On constate que les deux croix possèdent deux points communs que l’on retrouvera aussi pour la troisième croix.

  • Il y a d’abord leur intersection sur le terrain des Fangallots.
  • Ensuite comme une des diagonales du carré, elles sont implantées sur LavalDieu.

On constate que La Vraie Langue Celtique est bien en relation avec LaVaLDieu. Mais il y a autre chose, un autre point commun bien particulier qui pour l’instant n’est pas mis en évidence. Il sera donné après le tracé de la troisième croix.

 

C’est la croix la plus importante aux yeux de l’abbé car c’est la croix de la résurrection.

Mais commençons par le tracé. Cette fois-ci retrouvons deux mots identiques indiqués sur la carte, je veux parler des cugulhous. Celui du couchant est facile à repérer par contre celui du levant est moins évident.On pourrait confondre ce que l’abbé appelle le cugulhou du Levant avec le haut des Meniès où l’on trouve les quatre menhirs disposés en forme de losange, mais ce n’est pas le cas. D’abord parce que le mot cugulhou n’est pas inscrit juste dessous des quatre menhirs. Ensuite l’abbé précise bien en page 243 « les trois points de Cugulhou » soit les trois menhirs situés au-dessus des trois lettres « lho » du mot.

Nous avons vu dans la croix des sommets, l’utilisation des quatre points. Leurs dispositions nous fait penser à l’action de se signer, ce qui est plutôt logique et c’est ce que nous allons vérifier dans le texte, car nous sommes dans une zone où deux croix vont être tracées. Il y a peut être une allusion au tracé du carré, mais la disposition des quatre points ne porte pas à le croire.

* Le tracé

Comme nous l’avons fait précédemment nous relions ces deux éléments semblables entre eux par une droite. Nous constatons que cette dernière passe par l’église de Rennes-les-Bains. Étant donné que l’abbé nous explique qu’il y a DES croix dans son cromleck, faisons une perpendiculaire qui passe par son église afin de former une nouvelle croix. Cette dernière traverse au Nord-Est un terrain appelé les Crossés, passe par Montferrand, et se prolonge vers le Sud-Ouest en passant près du Cercle, puis par la maison gauloise et enfin par LavalDieu.

 

Nous allons maintenant à nouveau vérifier que le codage de ce livre repose sur l’utilisation de mots-relais que l’abbé n’utilise que pour un seul tracé.

* Le texte de LVL Celtique

Voyons dans un premier temps ce que dit le texte sur ces lieux.

Page 233 et 242

car le nom même de cugulhou (1) fait la lumière sur ce sujet. Ces roches sont de vrais ménirs, mais vilains et ne présentant point la forme ordinaire des autres pierres levées, to cock, relever, redresser, – ugly (eugly), laid difforme, vilain, – to hew (hiou), tailler –.

Page 238

bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au-delà de la Blanque.( 2 ) Le nombre des aiguilles naturelles y est considérable ; néanmoins, au milieu d’elles, une multitude d’autres roches taillées en pointe sont redressées par la main de l’homme

Page 243-244

Les derniers ménirs complétant le cromleck du côté du levant, se voient sur l’arête dont la partie la plus élevée a soutenu le châteaufort de Montferrand.( 3 ) Les pierres, taillées d’après l’angle déterminé par l’inclinaison du soulèvement de la masse rocheuse, y sont en grand nombre. Du reste, toute cette partie de montagne jusqu’au ruisseau du Coural, est pleine de ces grandes pierres, les unes encore levées, les autres gisant misérablement sur le sol. Ce terrain est connu sous le nom de lés Crossés.– cross, croix – ( 4 ) Cette indication nous a amené à rechercher sur quel point de l’arête les croix étaient gravées.

De la page 257 à 263 ( sous-chapitre IV : un seul lieu du cromleck évoqué : homme mort.)

Page 257

Nous avons en notre possession un silex de quatorze centimètres de longueur sur trois centimètres de largeur, offrant de nombreuses dentelures sur les bords, trouvé dans le terrain de l’Haum-moor,( 5 ) tout près de l’emplacement d’une ancienne maison gauloise. Ce n’est point là, pour nous, une pierre de Trou. Les pierres polies de jade, n’étant pas très connues partout, il est fort possible que l’idée religieuse attachée à la pierre de Trou ait aussi affecté le simple silex taillé, qui de son côté, aurait représenté encore à l’esprit les croyances religieuses essentielles.

Page 258

En outre, ils ne sont jamais retaillés…

Page 259

Elle représente ce qu’il faut croire, c’est-à-dire, les enseignements nécessaires inscrits dans les grandes pierres levées – to trow (trô),croire –. Remarquons que ces silex étaient fabriqués chez les Turones, et le nom seul de cette tribu – tour, voyage, – hone, pierre taillée –, indique déjà qu’ils étaient taillés d’après une forme déterminée et dans le but de les emporter avec soi dans les voyages.

Page 260

Pressigny-le-Grand, la localité de Pressigny disons-nous, déclare ouvertement ce que n’expriment pas les Turones, c’est-à-dire, que la pierretaillée des voyages, faite à Pressigny, représente, signifie la demande et la prière s’élevant vers les hauteurs des cieux – to pray (pré), prier, demander, – to sign, représenter, signifier, – high (haï), haut, élevé –.

Page 262

à ces époques éloignées chacun façonnait son offrande, taillait un silex, et le portait lui-même.

Page 263

de ces belles pièces qui ornent les collections ; seulement, les grandes haches taillées brutes,

Page 292

taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole,( 6 ) – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison

Page 305

et les Romains avaient bâti un temple dans la vallée de la Sals...( 7 ) débris de statues taillées dans le marbre blanc, chapiteaux et socles de colonnes sculptés, inscriptions consulaires gravées dans la pierre

Page 306

que les respects dont on entourait ces pierres taillées ou levées ….

Alors, à l’arête du cap dé l’Hommé sur le haut d’un ménir, en face du temple païen, converti en église chrétienne détruite plus tard par l’incendie, fut sculptée une belle tête du Sauveur regardant la vallée

Comme dans le cas de la première croix, vérifions que le mot -taillé- n’est utilisé que pour ce seul tracé. Il est présent dans les chapitres VII et VIII relatifs au cromleck, aux pages 233 ,238 ,242 ,243 ,257 ,258 ,259 ,260 ,262 ,263 ,292 ,305,306:

A nouveau vous pouvez constater que tous les mots -taillé- sans exception, concernent le tracé de cette croix.C’est bien le mot-relais qui impose ce tracé. Je ne fais pas le choix d’un tracé avec la liberté de prendre ce qui m’arrange dans le texte pour aboutir à cette conclusion.

* Les Cugulhous

Revenons au « cugulhou » et cherchons les définitions complètes dans le Sadler.

Cock: coq, mâle de la poule et des oiseaux, girouette, robinet, entaillure d’une flèche, le chien d’un fusil, une meule de foin, la forme d’un chapeau, le style d’un cadran, l’aiguille d’une balance

to cock : relever , redresser , retrousser, marcher d’un air fier.

Hew : occuper, tailler ( abattre, couper )

ugly : laid, difforme, vilain.

Nous avons vu que les principaux lieux ( l’église , les Crossés, les cugulhous et le terrain de l’homme mort ) auxquels se rattachent les définitions de Trow et Pressigny, mettent en évidence une notion importante aux yeux de l’abbé qui se rapporte à la croix et à la religion. On trouve -croire, prier- et surtout -se signer – , c’est-à-dire faire le signe de la croix. Nous retrouvons ce signe dans l’une des définitions, plus précisément dans celle de la girouette toujours associée à la croix des directions.

On y trouve aussi pour les mots hew et cock la même notion de tailler ( hew ) et d’entaille, qui se prononce en anglais [ iou ](hew ).C’est le mot-relais associé à ce tracé. Nous verrons qu’il trouve son origine dans le mot anglais « YOU » et qu’il est directement en lien avec DIEU qui est le nom sacré composé de quatre lettres .

