LA STÈLE DE LA TOMBE DE MARIE DE NEGRI D’ABLES

PRÉSENTATION

C’est l’un des documents les plus importants de cette affaire. Il fait partie de ceux que je considère comme principaux, car son authenticité ne peut pas être remise en cause. Cette stèle est décrite dans le bulletin de la société d’études scientifiques de l’Aude de 1905.

Beaucoup se sont demandé si le texte était « codé ». Certains ont tenté d’expliquer que les lettres décalées ou modifiées, étaient simplement le fait d’un ouvrier graveur peu scrupuleux.

Cette proposition ne résiste pas à l’analyse du document, car quel serait le nombre de chance que seul le hasard fasse que trois alignements de lettres soient le fruit de ces erreurs ?

Pour le vérifier, il suffit « de parcourir les cimetières » et d’analyser les textes d’un nombre important de stèles afin d’y retrouver cette même particularité. Je suis persuadé que si vous entreprenez ce travail maintenant, vous ne serez pas prêts à terminer la lecture de ce livre !

( idem si vous faites l’expérience sur des textes extraits de livres divers …)

ÉTUDE

mon approche

Pour ma part cette stèle est la représentation simplifiée d’une carte, car le seul sens que l’on peut donner au souhait de créer des alignements de lettres dans un texte, est d’indiquer des directions.

Ce seront des droites et aucun autres tracés, car la petitesse du texte n’autorise pas, à mon sens, d’autres tracés géométriques.

Ensuite le Lieu que l’on souhaite indiquer est relativement proche. Quand on souhaite indiquer un lieu, on le fait en utilisant une référence évidente et à proximité. Donc tout village se trouvant à l’extrémité d’une direction donnera une limite ( car si le lieu se trouvait plus proche de ce dernier, c’est lui qui logiquement devrait être pris comme référence ).

Enfin le codage doit être cohérent. Si une direction est indiquée par rapports à un lieu, une autre direction le sera par un lieu ayant les mêmes caractéristiques. En d’autre termes, si la première direction trouve son origine dans le cimetière près d’une église, alors l’autre direction a de grandes chances de posséder cette caractéristique.

Les deux alignements principaux

* La lettre « T »

Le premier alignement concerne la lettre « T ». Sur les six lettres T présentes dans le texte, trois se trouvent alignées. Le premier « T » est obtenu par la transformation d’une lettre « I » et un quatrième « T » est évoqué dans le nom « DHAUPOUL » qui accepte deux orthographes dont l’une est « HAUTPOUL », ce qui est remarquable.

On en déduit qu’il y a bien une intention de construire cette droite qui part d’ici (CT), c’est-à-dire du cimetière de Rennes-le-Château, et qui se prolonge vers le Sud-Est. Cette diagonale fut identifiée par plusieurs chercheurs bien avant moi. Elle conduit au mot CATIN que l’on peut en effet interpréter comme étant une cache.

En ce qui concerne le choix de cette lettre, je pense pour ma part qu’elle fait référence avant tout à une Tombe .

* La lettre « M »

J’ai eu la chance d’être le premier à décrire cet alignement de trois lettres et à expliquer qu’il représente la direction Sud-Ouest passant par Arques, mais aussi et surtout par Rennes les Bains .Ce village proche de Rennes-le-château se trouve à l’Est , comme l’est la première lettre M par rapport à la première lettre T.

Cette ligne se compose donc des trois et uniques lettres « M » du texte. Elle n’est possible que par le décalage à droite et en dehors du texte de la première lettre M que l’on trouve à la fin de la première ligne. Il n’y a donc ici aucune place au hasard. Enfin elle traverse l’ensemble des lettres « VII » qui constitue pour ma part la clé de cette énigme qui sera souvent évoquée dans différents documents, mais ce dernier point peut être pour l’instant, considéré comme une simple interprétation de ma part.

Les autres lettres

* La lettre « P » décalée

Ici aussi d’autres chercheurs ont remarqué qu’elle se trouve à la verticale de la croix située en haut de la stèle. Certains ont expliqué qu’elle représente un chrisme quand elle est associée aux deux diagonales et je les rejoins sur cette analyse, mais cela reste une interprétation. Pour ma part je pense qu’elle représente la Pique de LavalDieu car c’est le seul amer qui se trouve proche de cette direction Sud-Est.

* Les lettres « E »

On observe deux alignements de quatre lettres « E » situées pour le premier à la fin des quatre premières lignes et au milieu des quatre lignes suivantes pour le deuxième.

Pour le premier alignement, deux des lettres sont en majuscule et situées en exposant par rapport à la ligne. J’interprète ces deux « E » comme le souhait de l’auteur de ce texte d’évoquer « DI-EU », mais ce n’est qu’une interprétation qui peut ne pas être prise en compte.

Le petit « e » de la première ligne est quant à lui probablement en relation avec DIEU, c’est pour ma part l’évocation « de son fils » c’est-à-dire le Christ, mais nous vérifierons au cours de cette étude si ces propositions sont judicieuses.

En ce qui concerne le deuxième, il se trouve à l’intersection des deux directions T et M, ce qui voudrait dire que ce qui est évoqué par le premier alignement de lettre E se trouve à cette intersection.

* La lettre « O »

Elle se trouve à la suite du dernier M et pourrait signifier que la direction M passe par « deux cOls » ( col d’Al Pastre au Nord-Est et pas de la Roque au Sud-Ouest )

* Le « B » transformé en « R »

Déjà en 1633, Rennes les Bains était connu sous le nom de Baings de Règnes . Étant donné que la diagonale de M commence sur la première lettre de Marie de Negri d’ABles, il est logique que l’on trouve dans le reste du nom un élément qui permette d’identifier les Baings de Règnes. C’est donc un R qui est mis à la place du B dans le mot aBles.

CONCLUSION

Ce qui me semble être certain :

Le texte de la stèle représente une carte sur laquelle sont indiquées deux directions. La première est une direction Sud-Est partant du cimetière (ICI) , c’est l’alignement de lettres « T ».La deuxième est une direction Sud-Ouest qui part de Rennes-les-Bains. Ces deux villages sont deux lieux ayant les mêmes caractéristiques ( église avec cimetière ). Le lieu indiqué doit très probablement se trouver à l’intersection de ces deux directions.

La stèle désigne une zone ( hachure violette sur la carte ), mais qui n’est pas encore assez précise. La dalle associée à la stèle apportera cette précision.

Ce qui se réfère plus au domaine interprétatif :

La direction symbolisée par les lettres « M » se retrouvera précisée sur la dalle ( P-S Prae-cum ).

Cette dernière traverse « la clé historique » de l’énigme, à savoir la combinaison de trois lettres (VII ) qui dans un ordre particulier forme le palindrome IVI ou LVL ( «I » étant la minuscule de « L ») soit en réunissant ces trois lettres en une seule, la lettre « M ».

Les lettres « E » précisent le contenu…

Nous retrouverons la même logique quand nous étudierons le petit parchemin qui fut réalisé à l’image de la stèle.

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