Continuons et complétons nos observations sur le mot -face- .Comme vous pouvez le remarquer dans le tableau suivant, toutes les pages où la prononciation [fass] est présente sont répertoriées. Elles sont très souvent associées à la notion de vue, de « regarder », mais aussi à une ou des formes particulières et c’est donc sur ces critères que le tableau est construit.

page

mot

Forme impliquée

lumière-vue

Autre information/Lieu

16

face

éclat

angles

43

face *2

me cacher,signe

Signe,nod

50

facial-face

Ovale,Carrée, angle

Yeux , foyer

Oblique,degré

95

face

See (voir )

120

surface

Seel ,éclat

128

face

Courbe,lignes transversales également distanciées

Foyer ( haut de la page 129)

Signe, encoche

176

face

Une coupe

Regard,Seel ( Marceille)

degré

229

face

« cercle »:Rial

où l’on voyait

Serres-Rialsès (1)

231

face

« quadrilatère »:fortin

yeux-regard

Roc-pointu (2)

232-233

face-face

carré

regarde

Borne à écusson (A)

234-235

face

courbe

Qui a vu

cap de l’Hommé (3)

église,station thermale

241

surface

Cannelure (profil en arc) angulaire

rayon

Borde-neuve (5)

242

façonner

Courbe , cône

Alignement menhirs couchés (6)

244-245

face-face

Courbe, carrée

œil

Hameau cercle (4)

257

surface

étincelle

silex

267

face

image

Toutes les faces du cromleck,degré

268

surface

degré

291

face

Carré, crochet

Artigues(foyer)

Mapalia, degré

en face de la station thermale(B)

Artigues (C)

297

face

Hercule

299

face *3

« Hource : petit cable

courbe »

« exposer »

Hercule

borde neuve(5)

306

face

Courbe cercle de pierre

Incendie

regardant

cap de l’Hommé(3),

église(B)

Dans ce livre-face- est écrit sous plusieurs formes : effacer, façonner, surface et face. Il est même possible que le mot « facile » soit aussi pris en compte par l’abbé mais de façon moins rigoureuse, juste dans le but de l’associer à la notion de lumière/vue.

Étymologiquement effacer signifie « enlever la face », il ne sera pas utilisé par l’abbé pour son codage. Ce qui n’est pas le cas de -face- , -surface- et -façonner- , qui seront utilisés dans le codage. En ce qui concerne le dernier mot, nous pouvons constater une nouvelle fois que l’abbé n’hésite pas à utiliser les homonymes pour arriver à ses fins.

Ce n’est qu’à partir des pages 49 et 50, dans la partie du texte qui concerne l’arche de Noé que l’abbé associe ce mot aux différentes formes et à la notion de lumière/vue. Il y a la face blanche ovale et de la face jaune carrée. C’est pour lui l’occasion d’associer au niveau du texte l’arc et le carré. L’association du quadrilatère et de la forme courbe sera reprise quand il sera question de décrire à nouveau un visage  dérivé du mot « mongol »:

Page 130

Les hommes appartenant à la race mongoloïde primitive avaient la tête généralement arrondie, le visage taillé en losange,

Maintenant intéressons-nous aux pages qui concernent un lieu du cromleck et dans lesquelles se trouve le mot -face- ( écrites en vert ),. Pour le moment séparons-les en deux groupes repérés par des chiffres ( 1 à 6 ) ou des lettres ( A, B,C ). Enfin situons sur la carte chacun des lieux du premier groupe .

Remarquez comment ils suivent une courbe, en fait pour être plus précis un arc de cercle centré sur le coin supérieur droit du carré. Je vous avais parlé de cet angle du carré qui se trouve décrit en page 243. Cette page a la particularité de contenir deux fois le mot -angle- et propose la définition de la Fajole qui nous a permis de trouver le mot caché dans la définition « cadrer ». Ce mot signifie en anglais :

CADRE,sm. a frame, a picture : (mar.) a bedframe.

Maintenant observez comment le Saddler définit un chandelier dont nous parlerons dans les lignes qui suivent :

CANDÉLABRE, sm. a chandelier, a frame with branches to hold a number of candles.