La notion de voyage est aussi présente, mais pour l’instant je laisse de côté ce mot-relais.

Seul le terme « ugly » semble n’avoir aucun rapport …

En fait il l’est, mais pour le comprendre il faut savoir que le codage de l’abbé repose en grande partie sur le « jeu de mot » c’est-à-dire sur l’utilisation de synonyme et d’homonyme anglais ET français.L’abbé est aussi un linguiste et c’est pour cette raison que les tracés et le mode de codage repose sur la phonétique.

Pour la croix précédente il y avait le mot-relais sommet , attaché à la prononciation [omm]

Ici le mot relais est taillé(hew) , attaché à la prononciation [iou]

Nous retrouverons au cours du décodage, l’importance du « phonème » à l’origine des mots relais.

Ainsi pour l’abbé -eat ,heat , hit- représente une même notion, idem pour -pâle-palepall-pale-etc.…

Donc pour ugly, il faut s’intéresser à l’homonyme anglais du mot « laid » qui est Lay .

C’est un des mots-relais les plus importants de ce livre même si on le trouve qu’une fois sous cette écriture dans le livre ( page 75 ) et dont la définition non exhaustive est :

lay : mettre , placer , poser , coucher , peindre , calmer , apaiser , projeter , former , tramer , renverser , montrer, se coucher , se reposer, mettre bas ,amasser , thésauriser ,distribuer ,saccager , etc …

Je vous invite à parcourir une nouvelle fois LVL Celtique pour comprendre l’importance de ce mot.

* Le lien avec [aou]

Revenons une dernière fois sur le tracé de la croix et la notion de phonème. Vous pouvez constater que des « hauteurs » sont aussi associées à cette croix et notamment à un sommet situé au Nord de la croix appelé Cardaoussel. Ce dernier possède un nom qui dans l’esprit de l’abbé ,est le résultat de l’association du Cardou et du Bazel ( Passel ) avec le phonème [aou] qui les rattache : Card-aou-ssel. Nous aurons l’occasion d’en reparler, car l’abbé l’utilise dans son codage.

* En résumé

Concluons sur cette deuxième croix. D’une façon générale, nous observons qu’à nouveau un mot-relais principal va lier les différents lieux entre eux ( ici -taillé- -Hew-iou ). Il n’est utilisé que pour un seul et unique tracé.Le mot-relais peut être en français et/ou en anglais. Enfin il peut être lié à d’autres mots-relais n’exprimant pas la même notion comme « l’est le mot lay ». Dans ce dernier cas ils auront une autre fonction que nous découvrirons après.

Dans le cas particulier de cette « croix de Dieu » nous constatons qu’elle se trouve à nouveau plantée au Sud-Ouest du cromleck à Laval-Dieu, le seul mot du cromleck qui ne semble pas être définit par l’abbé. Elle est importante aux yeux de l’abbé pour deux raisons. D’abord pour la notion qu’elle véhicule ( la croyance, la prière ) mais aussi parce qu’il connaît l’histoire de cette recherche. En effet la branche verticale est une direction importante évoquée dans différents documents de l’énigme.C’est la direction Sud-Ouest qui passe par le château d’Arques , l’église de RLB , le lieu recherché et LavalDieu. On la retrouve sur la stèle, c’est la direction symbolisée par l’alignement des trois lettres M, mais c’est aussi la direction évoquée dans deux autres documents qui se voient « réhabilités » par ces déductions, je veux parler de la dalle et du petit parchemin.

LES LIEUX CITES DANS LES DEUX DERNIERS CHAPITRES

avec définitions anglaises/ sans définitions

double définition/simple définition

erreurs

Chapitre VII

I

Description du Drunemeton ou Cromleck des Redones du sud gaulois,– ménirs, dolmens, roulers ou roches branlantes. – le Goun–dhill ou Sarrat plazént

224

Rialsès , Sals , Blanque , Station thermale , Cardou , Roko Fourkado , ( Serres ) , Cap de l’Hommé , Bazel , Blancfort , Roko Négro , Roc Pointu , Lampos , Bousquet , Cugulhou du couchant, Coustaussa , Carlat , Trinque-Bouteille , église paroissiale , Pla de la Coste , Las Breychos , illète , Roulers , Homme Mort , Bugarach , SerbaÏrou , Sarrat Plazent ou Goundhill , Garosse , Ferrière , Borde neuve , Sougraignes , ( Alet , Milizac , Millas ),Cugulhou « du levant », Meniès , Fajole , Montferrand , Coural , Lés Crossés , Hammeau du cercle , Roukats

II

Signification religieuse du cromleck, des ménirs, dolmens et roulers

245

Cercle , Roulers

III

Les sacrifices humains dans la Gaule

24

Fangallots , Bains-doux

IV

La pierre de trou ou hache celtique

255

Haum-moor

V

Signification secondaire des pierres levées.–

Les Eubates

263

Roulers

VI

L’art de guérir chez les druides. – les eaux Thermales et minérales de Rennes-les-Bains.Sources ferrugineuses froides du Cromleck

266

Bains Forts , Reine , Bains Doux , escatados , Madeleine-gode , Pont , Cercle

VII

Fontaine de Notre-Dame de Marceille

276

( Marceille , Notre-Damme du Cros )

VIII

La rivière salée et les mollusques fossiles

280

( Leucate ) , Sals

IV

Le guy sacré

282

( Lectoure ) , ( Blois )

Chapitre VIII

I

Les habitations celtiques.– La route pour les Chariots.

289

Sals , Artigues , Tribé, MontFerrand , Alby , Coume , Rajole , Bugat , Scarrajols , Cardou , Station thermale , Bazel , Hammeau du cercle , Gleizole , Borde neuve , Foucilhe , Roucats , Siala , Salasse.

II

Nourriture des Celtes. –Boissons Gauloises

* p166

294

Kaïrolo* , Montferrand , (Campbelle , Berke , Grauzilhou , Rotomage , Vindomage , Sostomage , Bilomacho )

III

La chasse au Sanglier

298

Coume das Houns , Haum moor , Rouler , Clos das Hources ou Loubatière , Borde neuve , pijoulets au Sud des roulers au Serbaïrou. Saint André à Chalabre , Matine. Fangallots , Caucolibéris , Illibéris.

IV

Les Romains et la source thermale de la Reine. La croix dans le cromleck des Redones

304

Source de la Reine, Villanova au Nord Est , Crossés , Roukats , Serbaïrou , Pla de la coste , las Brugos , Cugulhou du couchant , Cap de l’Hommé , église.

PRÉSENTATION

Ce livre écrit puis publié en 1886 par l’abbé Boudet est pour ma part le document le plus important à étudier. À sa sortie, il fut critiqué dans les milieux scientifiques de l’époque. L’abbé Boudet y affirme que l’anglais moderne est à la base de toutes les langues et qu’il permet d’expliquer étymologiquement différents mots ou lieux, ce qui est absolument inconcevable.

Alors comment se fait-il que ce prêtre réputé très intelligent nous explique que « Locmariaguer » signifie « un lac qui empêche les chasseurs » ,sachant pertinemment que ce lieu se réfère à Marie, ou qu’en 1896 il traduise « Cugulhou » par « haute colline » ( page 186 « Alphabets Solaire » JP Chaumeil et J Rivière ) alors que dans LVLC, ce lieu signifie « menhir vilain » ! ?

La réponse évidente que nous aurons mainte fois l’occasion de vérifier est que ce livre est codé.

Pour l’avoir étudié pendant des années, je peux vous affirmer que ce codage vraiment remarquable, fut réalisé par un prêtre très intelligent, et c’est pour cette raison que je lui ai dédicacé mon roman. Vous trouverez à la fin de cet ouvrage plusieurs Qrcodes qui vous permettront d’acquérir des documents ( dont le dictionnaire Saddler, version poche ) utilisés et cités par l’abbé .

