconstituer l’alignement des lettres « E » afin de le constater.

Le deuxième alignement de lettres « E » situé sous la croix ( de BLANCHEFORT à DECEDEE ) glisse vers la droite ( voir flèche verte ) en entraînant la diagonale de « M » de façon à s’aligner avec le premier alignement de lettre « E » ( de NOBLe à DE ).

Un triangle dont deux des sommets représentent les deux Rennes est ainsi constitué : Rennes le Château ( CT, ici… ) et Rennes les Bains ( B devenu R d’ARLES au niveau du M de DAME ,voir étude sur la stèle ).

Le lieu est le point d’intersection situé légèrement à droite de la Pique ( SEPT ).

* En conclusion

Tout est interprétation, mais quand avec la même logique des documents différents aboutissent à la même conclusion, on peut estimer que cette dernière est probablement la solution.

(*) cartes de l’état major 1866

(*) mesure d’une côte précise

Monsieur Cros savait mesurer la hauteur d’une montagne ( voir discussions avec l’abbé Saunière ), il lui était donc très simple de mesurer précisément la côte où se trouvait la faille dans laquelle était placée la pierre de Coumesourde. Je pense que son point de référence fut la pique de Lavaldieu ( 582 m sur la carte d’état-major ) . Une possibilité parmi plusieurs, fut de repérer un point situé à une distance connue sous le point le plus haut de la pique ( par exemple en laissant pendre une corde de 10m ). Avec un rapporteur et un fil à plomb il mesure sous quel angle ( angle A ) il voit le sommet, idem pour le point situé 10m dessous ( angle B ). Ensuite c’est un problème simple de trigonométrie dans lequel on utilise deux triangles rectangles:  tgA = H/D , tgB = (H-10)/D , D étant la distance horizontale qui va de l’aplomb de la pique à la faille , et H la distance à retrancher à 582m pour obtenir la côte . On identifie par D et donc H = 10*tgA/ (tgA-tgB ) .

CQFD ….

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