Et cela reste tout aussi intéressant quand on lit la définition de frame et que l’on retrouve les verbes de celle-ci dans le reste du texte de LVL Celtique….

To FRAME, va. Former, façonner, ajuster ; construire; imaginer, inventer.

Mais revenons un moment sur les formes géométriques avant de s’intéresser à un chandelier célèbre…Nous venons d’étudier l’habitation celtique de forme carrée, il restait donc à étudier la forme circulaire. Un chariot est un véhicule de forme rectangulaire qui possède des roues de forme évidemment circulaire, et c’est donc peut-être une des raisons pour laquelle on retrouve cette construction géométrique associée au carré. Mais cette interprétation reste « légère » et ce n’est pas celle que je vais retenir car même si le dessin final est plutôt esthétique, il ne présente aucun intérêt dans ce codage.

Revenons à la forme circulaire ici évoquée. Sur ce tracé se trouvent Le cercle et les Roukats, c’est-à-dire une référence à un cercle et à une roue qui évoquent tous deux la forme circulaire. Cette forme nous est aussi donnée dans la traduction de Rialses avec real qui signifie « pièce de monnaie espagnol ».Mais en fait ce cercle n’est pas complet, tout au plus pouvons-nous tracer un demi-cercle, c’est-à-dire un arc et c’est bien là pour ma part le tracé qu’il faut retenir.

Le carré est associé à un arc et l’abbé confirme ce tracé d’une façon indiscutable. Regardez la partie supérieure du tracé, et observez comment le mot arques qui suit cette courbe est orthographié. Il est écrit sans utiliser de lettre majuscule, juste avec une minuscule «un peu plus grande » . En fait il fait référence à un « tracé courbe » et non à un village. Ceci est facilement vérifiable car tous les autres lieux sur la carte ont un nom commençant par une majuscule, y compris les Artigues , et le ruisseau d’Alby qui commencent par la même lettre majuscule « A ». Enfin ce mot arques possède deux autres particularités :

– Avec les mots LavalDieu et son opposé géographique Cardaoussel, mais aussi avec le ruisseau de la fourest, il fait partie du groupe de quatre mots présents sur la carte dont l’abbé ne traduira pas « à sa façon ».

– Il est associé à Couiza le long de la route du même nom. Ce village est traduit en page 222 par « coude, petite baie, crique »,c’est à dire un lieu en forme d’arc.

Nous reparlerons du ruisseau de la forêt, devenu ruisseau de la Fourest ( ruisseau des « quatre morts » ?… ) qui a perdu une brancha par rapport à la carte d’état major de l’époque, et qui est aussi en relation avec cet arc.

* Les dérivés du mot -face- associés à la lumière et la vue

Je ne pense pas que le tracé de l’arc permette de situer un lieu particulier, qui ici logiquement se trouverait perdu à l’Est de Montferrand, en dehors du cromleck si l’on s’intéresse au centre qui permet de le construire.

Donc si le but du tracé n’est pas d’indiquer un lieu, il ne reste alors que peu de possibilités, dont celle d’indiquer ce qui pourrait s’y trouver.

En étudiant les paragraphes qui contenaient tous ces mots, je me suis aperçu qu’ils étaient très souvent associés à la notion de lumière et de vue, c’est ce que vous pouvez constater en étudiant de près le tableau.

Dans cet ouvrage, il existe deux parties où l’on évoque particulièrement la lumière.

La première concerne « les observations Préliminaires ». L’abbé y parle d’obscurité ( ténébreux, ténèbres , obscurité, nuit profonde ) puis de lumière, de flambeau ( cité deux fois puis une troisième en page 185 ), de yeux, de rayon , ébloui, éclairée, réfléchir, miroir…

La deuxième partie concerne le Sinaï et l’arche de l’alliance que l’on trouve en page 75.

Alors devrait-on y trouver « un flambeau renommé », l’arche d’alliance, les deux, aucun des deux …voir autre chose si l’on intéresse au symbolisme des trois croix présentes sur la carte ?

L’abbé nous parle aussi d’Esdras, le grand prêtre qui inventa l’écriture hébraïque carrée, alors ses ornements feraient-ils aussi partie du lot ?