INTRODUCTION

Quand on lit pour la première fois cet ouvrage, il faut le faire en plusieurs fois tellement la lecture est difficile et déconcertante. On a notamment l’impression d’avoir lu plusieurs fois des mots identiques dans des chapitres traitant de sujets différents, ce qui à priori n’a pas de sens.

Ce que je veux dire c’est qu’il est tout à fait normal de retrouver sur une même page d’un ouvrage quelconque, des mots traitant du même sujet alors que le contraire est très peu probable. Par exemple il y a de fortes chances de voir associés dans un même paragraphe relatif à la production vinicole les mots « vigne, raisin, bouteille » car ils se rapportent au même sujet. Par contre il est peu probable de retrouver le mot boulon associé au mot vigne dans des paragraphes traitant de la pêche ou de la chasse. C’est à partir de ce constat qu’il m’est venu l’idée que l’abbé Boudet utilisait des mots que j’ai qualifié de « mots-relais » qui se rattachent à une même notion ou un même tracé.

De prime abord, ce que je viens d’expliquer peut apparaître difficile à comprendre pour certains, et c’est pour cette raison que nous allons découvrir progressivement ce codage. Je vous engage à être acteur de cette découverte et je vous propose donc de vérifier ce que je vais vous présenter en traçant les lignes au fur et à mesure qu’elles seront proposées, et surtout de vérifier dans les paragraphes concernés que les mots-relais ne sont utilisés que pour ce tracé.

LA CROIX DES SOMMETS

* La carte, porte d’entrée de l’énigme

La partie la plus simple à aborder dans cet ouvrage est la carte que l’on trouve à la fin du livre ainsi qu’au deux derniers chapitres du livre qui se réfèrent à cette carte. C’est à partir de ce document que nous commencerons notre étude.

Si vous l’observez attentivement, certains détails doivent vous interpeller. Par exemple en bas à droite de la carte, au niveau du cugulhou on observe un alignement de menhirs couchés dessinés au-dessous de ce mot ainsi qu’un regroupement de quatre menhirs disposés en losange juste au-dessus.

Nous allons dans un premier temps nous intéresser à ces derniers, mais il faut d’abord préciser que ces dispositions de pierres n’existent pas sur le terrain. On peut donc légitiment se demander pourquoi l’abbé Boudet les a représentés sur sa carte.

Si vous poursuivez vos observations vous constaterez qu’un deuxième regroupement de quatre menhirs disposés de la même façon est dessiné en haut à droite de la carte. Il encadre en amont le ruisseau du Carlat situé au-dessous du deuxième cugulhou.

* La hache : un tracé d’axe et d’arc

Comme beaucoup d’entre vous l’ont constaté, l’abbé écrit constamment les mots menhirs et cromlech sans la lettre « H ». Étant donné que le mot anglais axe signifie Hache ( H ) en français, et surtout que je connais comment l’abbé procède pour avoir lu et étudié cet ouvrage des centaines de fois, il est possible que l’abbé nous indique à sa façon qu’il faille par moment tracer des axes reliant des lieux entre eux. Enfin la forme de la hache évoque parfaitement le tracé d’un arc de cercle, plus tard nous aurons l’occasion de nous servir aussi de cette information.

Vous n’êtes pas obligé d’admettre cette théorie qui paraît en effet très légère pour l’instant, mais admettez qu’il n’est pas absurde de relier par un trait deux regroupements de menhirs disposés de façon identique .

Alors tracez une ligne qui relie ces deux groupements de quatre menhirs par une droite et constatez. Le trait passe par deux sommets, celui des Méniès et celui situé à gauche des Cugulhous du Nord-Ouest, mais aussi par un terrain appelé Fangallots. L’abbé nous explique par deux fois sa signification :

page 255 et 203 :

C’est le Fangallots des Redones – to faint (fént) disparaître, – Gallows (Galleuce),potence, gibet. Le mot anglais le plus intéressant à étudier ici est Gallows, il signifie aussiépouvanter, terrifier, effrayer –

Vous trouvez ici, dans le reste de la définition non proposée par l’abbé, un ensemble de mots souvent évoqués dans le livre mais revenons sur la potence.

Les romains utilisaient trois types « de support » pour le supplice de la crux . Il y avait le pal ( in crucem suffigere: mettre sur un pal ), la croix ( cruci affigere : attacher à une croix ) et la potence ( pendere in cruce : pendre à une potence ).

En latin le mot crux désignait un gibet ou une potence.

Cela pouvait être un simple pieu ou le timon d’un char auquel on attachait la victime les mains liées derrière le bois .Cette technique était connue sous le nom de crux simplex.

Mais il y avait aussi :

– la croix en forme de lettre « T » qui était appelée crux commissa ou crux summissa

– la croix que l’on connaît tous avec sa barre horizontale appelée crux capitata ou immissa

– la croix en forme de X appelée crux decussata .

Pour conclure, les mots potence-gibet représentent aussi la crux , c’est-à-dire la croix.

Ce mot Fangallots serait-il une invitation à tracer une croix dont le centre se trouverait à cet endroit? Cela ne nous coûte rien d’essayer …

Prenons une équerre et constatons : à nouveau deux sommets se trouvent alignés, celui du Cardou et celui du Bazel. La droite longe la pointe du cap de l’hommé , passe sur le terrain de LavalDieu et se termine au Pas de la Roque .La direction de cette droite est celle de la pierre parallélépipédique décrite en page 230 ( inclinée dans une direction voulue ). Mais si l’on regarde une carte de l’époque on peut constater que celle de l’abbé a été déformée afin d’obtenir ce tracé. Normalement un axe passant par le sommet du Cardou et celui du Bazel doit se trouver plus à l’Est .

Nous avons donc quatre lieux, en fait quatre sommets qui sont reliés par ce tracé qui forme une croix. Il est temps de s’intéresser aux textes qui en font référence.

Page 228 :

À l’ouverture du cromleck, sur la rive droite de la Sals, apparaît une montagne appelée Cardou : vers le sommet, (1)

Page 230 :

Au sommet(2) du Bazel, on aperçoit des pierres levées fort étranges, qui contribuent à former le cercle du cromleck du côté du levant. Il est à peu près impossible de décrire en détail ces grandes pierres ; elles sont en nombre considérable, et leur somme peut aisément être portée à trois ou quatre cents arrangées en ordre sur la crête ou gisant confusément sur la pente regardant le sud. Une de ces pierres mesure plus de huit mètres de longueur, sur deux de largeur et autant de hauteur : cette masse d’environ trente-deux mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue, et calée à une de ses extrémités afin que son poids énorme ne l’entraînât point sur la pente raidede la montagne.

Page 232 -233 :

En arrivant au ruisseau du Bousquet, l’assise de roches disparaît, et va reprendre dans la montagne vers la source de ce ruisseau. Sur ce point très élevé, on aperçoit une réunion de fortes roches portant le nom deCugulhou. Cette masse n’est point en entier naturelle ; le travail des Celtes y apparaît fort clairement dans les huit ou dix grosses pierres rondes transportées et placées sur le sommet(3) du mégalithe…

À partir de Cugulhou, reparaît une assise de roches de grès grossier, se dirigeant vers le ruisseau du Carlat. Ce ruisseau dont les bords sont abruptes, est rempli de blocs de pierre qui barrent son cours et forment des chutes multipliées.

Page 235 :

Les ménirs n’ont pas été renversés, mais on a placé à leur sommet(4)le signe du salut.Une sixième croix grecque dans une large roche, se trouve assez loin du cap dé l’Hommé, (4) sur le bord de la crête du sud, en tête du terrain

Page 237 :

Tout près de l’endroit où Trinque-Bouteille déverse ses eaux dans la Blanque, de nombreuses pointes devaient s’élever sur les grandes roches bordant la route de Bugarach : un seul ménir y existe sur pied, ayant perdu l’acuité de son sommet ( 6).

