* La croix de Dieu

J’ai déjà développé dans une étude ce qui la caractérise ( https://recharc.fr/la-croix-de-dieu/ ) . Le mot-relais essentiel uniquement utilisé pour ce tracé est le verbe «to hew »= tailler.

Cette croix est la plus importante aux yeux de l’abbé, car son axe principal est la direction historique venant d’Arques, passant par le col « d’al Pastre » et par son église. Elle est symbolisée par un bâton qui frôle le cou du berger dans le tableau de Poussin et se termine « au pied de la Roque », tableau qui reprend la structure du code IVI qui est à l’origine du choix de l’abbé pour le mot hew.

J’expliquerai en détail dans le livre comment l’abbé nous le démontre dans la page 34, mais c’est à partir de la lettre centrale V, la vingt-deuxième lettre de l’alphabet qu’il formera le mot VOUS ( vouer c’est se consacrer à Dieu ) qui se traduit par YOU en anglais, soit phonétiquement [iou] qui le conduira à choisir hew.Même « Dieu » prononcé par ses ouailles évoque ce phonème.

Nous allons nous intéresser à l’autre branche de la croix, celle qui passe par les cugulhous et la prolonger vers le nord-ouest, une technique simple permet de le faire :

Dans un moteur de recherche, écrivez « Rennes-les-bains ». Ce dernier proposera la carte verte à droite, cliquer deux fois dessus. Zoomez et cliquez droit sur l’église, choisissez l’option tout en bas « mesurer une distance ». Dézoomez et cliquez droit sur l’étang de Biscarrosse situé au sud de la Garonne.

Vous constaterez que l’axe tracé passe par deux villes qui apparaissent dans LVL Celtique : Auch et Eauze ( Eauze est Eluse, ville importante qui interviendra dans l’étude « Villes Nouvelles »)

page 146

il nous semble qu’on peut découvrir la vérité par la signification de Climberris qui devait s’appliquer à toute la contrée comprenant aussi bien la ville d’Auch que celle d’Eluse.

En page 148 l’abbé nous donne son interprétation de Auch/Ouch :

ouch (aoutch), collier d’or, – hew (hiou), tailler –

Retournons au sud de la Garonne en page 149 pour retrouver les Boii :

Il est tout à fait instructif de voir Burdigala exprimer l’idée d’une marine marchande et commerçante dans ces temps si éloignés de nous, – board (bord) le pont d’un vaisseau, – to higgle, revendre. Au-dessous de la rive gauche de la gironde, et tout à côté des Bituriges-Vivisci, le littoral du golfe de Gascogne était occupé par les Boii, – bow (bô), arc, – to hew (hiou), tailler –.

Ces archers, placés par des circonstances imprévues sur les bords de la mer, devinrent d’excellents marins, et c’est probablement ce qui, plus tard, les fit appeler Boates, boat (bôte), bateau, chaloupe.

Le lien entre hew et Arques me paraît évident…

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais constatons simplement que plusieurs mot-relais caractéristiques de la première partie de l’étude se trouvent présents. On y parle de vaisseaux, de pont de bord et de côte et d’un « higgle » qui évoque l’aigle des assemblées.Il est temps de revenir à cette première partie, mais retenons pour l’instant que la croix de Dieu se trouve étroitement liée à l’axe vertical mis en évidence dans la première partie.

* La croix des eaux

C’est donc la cinquième croix, la croix des eaux, des sources, des fontaines, des mers et océans sur lesquels naviguent des bateaux. L’idée générale vient de la Sals qui comme le précise l’abbé va du levant au couchant dans un premier temps puis remonte du sud vers le nord. Dans LVL Celtique il reliera souvent chaque côté de la rivière en décrivant les lieux qui se trouvent part et d’autre. L’axe décrit dans la première partie de l’étude est principalement identifié par ce qui se rapporte au chapitre sur le gui sacré et à la carène ( coque, coquille, conque,et même conquête… ) d’un bateau.

Son axe vertical est précisé dans le sous-chapitre qui fait le lien entre « Notre Dame de Marceille » et le « gui sacré », c’est-à-dire « la rivière salée et les mollusques fossiles ».Il passe par le gleizole, la foucilhe, les montagnes à l’Est de RLB où se trouvent des fossiles et se termine à Leucate.