Il est, et sera difficile d’y répondre de façon indiscutable car tant que personne ne découvre le lieu puis le visite, tout n’est que supposition.

Il est temps de placer les trois derniers lieux sur la carte et d’imaginer une figure qui pourrait correspondre à ce qui est évoqué dans « les observations préliminaires » car si l’on traduit en anglais le mot Flambeau , le Saddler nous dit :

FLAMBEAU, sm. a flambeau, a luminary made with thick wicks and covered with wax, a torch, a link :a candle, a wax-candle, a light : a large candlestick: a firebrand.- Un flambeau d’or, d’argent, a gold or silver candlestick.– Le flambeau de la vérité, the light of truth.

LAMP, s. lampe,f vase dans lequel on met de l’huile, avec une mèche pour éclairer; (poés.), flambeau, m.

Dans la bible anglaise, la Menorah est appelée candlestick ou lampstand.

Il est donc possible de tracer deux autres arcs passant par deux des lieux ( B et C ), et de constater que le dernier lieu (A) se trouve sur le support des branches du chandelier que je viens de tracer.

Une des branches passe par les Lampos, alors comment ne pas voir le lien entre lampe et Lampos ?

Page 231

ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos. Ce mot dérive de lamb, agneau, ou de to lamb, mettre bas, en parlant de la brebis.

Citons l’apocalypse (révélation) que l’abbé devait régulièrement lire dans son église pour nous en convaincre :

23 – La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l‘éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

D’autres lieux se trouvent sur cette figure . Il y a la station thermale ( D ) qui se trouve liée aux Artigues en page 291 ou au cap de l’Hommé en page 234. Elle est en effet en relation avec ce tracé pour des raisons que j’expliquerai plus tard. Puis il y a le lieu évoqué à la fin de la page 229 ( E ) où l’on parle du chemin ayant une largeur bien déterminée ( que l’on retrouve aussi aux Roukats ).

Nous verrons que ce chandelier est autrement évoqué dans certaines parties de LVL Celtique. Nous parlerons alors des six branches et des sept lampes.

Pour conclure citons la toute dernière phrase du chapitre 25 de l’Exode dans lequel est décrite entre autres, la fabrication de la Menorah  :

Ses lampes seront au nombre de sept, on les disposera et on en dirigera la lumière du côté de sa faceRegarde et exécute selon le plan qui t’a été montré sur la montagne.

* En résumé

Une nouvelle fois nous avons vu l’importance des mots-relais, de leurs rôles et de la façon dont l’abbé les utilise. Ils trouvent leur origine dans une prononciation, « une sorte de phonème », ici [fass], et sont déclinés en utilisant des homonymes et synonymes anglais et français. Nous aurons prochainement l’occasion de le vérifier avec la prononciation [iou] dont nous avons parlé quand il était question de « la croix de Dieu »,c’est la plus importante aux yeux de l’abbé. Une des fonctions des mots-relais est de construire un tracé mais ce n’est pas la seule. Nous verrons qu’ils permettent d’identifier le lieu en « unissant » les deux parties du nom qui le compose, et en associant une ou les deux parties avec les tracés et/ou ce que l’on trouve dans le lieu.

Enfin il faut s’intéresser aux définitions complètes des mots ainsi qu’aux prononciations.

En ce qui concerne ce tracé particulier. Il met en évidence le lien entre la forme carrée et l’arc ou les arcs de cercle. Le but peut être double, localiser et/ou expliquer ce que peut contenir le lieu. Le chapitre 25 de l’Exode pourrait être le texte qui inspira l’abbé ( section carré de l’Arche, forme en chandelier ..). Mais ce carré à trois cotés c’est-à-dire ouvert, pourrait désigner plus généralement un quadrilatère, telle la forme rectangulaire d’un tableau. Auquel cas, les mots-relais relatifs à ces formes pourraient être utilisés avec un double but, celui d’évoquer des tableaux d’un peintre en relation avec l’affaire mais aussi d’évoquer le sujet qu’ils représentent. La suite de cet essai permettra de nommer ce peintre et de s’intéresser entre autre, aux représentations de la Menorah et de l’Arche d’alliance dans l’œuvre de celui-ci.

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