Page 239 :

C’est bien là, en effet, un travail de géants, et on n’est guère surpris que les Grecs aient inventé, au sujet de ces énormes pierres, dont ils ignoraient la signification et placées sur le sommet (7) des collines.

Page 242 :

A ce point, la courbe du cromleck se dirige vers le nord en passant par les mégalithes disposés sur le flanc des Méniès et remontant vers le haut de l’éminence. Les roches naturelles existant au sommet (5) de ce lieu élevé, sont brusquement interrompues dans leur soulèvement, et forment une arête fort vive, arrangée par les Celtes pour figurer dans la construction de leur drunemeton.

Puis la page qui nous parle des Fangallots :

Page 254 :

Le supplice ordinaire réservé aux criminels, est écrit sur le sol celtique, et nous le retrouvons dans le terme Fangallots, désignant un terrain situé à Rennes-les-Bains, dans la pente abrupte au bas de laquelle (6) est bâti l’établissement thermal du Bain Doux.

Le mot relais -sommet- est cité treize fois dans l’ouvrage dont sept fois à partir de la page 228 dans la partie finale du livre qui concerne la carte ( pages 19, 49, 52, 75, 167, 181 puis chapitres VII et VIII : 228, 230, 232, 235, 237, 239, 242 ).

Pour l’instant cinq des sept pages font le lien entre le mot-relais -sommet- et les différents lieux présents sur ce tracé( sommets de 1 à 5 ).

En ce qui concerne la page 237, le mot -sommet- (6) est évoqué à propos d’un menhir qui se trouve à l’endroit où le ruisseau de Trinque-Bouteille se déverse dans la Blanque. On peut d’abord constater une anomalie, car l’abbé parle d’un seul menhir alors que sur la carte il y en a deux. Mais surtout que ce ruisseau possède deux affluents qui prennent donc source sur «des hauteurs », et en effet une des branches de cette croix passe par ces deux hauteurs. Ce procédé très astucieux permet à l’abbé de proposer deux « sommets » sans que cela paraisse trop évident.

Enfin, dans le cas du -sommet- (7) de la page 239, nous sommes au Sud des Roulers ( page 238 ), l’abbé parle « d’une longue ligne de roche bien orientée qui va du levant au couchant et s’étendant depuis le col de la Sals jusques au-delà de la Blanque », c’est-à-dire située après la Blanque soit vers l’Ouest, en fait dans le sens contraire de sa progression, car il décrit le cromleck dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : Il parle du pech de la Roque. Mais la croix qui vient d’être tracée passe au niveau du pas de la roque , c’est-à-dire un lieu situé entre deux sommets et non pas sur un sommet. C’est en fait tout le contraire !

À ce stade d’analyse, tout « décodeur » doit se poser des questions :

Pourquoi trouve-t-on cette anomalie? Pourquoi les sommets- des pages 237 et 239 sont différents des autres ? Existe-t-il un lien entre ces deux pages ? Pourquoi attire-t-on notre attention à cet endroit particulièrement ?

Le lien existe bien… Au pas de la roque , le ruisseau des Boudous passe entre deux sommets, de la même façon que le ruisseau de Trincque-Bouteille formé de l’association de deux cours d’eau s’écoule à côté de deux sommets de menhir ( et non pas un ). Cette croix passe enfin sur le domaine de Laval Dieu. Le but est bien entendu d’attirer notre attention sur ce lieu .

* Une notion de brutalité

Nous constatons que pour tous ces lieux le mot -sommet- est associé à la notion de  brutalité dans les termes –déclivité extrême- brusque- et de pente -abrupte- etc

Si l’on s’intéresse aux traductions relatives à ces deux derniers mots qui nous sont présentées dans le Sadler, on peut lire :

Brusque : Blunt, abrupt, rough.

Abrupt : Abrupt : abrupte, brusque, impoli, soudain, précipité, escarpé.

Certains mots ou notion donnés dans ces définitions se retrouvent dans les premiers chapitres. Il y a donc de grandes chances qu’ils soient des mots-relais en relation avec le tracé de cette croix, et c’est ce que nous allons vérifier dans la suite de cet essai.C’est une croix épaisse, plus large que la croix de Dieu que nous allons découvrir après.

Enfin la branche principale de cette croix possède « la direction voulue » de la pierre de section carrée décrite dans le paragraphe qui se rapporte au sommet du Bazel.

* En résumé

Qu’avons-nous appris dans cette première recherche, même s’il reste à le confirmer par d’autres observations ?

L’abbé nous propose de tracer une croix sur sa carte et le confirme en donnant des mots particuliers ou « mots-relais » qui font le lien entre les lieux trouvés sur ce tracé. La traduction anglaise complète des mots fait apparaître d’autres mots que l’on trouve cités dans le livre. Sur la page 230 les mots somme et sommet sont associés ce qui semble confirmer que l’abbé « décline » les mots, ce que nous aurons l’occasion de vérifier prochainement. Il est donc probable qu’un mot-relais se retrouve dans d’autres mots et qu’il faille aussi s’intéresser à la phonétique. Afin bénéficier d’un peu plus de souplesse dans le codage, car les lieux lui sont « géographiquement imposés », le tracé passe sur le lieu et/ou le nom du lieu.

Pour terminer sur le cas particulier de cette « croix des sommets » ou croix des voleurs ( page 303 ), elle représente pour l’abbé une des croix présente sur le Golgotha ou mont du Calvaire, nommé aussi « Lieu du Crâne ». En araméen c’est le gulgalt qui signifie « crâne-sommet », une notion de « brutalité » lui est logiquement associée.

 

Le logiciel du sot pécheur

Ce document zippé contient le logiciel et son mode d’emploi. Il permet aussi de comprendre le codage du grand parchemin. Vous pourrez à loisir, modifier  les caractères qui composent le message d’origine et étudier l’impact sur le message final.

sotpecheur40


 

La carte LVL Celtique format pdf

carte VLC


La Vraie Langue Celtique

Voici le format pdf sur lequel je travaille désormais. Il présente plusieurs avantages :

  • Il est débarrassé des fautes présentes dans la version  proposée par le site : http://www.esonews.com
  • Il n’y a plus de césures de mot, ce qui rend les recherches plus rigoureuses
  • Il présente en couleur les fautes repérées, notamment celles de la page 253
  • La pagination correspond à celle du livre original ( « L’avant-propos » et « les observations préliminaires » sont reportés à la fin du document )

LA VRAIE LANGUE CELTIQUE


Tableau phonème « ass »

L’abbé utilise les phonèmes sur plusieurs mots pour mettre en évidence un son. Le chapitre IV , sous chapitre III est un exemple frappant de cette méthode.On y trouve 18 mots différents comportant le phonème [ass] , ce qui est statistiquement impossible d’avoir sur un sous-chapitre quelconque, si il n’y a pas l’intention de le mettre en évidence.

tableau phonème ass

 


La bible de Carrières utilisée par l’abbé Boudet ( LVL Celtique, page 38 ) :

La_Sainte_Bible_de_Carrières tome 1



Les pierres tombales:

tombes RLB


Liens:

Codex bezae,  jean XII: https://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/270

codex bezae, Luc VI : http://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00041/392

Vigouroux tome 1 : Vigouroux_DB_I

Guillaume Catel: Illiberis:  guillaume catel mémoires pages

 

 

 

Carte état Major


Bulletin société Aude


Le dictionnaire poche Saddler


Vigouroux tome 1 ( voir page 1769 )


Bible de Carrières-  tome 1


 