Nous avons vu dans la partie précédente que le phonème [hile] est lié à son tracé : heal, heel , et eel l’anguille. Sur le terrain on retrouvera « hill » dans l’illète, la hille puis la Foucilhe.

Pour être tout à fait exact c’est une croix double qui possède deux axes horizontaux parallèles, le deuxième axe est la chaîne de Goundhill, j’en parlerai dans le livre dans le chapitre consacré au dolmen.

* La voie sacrée

Nous avons vu qu’à Notre Dame de Marceille, elle est de direction nord-sud et qu’elle possède cette caractéristique avec l’axe vertical de la croix des eaux ou croix des carènes. A Rome sa direction serait plutôt est-ouest, ce qui pose problème car quelle direction choisir après ce constat contradictoire ? En fait ni l’une ni l’autre ou même les deux, car cette voie sacrée est la direction historique de la croix de Dieu que j’ai rappelée en introduction. Il faut tracer les deux croix pour comprendre le raisonnement de l’abbé.

La croix de Dieu coupe la croix « des carènes » en son centre et forme un axe de symétrie. C’est cette particularité que l’abbé va utiliser pour nous faire comprendre que « la voie sacrée » est cette direction historique. On comprend mieux le choix de terminer le sous-chapitre de Notre Dame de Marceille sur Notre Dame du Cros qui fait aussi référence aux crossés que l’on retrouve sur le tracé de cet axe sacré.

* Jeu de mots

Évidemment l’abbé Boudet a cherché un mot-relais qui dérive de « voie sacrée » . Dans le Sadler « Saint » est synonyme de « sacré », alors phonétiquement il a réduit le mot Voie à « voi » et Saint à « sin », ce qui lui a permis de former le mot « voisin ».Cette voie sacrée passe par Arques et l’abbé a certainement dû penser à la famille « Voisin » qui construisit le château.

Nous allons le vérifier facilement car LVL Celtique possède peu de mots ayant la racine « voisin ».

Les cinq derniers se retrouvent sur le tracé. Deux seront réservés à la voie sacrée ,c’est-à-dire l’axe historique de la croix de Dieu, et les trois autres pour chacun des deux axes de la croix des carènes.

Pour l’axe historique on trouve :

– les Crosses en page 244 :

Malheureusement, les propriétaires voisins y ont réuni un énorme tas de pierres formant une muraille, et il nous a été impossible de les découvrir.

– la maison gauloise en page 257 :

A vrai dire, écrit M. Louis Figuier, c’est moins un centre de fabrication qu’une suite d’ateliers répandus dans toute la région circonvoisine de Pressigny.

Pour la croix des carènes il y a :

– en face de l’église en page 235

A gauche de ce ménir regardant la station thermale et son église paroissiale, on découvre sur les roches voisines des croix grecques profondément gravées par le ciseau et mesurant depuis vingt jusqu’à trente et trente-cinq centimètres. Ces croix, à branches égales et au nombre de cinq sur ce seul point, ont dû être gravées par ordre des premiers missionnaires chrétiens envoyés dans la contrée. Le signe sacré de la rédemption a détourné ainsi au profit de la pure vérité,

– l’axe nord-sud en page 279 ( voir première partie de l’étude )

sa position auprès d’une fontaine, et c’est bien dans un champ voisin de la petite source qu’on l’a retrouvée, nous désigne les premiers temps du Christianisme dans les Gaules Près de Notre Dame de Marceille se trouve la voie sacrée.

– l’axe horizontal en page 281

L’hésitation de Guillaume de Catel est fort légitime, puisque ce n’est point à la fontaine de Salses, voisine de l’étang de Leucate, que se doit appliquer l’observation des anciens géographes, mais à la Sals, rivière salée qui traverse le cromleck de Rennes-les-Bains.

Les autres mots voisins vont permettre de confirmer ce lien.

Par exemple on trouve en page 198 :

Nous avons déjà vu que l’expression Occitani, – hog-sea (hog-si), marsouin, – to-hit, frapper, – hand, main, – la main qui frappe le marsouin –, est attachée aux habitants des bords du golfe de Gascogne, Cantabres et Aquitains. Toulouse a pu être considéré comme la ville la plus considérable du pays voisin des Occitani,

Il y a dans le mot « marsouin » la référence au verbe « to mar » et aux « soins ». Le mot hand fait référence à Montferrand ( page 295 )

Autre exemple déjà expliqué dans l’étude en page 3 :

Pendant ces émigrations et ces conquêtes des Kimris,Ancus roi de Rome, victorieux de ses voisins, bâtit la ville d’Ostie à l’embouchure du Tibre.

