* Des appellations différentes

Le texte de la stèle fut gravé à une époque où peu de cartes géographiques existaient ( 1781 ), la carte faisant référence était alors celle de Cassini. À cette époque Rennes le Château était identifié par le nom de « Rennes » , Rennes les Bains par « Les bains de Monferan » et LavalDieu par « Pickayrol ».

Cependant chacun des lieux possède plusieurs noms que l’on peut trouver dans différents ouvrages dont celui de l’abbé Sabarthès :

Rennes le Château

LavalDieu

Rennes les bains

… Aperçu topographique et historique des bains de rennes ( Julia, 1814 )

… Bibliothèque physique de la France, ou Liste de tous les ouvrages, tant imprimés que manuscrits, qui traitent de l’histoire naturelle de ce royaume … ( M. Louis-Antoine-Prosper Hérissant ,1771):
page 240 : Ms. Mémoire sur les bains de Rennes; par M. SAGE : lu à l’Académie des Sciences & Belles-Lettres de Toulouse,le 22 Décembre 1746

… L’abbé Delmas 1709 « il y a dans le diocèse d’Alet un village qu’on appelle les bains de Monferan ou communément les bains de Rennes . » ( http://lemercuredegaillon.free.fr/gaillon27/auteurs_de_rlb02.htm )

* Hypothèse du Chrisme

L’étude que j’ai réalisée sur la stèle montre que deux alignements de lettres ( T et M ) sont présents et que l’intersection de ces deux axes se trouve proche de la lettre « P » du mot SEPT .

Le chrisme est un symbole chrétien qui pourrait être évoqué par ce tracé et j’ai donc recherché si d’autres éléments allaient dans ce sens.

* Arles

Ce mot remplace le mot « Ables » grâce à la substitution de la lettre « B » par la lettre « R ». Dans les études concernant la stèle et la pierre de Coumesourde, j’ai émis l’hypothèse que le but est d’évoquer « Les Bains de Rennes », mais il se pourrait aussi qu’un autre but soit recherché, celui d’évoquer la ville d’Arles dont l’histoire est étroitement liée à celle de l’empereur Constantin.

Après le premier synode organisé à Rome en 313, c’est à Arles que l’empereur Constantin organise le premier concile officiel de la Chrétienté en 314 .Mais les liens sont plus nombreux et précisés sur le lien suivant :

https://www.provence7.com/portails/histoire-portails/personnalites-de-lhistoire-en-provence/constantin-2/

Bien entendu vous connaissez ce qui relie Constantin au Chrisme :

https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/chrisme-symbole-chretien/

Il faudra attendre 1809 pour voir apparaître le premier chrisme sur les armoiries de la ville.

Par son histoire , Arles évoque donc bien le tracé d’un chrisme…

* Une idée reprise à l’époque des abbés Vié puis Saunière

C’est sur le monument présent dans le hall de l’église de RLB qu’en 1856 l’abbé Vié montre la voie en rappelant la phrase de Constantin «  IN HOC SIGNO VINCES » .

Dans l’action de se signer, le croyant dessine de la main les deux axes perpendiculaires d’une rose des vents auxquelles se rajoute une diagonale qui pourrait être la direction à suivre. Si ce témoignage de foi se réalise dans l’église de RLB, alors la diagonale prend exactement la direction qui va d’Arques à Lavaldieu ( direction PS ).

→ À ce propos, notons qu’il existe une forme spéciale du Chrisme que l’on trouve dans les Pyrénées, le Chrisme XPS : voir https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_1985_cat_10₁. Ce document précise qu’il existe aussi « de nettes interférences » entre le XP et le mot pax .

Puis c’est l’abbé Saunière qui par deux fois utilise cette phrase.

Elle est d’abord présente dans l’église entre le diable et les anges, où l’on peut lire la phrase en français, mais légèrement modifiée : « PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS ». Si le chrisme est une histoire de consonnes ( XP ) alors on peut constater que l’incorporation de l’article « LE » nous apporte la lettre « L » et que les 22 lettres de cette phrase indiquent dans un alphabet la lettre « V ». Les lettres « L et V » seraient-elles un élément de la solution ? La présence du diable imposerait-elle que le signe de croix doive se réaliser à l’envers ? Toujours est-il qu’une direction à 45° indique bien la direction sud-est, mais nous amène entre le bourg de LavalDieu et le pas de la roque.

C’est peut-être au niveau de l’entrée de l’église, là où une deuxième phrase conforme à l’originale se trouve inscrite que l’on va trouver un peu plus de précision. Cette phrase ( IN HOC SIGNO VINCES:Par ce signe tu vaincras ) surmonte Marie-Madeleine tenant une croix orientée à 140° vers le sud-est ( Rennes-le-Château étude critique, Franck Marie page 149 ) c’est-à-dire dans une direction orientée légèrement au nord de la pique de LavalDieu.

* PICKAYROL

Je pense que ce nom qui désigne le hameau de LavalDieu à cette époque ( 1781 ) inspira le choix du symbole d’un Chrisme pour désigner le lieu. En effet les consonnes utilisées dans le chrisme ( XP ) se retrouvent dans ce mot. On trouve d’abord la lettre P ( le rhô grec ) suivie des lettres C et K ( lettre X grec ) . La pique, le « petit p » du texte de la stèle évoque de la même façon le Chrisme : P (rho ) , C,K,Q ( chi ).

* En conclusion

Les éléments qui viennent d’être présentés montre l’importance de la représentation du Chrisme dans cette énigme. Cette étude ne constitue pas la preuve irréfutable que la stèle invoque le tracé d’un chrisme, mais elle apporte des éléments concrets qui permettent de réfléchir à l’existence possible de ce lien.

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