Continuons et complétons nos observations sur le mot -face- .Comme vous pouvez le remarquer dans le tableau suivant, toutes les pages où la prononciation [fass] est présente sont répertoriées. Elles sont très souvent associées à la notion de vue, de « regarder », mais aussi à une ou des formes particulières et c’est donc sur ces critères que le tableau est construit.

page

mot

Forme impliquée

lumière-vue

Autre information/Lieu

16

face

éclat

angles

43

face *2

me cacher,signe

Signe,nod

50

facial-face

Ovale,Carrée, angle

Yeux , foyer

Oblique,degré

95

face

See (voir )

120

surface

Seel ,éclat

128

face

Courbe,lignes transversales également distanciées

Foyer ( haut de la page 129)

Signe, encoche

176

face

Une coupe

Regard,Seel ( Marceille)

degré

229

face

« cercle »:Rial

où l’on voyait

Serres-Rialsès (1)

231

face

« quadrilatère »:fortin

yeux-regard

Roc-pointu (2)

232-233

face-face

carré

regarde

Borne à écusson (A)

234-235

face

courbe

Qui a vu

cap de l’Hommé (3)

église,station thermale

241

surface

Cannelure (profil en arc) angulaire

rayon

Borde-neuve (5)

242

façonner

Courbe , cône

Alignement menhirs couchés (6)

244-245

face-face

Courbe, carrée

œil

Hameau cercle (4)

257

surface

étincelle

silex

267

face

image

Toutes les faces du cromleck,degré

268

surface

degré

291

face

Carré, crochet

Artigues(foyer)

Mapalia, degré

en face de la station thermale(B)

Artigues (C)

297

face

Hercule

299

face *3

« Hource : petit cable

courbe »

« exposer »

Hercule

borde neuve(5)

306

face

Courbe cercle de pierre

Incendie

regardant

cap de l’Hommé(3),

église(B)

Dans ce livre-face- est écrit sous plusieurs formes : effacer, façonner, surface et face. Il est même possible que le mot « facile » soit aussi pris en compte par l’abbé mais de façon moins rigoureuse, juste dans le but de l’associer à la notion de lumière/vue.

Étymologiquement effacer signifie « enlever la face », il ne sera pas utilisé par l’abbé pour son codage. Ce qui n’est pas le cas de -face- , -surface- et -façonner- , qui seront utilisés dans le codage. En ce qui concerne le dernier mot, nous pouvons constater une nouvelle fois que l’abbé n’hésite pas à utiliser les homonymes pour arriver à ses fins.

Ce n’est qu’à partir des pages 49 et 50, dans la partie du texte qui concerne l’arche de Noé que l’abbé associe ce mot aux différentes formes et à la notion de lumière/vue. Il y a la face blanche ovale et de la face jaune carrée. C’est pour lui l’occasion d’associer au niveau du texte l’arc et le carré. L’association du quadrilatère et de la forme courbe sera reprise quand il sera question de décrire à nouveau un visage  dérivé du mot « mongol »:

Page 130

Les hommes appartenant à la race mongoloïde primitive avaient la tête généralement arrondie, le visage taillé en losange,

Maintenant intéressons-nous aux pages qui concernent un lieu du cromleck et dans lesquelles se trouve le mot -face- ( écrites en vert ),. Pour le moment séparons-les en deux groupes repérés par des chiffres ( 1 à 6 ) ou des lettres ( A, B,C ). Enfin situons sur la carte chacun des lieux du premier groupe .

Remarquez comment ils suivent une courbe, en fait pour être plus précis un arc de cercle centré sur le coin supérieur droit du carré. Je vous avais parlé de cet angle du carré qui se trouve décrit en page 243. Cette page a la particularité de contenir deux fois le mot -angle- et propose la définition de la Fajole qui nous a permis de trouver le mot caché dans la définition « cadrer ». Ce mot signifie en anglais :

CADRE,sm. a frame, a picture : (mar.) a bedframe.

Maintenant observez comment le Saddler définit un chandelier dont nous parlerons dans les lignes qui suivent :

CANDÉLABRE, sm. a chandelier, a frame with branches to hold a number of candles.

Et cela reste tout aussi intéressant quand on lit la définition de frame et que l’on retrouve les verbes de celle-ci dans le reste du texte de LVL Celtique….

To FRAME, va. Former, façonner, ajuster ; construire; imaginer, inventer.

Mais revenons un moment sur les formes géométriques avant de s’intéresser à un chandelier célèbre…Nous venons d’étudier l’habitation celtique de forme carrée, il restait donc à étudier la forme circulaire. Un chariot est un véhicule de forme rectangulaire qui possède des roues de forme évidemment circulaire, et c’est donc peut-être une des raisons pour laquelle on retrouve cette construction géométrique associée au carré. Mais cette interprétation reste « légère » et ce n’est pas celle que je vais retenir car même si le dessin final est plutôt esthétique, il ne présente aucun intérêt dans ce codage.

Revenons à la forme circulaire ici évoquée. Sur ce tracé se trouvent Le cercle et les Roukats, c’est-à-dire une référence à un cercle et à une roue qui évoquent tous deux la forme circulaire. Cette forme nous est aussi donnée dans la traduction de Rialses avec real qui signifie « pièce de monnaie espagnol ».Mais en fait ce cercle n’est pas complet, tout au plus pouvons-nous tracer un demi-cercle, c’est-à-dire un arc et c’est bien là pour ma part le tracé qu’il faut retenir.

Le carré est associé à un arc et l’abbé confirme ce tracé d’une façon indiscutable. Regardez la partie supérieure du tracé, et observez comment le mot arques qui suit cette courbe est orthographié. Il est écrit sans utiliser de lettre majuscule, juste avec une minuscule «un peu plus grande » . En fait il fait référence à un « tracé courbe » et non à un village. Ceci est facilement vérifiable car tous les autres lieux sur la carte ont un nom commençant par une majuscule, y compris les Artigues , et le ruisseau d’Alby qui commencent par la même lettre majuscule « A ». Enfin ce mot arques possède deux autres particularités :

– Avec les mots LavalDieu et son opposé géographique Cardaoussel, mais aussi avec le ruisseau de la fourest, il fait partie du groupe de quatre mots présents sur la carte dont l’abbé ne traduira pas « à sa façon ».

– Il est associé à Couiza le long de la route du même nom. Ce village est traduit en page 222 par « coude, petite baie, crique »,c’est à dire un lieu en forme d’arc.

Nous reparlerons du ruisseau de la forêt, devenu ruisseau de la Fourest ( ruisseau des « quatre morts » ?… ) qui a perdu une brancha par rapport à la carte d’état major de l’époque, et qui est aussi en relation avec cet arc.

* Les dérivés du mot -face- associés à la lumière et la vue

Je ne pense pas que le tracé de l’arc permette de situer un lieu particulier, qui ici logiquement se trouverait perdu à l’Est de Montferrand, en dehors du cromleck si l’on s’intéresse au centre qui permet de le construire.

Donc si le but du tracé n’est pas d’indiquer un lieu, il ne reste alors que peu de possibilités, dont celle d’indiquer ce qui pourrait s’y trouver.

En étudiant les paragraphes qui contenaient tous ces mots, je me suis aperçu qu’ils étaient très souvent associés à la notion de lumière et de vue, c’est ce que vous pouvez constater en étudiant de près le tableau.

Dans cet ouvrage, il existe deux parties où l’on évoque particulièrement la lumière.

La première concerne « les observations Préliminaires ». L’abbé y parle d’obscurité ( ténébreux, ténèbres , obscurité, nuit profonde ) puis de lumière, de flambeau ( cité deux fois puis une troisième en page 185 ), de yeux, de rayon , ébloui, éclairée, réfléchir, miroir…

La deuxième partie concerne le Sinaï et l’arche de l’alliance que l’on trouve en page 75.

Alors devrait-on y trouver « un flambeau renommé », l’arche d’alliance, les deux, aucun des deux …voir autre chose si l’on intéresse au symbolisme des trois croix présentes sur la carte ?