* Le chrisme

Ce monogramme composé des lettres chi et rhô existait avant le christianisme, c’était l’abréviation du mot χρηστός / khrēstós, qui signifie « utile, de bon augure ». Il existe un paragraphe de LVL directement lié à cette étude, on le trouve en page 179 :

Cette ville, ainsi que le lecteur l’a déjà pensé, n’est autre que Lugdunum des Romains, devenu notre Lyon : elle fut d’abord bâtie le long de la rive droite de la Saône, sur les hauteurs qui avoisinent Pierre Scise.

Lyon fut donc fondé sous de bons augures .Il y aurait beaucoup à dire sur le verbe to dun et le mot dun ( sombre , brun, obscur ) mais rappelons simplement que Scise est l’homonyme de size qui signifie taille qui est le mot-relais caractéristique de la croix de Dieu et dont l’axe principal est la voie sacrée. Notons qu’en page 235 ( voir ci-dessus ) l’abbé profite pour placer le mot ciseau pour la même raison. Nous retrouvons le mot-relais « hile » dans ce paragraphe, car l’abbé va intentionnellement l’omettre avant « (les gaulois) »

Les mots « signe » et « vaincu » ( page 87 et 257 ) sont associés au mot voisin , tout comme des allusions sont faites aux premiers chrétiens ( pages 235 et 279 ).

C’est en associant la croix des carènes à la voie sacrée que l’abbé nous propose ce chrisme incliné de 45°. La voie sacrée est la lettre « P » ou plutôt rhô en grec associé au chi qui est la croix des carènes….suite dans le livre….

* La bouche

Le son « ou » est « le son d’origine » qui a conduit l’abbé à modifier certains noms du cromleck pour le faire apparaître ( voir en fin de page ). Il donnera surtout [iou] mais aussi [ouch] « ouch », la ville d’Auch , la bouche et l’embouchure.

L’embouchure se retrouvera associé à Rome ( mais aussi à la croix de l’Ostie ), aux bouches du Rhône où se trouve l’homonyme Marceille ( relisez la page 176 ,par exemple le hew c’est la coupe, : couper = to hew , la main « aux cinq doigts », c’est celle de Montferrand qui se trouve sur le tracé de cette voie sacrée), et de la Gironde dont j’ai parlé en introduction et qui propose notamment une belle allusion au code IVI en page 152  ( voir LA VRAIE LANGUE CELTIQUE ) .

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur le sujet ( notamment sur les Franks et le vase sacré, les kjoekkenMoeddings du Danemark..) que je réserve pour le livre, mais pour terminer revenons sur un sous-chapitre en lien avec notre propos : « l’art de guérir ( to heal …) chez les druides … »

* Dion Chrisostôme

L’abbé commence par citer cet auteur en faisant une belle faute d’orthographe, car dans son nom se trouve un « y » et non un « i ». Il est question d’or et non de Christ car Chrysostome signifie « bouche d’or » ( Auch/ouch en est une ). Dion de Pruse est un Rhéteur comme l’était Saint Augustin, mais la faute commise par l’abbé permet de comprendre qu’il souhaite nous parler d’un autre « Chrysostôme » : Jean Chrysostome. L’abbé utilisera le propos d’un de ses discours pour bien préciser qu’il s’agit de lui ( « Une pierre pour oreiller », voir LVL page 118 ).Mais l’homélie la plus importante aux yeux de l’abbé est celle sur « la croix et le bon larron »…J’en parlerai dans le livre quand il sera question de pivoter la croix des carènes pour arriver à la croix de l’Ostie, quand « le cercle » et « les roulers » changeront d’axe… l’axe de rotation sera évidemment « les roulers ».

Pour en revenir à Chrisostôme, vous comprenez pourquoi il introduit la série de quatre sous-chapitres qui concerne une fonction des druides du Neimheid, celle de soigner.

* En résumé

Le but de la série de sous-chapitres consacrés à la croix « des carènes » est de nous amener à « la voie sacrée » qui est l’axe historique et axe principal de la croix de Dieu.

[Enter code here]

Post Navigation