L’abbé nous parle aussi d’Esdras, le grand prêtre qui inventa l’écriture hébraïque carrée, alors ses ornements feraient-ils aussi partie du lot ?

Il est, et sera difficile d’y répondre de façon indiscutable car tant que personne ne découvre le lieu puis le visite, tout n’est que supposition.

Il est temps de placer les trois derniers lieux sur la carte et d’imaginer une figure qui pourrait correspondre à ce qui est évoqué dans « les observations préliminaires » car si l’on traduit en anglais le mot Flambeau , le Saddler nous dit :

FLAMBEAU, sm. a flambeau, a luminary made with thick wicks and covered with wax, a torch, a link :a candle, a wax-candle, a light : a large candlestick: a firebrand.- Un flambeau d’or, d’argent, a gold or silver candlestick.– Le flambeau de la vérité, the light of truth.

LAMP, s. lampe,f vase dans lequel on met de l’huile, avec une mèche pour éclairer; (poés.), flambeau, m.

Dans la bible anglaise, la Menorah est appelée candlestick ou lampstand.

Il est donc possible de tracer deux autres arcs passant par deux des lieux ( B et C ), et de constater que le dernier lieu (A) se trouve sur le support des branches du chandelier que je viens de tracer.

Une des branches passe par les Lampos, alors comment ne pas voir le lien entre lampe et Lampos ?

Page 231

ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos. Ce mot dérive de lamb, agneau, ou de to lamb, mettre bas, en parlant de la brebis.

Citons l’apocalypse (révélation) que l’abbé devait régulièrement lire dans son église pour nous en convaincre :

23 – La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l‘éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

D’autres lieux se trouvent sur cette figure . Il y a la station thermale ( D ) qui se trouve liée aux Artigues en page 291 ou au cap de l’Hommé en page 234. Elle est en effet en relation avec ce tracé pour des raisons que j’expliquerai plus tard. Puis il y a le lieu évoqué à la fin de la page 229 ( E ) où l’on parle du chemin ayant une largeur bien déterminée ( que l’on retrouve aussi aux Roukats ).

Nous verrons que ce chandelier est autrement évoqué dans certaines parties de LVL Celtique. Nous parlerons alors des six branches et des sept lampes.

Pour conclure citons la toute dernière phrase du chapitre 25 de l’Exode dans lequel est décrite entre autres, la fabrication de la Menorah  :

Ses lampes seront au nombre de sept, on les disposera et on en dirigera la lumière du côté de sa faceRegarde et exécute selon le plan qui t’a été montré sur la montagne.

* En résumé

Une nouvelle fois nous avons vu l’importance des mots-relais, de leurs rôles et de la façon dont l’abbé les utilise. Ils trouvent leur origine dans une prononciation, « une sorte de phonème », ici [fass], et sont déclinés en utilisant des homonymes et synonymes anglais et français. Nous aurons prochainement l’occasion de le vérifier avec la prononciation [iou] dont nous avons parlé quand il était question de « la croix de Dieu »,c’est la plus importante aux yeux de l’abbé. Une des fonctions des mots-relais est de construire un tracé mais ce n’est pas la seule. Nous verrons qu’ils permettent d’identifier le lieu en « unissant » les deux parties du nom qui le compose, et en associant une ou les deux parties avec les tracés et/ou ce que l’on trouve dans le lieu.

Enfin il faut s’intéresser aux définitions complètes des mots ainsi qu’aux prononciations.

En ce qui concerne ce tracé particulier. Il met en évidence le lien entre la forme carrée et l’arc ou les arcs de cercle. Le but peut être double, localiser et/ou expliquer ce que peut contenir le lieu. Le chapitre 25 de l’Exode pourrait être le texte qui inspira l’abbé ( section carré de l’Arche, forme en chandelier ..). Mais ce carré à trois cotés c’est-à-dire ouvert, pourrait désigner plus généralement un quadrilatère, telle la forme rectangulaire d’un tableau. Auquel cas, les mots-relais relatifs à ces formes pourraient être utilisés avec un double but, celui d’évoquer des tableaux d’un peintre en relation avec l’affaire mais aussi d’évoquer le sujet qu’ils représentent. La suite de cet essai permettra de nommer ce peintre et de s’intéresser entre autre, aux représentations de la Menorah et de l’Arche d’alliance dans l’œuvre de celui-ci.

Je l’ai proposé il y a maintenant plusieurs années. Un des rôles du carré est d’expliquer que l’angle Sud-Ouest où se trouve Laval-Dieu est à l’origine du codage mais ce n’est pas le seul. Rappelons que pour l’auteur, l’anglais moderne se retrouve dans la langue celtique, et « l’Angleterre » sous entendu « la terre de l’angle » est l’endroit principal qu’il faut trouver. Il utilisera dans son ouvrage beaucoup de mots-relais dérivés du mot -angle- pour l’expliquer .


* La construction du carré

Mais revenons à son tracé Je l’ai découvert en me posant à nouveau des questions.

La première découlait d’une constatation faite par l’abbé :

Page 267

Il est tout à fait remarquable, que l’enceinte du Cromleck de Rennes-les-Bains, enferme toutes les sources minérales, chaudes et froides de la contrée. Les Celtes avaient dû être tout heureux de rencontrer un pays, se prêtant parfaitement de lui-même à la construction d’un monument celtique complet sous toutes ses faces.

Comment un cromleck « grossièrement circulaire » pouvait posséder des faces ?

La deuxième venait d’une observation attentive de la carte. Pourquoi trouve-t-on un alignement de menhirs couchés, situé sous le cugulhou du Sud-Est, alors qu’en fait il n’existe pas sur le terrain ?

J’ai donc commencé par tracer une droite passant par cet alignement .Elle est facile à construire, car elle passe exactement par le point que l’on trouve à la fin du titre « RENNES CELTIQUE » et se prolonge au Nord pour aboutir au menhir des Pontils.
Après avoir constaté qu’il était composé de six menhirs, je me suis demandé s’il n’existait pas d’autres alignements ayant eux aussi six menhirs ou plus. Il y en existe bien un autre. C’est un alignement de « menhirs debout » qui avait déjà attiré mon attention, car il avait globalement la forme d’une flèche : il est situé juste au-dessus du mot Bazel . J’ai donc tiré un deuxième trait.
Ma surprise fut de
constater que ces deux axes formaient un angle droit. Étant donné qu’il y a peu de figures géométriques qui en possèdent, j’en ai déduit qu’il était possible que l’abbé avait dissimulé le tracé d’un carré dans sa carte.
Alors j’ai regardé en bas de
celle-ci et je me suis aperçu que l’axe que l’on peut faire passer le long du pech de la roque ( et qui passe par au moins six menhirs… ) ne correspondait pas à la réalité. Si l’on compare l’axe de cette chaîne montagneuse dessinée sur la carte du livre (3) avec celui que l’on trouve sur une carte d’état-major de l’époque (2) ou d’une carte actuelle (1), on constate qu’ils n’ont pas la même direction.

L’abbé a incliné cet axe de façon à ce qu’il soit parallèle à l’axe passant par le Bazel. J’ai donc tracé une troisième droite qui très logiquement fut perpendiculaire à la première.
Ayant enseigné à une époque la géométrie en collège, je savais qu’avec uniquement trois cotés il était possible de tracer et de situer de façon précise un carré. Les deux droites parallèles délimitaient un segment dont il fut facile de mesurer la distance, et étant donné qu’un carré possède quatre cotés égaux, j’ai tracé le côté qui manquait à l’Ouest. Remarquez la nature des menhirs disposés sur le terrain des crossés. Ils sont alternativement droits puis couchés. Cette représentation est utilisée pour indiquer des axes de symétrie comme le sont les diagonales d’un carré que nous allons nous empresser de tracer.

* Le centre de symétrie : Le cercle

C’est après les avoir construites que j’ai eu la confirmation : Les diagonales se croisaient très exactement sur Le cercle qui le centre de son cromleck ( page 246 ) : cela ne pouvait pas être du au hasard. Une des deux diagonales, celle passant près du ruisseau du Carlat, est symbolisée par trois menhirs couchés placés sur le bord de la Crète pas loin du chemin pavé ( pavé de forme carrée…).

Le sous-chapitre intitulé «Les habitations celtiques, la route pour les chariots » (page 289 à 293 ) est utilisé pour confirmer sa construction. Ainsi tous les lieux sur lesquels passe les côtés de ce quadrilatère ( Scarrajols , Bazel ) ,ou de ses diagonales (Artigues , Tribe , Alby , Gleizole ,Borde neuve , Roucats , Salasse ) y seront évoqués.

Seuls les mots Siala et Fajole ne se trouvent pas sur un trait, mais la traduction que nous propose l’abbé permet de vérifier qu’ils sont en relation avec ce quadrilatère :

Une petite grotte ou caverne existe assez près des ménirs renversés de la Fajole : elle est située vers le nord et regarde Montferrand, – to fadge (fadje), convenir, – hole, creux, caverne, petit logement – la partie du terrain appelé Siala, – to see (si),voir, – hall, maison –, possédait sans doute, comme l’indique son nom, quelques demeures celtiques

Quand on s’intéresse à la définition complète du mot fadge donnée dans le Sadler, on trouve les mots « s’accorder, convenir » mais surtout « cadrer ». Le mot anglais hall fait lui référence aux habitations gauloises qui nous le verrons sont de forme carrée.

* Les côtés et le mot-relais -rang-

Ce constat étant fait, il fallait vérifier que l’abbé le précisait à sa façon dans le texte.

Peut-être avez-vous remarqué que dans l’explication que je donne à propos de la première croix, j’ai souligné des mots que je n’ai pas expliqués.

En ce qui concerne le Bazel il y avait : arrangées et sur deux de largeur et autant de hauteur, et pour le cugulhou présent aux Méniès on trouvait : arrangés et figurer .

Ces deux lieux sont concernés par la première croix mais aussi par le carré comme vous pouvez le vérifier sur les tracés. En plaçant le mot-relais  -rangé-, l’abbé explique qu’il y a un alignement, une droite à tracer et il précise que la figure que l’on obtiendra sera un carré ou un quadrilatère à angle droit :

Pages 163-164

Ces enceintes sont tantôt circulaires, comme en Angleterre, tantôt rectangulaires, comme en Allemagne ; elles comprennent un ou plusieurs rangs.

Ce mot rang se trouve aussi en page 85 dans la partie relative au labyrinthe qui n’est en fait qu’en ensemble de plusieurs centaines de salles en forme de quadrilatères. En fait ce mot-relais est utilisé onze fois dans le livre et à chaque fois il est en relation avec cette forme de quadrilatère ( pages 84,85,131,154,163,164,192,230,242,249,299), soit de façon évidente soit de façon cachée. Dans l’esprit de l’abbé, ce mot-relais est rattaché à la notion de côté.

* Le mot-relais -carré-


Je savais que l’abbé confirmerait plusieurs fois ce tracé dans ses écrits alors « j’ai parcouru le tracé du carré » et je me suis aperçu qu’il ne coupait qu’un mot et un seul, le mot scarrajols .L’abbé explique qu’il vient de square signifiant -carré-.

Ce mot -carré- devait être un mot-relais, il fallait donc le vérifier en s’intéressant à toutes les explications proposées qui s’y rattachent.

Page 50

On a cru pouvoir abandonner ce point de départ tout à fait historique pour s’attacher à un autre ordre d’idées permettant de distinguer les variétés humaines d’après la couleur de la peau et les degrés de l’angle facial. La variété Jaune ou Mongolique se reconnaît à la face carrée, aplatie, au nez plus enfoncé, aux yeux placés obliquement, à la peau olivâtre et basanée.

Page 193

Les Tectosages et les Arécomikes se partagèrent le midi de la Gaule, les premiers s’étendant depuis Bésiers jusqu’au Rhône avec Nemausus (Nîmes) pour ville principale. Nemausus, en celtique, signifie : maison de renom, – name (nème), renom, célébrité, – house (haouce), maison –.

Quelle était donc cette maison renommée ? La maison carrée de Nîmes est citée encore de nos jours comme un monument remarquable. Mais comment cette maison a-t-elle pu devenir célèbre par cette unique et simple qualité d’être carrée ? C’est sans doute parce que, les Habitations gauloises affectant la forme ronde, une maison carrée construite dans la ville a excité un étonnement général et déterminé l’appellation de Nemausus. Peut-être aussi toutes les maisons de la cité avaient-elles la forme carrée.

Page 244

Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche.

Page 290-291

Tout près des Artigues et au-dessus du Bugat, une partie du terrain porte le nom de scarrajols, – square (skouère), carré, – rash, écoulement, – hall (haûll), maison –. C’est bien là, la tuile carrée à crochets, qui se trouve en quantité considérable, sur plusieurs points, dans le cromleck de Rennes-les-Bains. La tuile à canal se voit aussi au milieu des débris de tuiles à crochets. Sans doute, le Scarajols ne nous indique point l’époque plus ou moins éloignée où l’on fabriquait ces tuiles, mais pourquoi voudrait-on refuser obstinément aux Celtes le degré le plus infime de civilisation et leur attribuer, sans raison et sans motif, une ignorance que leur langage contredit constamment ? Les Numides, au rapport de Salluste, ne couvraient-ils pas leurs mapalia de tuiles à canal ? Il importe peu, d’ailleurs, que le scarrajols fut une tuilerie, ou bien une maison couverte de tuiles, il suffit de constater que les Gaulois pouvaient se servir indifféremment de chaume ou de tuiles pour l’écoulement des eaux pluviales sur le toit de leurs demeures.

Page 292

Au milieu de la pente Est de la montagne qui regarde Rennes-les-Bains, et sur un point assez rapproché du hameau du cercle, on distingue une grande roche, taillée profondément de manière à former trois des côtés d’une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est comprise, porte le nom de Gléizole, – clay (clé), argile, – to ease (ize), délivrer, – hall (hâull), maison –. Cette maison, affranchie de l’argile ordinairement employée dans la construction des habitations gauloises, accuse par sa forme carrée l’époque gallo-romaine .

Commençons par la page 292, remarquez comment l’abbé explique que notre carré n’aura que trois cotés sur la carte. Il fait ressortir le mot argile car une tuile est définit dans le Sadler de la façon suivante : tuile : a tile, a thin plate of baked clay.

Ce mot -tuile- est aussi un mot-relais, il est cité à deux autres endroits dans le livre, et le mot clay inclut le mot-relais -lay- dont j’ai précédemment évoqué l’importance.

Pages 86-87-88

Ils se mêlèrent peu à peu aux Gaetules par des alliances, et comme ils changeaient souvent de lieu suivant la fertilité des campagnes qu’ils rencontraient, ils se donnèrent à eux-mêmes le nom de Numides. Au reste, les constructions des Numides de la campagne, oblongues et couvertes de briques arquées (tuiles à canal) sont appelées par eux mapalia .

Les maisons construites que l’auteur latin désigne par mapalia – to map, tracer, – hall, habitation,– n’ont pu faire renoncer la plus grande partie de la population à parcourir en tout sens le pays pour conduire les troupeaux dans des prairies nouvelles et plus fraîches – new(niou) nouveau, – mead (mid) prairie.

Page 290 

Il est bien possible que les maisons les plus pauvres fussent ainsi couvertes, mais il nous est difficile de croire que les Gaulois ne connussent point l’usage des tuiles, dont ils nous ont laissé le nom dans rajole, – rash, éruption, et en dialecte languedocien, écoulement, – hole, petit logement – , qui désigne aujourd’hui la brique.

La définition la plus intéressante concerne la mapalia car en fait, il y explique qu’il faudra sur la carte ( map ), tracer une habitation carrée ou maison carrée ( page 193 ) ou petit logement. Nous verrons plus tard pourquoi le son -iou- lui est associé, pourquoi la tuile est à crochet ( à canal ou arquée ) et quel est le lien avec hole .

Les autres mots-relais intéressants se trouvent sur la page 50, dans le chapitre concernant la langue Hébraïque qui est l’un des chapitres les plus important du livre. C’est dans ce dernier que nous trouverons les mots-relais principaux qui seront à l’origine de la formation des autres. Ce sont trois mots-relais liés à la construction d’un quadrilatère, les mots – angle- , -face- , -degré-.

Pour ne pas surcharger cette explication, l’explication du dernier mot-relais ne sera pas ici abordée.

* Le mot-relais -angle-

Le mot -angle- se retrouve dans Angleterre mais aussi dans d’autres mots anglais tels que to angle ( qu’il utilise tel quel dans le livre ) , l’angle facial, mais aussi dans certaines traductions. Voici les mots concernés proposées par le Saddler :

To ENTANGLE, va. Embrouiller, mêler, entortiller, embarrasser.

ENTANGLEMENT, s. embarras, m. confusion, f perplexité, f. –

ENTANGLER, s, celui qui embrouille.

To UNTANGLE, va. Débarrasser, délier, ôter les liens à, débrouiller.

To TANGLE, va. Embarrasser, embrouiller, entortiller, mêler; attraper, faire tomber dans un piège :

om. s’embarrasser, s’entortiller.v TANGLE,s. nœud, m. tresse, f- Tangles of hair, des tresses de cheveux.

ANGLE, s.(géom.) angle, m. encoignure, f. coin,m.

To ANGLE,vn. pêcher à la ligne.

Comme vous le remarquez, d’autres mots très souvent utilisés dans LVL celtique apparaissent et particulièrement deux mots : -mêler- et -embarrasser- que nous reverrons plus tard.

* Le mot relais -face-

Passons au mot -face- qui nous fera découvrir des choses bien intéressantes et regardons pour l’instant ceux qui concernent uniquement la carte.

Page 229

La difficulté qu’ils traduisaient par carthow, n’était point cependant insurmontable ; ils ont su la franchir en traversant le Rialsès en face du village de Serres, et en construisant leur chemin de telle sorte, que les chariots pussent passer au-dessus de ces roches

Page 231

En suivant ces roches du regard, l’œil est bientôt arrêté par un ménir isolé, dont la pointe se montre au-dessus des chênes verts qui l’entourent. Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës.

Page 234

En face du point où se trouvent la station thermale et l’église paroissiale, la ligne courbe faite par l’assise de rochers porte le nom de Cap dé l’hommé.

Page 244

il suit par l’Illète jusqu’au ruisseau de Trinque Bouteille, se dessine ensuite sur la pente du Serbaïrou la plus rapprochée des rivières de la Blanque et de la Sals, reprend au Roukats, pour se terminer en face du hameau du Cercle, son point de départ.On pourrait s’étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats. Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d’une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche.

Pages 232-233

La véritable borne de pierre, indiquant la séparation des terrains de Coustaussa et de Rennes-les-Bains, est fichée en terre à vingt mètres plus loin, du côté du nord ouest. Cette borne est fort curieuse ; elle porte sur la face qui regarde Coustaussa, un écusson, sans doute celui du seigneur de ce village,et sur la face opposée, un autre écusson, du seigneur de Rennes, accusant des différences très grandes avec le premier.

Expliquons d’abord ces deux dernières pages pour lesquelles on retrouve deux fois le mot -face- .Nous sommes au Cugulhou du couchant et si l’on se déplace d’une vingtaine de mètres au Nord-Est, alors nous nous retrouvons sur le côté Nord du carré. Cette borne était ( puisqu’elle fut hélas enlevée ) de section carrée. Quant à l’écusson, il est facile de vérifier dans le domaine qui traite de l’héraldique, qu’il possède toujours les trois cotés d’un carré.

Enfin le mot « fichée » me semblait mal choisi ou trop particulier pour ne pas éveiller mes soupçons.Le Sadler propose respectivement les traductions de hook et pitch , pour Fiche et Ficher. Hook signifie aussi crochet comme l’est aussi une certaine tuile, et pitch signifie goudronner, placer, ranger. Nous avons retrouvé deux mots-relais en relation avec le carré. Ceci sera confirmé dans l’utilisation des deux autres mots -fich- du livre. En page 163 il sera question de -rang- et de -cercle- et en page 285 à la notion de -pièce-.

Cette dernière remarque doit vous surprendre. Je vous parle de forme carrée et voila que j’évoque la forme circulaire d’une -pièce- . Nous verrons ce mot-relais important quand il sera question de Nicolas Poussin et de ses trois tableaux expliqués dans LVL celtique mais pour l’instant revenons à la forme circulaire c’est-à-dire la forme d’un arc, car un arc et les notions de « lumière-vue » sont associées au carré .

L’ARC ASSOCIE AU CARRE

Il y a bien longtemps, le site « du rendez-vous » m’a permis de vous présenter mes recherches. Après avoir disparu il y a quelques années, j’ai le plaisir de vous présenter à nouveau mes travaux . Ces derniers feront l’objet d’une publication sous la forme d’un essai d’ici quelques mois, mais je souhaite en proposer une partie sur ce blog. Ils vous permettront de vous faire une idée plus précise de mes découvertes et peut-être vous inciter à acquérir cet ouvrage.

jauclin@netcourrier.com


INTRODUCTION

Cet essai a pour but de présenter le résultat de mes recherches réalisées sur les documents relatifs à « l’affaire dite de Rennes-le-Château ». Afin d’alléger mon propos, je n’y présenterai pas l’historique si souvent détaillée dans d’autres livres. J’engage donc le lecteur à se référer aux ouvrages cités en bibliographie, ou sur le site suivant https://rennes-le-chateau.org/ avant d’entreprendre la lecture de cette étude, où je me limiterai à présenter succinctement chaque document avant d’aborder très rapidement son étude.

Je pense pouvoir affirmer que tous nous conduisent dans un même lieu situé à environ trois cents mètres au Nord-Est du bourg de Lavaldieu. Ce terrain est privé et donc en aucun cas il ne pourra faire l’objet de fouilles sauvages sous peine de poursuites judiciaires.

En ce qui concerne le contenu, je propose ce que l’abbé Boudet ( et d’autres…) semble indiquer dans son livre mais pour n’y être jamais entré, je tiens à insister sur le fait que j’explique ce que certains auteurs semblent nous expliquer et non ce qui s’y trouve réellement. Seule une exploration conduite par les autorités compétentes permettra peut-être un jour de lever le doute.

REMERCIEMENTS

Je souhaite remercier tous les chercheurs avec qui j’ai pu échanger amicalement pendant des années sur les forums en lien avec cette affaire, qu’ils soient connus ou non.

En citer quelques-uns, ce serait oublier les autres et pour cette raison je ne donnerai aucun nom ni pseudonyme quand je ferai référence à des hypothèses proposées par certains d’entre eux. Je pense qu’ils se reconnaîtront et ne manqueront pas dans leurs futurs échanges d’évoquer leur contribution à ce travail. Chacun d’eux a apporté la sienne, même celle qui semblerait la plus insignifiante aux yeux de quelques personnes. C’est en étudiant toutes les pistes que certaines se sont refermées et que d’autres sont devenues pour tous des axes de recherche importants.

Encore merci à tous…


Mentions légales:

https://www.lws.fr/

Société Ligne Web Services

10 rue Penthièvre
75008 Paris
FRANCE